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Les avis les plus utiles

15/20
Nabooh
Alerte
Posté le 02 oct. 2015 à 00:39

Attention, cet avis risque de contenir du spoil.

Honnêtement, je ne m'attendais pas à ça en démarrant ce jeu. Après un expérience à la fois humoristique mais poussant également à la réflexion avec The Stanley parabole, on rentre ici dans quelque chose de bien plus intimiste, de bien plus personnel.

The Beginner's Guide n'est pas une expérience résultant d'une démarche créative, mais s'illustre plus comme étant la démarche créative elle-même, celle d'une personne nommé Coda, que le narrateur à côtoyé il y a longtemps.

On navigue ainsi à travers la pensée réflexive d'une personne que l'on ne connait pas, à travers ses essais, ses progrès, ses idées. Vous savez, tout ses petits pas qui amènent vers l'amélioration, que l'on cache souvent aux autres, parce qu'elles dévoilent des parties de nous même, mises à nue, à l'image d'un journal intime.

Au fur et à mesure du jeu, ou l'on plonge de plus en plus dans les tréfonds de la personnalité et des états d'esprits de Coda, on ressent une certaine gêne. Celle de s'immiscer dans quelque chose qui ne nous regarde pas. On se sent voyeur. Alors que le narrateur continue de nous expliquer son point de vue sur tel ou tel monde et sur l'état de Coda à cette période, on a réellement l'impression de forcer l'intimité d'une personne.

Pourtant, on ne fait rien d'autre que de marcher, activer des leviers. Mais dans ces projets simplistes, on perçoit que chaque acte à une signification spécifique et métaphorique, qui dévoile des parties profondes du mécanismes de pensées et de réflexion de Coda.

Et puis, on accompagne sa chute dans le désarrois créatif. On visite des mondes sombres, pesants, grillagés, ou avec des conclusions dérangeantes, qui encore une fois, exprime quelque chose de très personnel et intimiste. Même si les ambiances ne sont parfois pas oppressantes, on ressent constamment une certaine gêne dans leurs conclusions, dans cet impression de voir des choses qui ne nous concernent pas.

Et puis, viens le moment des révélations. Ou l'on apprend que le narrateur s'est approprié les oeuvres de Coda, en les interprétant à sa manière, et en recevant du coup une certaine reconnaissance sociale autour de son entourage en faisant essayer ces jeux là. Même si cela part d'une bonne intention, à savoir aider Coda à se sortir de l'isolement et de recuillir des avis sur ses créations, tout cela aboutis à ce que le narrateur souhaite... mais pas Coda, qui a décidé, à travers des messages forts de sens, de couper les ponts avec le narrateur qui a "empoisonné son esprit, en diffusant ses oeuvres et en s'en appropriant une vision qui n'est pas la sienne".

La fin est un mea culpa magistrale, ou le narrateur s'excuse, et ou s'entrechoque passages métaphoriques et messages poignants. Notre narrateur reconnait ses erreurs. Et paradoxalement, ce jeu, qui est sa lettre d'excuse, est également une nouvelle trahison, puisque à nouveau, il diffuse des œuvres qui ne lui appartienne pas en les interprétants à sa manière.

Un message de pardon final veut effacer tout ça, car tout ceci n'est qu'un moyen de parvenir à attirer l'attention de Coda, afin qu'il puisse lui s'excuser de cette "maladie" qui l'a poussé à rechercher absolument de la reconnaissance, même au travers des autres.

Au final, le narrateur à fait part égal avec Coda. il nous a certes dévoilé ses créations, mais à son tour, notre narrateur parle à cœur ouvert, se dévoile devant nous, ses mauvais cotés, le mal qu'il a fait. On sait tous que le mot Pardon est un des plus difficile à prononcer.

Ce jeu fut pour moi une expérience à l'image de Gone home, à la fois très humaine, car très touchant, mais également gênante, intrusive. Et pouvoir réussir à me faire ressentir ceci à travers un simple jeu, c'est déjà, pour moi, un succès.

The Beginner's guide à proprement parler, n'est pas un jeu en soi. C'est une expérience qui vise à toucher, à travers des sentiments humains, son spectateur. Pour moi, ce sont des concepts comme ceci, visant à aller plus loin que le simple divertissement, qui balises le chemin menant à l'avenir du jeu vidéo. Je ne dis pas que le jeu vidéo de demain, c'est ça . Mais c'est à travers des expérimentations que l'on fait évoluer les domaines créatifs, jeu vidéo compris.

