Un Resident Evil bas de gamme
Oui c'est sévère mais ce n'est que mon avis et je l'estime être juste :p
Tout d'abord mon avis et ma notation prennent bien en compte qu'il s'agit d'un petit jeu réalisé et développé par une petite dizaines de développeurs "amateurs", je le traite donc de la même manière que je le ferai avec un plus gros studio car c'est bien le produit final que je juge, mais il sera tout de même plus pondéré, vous verrez 
Daymare 1998 est un survival horror qui s'inspire très largement de Resident Evil de la génération 32-bit et je pense qu'il a été fait pour rendre "hommage" aux classiques du survival horror: vue à la troisième personne, histoire sur fond de virus et de zombies/armes biologiques, gérer ses ressources, armes et soins et trouver des objets pour pouvoir progresser dans l'aventure etc...
Le jeu est techniquement dépassé mais cela ne me gêne en rien, ce n'est qu'un détail que je souligne juste, l'atmosphère rappelle bien les jeux des années '90s, ce qui est plaisant. Le vrai problème réside dans le gameplay : le personnage est lourd à manier, il n'y aucun recul ou feeling dans la visée pendant les phases de combats, il n'y aucun retour ou ressenti avec les armes, c'est comme tirer avec un pistolet à bille. L'inventaire, censé être sophistiqué, est en réalité archaïque et contre-intuitif. Il se trouve sur un terminal portable sur l'avant-bras du personnage, mais y accéder est très lent et plus encore lorsqu'il faut gérer ses soins et munitions car le jeu n'est pas mis en pause (pourquoi pas après tout) mais en l'état son usage est laborieux et cela le rend inutilisable en phase de combat, ce qui est énervant à la longue.
Pour revenir sur la partie technique du jeu, il souffre évidemment de quelques bugs mais rien de bien méchant, côté Histoire j'avoue ne pas avoir été immergé dans le scénario car les personnages - pas du tout charismatiques (chara-design, ce qu'ils racontent ou les documents à lire) sont inintéressants personnellement je trouve, totalement clichés, zéro conviction de la part des personnages dans ce qu'ils racontent, ce qui m'a rapidement sorti de l'ambiance des scènes de dialogues, mais tout comme "RE" l'intrigue tourne autour d'une épidémie, de virus et de monstres biologiques à combattre le tout agrémenté d'énigmes et puzzles bien Resident Evilien en terme de difficulté.
Conclusion:
J'ai apprécié les trois quarts du jeu grâce à son ambiance, son OST, ses références aux années '90s, mais le dernier chapitre m'a grandement refroidi et m'a même fâché avec le jeu. Il se résume à un vieux "try & die" méga frustrant, avec des scripts et des timings trop serrés. Le gameplay, déjà lourd, devient inadapté et donc catastrophique dans cette phase, et l'IA de l'ennemi (un Boss qui nous traque) est tellement aléatoire que la réussite dépend aussi d'un facteur chance aléatoire que de notre propre maitrise du gameplaie, déjà difficile de base. Cette dernière partie du jeu est clairement bâclée, et souligne les problèmes majeurs du jeu, rendant difficile de l'apprécier pleinement. J'ai donc objectivement noté 10 pour ce jeu, en étant un peu plus clément (petite équipe, semi-pros, moyens limités) j'aurai donc noté 12 au mieux. Au final Daymare peine finalement à se démarquer en tant que jeu à part entière tant il rappelle Resident Evil et vu la quantité de petits défauts, mis bout à bout, m'a à moi, donné l'impression d'être une version moins aboutie ou une sorte de bêta de son illustre modèle.
Je compte tout de même me faire Daymare 1994, qui déjà techniquement montre un gap technique important, j'espère que cette petite équipe aura beaucoup appris de leur premier bébé et que tout le reste (défauts) aura aussi évolué dans le bon sens.