Le début d'une déliquescence qui a perduré jusqu'en 2009 malgré tous les genres explorés pour tenter de remettre à bien la série qui partait fréquemment à l'envers dans des horreurs inimaginables. Cet épisode signe le plus gros doigt d'honneur jamais orchestré à une licence pour rameuter les gens d'à-côté qui ne savaient guère ce que fut Need For Speed avant sa mort symbolique avec cette pseudo vague de tuning risible pour les accrocs à la démesure. Plus dure sera la chute, plus de flics, plus de tracés à travers la nature, plus de vitesses folles, plus rien excepté la jacky touch pour un tuning échevelant d'inanité, certes poussé mais qui a plus d'effet qu'un carton de clous jeté au visage d'un homme, c'est une horreur, plus de vue intérieure, les caisses sont laides (tous supports confondus) l'impression de vitesse plus frêle et naze que jamais, les effets (autres que de réflexion très réussis surtout sur PS2 étant donné de la difficulté pour programmer sur ce support) foirés (le blur donne un effet nanar tant il est exagéré) c'est l'hécatombe, la conduite n'est également plus du tout pareille, ça se voit lors des séquences de drift elles aussi bien rudes où la voiture réagit de façon poussive, comme tractée par une éponge qui la fait réagir aussi bien qu'un 38 tonnes forcé de réaliser un 180°. Je risque pas d'être apprécié pour ce que je tiens ici étant donné que la masse préfère ce qui a ruiné cette licence à ce qui en a fait sa renommée mais je me fous complètement de cela, même si tout colle en termes d'orientation course de rue à la Fast and Furious, (l'ambiance est parfaitement restituée) pour un Need For Speed, c'est pire que tout parce que c'est tout sauf ce à quoi la licence originelle aspire, le début de la fin, n'en déplaise à ceux qui n'ont connu la licence qu'en appliquant divers vinyles et poser de la moumoute sur les volants de leur Clito avec leur aileron de deux mètres cinquante, des bas de caisses qui liment le bitume et des néons qui à eux seuls seraient capables d'éclairer non-stop Shanghai pendant des jours qui selon moi n'ont pas leur mot à dire là-dessus. Ce n'est pas le cliché du Jacky car c'est la vérité, ceux qui se disent connaisseurs en ayant découvert la série à coup de pots d'échappement plus épais que des pipelines sont aussi connaisseurs que moi je suis évêque. Vaste blague foireuse et grasse aussi bien cette orientation que ce désopilant courant de pensée.