Doom…Quand votre cœur fait Doom…Quand votre cœur fait Doom, Doom. Enfin ! Depuis le temps qu’on attendait ce « Doom 4 », de l’eau a coulé sous les ponts. A vrai dire, j’étais un peu pessimiste concernant le jeu mais au final, le soft est une bonne surprise.
On ne refait pas l’histoire, vous êtes toujours le Doom Guy, toujours sur Mars et toujours à empêcher que l’Enfer ne se répande sur la planète. Evidemment, le background est beaucoup plus développé que dans les anciens jeux de la série et vous êtes régulièrement contacté par les différents protagonistes du jeu. De nombreux audio-logs sont également à dénicher au fil des niveaux. Le level-design est similaire aux précédents titres sortis par Bethesda : Wolfenstein The New Order et The Old Blood. Comprenez par là, Un niveau linéaire, certes, mais avec divers embranchements pour trouver des bonus. En mode normal, et en prenant mon temps, j’ai mis un peu plus de 11h pour terminer le jeu. Et pour une fois, rien qu’en mode normal, le jeu propose du challenge.
Vous n’êtes pas seul dans la station, la plupart des membres se sont transformés en démons, si ce n’est les démons eux-mêmes qui viennent régulièrement vous chatouiller les côtes. ID s’est fait une joie de remettre son bestiaire aux goûts du jour en l’enrichissant. D’ailleurs, les bestioles se montrent particulièrement agressives, organisées et il faut toujours être en mouvements pour éviter de se faire croquer. Le gameplay se base essentiellement sur votre rapidité et vos capacités à tuer tout ce qui bouge. L’armement est « classique » mais offre de bonnes sensations, notamment dans son feeling. Mention spécial au double shotgun et à la tronçonneuse. L’autre grosse partie, sont les exécutions. Doom est un « FPS à l’ancienne » avec une barre de bouclier et votre vie, pour remonter ces dernières, vous devez exécuter les démons. Particulièrement gores, les mises à mort se montrent particulièrement jouissives. Enfin, les boss sont impressionnants. Quant aux graphismes, ils sont beaux avec de jolis effets de lumières en extérieur. Les points négatifs de cette campagne sont les vagues d’ennemis répétitives à partir de la seconde moitié du jeu, quelques objectifs « bateaux » (aller chercher une clé, détruire 3 générateurs…) et il est dommage que tous les Boss soient dans la dernière partie du jeu.
Le multijoueur est intéressant entre modernité et ancienneté. Il est bon mais j’emettrais une réserve. Lors des affrontements, un déséquilibre certains est palpable. Comprenez par là, que c’est celui qui récupére le plus de pièces d’armure sur le terrain, qui a l’avantage. Il est possible de voir l’armure sur le corps de l’adversaire mais il est souvent trop tard pour réagir. Il est également difficile d’enchaîner les kills tant la mobilité est de mise. Par contre, malgré ses problèmes, il se montre addictif et incarner un démon est vraiment sympa. Pour conclure, le mode snapmap est bon mais un éditeur de niveaux n’est pas ma tasse de thé.
En conclusion, Doom signe un retour triomphal. Amateur de FPS solo, j’avoue qu’il m’a comblé tant par ses idées que par son gameplay. De nombreuses heures de jeu en perspective à poutrer du démon en somme…