Un jeu touchant, certes pas dépourvu de défauts, mais qui mérite le coup d'oeil si vous aimez les expériences hors du commun.

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20/20
mikopk
Alerte
Posté le 02 oct. 2015 à 14:10

Comment noter ceci en gameplay et niveau alors qu'ici on ne cherche que l'humain et l'émotion... Ce jeu est une expérience sentimentale qui chamboule profondément, si peu que vous ayez une once d'empathie. Ce n'est pas un jeu de niveaux et de graphisme, c'est une histoire entre humains racontée via le média qu'est le jeu vidéo. Un moment sublime.

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Tous les avis lecteurs (27)

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15/20
Nabooh
Alerte
Posté le 02 oct. 2015 à 00:39

Attention, cet avis risque de contenir du spoil.

Honnêtement, je ne m'attendais pas à ça en démarrant ce jeu. Après un expérience à la fois humoristique mais poussant également à la réflexion avec The Stanley parabole, on rentre ici dans quelque chose de bien plus intimiste, de bien plus personnel.

The Beginner's Guide n'est pas une expérience résultant d'une démarche créative, mais s'illustre plus comme étant la démarche créative elle-même, celle d'une personne nommé Coda, que le narrateur à côtoyé il y a longtemps.

On navigue ainsi à travers la pensée réflexive d'une personne que l'on ne connait pas, à travers ses essais, ses progrès, ses idées. Vous savez, tout ses petits pas qui amènent vers l'amélioration, que l'on cache souvent aux autres, parce qu'elles dévoilent des parties de nous même, mises à nue, à l'image d'un journal intime.

Au fur et à mesure du jeu, ou l'on plonge de plus en plus dans les tréfonds de la personnalité et des états d'esprits de Coda, on ressent une certaine gêne. Celle de s'immiscer dans quelque chose qui ne nous regarde pas. On se sent voyeur. Alors que le narrateur continue de nous expliquer son point de vue sur tel ou tel monde et sur l'état de Coda à cette période, on a réellement l'impression de forcer l'intimité d'une personne.

Pourtant, on ne fait rien d'autre que de marcher, activer des leviers. Mais dans ces projets simplistes, on perçoit que chaque acte à une signification spécifique et métaphorique, qui dévoile des parties profondes du mécanismes de pensées et de réflexion de Coda.

Et puis, on accompagne sa chute dans le désarrois créatif. On visite des mondes sombres, pesants, grillagés, ou avec des conclusions dérangeantes, qui encore une fois, exprime quelque chose de très personnel et intimiste. Même si les ambiances ne sont parfois pas oppressantes, on ressent constamment une certaine gêne dans leurs conclusions, dans cet impression de voir des choses qui ne nous concernent pas.

Et puis, viens le moment des révélations. Ou l'on apprend que le narrateur s'est approprié les oeuvres de Coda, en les interprétant à sa manière, et en recevant du coup une certaine reconnaissance sociale autour de son entourage en faisant essayer ces jeux là. Même si cela part d'une bonne intention, à savoir aider Coda à se sortir de l'isolement et de recuillir des avis sur ses créations, tout cela aboutis à ce que le narrateur souhaite... mais pas Coda, qui a décidé, à travers des messages forts de sens, de couper les ponts avec le narrateur qui a "empoisonné son esprit, en diffusant ses oeuvres et en s'en appropriant une vision qui n'est pas la sienne".

La fin est un mea culpa magistrale, ou le narrateur s'excuse, et ou s'entrechoque passages métaphoriques et messages poignants. Notre narrateur reconnait ses erreurs. Et paradoxalement, ce jeu, qui est sa lettre d'excuse, est également une nouvelle trahison, puisque à nouveau, il diffuse des œuvres qui ne lui appartienne pas en les interprétants à sa manière.

Un message de pardon final veut effacer tout ça, car tout ceci n'est qu'un moyen de parvenir à attirer l'attention de Coda, afin qu'il puisse lui s'excuser de cette "maladie" qui l'a poussé à rechercher absolument de la reconnaissance, même au travers des autres.

Au final, le narrateur à fait part égal avec Coda. il nous a certes dévoilé ses créations, mais à son tour, notre narrateur parle à cœur ouvert, se dévoile devant nous, ses mauvais cotés, le mal qu'il a fait. On sait tous que le mot Pardon est un des plus difficile à prononcer.

