20/20 — Panthéon
La série Legacy Of Kain possède le scénario le plus profond et le plus complexe que j'ai jamais vu, tout média confondu. Une histoire pleine de haine, d'honneur, de vengeance, de sacrifice et de violence. Un enchevêtrement d'événement temporel et de paradoxe qui rebuteraient la plupart des néophytes tellement le niveau d'investissement est exigeant pour comprendre l'univers de Nosgoth. Mais passons directement au test du meilleur épisode pour selon moi, un chef d'oeuvre sous estimé et injustement oublié, Soul Reaver.
Envoutant et touchant, cet épisode raconte l'histoire tragique du seigneur vampire Raziel, jeté dans le lac des morts pour y subir des souffrances éternelles après avoir trahis involontairement son roi, Kain. Après avoir enduré une agonie de 1000 ans, Raziel est ressuscité d'entre les morts par un dieu obscure qui lui offre la possibilité de se vengé de Kain, ainsi débute une épopée qui sera parsemée d'embuche jusqu'à notre but ultime : Destituer et assassiné Kain.
Pour ce faire notre héro déchu devra affronter ses ex frères, devenus monstres difformes et dégénérés, un à un dans des paysages tous plus varier et étonnant les uns que les autres.
Chaque ennemis vaincus apportera à Raziel de nouveaux pouvoir qui lui permettrons d'accéder à de nouvelles zones à la manière d'un Zelda, le côté féérique et optimiste en moins. De plus, le protagoniste à la possibilité, à tout moment, de passer dans le monde des morts pour progresser et résoudre certaines énigmes, cette aptitude constitue le cœur même du jeu.
Combat, exploration et puzzle, tout est mis à disposition pour mener une aventure incroyablement forte tant sur le plan émotionnel que par le sentiment de malaise à l'égare des décors. La modélisation, pour un jeu de cette époque est impressionnante et il faut le dire, Raziel péte la classe ultime. Soul Reaver est un jeu soigné, beau, énigmatique et hypnotisant. L'ambiance général est incroyablement puissante, à tel point qu'on pourrait se demander si tout ceci n'est finalement qu'un jeu. Non, c'est bien plus.
Merci Eidos.