Bon ben 19, incroyable expérience, vraiment je viens de le finir, je sais déjà que je le recommencerais dans un avenir très proche.
Un titre parfait? Pas le moins du monde, c'est juste que ce qu'en j'en ai retiré est 100 fois supérieur à ce qui m'a dérangé.
L'intrigue tout d'abord, un vrai dilemme de Science Fiction lourd, noir et déséspéré, on sait que de toute façon les choses ne pourront pas bien se terminer. L'histoire de cet univers cauchemardesque et du protagoniste principal se laisseront découvrir petit à petit jusqu'à la toute fin du jeu, celle-ci va d'ailleurs me hanter pendant pas mal de temps.
À la différence des Amnesia, il n'y a pas de coupable, pas de mal absolu, seulement un enchaînement d'événements malheureux qui n'a entraîné que devastation, douleur et chaos, le jeu prend donc une tournure non manichéenne très apréciable.
Les deux personnages principaux sont d'ailleurs très bien doublés (en VO) et bien travaillés, c'est toujours avec plaisir et intérêt que l'on écoute leurs conversations souvent assorties de plot-twists. Parlons de la bande originale aussi! Le travail effectué sur ce plan est colossal surtout au niveau des bruits, des cris mi-humains mi-robots qui emplissent les stations visitées de mort, de destruction et d'abandon.
L'autre gros point fort réside dans ses graphismes: si techniquement c'est très correct, artistiquement c'est vraiment magnifique. Les phases sous-marines (notamment les abysses) contribuent à créer des ambiances tellement magiques qu'on en vient à pester contre les vilains qui veulent nous faire la peau et nous obligent à baisser la tête pour courir.
À propos des monstres, ceux-ci sont très variés de par leur design et de par la façon de les éviter. Certains sont aveugles, mais très sensibles au moindre bruit, d'autres vous détecteront simplement si vous les regardez trop et d'autres plus rares sont de véritables machines à tuer qu'il ne faut ni regarder, ni alerter par aucun bruit, ni (cela va de soi) entrer dans leur champ de vision. Quand on se souvient des énnemis finalement très ressemblants d'Amnesia, c'est une progression.
Les points qui pourraient déplaire, mais que j'ai vraiment adoré:
La progression est découpée en deux rythmes (pour la plus grande partie de l'aventure)
- Une partie de contemplation, où l'on en apprend plus sur l'environnement qui nous entoure, où l'on a vraiment la sensation d'être le dernier humain sur terre, témoin d'un spectacle à la fois fascinant et terrifiant.
- Une partie où le jeu attaque le joueur, et où sa barde grave pour soi (mention spéciale à l'antre des Fleshers qui m'a réellement fait suer
).
Je ne vous cache pas que la progression est beaucoup plus axée sur ces moments de contemplation que sur la sensation de l'homme traqué, d'où la présence de ce point dans cette section, même si dans mon cas j'ai adoré.
Pas d'inventaire, peu d'intéractions, donc pas vraiment un survival horror, même s'il fait bien flipper par moments. Je respecte ce choix car il favorise la progression, le rythme du scénario.
Les choix laissés aux joueurs, ils ont le mérite d'être là mais ils n'influencent pas le cours de l'histoire. Moi j'ai bien aimé malgré tout, car ils permettent de mettre en perspective la fin du jeu, de spéculer sur le meilleur dénouement possible.
Les points qui sont vraiment à mon sens des défauts:
Le jeu n'est pas si bien optimisé sur PC, ma GTX 850m le fait tourner à 30 - 40 fps en 1080p, sauf dans certains endroits où l'on tombe carrément sous les 20 sans raison apparente! Cela n'entrave pas outre mesure le gameplay cependant.
Certains monstres peuvent se révéler frustrants à la longue. Dans Alien Isolation, il y a tellement de façons d'éviter le monstre (et les rencontres aléatoire), que la perspective de mourrir fait toujours peur. Ici, rien de tout cela, si le monstre est hyper fort, vous allez lutter pour passer au niveau suivant (notamment l'un des derniers niveau avec un guignol en combinaison de plongée).
En Conclusion:
Je n'ai pas eu l'impression de jouer à un ersatz de Bioshock et d'Alien, je ne comprends pas ces analogies, hormis le fait que l'action se passe sous l'eau avec Bioshock, et que le design de certains niveaux rappelle les dessins de Giger, le créateur d'Alien. Le jeu réussi sans mal à crédibiliser son univers et à immerger le joueur par son scénario, ses personnages, son design artistique et sonore, pour peu que l'on accepte de s'y impliquer. Si vous vous attendez à un Survival Horror à la sauce Cry Of Fear, Condemned ou STALKER, vous serez certainement surpris, mais pas nécessairement déçus. J'ai sans hésité préféré SOMA à Amnesia TDD pour ces passages planants qui m'ont laissé bouche bée et rêveur.
Bien joué Frictional Games, vous m'avez touché en plein coeur.