Ce jeu fut pour moi une expérience à l'image de Gone home, à la fois très humaine, car très touchant, mais également gênante, intrusive. Et pouvoir réussir à me faire ressentir ceci à travers un simple jeu, c'est déjà, pour moi, un succès.

The Beginner's guide à proprement parler, n'est pas un jeu en soi. C'est une expérience qui vise à toucher, à travers des sentiments humains, son spectateur. Pour moi, ce sont des concepts comme ceci, visant à aller plus loin que le simple divertissement, qui balises le chemin menant à l'avenir du jeu vidéo. Je ne dis pas que le jeu vidéo de demain, c'est ça . Mais c'est à travers des expérimentations que l'on fait évoluer les domaines créatifs, jeu vidéo compris.

Un jeu touchant, certes pas dépourvu de défauts, mais qui mérite le coup d'oeil si vous aimez les expériences hors du commun.

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20/20
mikopk
Alerte
Posté le 02 oct. 2015 à 14:10

Comment noter ceci en gameplay et niveau alors qu'ici on ne cherche que l'humain et l'émotion... Ce jeu est une expérience sentimentale qui chamboule profondément, si peu que vous ayez une once d'empathie. Ce n'est pas un jeu de niveaux et de graphisme, c'est une histoire entre humains racontée via le média qu'est le jeu vidéo. Un moment sublime.

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10/20
VicO]]]
Alerte
Posté le 05 oct. 2015 à 22:50

Mon avis sera aussi court que le "jeu". Pas question de spoiler ni de noter quoi que ce soit (je mets la moyenne par défaut, impossible visiblement de donner un avis sans note). Moins on en sait dessus mieux c'est.

L'art ne se note pas, il s'apprécie en toute subjectivité.

The Beginner's guide est court car il DOIT se terminer en une seule session.
The Beginner's Guide est payant par nécessité : pour y jouer, faut le vouloir, on ne le lance pas "comme ça juste pour le fun". Et un jeu gratuit, une œuvre gratuite, sont plus difficilement pris au sérieux.

En ce qui me concerne, ça m'a vraiment touché, comme rarement. Peut-être cela vous fera-t-il le même effet, peut-être pas, en tout cas si c'est un jeu vidéo que vous cherchez... allez vous faire f**tre.

Vous voulez que l'on reconnaisse le jeu vidéo en tant qu'art ? Alors acceptez, lorsque vous tombez sur une vraie œuvre vidéoludique, de la prendre comme telle, rien de plus et rien de moins.

Peut-être Davey Wreden pourrait-il remplacer feu Tale of Tales, à terme.

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20/20
deflou
Alerte
Posté le 29 avr. 2016 à 19:39

Je suis assez dépité par la note de JVC qui comme le laisse voir le test n'a pas été compris et ce n'est pas là une question de rentrer dedans ou non mais juste de comprendre et de ne pas le prendre comme un jeu à part entière !
Et je pense que Pantha n'a pas fait preuve d'intelligence et ce à aucun égare dans son test.
Je suis presque en colère quand je vois ça ...

- Trop court (1H à 1H30 sans rejouabilité) même pour 9€
- Techniquement très limité : on aurait apprécié des niveaux plus grands, plus riches, plus variés
- L'illusion ne prend pas tout le temps : le narrateur est fasciné par un travail amateur et rarement très original.
- Trop peu d'idées de gameplay : marcher, actionner un levier... et globalement, c'est tout.

Je t'apprécie beaucoup Pantha mais là sérieux, je trouve ça mais d'une débilité sans nom.
Ne pas comprendre l'évidence humaine de cette expérience me dépite au plus haut point.
Et je ne peux que supposer une certaine antipathie de ta part de manière générale pour tester cette expérience comme un vulgaire jeu vidéo.

Bon je vais m'arrêter là parce que je suis déjà assez saoulé comme ça.

