Avant toute chose, je précise que le futur pavé qui va suivre fera surtout état de ce que vaut le jeu à l'heure actuelle.
Graphismes PC : 18/20
S'il y a bien un point sur lequel The Division excelle, c'est sur la question visuelle. Alors on aime ou non l'univers mais force est de constater que cette reconstitution d'un Manhattan laminé par une pandémie en pleines fêtes de Noël dégage un charme et une splendeur impressionnants, en particulier sur PC tout en ultra. La somme de détails à l'écran fait parfois halluciner : des multiples canettes écrasées aux morceaux de carton, en passant par des goblets et cagettes en plastique déchirés, sacs poubelle éventrés, tessons de verre sur lesquels se reflètent les lumières environnantes, plots et marquages mobiles de signalisation, gyrophares, tentures malmenées par le vent, flaques de verglas, marques dans la poudreuse, etc...
S'ajoute à cela l'animation : citoyens qui se foutent sur la gueule dans la rue, mendiants, chiens errants, conversations diverses, habitants qui s'agitent aux fenêtres de leur appartemment, tentatives de vol de voiture, pillages... Crédible à souhait et d'une beauté sans équivoque. Les personnages ont fière allure. La distance d'affichage après chargement des éléments est bluffante par rapport à la taille de l'OW (similaire à celle du monde d'AC Syndicate).
Ceci dit le jeu est gourmand et requiert une 1070 au minimum pour tourner en full ultra 1080p 60fps.
Gameplay : 17/20
La partie contrôle se montre elle aussi très réussie. Le jeu se pare d'un excellent système de couverture dynamique qui permet de prendre appui derrière pratiquemment n'importe quel élément du décor pour ensuite jongler efficacement et facilement entre les éléments accessibles grâce à des animations de déplacement finement réalisées. Ce système garantit des rixes très mobiles. Le feeling des armes est réussi et les combats sont tactiques. La partie parkour ne déçoit pas pour ce qui est de l'interaction. Il n'y a pas la liberté spatiale d'un Assassin's Creed mais le jeu sait desservir la mécanique avec son level-design. Il est cependant impossible de s'accroupir manuellement à tout moment, ce qui flingue parfois l'immersion en particulier lors des phases d'infiltration.
Concernant la composante MMORPG, elle va vous obliger à farmer comme dans chaque jeu du genre. Cet élément associé à la redistribution des dégâts RPG (totalement irréaliste donc, pas de headshots garantis, les armes sont pas forcément léthales...) pourront refroidir de nombreux joueurs. Je déplore également la connexion obligatoire requise pour jouer même en solo, car me concernant j'ai acheté The Division pour m'immerger dans son univers SEUL et certainement pas pour perdre mon temps dans un multi dont je me contrefous (malgré sa qualité). Je préfère infiniment me sentir seul dans ce New York mâtiné de post-apo.
Bande-Son et Ambiance : 20/20
La façon dont on percevra toute la profondeur de ce point dépendra de si on aime le type de monde qui est dépeint ou non, mais force est de constater que le travail d'orfèvre délivré de ce côté force les applaudissements. L'immersion est totale. Entre la kyrielle d'effets assurant la justesse sonore du soft et les compositions musicales dystopico-cyberpunk absolument sublimissimes d'Ola Strandh, la partie sonore tape dans le mille.
Durée de Vie : 15/20
Ici c'est moins glorieux. En effet le jeu est très court lorsqu'il s'agit d'intégrer seulement la campagne principale, torchable en une dizaine d'heures que vous la complétiez en solo ou en multi. Le jeu propose bien des quêtes annexes doublant la longévité, pas désagréables à remplir car permettant d'introduire (de façon honnête) quelques PNJs supplémentaires mais le jeu peine quand même à se renouveler sur le long terme et j'attends bien plus que des collectibles pour faire vivre un MMORPG (même si ces derniers racontent une petite histoire qui se laisse écouter, partir à la chasse aux enregistrements fait vite chier). Les expansions sorties ont ceci dit assez pallié au problème encore faut-il les avoir achetées...
Scénario : 14/20
L'écriture n'est pas mauvaise mais le scénario manque un peu de développement et surtout le jeu peine affreusement à animer les relations pour la simple et bonne raison que notre perso ne parle jamais. C'est d'autant plus agaçant qu'on lui pose parfois des questions et qu'il se retrouve dans des situations qui obligeraient n'importe qui à l'ouvrir en temps normal. Des efforts pour TD2 Massive please, pas de syndrome "perso muet".
Un excellent MMORPG en somme, qui pose les bases de ce qui pourrait bien devenir une superbe licence.