Un open-world de plus. Ce genre de jeu ne cesse de contaminer les licences et d'en créer de nouvelles.
Qu'on se le dise, certains se cassent les dents à s'y aventurer et d'autres y arrivent à la manière de ce nouveau Far Cry.
Les 2 précédents étaient très bon, surtout le 3. Il faut bien avouer que le 4 a usé et abusé des ficelles du précédent jusqu'à reprendre certaines de ses missions, un paroxysme pour une suite. J'y ai tout de même passé 69 heures afin d'atteindre le mythique 100 % .
Cette suite me rendait perplexe à la simple idée d'avoir une suite d'un épisode qui faisait certes du bon boulot mais sans saveur, comme un plat sans sel.
A ma grande surprise le jeu me comble en tout point.
Graphismes : du détails en voulez vous en voilà (pour un open-world, ce n'est pas un énième jeu couloirs à la COD).
Tout paraît si vrai et si cohérent. Pas de fausses notes ni de mauvais goûts.
Le plus exceptionnel relève des effets de lumières : le coucher et lever du soleil. Et que dire de la nuit si ce n'est que pour une fois, comparé aux précédents, on s'y croirait vraiment avec son gourdin en guise de torche.
Mention spéciale aux animaux avec enfin des regards expressifs. Les PNJ et autres sont bien modélisés mais en deçà des animaux.
Bande-son : un très beau travail que ce soit pour les musiques (pas trop envahissantes, donc qui ne gênent pas l'immersion) ainsi qie pour les bruitages.
Ils rendent les environnements vivants. Pour une fois votre ouïe est plus que nécessaire afin de ne pas finir entre les dents ou la sagaie d'un potentiel ennemi. Ici l'ouïe est votre première arme de survie.
Jouabilité : c'est souple, naturel, complet et jouissif grâce à ces armes aux corps à corps. L'arc n'est plus shité. Tout est fluide, seul votre animal de compagnie du moment galère parfois au passage d'une branche.
Durée de vie : du contenu à en pleurer et des missions à la pelle. De la répétitivité ? Évidemment, mais comme pour tous les jeux. Rien de rédhibitoire. C'est un open-world, on sait à quoi s'attendre, sinon on passe son chemin.
Scénario : revanche, conquête(s), et je vous laisse la/les surprise(s).
C'est du classique mais de l'efficace. Que demander de plus ?
Un jeu qui se déroule pendant la Préhistoire, peu courant. En open-world, encore plus rare.
Far Cry primal reste pour moi à ce jour le meilleur open-world auquel j'ai pu jouer. Et Dieu sait que j'adore ça les open-world puisqu'il s'agit de mon genre de jeux vidéo préféré.
Il n'est pas sans défauts : IA des ennemis en dents de scie, chute d'eau qui se jette dans une mare avec un effet "polygone", et rien d'autres.
Le monde d'Oros est un personnage à lui seul. Tout est harmonieux, cohérent et justifié.
Certains vont dire wtf : des bombes, un grappin, du domptage à la seconde, on chevauche son gros nounours. Et alors, cela reste un jeu avant tout, pas une simulation de survie.
Et puis vous pouvez ne pas utiliser certaines de ces fonctionnalités.
Un jeu s'apprécie à la carte en fonction des envies et désirs de chacun et ici la personnalisation est possible et complète.
FIN.