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15/20
DanDairam
Alerte
Posté le 03 oct. 2015 à 00:04

Juste wow ! Ce jeu n'est pas à conseiller au personne n'ayant pas ou peu d'empathie !
Ce m'a interpellé de par ce que j'ai entendu...
Ma curiosité fut piquée pour ainsi dire et le résultat après y avoir joué me pousse à poster cet avis :

La narration de ce jeu est l'élément principal auquel il faut se fixer, rien d'autre !
En cela même il vous est obligé de ne pas tenir compte du graphisme à vous piquer les yeux
ou du game play et level design inexistants d'une certaine façon, puisque c'est là même dont il est question en quelque sorte : pourquoi ce jeu ?
Même le mot jeu prends une forme malsaine et inadapté tant je me suis immergé dans une histoire à la fois pitoyable et affligeante.
Et le simple fait qu'il est touché ma sensibilité, le rends juste exceptionnel.
L'histoire est extrêmement dérangeante, réalité ou fiction ce jeu m'a emporté, ou tout du moins son histoire.
Le fait que ce jeu est réussi à me prendre par le sentiments, à me malmener pendant cet aventure puis ensuite de me faire sentir coupable de son issu (son achat?), c'est juste du génie. Malgré ça si c'est une réalité que le créateur nous apporte là, je le trouve bien malsain, vivre par procuration n'a jamais apporté quelque chose de bon, et alors il serait sacrément dérangé ^^

Indescriptible, impossible à classer ou même à noter.
Juste... wow !

ps : Et nous sommes face à The Beginner’s Guide et non un The Stanley Parable 2 !

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20/20
sofienator
Alerte
Posté le 01 oct. 2015 à 21:53

WOW juste faites le et vous comprendrez, ce n'est pas un jeux ni un film c'est bien plus... faites le.
c'est une expérience unique brute c'est peux être son seul défaut...

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20/20
Et_Deux_Jeux
Alerte
Posté le 02 oct. 2015 à 13:21

Une expérience à vivre au moins une fois dans sa vie de joueur. Bluffant. Impossible de vraiment en parler sans en gâcher une partie. Impossible de le conseiller tant c'est unique.

NB: Par contre, le testeur de JVC aurait pu juste écrire "g pa compri lol" comme test, ça en serait revenu au même et lui aurait économisé l'écriture de sa review en grande partie à côté de la plaque. Même si il a au moins eu l'intelligence (comme la plupart des sites en fait, mais laissons lui au moins ça) de ne pas mettre de note. Surtout que d'aller tester une VF bancal puisque impossible de retranscrire tout ça chez nous, alors que la VO utilise pas un anglais compliqué, chaud..

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20/20
Mister_Momy
Alerte
Posté le 12 déc. 2015 à 11:30

Mettre une note à ce "jeu" n'a aucune pertinence...
C'est une introspection totale de la part de l'auteur qui nous fait part de ses réflexions, de ses doutes.
C'est même pas une question d'aimer, c'est une question d'être touché ou non, si ça nous parle pas, c'est juste une perte de temps. Sinon c'est une expérience très forte.
Mais noter en terme de graphismes, de durée de jeu ou de gameplay, c'est tout simplement pathétique, et ce n'est que dur jv.com que j'ai vu une telle critique, je n'ai rien contre Panthaa mais on voit bien qu'il est passé à 1000 lieues de l'expérience proposée.

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16/20
EyesOnTheMoon
Alerte
Posté le 20 oct. 2015 à 20:11

Bon je trouve les remarques globalement ridicules : allez rejouer à Stanley si vous vouliez du Stanley. Vous retrouverez la notion d'un narrateur "hors du jeu tout en étant le jeu lui-même" et le nom du créateur mais rien de plus et c'est tant mieux.
Trasher les graphismes? Dans un jeu où rien n'est moins important que les graphismes et l'aspect des choses? Ok je vois..

Après je suis d'accord avec le prix, et finalement la note globale de "??" parce que c'est si différent de ce qu'on peut aborder. Il faudrait lui mettre 20, vu que le but du jeu est complètement atteint : un bouleversement total.

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10/20
bonabona
Alerte
Posté le 16 oct. 2015 à 22:52

The Beginner's Guide est un "jeu?" présenté comme étant développé par Davey Wreden (co-créateur du fameux Stanley Parable) et est vendu pour 10€ sur steam. La première chose à dire sur le soft est qu'il ne laissera à priori personne d'indifférent: d'entre-nous, les plus premier-degré seront grandement déçus par le principe de non-jeu que propose le "jeu" et le bâcheront en conséquence, les plus réceptifs seront ravis de voir un oeuvre interractive si visionnaires et si artistique, finalement les plus critiques ne seront que perplexe face au bousin et ne sauront quoi penser du soft. Personnellement je me situe plutôt entre ces deux dernières catégories, ne m'ettant jamais attendu de la part de ce développeur à une quelconque forme classique de gameplay.

