Sphinx, jeu méconnu par les gamers et par la critique, nous plonge dans le monde de l'Egypte ancienne, dont il reprend les thèmes et les noms de manière plus ou moins fantaisiste. Si le jeu lorgne clairement du côté de Starfox, Prince of Persia et Zelda, il parvient néanmoins à faire preuve d'originalité.
Tout d'abord par la division du jeu en deux temps, avec des parties plus orientées action et plate-formes jouées avec Sphinx, et d'autres plus orientées infiltration - énigmes avec la momie. L'ensemble est ainsi très varié, et c'est là la grande qualité du soft.
Ensuite, par la difficulté globale du jeu et la qualité des énigmes. Le jeu est en effet plus difficile que ses modèles, et a nécessité pour ma part le recours ponctuel à une soluce pour les phases avec Sphinx.
Graphiquement, le jeu est également une réussite, et la bande-son, bien qu'un peu répétitive, est de bonne facture. La durée de vie est tout à fait honnête pour ce genre de jeu (une vingtaine d'heures en ligne droite, en ne faisant aucune quête ni mini-jeux). Le scénario est assez basique mais l'humour général du soft vient relever un peu son intérêt.
Outre la fin un peu décevante, deux points noirs ont toutefois légèrement terni mon expérience de jeu. Les chemins à emprunter sont parfois difficilement visibles, la carte est vaste et l'on se perd un peu trop souvent à mon goût, d'autant que les noms se ressemblent assez. Deuxièmement, la maniabilité n'est pas exempte de défauts, et l'on se retrouve parfois à refaire de longs passages à cause de petites imprécisions, et ce d'autant plus souvent que les points de sauvegarde sont parfois éloignés les uns des autres.
Sphinx n'en demeure pas moins un jeu à tester, et fait regretter la relative disparition du genre - hormis Zelda - sur les consoles Nintendo.