Il y a toujours des exceptions. Souvent l’adaptation d'un film en jeu vidéo, et inversement, est toujours une belle catastrophe. Ici Batman Begins le jeu est en parfaite symbiose avec son film, chacun dans son domaine respectif propulse le Chevalier Noir dans le haut niveau.
On remarquera que Batman Begins est le précurseur de la célèbre série Arkham, jeux mettant également en scène Batman. Le Gameplay est en effet quasi-identique, ce qui reste l'un des atouts majeurs de ce jeu. Le principe des films de Nolan est d'avoir une ambiance réaliste dans ce qui est pourtant un monde où le surréalisme pullule. Dans les comics, le Bat n'est qu'un homme déguisé en chauve-souris luttant contre des monstres, des dieux, et diverses créatures aux pouvoirs hallucinants, c'est ce qui fait le charme du personnage. Dans le jeu comme dans les films, pas de Puits de Lazare, pas de poison qui rend un ennemi super-puissant, pas non plus de plantes intelligentes, le réalisme du jeu commence du contexte jusqu’aux capacités de Batman. En effet, chose assez rare, si notre Justicier se prend deux balles, il mourra, Il est humain. C'est bien l'un des rare jeu où le héros doit réfléchir, le jeu apporte une dimension stratégique afin de faire comprendre à son joueur, qu'il est impossible d'arrêter une dizaine d'ennemis à lui seul sans se faire toucher et où les solutions ne sont pas données directement, ni prévisibles. Ici, pas question alors de foncer dans le tas, on doit élaborer un plan d'attaque, penser à chaque action et ses conséquences.
Globalement, j'ai peu de chose à redire, peut-être le jeu est-il un peu répétitif, le scénario peut parfois manquer d’intérêt, et les graphismes sont un peu en dessous des autres jeux de l'époque. Quoi qu'il en soit, on ressent vraiment être le Batman, être la peur, et ça c'est un bon point qui sera par la suite réutilisé dans les Batman Arkham.