Pour vous présenter l'oeuvre plus sur le fond, c'est une sorte de visite guidée à travers de multiples jeux développés par un certain "Coba". La visite est narrée par Davey Wreden lui-même, et tente au fil des niveaux traversés par le joueur (vous) de cerner la personalité et la psychologie de leur auteur (Coba), principalement par le biais d'interprétation du level design. On peut alors se poser la question suivate: est ce que ce Coba existe vraiment, et est-ce bien lui qui a développé ces jeux ? En tout cas Davey Wreden prétend que c'est 100% véridique, Coba étant un de ses amis de longue date. Il est hélas bien difficile pour le joueur de cerner la vérité, Coba développant ses jeux comme si c'était un hobby et ne les partageant qu'avec une poignée extrêmement limitée de personne dont Wreden fait partie.

Je ne peux pas développer plus sans spoiler le contenu, je vais donc de suite donner mon avis sur le produit: j'ai vraiment, mais alors là VRAIMENT pas aimé. Le jeu développe des points intéressants, surtout sur l'utilisation du level design pour faire passer un message (ce qui est très intéressant et ça vaudrait le détour si ça s'arrêtait là), mais vient un moment où ça va trop loin jusqu'à mettre mal à l'aise le joueur (et pas dans le bon sens du terme). Je ne peux pas regretter d'avoir acheté le jeu puisque je ne l'ai pas acheté et n'y ai pas joué moi-même, j'ai simplement regardé un LP sur Youtube. Mais tout de même, je regrette de connaître le contenu de ce jeu.

SPOILERS maintenant:
Comme dit précédamment, the Beginner's Game a pour ambition d'analyser la psychologie et la personnalité de Coba au travers de ses jeux. Autant c'est très plaisant comme concept dans la première moitié du soft, autant ça devient très malsain dès la deuxième moitié. Coda ne désire pas partager ses jeux au public, et je peux comprendre pourquoi. Non seulement par ce que ses jeux témoignent de sa forte introversion mais aussi par ce que ce sont des oeuvres très personnelles, qui en disent long sur ce qu'il est. Que l'on soit clair, personne n'a envie que quelqu'un vienne fouillé dans ses affaires. Rajoutez à cela les interprétation boiteuses de Wreden et si vous êtes comme moi du genre empathique, vous finirez rapidement par plaindre Coba et insulter sauvagement Wreden. C'est intrusif, beaucoup trop. Ca serai fictif, passe encore, mais après m'être pas mal renseigné il semblerai que ce ne soit pas le cas. Du moins rien ne le laisse entendre pour le moment.

C'est pour cette raison que j'ai aussi peu aimé The Beginner's Guide, autant ça m'a fait beaucoup réfléchir sur le game design et ses possibilités (Coba étant visiblement très doué là dedans), autant j'avais pas l'impression d'avoir le droit de voir un truc pareil. On peut se sentir trahis par Wreden, en tout cas ce fut mon cas, et c'est pas plaisant. Je n'ose pas imaginer ce qu'il en est de Coba.

Vient ensuite des questions morales: Wreden ne fait que commenter le travail d'un autre mais fait quand même payer le jeu 10€... C'est quoi les bayes ? Il file les profits à Coba ? Si oui c'est bien, sinon qu'il aille se faire foutre. Bien entendu rien de dit là dessus pour l'instant.
Ensuite Wreden partage les jeux de Coba en partie par ce qu'il les trouve de très bonne facture. C'est vrai qu'ils sont bons ses jeux, mais encore une fois, trop personnels et pas du tout destinés à un public. Est ce que sur le long terme ça profitera à Coba ? Seul le temps nous le dira.
Et s'il s'avère que tout cela est fictif, et que Wreden a tout fait pour créer une illusion de réel, dans ce cas c'est un tour de force rarissime dans le jeu vidéo. Mais encore une fois, pas moyen de le savoir pour l'instant.
The Beginner's Guide est donc le seul "jeu vidéo" que j'ai en tête à ne pouvoir être jugé que par rapport à son contexte.
Est ce que ça en fait un oeuvre d'art ? Probablement.

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13/20
pieps32
Alerte
Posté le 02 oct. 2015 à 23:12

Il est difficile de noter ce jeu et encore plus difficile d'écrire un avis dessus car il ne prend qu'une 1h30 et n'est pas vraiment un jeu pour le coup.

