Alors, je précise que j'ai joué uniquement au chef d'oeuvre Tales of Symphonia, puis à Vesperia avant de jouer à celui-ci.
Et horreur, vraiment.
Les graphismes ne sont pas le plus gros défaut du jeu, ses plus gros défauts, c'est la mise en scène, le scénario... et le gameplay !
Tout est rigide, il n'y a même pas une intention de mise en scène lors des cut scène et les animations des personnages rendent le tout vide, sans âme. Les environnements sont bien trop vastes, ce qui donne un sentiment d'errance fantomatique dans un univers fait de polygone à peine smoothé. Il n'y a pas d’interaction logique entre les différentes zones, du moins ce n'est pas représenté visuellement et aucun artefact visuel permet d'identifier l'atmosphère d'un lieu. C'est un jeu qui transpire une fainéante neutralité.
De surcroit, le scénario se cantonne à un cliché de base : le manichéisme. Mais là, c'est la surenchère de manichéisme. Tout le monde est gentil, prévenant, attentionné dans ce jeu. Et si tu as le malheur d'être un méchant, bah c'est pas ta faute, tu es corrompu par la malveillance. Je vous laisse donc imaginer la profondeur narrative de l'univers. Exit les complots politiques, les agents doubles et la surenchère mindfuckiesque (je suis ton père !) et tout autre personnage qui ne vois pas le monde comme un bon gros gâteau. De plus, on distingue un schéma à peine dissimuler "j'entre dans une ville, c'est le chaos, je résous la quête, la ville est sauvé, tout le monde est content, repeat dans une autre ville !". Donc aucun chassé croisés d'informations, où vraiment très peu, ce qui ne favorise pas du tout l'immersion.
D'ailleurs qu'on se le dise, les personnages sont totalement creux, c'est du réchauffé, on a déjà vu des centaines de fois les clichés servis, qu'on a pu apprécié dans certain jeu ou manga (tales of symphonia et sa scène d'intro, l'excellence même). Donc on se retrouve avec la clic typique du duo de garçon qui s'entende bien et les satellites qui arrive au fur et à mesure pour nuancer la personnalité du groupe.
Mais ça ne prend pas, pas du tout, le groupe n'a pas de personnalité, parce que le groupe n'a pas de héros. Sorey est l'anti-personnage par excellence. C'est une coquille vide, qui suit aveuglément un fil rouge écrit avec les pieds.
Pour finir, le gameplay. Qu'on se le dise aussi, c'est loin d'être aussi bien que tout le monde le dit. Les combats sont terriblement brouillon et propose trop d'action qui ne sont pas forcément utile ou gratiffiante à utiliser. On se retrouve vite à bourriné comme un chacal en activant l'armatus quand on est à cours de vie.
Et cette fake complexité en matière d'équipement... D'où c'est amusant d'upgrader des armes en achetant des armes identiques et en payant pour les fusionner ? D'où c'est amusant de lire des centaines de tuto que tu passes en smashant le bouton X. Et d'où c'est amusant d'être sujet à un tableau de combinaison indigeste qui se casse à la moindre modification d'équipement... Non ce n'est pas amusant, c'est fastidieux et lassant. On ne voit pas sa montée en puissance car soumise à l'aléa d'un équipement générique.
En fait le plus gros défaut du jeu, c'est quand j'arrête de joué :
J'ai l'impression d'être plus bête qu'avant ma partie. Et plus je joue, plus je me sens bête.
Le seule point positif, c'est le doublage anglais, qui tel une madeleine de Proust, me rappel le bon vieux temps quand j'étais en quête pour sauver l'élue !
Un bon point cependant, ce jeu véhicule des valeurs éminemment positives, l'amitié, la gentillesse, l'abandon de sois dans l'autre.
Mais on se fait chier.