Dead Space est au survival horror ce que Federer est au tennis : la quasi perfection ! Si vous êtes fan du type survival horror, foncez ! Dead Space est LE renouveau du mode survival qui, il faut bien le dire, à pris du plomb dans l'aile depuis Resident Evil 1er du nom. Il y a eu Alone in the Dark (le tout 1er, hein) crée par des frenchies de chez infogrames qui ont ni plus ni moins qu'inventé ce type de jeu et ensuite RE, donc. Puis... rien. Ou quasiment rien, jusqu'à 2008 et ce titre incroyable de Visceral Games : Dead Space. En plus d'être bon, le jeu bénéficie d'un gameplay diablement efficace, perfectible certes, mais ne présentant pas de véritables faiblesses. Visuellement plus que correct (surtout pour un titre qui a bientôt 5 ans !), le must du jeu est son ambiance : lourde et pesante. En fait, on est pas dans un style glauque à la Alone in the Dark (le tout 1er), mais c'est un poil stressant et pesant à souhait. Le fait d'évoluer dans un vaisseau totalement hermétique contribue grandement à cette ambiance inouïe. Le joueur est en permanence écrasé par cette atmosphère poisseuse et lourdingue, à tel point que la 1ère partie se fait généralement au pas à pas (à la manière d'un sniper) et non pas en speedrun à foncer dans tous les coins. Perso, j'avais encore jamais ressenti ça en jouant à un jeu vidéo. Pour jouer, il faut être concentré et dans le jeu, ce qui rend l'immersion encore meilleure. La difficulté est bien pesée, il existe 4 degrés avec, à la clé, le mode impossible dans lequel la moindre erreur se paie cash. Les ennemis, gentils nécromorphes s'il en est^^, sont déchainés et vous foncent dans le lard à la moindre occasion. Enfin, le héros, Isaac, est muet comme une tombe. Au début, j'étais pas bien chaud et je ne comprenais pas le pourquoi du comment. Mais, rapidement, j'ai compris que les développeurs avaient réussi là un coup de maître. Effectivement, le fait que le héros ne parle pas maintient le joueur encore plus sous pression. Il est très difficile de s'identifier au personnage, alors c'est le joueur qui se retrouve en lieu et place de d'Isaac, comme ci ce dernier n'était que la marionnette et le joueur devient le marionnettiste, ce qui rend l'immersion TO-TALE. Comme il ne dit pas un mot, on reste en permanence sur le qui vive et cela emplie encore l'ambiance pesante et la bande son idéale qui nous accompagne. Personne sur qui compter, personne pour vous apitoyer... Bref, Dead Space est un hit à faire obligatoirement pour tout gamer qui se respecte.