17/20 — Excellent
Ce DLC est très réussi.
D'abord il renforce les forces du jeu de base, mais en plus il se permet aussi de polir les quelques faiblesses qu'il pouvait avoir. Le premier soulagement vient grâce au buggy, le fameux véhicule que l'on obtient très rapidement, et dont on a bien besoin vu la densité de la nouvelle map qui est bien inférieure aux deux niveaux du jeu originel. Ici en effet pas de bidonville ou de centre-ville ( ou très réduit ), mais surtout des champs, de routes de campagne, des installations sanitaires parfois assez imposantes. Un environnement qui se prête mal au déplacement à pied donc, et ce n'est pas plus mal quand on se souvient des allers-retours parfois pénibles du premier jeu. Ici les trajets sont bien plus grisants, les routes sont semées d'embûches, le buggy se prête volontiers au hors-piste. Mais si jamais vous deviez vous retrouver perdu dans la cambrousse, loin de votre véhicule, il faudra alors vous déplacer vers une zone sécurisée pour le voir réapparaître à portée de volant.
Cette nouvelle carte est aussi plus colorée que les deux autres, bien variée, fun à explorer et grouillant de zones d'intérêts. Un aspect déjanté, encore timide, semble bel et bien commencer à germer dans ce DLC, et on le voit dans la tournure mystique du scénario qui se prête bien à une interprétation comico-gore, quand le jeu de base nous habituait à une atmosphère certes stéréotypée, mais encore trop sérieuse.
Quelques nouvelles armes sont au rendez-vous, même si elles ne présentent pas vraiment d’intérêt.
Les phases d'exploration sous-marine et d'alpinisme urbain sont souvent source de tension et on est très content d'arriver à la surface ou au sommet...
Sur la forme, le jeu ressemble quand même grossièrement à un Far-Cry avec des zombies, et pour la suite, les développeurs vont probablement continuer sur cette lancée, en proposant toujours plus de contenus. Mais il ne faut pas que la richesse du contenu prime sur cette force encore fragile qui caractérise Dying Light et qui en fait le digne successeur de Dead Island. A côté de la pioche aux bonnes idées, le jeu doit s'efforcer d'affirmer encore son identité, et doit donc oser.