un excellent jeu que je recommande à beaucoup de tester car meme aujourd'hui il redonnera peur et anxiété à ceux qui jadis y ont joué
« Au deuxième étage d'un hôtel sans caractère de cette colonie de la Couronne britannique qu'est Gibraltar, un quinquagénaire au corps délié faisait les cent pas dans sa chambre. »
« Le deuxième jour du mois de décembre d'une année où un planteur de cacahuètes de Géorgie était aux affaires à la Maison-Blanche, l'un des plus grands hôtels de villégiature du Colorado brûla de fond en comble. »
« Car moi, le mutilé de la face, je ne vieillirai pas. La guerre m’a fait vieillir à vingt-quatre ans. Je n’ai pas eu le courage de me suicider. J’ai eu le courage de ne pas me suicider. La rancœur, l’aigreur menacent. Je fais face à l’ennemi intérieur. »
« Rapides, tendues, ou au contraire se posant en bout de course avec mollesse, les gouttelettes frappaient au petit bonheur le coin de l'oeil, la tempe, la pommette, ou visaient droit au creux de l'oreille, si imprévisibles, aux paramètres si compliqués, qu'il était inutile de chercher à s'en prémunir, à moins de s'enfouir la tête dans un sac. Le jeu, bataille navale rudimentaire, consistait simplement à annoncer "Touché" quand l'une d'elles, plus forte que les autres, nous valait un sursaut, le sentiment d'être la cible d'un tireur inconnu. »
« Tout a commencé avec ta naissance. Pour toi. Tout a fini avec ta naissance. Pour nous. Moi, ton père. Elle, ta mère. Ta vie fut notre mort. La mort de ce nous. cette entité de chair et d'âme qui avait présidé à ta naissance : un homme et une femme qui s'aimaient. La vérité, ça n'existe pas, comme tous les absolus qu'on atteint jamais. »