Contrast est un jeu indépendant où vous incarnez Dawn, l'amie imaginaire acrobate de Didi, une petite fille du Londres des années 1920. La relation des parents de Didi est pour le moins compliquée et elle met tout en oeuvre pour les réconcilier - avec votre aide, bien sûr.
Ce scénario, finalement assez quelconque, s'étale sur... eh bien, ne s'étale pas beaucoup. Il n'occupera à vrai dire que votre soirée. Contrast est tellement court qu'il ne dispose quasiment d'aucune rejouabilité. Il a cependant la décence de vous permettre de refaire n'importe quel chapitre si vous avez loupé un succès.
Le gameplay repose sur la seule idée de pouvoir se fondre dans les murs éclairés afin de devenir une ombre, et ainsi évoluer sur un plan 2D pendant les phases de plate-forme. C'est un concept original et une expérience intéressante, malheureusement trop souvent gâchée par des mouvements ou des formes un peu traîtres (bugs de collision).
Cela rend la difficulté inégale ; peu importe où vous en êtes dans le jeu, vous pouvez passer d'une énigme ridiculement facile à un passage exigeant une manœuvre au millimètre près. J'ai consulté plusieurs fois la soluce alors que je déteste ça.
Le doublage français est très bon, mais on ne peut s'empêcher de regretter la possibilité d'avoir les voix originales, surtout vu le contexte et l'ambiance du jeu.
D'ailleurs, la bande-son est vraiment agréable, mêlant bruitages discrets et quelques morceaux jazzy - mais vraiment peu, dommage.
Enfin, la direction artistique de Contrast est sans doute l'un de ses points les plus réussis. La map est très petite mais l'ambiance marche plutôt bien, il y a pas mal de détails et même si cela fait vieux pour un jeu de 2013, on apprécie.
Contrast est davantage une bonne idée qu'un bon jeu ; le seul aspect de son gameplay qui se devait d'être irréprochable ne l'est pas et sa durée de vie est beaucoup trop insignifiante pour pouvoir le qualifier de mémorable.