Il y avait beaucoup de pression sur les épaules des gens de chez Telltale pour cette ultime saison de TWD ; faire mieux que son très décevant prédécesseur et offrir une fin satisfaisante aux fans, sans parler de la fermeture du studio dont tout le monde a entendu parler et sur laquelle je ne m'étendrai pas.
Force est de constater que dès le premier épisode, la plupart de nos peurs s'envolent. Le jeu est encore plus beau que ses aînés, son écriture est toujours aussi bien maîtrisée, le rythme est bon, la bande-son excellente...
On incarne à nouveau Clementine, accompagnée d'un AJ approchant désormais de la dizaine. On rencontre un nouveau groupe, cette fois totalement exempt d'adultes, ce qui crée une atmosphère nouvelle dans la série. Le malaise et la tension sont cependant toujours présents et ne vont que s'accentuer au fil de la saison.
Le deuxième épisode présente quelques faiblesses. Aucun moment d'émotion forte, quelques faiblesses d'écriture... même au niveau technique, le jeu s'essouffle en abusant des phases de point'n'click et en laissant passer des erreurs de traduction. On sent bien que c'est un épisode de transition, donc pas grand-chose de mémorable même s'il est nécessaire de remarquer quelques scènes inspirées.
Retardé à cause de la liquidation de Telltale, le troisième épisode a la décence de proposer un récapitulatif exhaustif des épisodes précédents. Même s'il accuse de nombreux bugs, probablement dus à la précipitation préalable à sa sortie, il est toujours bien écrit et l'on commence à fatalement sentir arriver la conclusion de l'histoire de Clementine, parallèlement à AJ qui mûrit.
Et pour finir, je ne parlerai tout simplement pas du quatrième et dernier épisode. Je veux vous laisser l'entière surprise et que vous viviez cet instant pleinement.
Merci Telltale, du fond du cœur, de nous avoir offert cette série extraordinaire. Merci, Skybound, de l'avoir sauvée de justesse et de nous avoir offert un dénouement qu'on n'aurait pu rêver meilleur.
Avant d'avoir joué à la première saison, je n'avais jamais autant pleuré devant un jeu vidéo. Et pourtant, j'ai encore plus pleuré en finissant celle-ci.
Certes, elle n'est pas parfaite ; malgré un très bon départ, elle accuse un coup de mou lors des épisodes 2 et 3 que l'on peut imputer aux problèmes rencontrés par le studio. Les personnages ne sont pas forcément tous mémorables, du moins pas autant que ceux des deux premières saisons. Cependant la relation Clementine/AJ est parfaitement maîtrisée et fait écho à celle de la première saison. Clementine est décidément, pour moi, le meilleur personnage de tous les temps, tous médias confondus. Et je sais que ne suis pas le seul. Quand elle a mal, on a mal.
The Walking Dead est un jeu qui appelle à la nostalgie et auquel on retournera forcément plusieurs fois, juste pour retrouver les personnages, de la même manière qu'on rendrait visite à un vieil ami.
Farewell, Clementine.