Je viens de finir Resident Evil 5 (« RE 5 ») sur Xbox 360 en 13 heures de jeu en mode normal.
Coté graphismes : RE 5 est graphiquement splendide. Les animations, le jeu de lumière, les décors, tout est magnifique. Mention spéciale pour tout ce qui est liquide. Le jeu est tellement beau que parfois on arrive à confondre cinématiques et phases de jeu.
Le gameplay : RE 5 marque la fin des RE à l’ancienne. Ici tout est axé action, adieu les rubans encreurs pour sauvegarder, système de continue et checkpoint. Mise en avant du coop, vu que tout au long du jeu, vous êtes deux à parcourir le jeu : Chris et Sheva. Actions contextuelles à deux, on se redonne de la vie, on frappe ensemble un ennemi, des QTE. Grande variété d’armes avec possibilité de les upgrader avec l’argent récolté dans le jeu. On retrouve avec plaisir certains ennemis classiques des RE.
Le scénario de RE 5 est sympathique à suivre, le seul souci c’est qu’il faut quelques heures de jeu pour vraiment accrocher. Comme d’habitude, on retrouve des vieilles connaissances, une dose d’émotion, la sempiternelle conspiration avec cette fois une couche de mondialisation (on passe du risque biologique de Rancoon City à carrément la planète entière).
L’environnement sonore de RE 5 est de bonne facture, même s’il est vrai qu’aucun thème musical ne ressort en particulier du lot. Bruitages, explosions, dialogues, rien à redire.
La durée du jeu est plus que convenable, surtout pour un RE encore plus axé action que le précédent opus (Resident Evil 4). Une fois le jeu terminé une première une foule de bonus vous attendent pour prolonger l’expérience de jeu.
Les défauts :
Des mécaniques de jeu qui peuvent paraître archaïques pour les plus novices : Impossibilité de tirer en avançant, ni de se couvrir, ni de s’agenouiller, emplacements d’inventaire limités (pire que dans Resident Evil 4).
RE 5 se tourne résolument vers l’action en abandonnant le système de jeu des anciens Resident Evil. Concrètement, c’est comme si vous passiez d’un film d’horreur japonais à un film d’horreur américain. Les deux sont des films d’horreur, mais l’approche est totalement différente. Non pas que l’un est forcément plus mauvais que l’autre, il s’agit plus d’une question de goût et de couleurs. Le plus simple est encore d’essayer ce RE 5 et de vous faire votre avis.