Voilà le grand, le beau, le fort, le puissant voir le canin Call of Duty : Ghost tant attendu par la communauté chevronnée de gunfights et de course au frag sur fond d'explosions gargantuesques en tout genre.
Après avoir cassé la tirelire, comme chaque année pour le dernier opus de Call of Duty et après avoir terminé le mode solo et avoir foulé les divers modes multijoueur, j'ai comme un goût amer en bouche. Ce genre de goût qui me rappelle à quel point la médiatisation d'un jeu sait être suffisamment conative pour nous pousser à croire qu'il s'agit bien là d'un achat indispensable pour tout amateur de ce type de jeu.
Hors il n'en est rien, mais je ne vais pas être trop méchant et je vais reconnaître toutefois plusieurs points positif pour ce Call of Duty : Ghost.
La campagne solo sait se montrer époustouflante et sait vous en mettre plein la gueule, c'est bien là, la spécialité d'Activision et de son équipe de Développeur, Infinity Wards. Parce que oui, c'est ça, on vous en met plein la gueule, des trailers dans tout les sens... Megan Fox... Et la campagne solo est à l'image de cet éblouissement permanent.
Mais il y a un mais... On se rend vite compte que derrière ces grands airs théâtral, Call of duty : Ghost n'a pas grand chose sous le capot. Il est loin d'être fantastique visuellement, je dirais même que beaucoup de petits détails sont tout simplement bâclés, on en prend plein les mirettes pendants quelques minutes et paf on se laisse interpeller par des détails qui laissent à désirer (textures faiblardes, jeux de lumière douteux, ombres douteuses, objets qui "disparaissent" lorsque l'on tire dessus, sans parler des mouvements de caméra pour le moins étranges parfois...).
Le jeu solo est d'un classicisme terriblement ennuyeux et n'apporte pas grand chose si ce n'est un petit scénario à l'américaine sympa mais sans plus. C'est du vu, vu, revu et encore revu. AUCUNE nouveauté marquante si ce n'est l’ajout de Riley, fidèle toutou récemment adopté par l'équipe de développement et qui sonne comme une vaste plaisanterie.
Le mode multijoueur vient apporter son grain de sel de nouveauté, avec un changement d'ambiance pour ce qui se veut être le nouveau mode zombie mais qui n'a pour l'heure rien de particulièrement saisissant. On s'amuse un peu, au début... Puis ça devient rapidement lassant car ce n'est ni plus ni moins qu'un mode zombie avec des aliens à la place finalement. Quand au multijoueur, on a le droit à un nouveau mode qui n'apporte pas vraiment d'intérêt, et je constate avec amusement que sur la vidéo faîtes par jeuxvideo.com lors du lancement de Call of Duty : Ghost que les fans de la série n'y ont pas trouvé d'intérêt particulier, tout comme moi. Le mode multijoueur est à l'image du mode solo, c'est du vu et revu, il n'est pas particulièrement plus joli, pas particulièrement plus fun, il est juste... Classique, trop classique.
Pour conclure, Call of Duty : Ghost n'est pas un mauvais jeu, c'est simplement un vaste argument commercial, faîtes le même jeu et nommez le autrement, il aurait beaucoup moins de succès. Il ne doit sa célébrité uniquement grâce à la médiatisation et au succès des opus précédents. Mais dans la forme, il n'a rien d'un grand jeu mais se comporte comme s'il en était un.
Et comme Call of Duty : Ghost souhaite jouer dans la cours des grands, j'ai décidé de le noter comme s'il était vraiment dans la cours des grands. Alors je lui colle un 5, je lui colle un 5 pour le foutage de gueule et le prix douteux d'un tel soft. Le jeu est cher à produire, cela justifie un tel prix me direz vous! Mais regardez simplement le nombre de publicité à la minute qu'on voit concernant le jeu et vous comprendrez que la médiatisation du jeu a certainement coûté plus cher que le jeu en lui même. Ils ont embauché Megan Fox pour un trailer les mecs! MEGAN FOX! ALLÔ QUOI, t'es un FPS et t'as pas de trailer avec Megan Fox?
Bref. Non, ce n'est pas un mauvais jeu, c'est juste un jeu médiocre avec les promesses non tenues d'un grand jeu.