L'expérience est unique en soit, ce mélange de découverte de level design dans un jeu et de psychologie est déroutant mais intéressant....Mais il manque quelque chose.
J'ai voulu aimer ce jeu, mais je n'y suis pas arrivé car il ne m'a pas laissé "d'empreinte" comme The Stanley Parable l'a fait, parce que je ne me sens pas vraiment touché par l'histoire (pas assez en tout cas pour que ça me marque).
Et j'ai mis du temps à comprendre une fois le jeu fini pourquoi je ne ressentais rien de particulier et c'est probablement le manque d'interactivité, de complicité avec le narrateur et la simplicité du design.

Le narrateur :
The Beginner's Guide annonce fièrement sur sa page "by the creator of the Stanley Parable", le problème c'est que je m'attendais à une expérience similaire, pas forcément drôle mais au moins interactive avec des choix à faire.
Et The Beginner's guide ne délivre pas cela, il y a un narrateur, mais il n'est pas aussi réactif et interactif que dans The Stanley Parable ; 95% du temps il raconte son histoire et explique ses interprétations sans qu'aucune de nos actions n'y change quoique ce soit, mais c'est normal puisque nous n'avons pas de choix à faire. Le jeu pourrait être automatique que l'expérience serait la même ; je ne me sens nullement plus impliqué du fait de devoir maintenir Z et quelques rare fois E pour avancer dans l'histoire.

Le design :
Le design des différents niveaux est très proche de celui de The Stanley Parable, c'est à dire simple aussi bien en décor qu'en architecture. Cela n'était pas dérangeant dans TSP car on avait un seul chargement à la base, puis tout s'enchainait sans pause et surtout on avait le choix, la simplicité du gameplay et du design étaient largement compensées par les multiples possibilités de parcours du jeu. Et dans TBG il n'y a pas de choix comme je l'ai dit, vous allez donc d'un niveau au design simple au suivant avec des temps de chargements entre deux (très courts en général, mais ça coupe le rythme) et le pire c'est que le jeu se concentre sur le level design des différents niveaux. Chaque niveau est analysé et expliqué par le narrateur, mais il déduit beaucoup de choses à partir d'un design des plus simplistes, et encore une fois en tant que joueur on n'a rien d'autre à faire que d'écouter.

En un sens ce jeu me rappelle la description de Dear Esther (que je n'ai pas joué) qui si je l'ai bien compris est un "walking simulator", vous avancez et vous écoutez quelqu'un vous raconter une histoire et c'est ce que TBG vous offre. L'histoire peut être intéressante, mais je n'ai pas connecté avec les personnages et le narrateur (bien que la voix soit très bonne). C'est dommage, le jeu aurait probablement pu être bien meilleur s'il n'avait pas été aussi linéaire et laissant le joueur aussi passif.

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20/20
Rougecorne
Alerte
Posté le 01 oct. 2015 à 21:19

The Beginner's Guide... c'est bien l'un des très rare jeu au monde qui ne pourrait pas avoir de note, car l'esprit du jeu est totalement différent des autres jeux. Comprendre tous le sens de ce jeu vous boulversera. Ce jeu est juste fou. Le sentiment que ça laisse de gène à la fin...

Mais quel génie dans l'écriture du jeu, wow. The Beginner's Guide, une aventure unique, à faire une fois dans sa vie. Ce jeu vaux tout l'or du monde, donc qu'il coûte 9€ ou 90€... ce jeu va vous refaire, ce jeu va vous retourner. "Ce jeu", que dis-je, cette oeuvre... je suis sans voix. J'ai jamais été autant transporté dans un jeu, jamais.

Malheureusement, je suis obligé de mettre une note (chose ridicule). D'ailleurs, le test "JVC" est une véritable abérration. Noter à cause du prix, des niveaux ? Du gameplay ? C'est une plaisanterie j'espère Panthaa, tu vaux mieux que ça quand même. Tu as donc testé ce jeu comme un "vulgaire" jeu classique ? ...

C'est complètement stupide.

