Sûrement la première fois qu'un jeu de gestion de villes m'a autant passionnée. Je n'ai aucun autre point de comparaison valable, puisque j'ai très peu joué à SimCity 4, Tropico 3 et Cities in Motion.
Les cartes sont hyper variées, certaines d’entre eux vont privilégier le tourisme (fort esthétisme et grand espace), d'autres l'exportation et l'industrie (beaucoup de mines, de plantations, de forêts,...) - c'est évidemment plus cool de combiner les deux, quand on le peut. Ce sont les capitalistes qui vont être contents !
L'humour est présent et surprend la première fois - d'une bonne manière, je pense ! C'est politiquement correct (puisque ce sont vos chefs de faction, vos lécheurs de bottes en d'autres termes !) sans être très correct, dans le fond (situations cocasses avec Sunny ou Mlle Ananas).
Dans un jeu comme Tropico, il y a naturellement des caricatures de mentalité et d'origine, mais c'est tellement poussé que c'est plus drôle qu'autre chose.
Les traits de caractère sont une excellente facette du jeu. Ça vous facilite la vie, tout comme ça peut ajouter du béton à vos pieds. Vous pouvez choisir 3 traits (+ 2 "passifs"). Ce sont d'autres facteurs qui font varier le plaisir du jeu.
Passons aux mauvais côtés. Le tutoriel était vraiment trop dirigiste, lent et rendait les choses plus complexes que ça ne l'est sur le terrain. 10-15 min chacun, c'est fait pour être assimilé, ma foi... ce qui est sûr, c'est que l'on fait le tour du potentiel de Tropico. Et c'est bien ça qui nous pousse à l'aventure d'El Presidente !
Le mode "jeu libre" n'est pas réussi, que 50 années de règne au maximum ! Alors qu'en mode campagne, on peut aller aussi loin que l'on veut tant que l'on ne remplit pas l'objectif principal. Si on veut bâtir un bon empire (capitaliste, humm pognon), faut rester / rejouer une carte, sans avoir la possibilité de faire varier l'île... Dommage !
Je conseille Tropico à tous ceux qui veulent se mettre à la gestion, et de le prendre avec l'add-on Modern Times, qui a l'art de donner un souffle énorme au soft.