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19/20
rcpp
Alerte
Posté le 01 nov. 2015 à 16:21

Quand je suis tombé sur le test de The Beginner's Guide, j'ai tout de suite suite senti qu'il y avait quelque chose à découvrir. Le créateur de the Stanley Parable, un jeu expérimental... Après l'avoir terminé, j'ai l'intime conviction que le monde du jeu-vidéo − et je ne veux pas dire "l'industrie", car ce terme correspond à une vision terriblement restrictive et mécanique de ce qui est maintenant largement considéré comme une authentique discipline artistique − a terriblement besoin de ce genre de production pour en questionner l'épistémologie même. Au delà des considérations usuelles sur l'esthétique, l'ergonomie, les perspectives ludiques, TBG, avec ses 3 petits gigaoctets de contenu et sa durée de complétion minimale (<2h) réussit le tour de force de mettre de côté tous ces aspects pour nous amener à nous questionner sur les nécessités et contingences de l'expérience virtuelle et l'amener au-delà de la simple idée de "jeu". Pour cela, le créateur s'échappe du paradigme du jeu comme expérience virtuelle programmée et nous montre qu'elle peut être beaucoup plus que ça. Elle nous invite à découvrir celui-ci non pas comme un produit linéaire avec un début, une fin, des objectifs définis... mais plutôt comme un moyen de communication, non seulement entre le créateur et le joueur, mais même plus intimement entre le créateur et lui-même. Pour parvenir à délivrer ce message à la fois troublant et terriblement universel, la narration en voix off qui nous guide dans les œuvres de Coda se pose comme un dispositif indispensable à une mise en abîme qui nous permet paradoxalement à la fois d'explorer la richesses de ces mondes virtuel et à la fois d'échapper à ce rôle inéluctable qui nous confine sur le devant de la scène, tandis que le véritable drame se trame parfois dans les coulisses de la création : éléments cachés du décor, énigmes insolubles et versions alphas obsolètes nous sont exceptionnellement révélés par cet artifice. Avec ce rideau qui tombe se révèle alors une métaphore limpide et touchante de l'inconscient, qui communique la solitude et les angoisses du créateur avec une force aussi étonnamment émouvante que les scènes et intrigues sous-jacentes sont dépouillées, révélant la singulière contradiction d'une époque qui sanctifie le réalisme et la finesse du décor, alors qu'on réalise par ailleurs que les sentiments les plus profonds et les plus humains sont aussi bien convoyés par un schéma narratif et des éléments architecturaux des plus spartiates. Au bout du chemin, on éprouve moins la satisfaction d'avoir parachevé une réalisation objective que celle d'avoir été invité dans une forme de journal intime, qui au travers du langage alambiqué de la géométrie, nous permet par l'empathie de faire écho avec l'auteur de nos propres doutes, notre solitude, nos faiblesses... notre humanité, tout simplement.

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20/20
gogun31
Alerte
Posté le 12 oct. 2015 à 10:52

Ce jeu n'est pas un jeu pour tout le monde, certes, mais quand on se plonge dans l'histoire c'est une expérience exceptionelle et elle a le mérite de proposer ce que peu de jeux peuvent offrir.

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10/20
Glapi
Alerte
Posté le 12 déc. 2015 à 05:55

Je met 10 comme j'aurais put mettre 20 ou 0. Ce jeu n'est pas notable donc je demande a ce qu'on ne prenne pas en compte ma note mais mon avis. :)

D'habitude je fais un petit tour de ce qui va et ne vas pas dans un jeu quand je poste un avis mais là je suis perturbé. Impossible de mettre une note car ce jeu transcende littéralement le concepts même de jeu vidéo.

Je pense que Nabooh a tout dit dans son avis et je pense qu'il faut le lire même si c'est un pavé césars il résume à la perfection ce qu'est ce "jeu".

Au final de "jeu", ce titre n'en a que le nom. C'est autre chose, un autre genre. C'est plus un journal intime "interactif" encore une fois a prendre avec des pincettes, dans lequel on est plongée. Ce jeu n'a aucune leçon a vous donner, ni a recevoir. Laissez vous porter et appréciez le moment intime que l'on vous confie.

Je n'aurais qu'une chose a déplorer au final, c'est que le titre ne soit pas sous titré en français. Beaucoup de personne anglophobe vont passer à côté d'un truc qui vaut tout de même le détour ne serais ce que par sa curiosité.

Je le conseillerais qu'au plus curieux qui comprennent l'anglais, pouvant faire preuve de recule et de maturité face à cet ovni. Mais je ne le conseillerais surement pas au plus grand nombre ni les yeux fermé il y'aurait à coup sûre beaucoup de déçu :-)

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