Au Xiaomi 17T le format compact, au 17T Pro le gabarit plus généreux. Si c’est principalement ce qui distingue les deux mobiles de la gamme T cette année, ce n’est heureusement pas tout… mais finalement pas assez pour compenser la hausse de prix.
- Autonomie solide et recharge très rapide
- Écran très lumineux et bien calibré
- Photos grand-angle et zoom x5 de qualité
Sommaire
- Xiaomi 17T Pro : la fiche technique
- Design : le même, en plus grand
- Écran : très lumineux et bien calibré
- Performances : puissance et stabilité au rendez-vous
- Interface
- Photo : on prend les mêmes et on recommence
- Batterie et recharge : ça tient et ça pulse
Après mes tests du Xiaomi 17, le haut de gamme, du Xiaomi 17T, le milieu de gamme, je m’attaque cette fois-ci au test du Xiaomi 17T Pro. Ce modèle se veut un poil plus premium que son petit frère jouant dans la même cour. Un mobile plus grand mais aussi à l’autonomie plus conséquente grâce à une batterie de 7000 mAh et un processeur plus solide. Une fiche technique alléchante qui augure de belles prestations mais aussi un vrai confort au quotidien. Cependant, comme pour toute la famille des smartphones Xiaomi (et le phénomène se produit aussi chez les autres constructeurs) ce qui frappe cette année, c’est l’augmentation de prix. Et pas qu’un peu puisque le tarif du Xiaomi 17T Pro accuse une hausse de 100 euros par rapport à son prédécesseur sorti à l’automne dernier, le 15T Pro (oui, Xiaomi a sauté un numéro pour ne pas paraître en retard face à la locomotive Apple et ses iPhone 17). Affiché au prix officiel de 999 euros (version 12-512 Go), il coûte ainsi aussi cher que le Xiaomi 17, plus haut de gamme, en rayons depuis quelques mois seulement. L’augmentation des coûts des composants qui frappe l’industrie tech depuis l’année dernière impacte ainsi très lourdement cette famille de smartphones qui présentait jusque-là un très bon rapport qualité-prix. Voyons dans ce test si, malgré ce surcoût, le Xiaomi 17T Pro conserve son rang.
Xiaomi 17T Pro : la fiche technique
| Caractéristiques | Détails |
|---|---|
| Taille d’écran | 6,83 pouces |
| Type d’écran | AMOLED, 60-144 Hz, 3500 nits (HDR) |
| Définition | 2772 x 1280 pixels (447 ppp) |
| Processeur | MediaTek Dimensity 9500 |
| Mémoire vive | 12 Go |
| Stockage disponible | 256 Go/ 512 Go/ 1 To |
| Batterie | 7000 mAh, charge 10W filaire, 50W sans fil |
| Connectivité | 5G, Wi-Fi 7, Bluetooth 6, NFC, USB 2.0 |
| Capteur photo dorsal | 50 Mpx (f/1,7), 50 Mpx (f/3,0), 12 Mpx (f/2,2) |
| Capteur Selfie | 32 Mpx (f/2,2) |
| Étanchéité | Oui (IP68) |
| Dimensions | 162,2 x 77,5 x 8,25 mm |
| Poids | 219g |
| Prix de lancement | 899 euros (12-256 Go) / 999 euros (12-512 Go) |
Design : le même, en plus grand
Si vous avez lu mon test du Xiaomi 17T publié un peu plus tôt, vous ne serez pas dépaysé avec le Xiaomi 17T Pro. L’appareil reprend exactement le même look avec un dos en matériau composite qui imite le métal à la perfection et un cadre en alu salué pour sa résistance aux chocs.

L’îlot photo niché dans l’angle supérieur gauche du dos joue lui aussi la même partition avec sa forme carrée aux angles arrondis et les objectifs qui ne font qu’affleurer la plaque sur laquelle ils reposent.

Ce qui change par rapport au 17T, c’est bien évidemment le gabarit. Alors que les modèles T et T Pro arboraient jusque-là la même taille, le 17T joue à présent dans la catégorie « compacte » quand le 17T Pro adopte un grand format. Avec ses 162,2 mm de haut pour 77,5 mm de large et une épaisseur de 8,25 mm il ne se glisse pas aussi aisément dans une poche que son petit frère. Le poids est à l’avenant avec 219 g à la pesée. Néanmoins, il est suffisamment bien réparti pour ne pas provoquer une sensation de déséquilibre une fois en mains.
À gauche, le Xiaomi 17T, à droite, le Xiaomi 17T Pro

Xiaomi a par ailleurs bien travaillé les tranches qui même avec leur allure plate, n’agressent pas les paumes grâce aux angles arrondis et au léger biseau. La marque chinoise mise également sur la simplicité dans le maniement. La tranche droite accueille le strict nécessaire avec le bouton de mise sous tension et les touches de volume. Aucun autre bouton n’est présent.

Comme le Xiaomi 17T, le 17T Pro bénéficie d’un indice IP68 pour résister à la poussière et à l’immersion dans l’eau. Je regrette juste que la marque continue d’appliquer un film protecteur bas de gamme sur l’écran avec comme conséquences des bulles qui apparaissent rapidement et un décollage aux angles ou sur les bords. Le verre de l’écran justement profite d’un revêtement en verre Gorrila 7i seulement. Je m’attendais à mieux pour le prix.

Sous le capot, le Xiaomi 17T Pro pousse le curseur un cran au-dessus du 17T. Adieu Wi-Fi 6E et bonjour Wi-Fi 7. Il profite également de la recharge sans fil contrairement à son petit frère, moins cher.
Écran : très lumineux et bien calibré
Sans surprise, Xiaomi a soigné ce critère essentiel pour un smartphone : l’écran. La dalle AMOLED du Xiaomi 17T m’avait déjà réjoui par son excellente luminosité et sa bonne gestion des couleurs. Celle du 17T Pro semble sortir du même tonneau. Avec ma sonde Calibrite, j’ai pu mesurer un pic à 3331 nits en mode luminosité adaptative. C’est assez bluffant et surtout très pratique pour lire ce qui s’affiche à l’écran en plein soleil.

Cette dalle propose une définition de 2772 x 1280 pixels pour une résolution de 447 ppp. Mais puisqu’il ne s’agit pas d’un modèle LTPO, le rafraîchissement n’oscille qu’entre 60 et 120 Hz. Petit bonus par rapport au 17T, il peut grimper à 144 Hz pour jouer avec un brin de confort supplémentaire avec la poignée de jeux compatibles.
Performances : puissance et stabilité au rendez-vous
Pour la motorisation de ce 17T Pro, Xiaomi s’est tourné une fois de plus vers le Taiwanais MediaTek en misant sur son SoC Dimensity 9500. À la différence du Dimensity 8500 Ultra du Xiaomi 17T gravé en 4 nm, la finesse de gravure est ici de 3 nm. A priori, il devrait se montrer plus efficient et plus économe en énergie. Ce processeur octacore (un cœur C1-Ultra à 4,21 GHz, trois cœurs C1-Premium à 3,5 GHz et quatre cœurs C1-Pro à 2,7 GHz) complété par un GPU Mali-G1 Ultra MC12, est épaulé par 12 Go de RAM et 512 Go d’espace de stockage sur mon exemplaire de test. À noter que la marque propose également une version 12-256 Go moins onéreuse. Côté performances brutes, je n’ai rien à lui reprocher. Le SoC MediaTek (que j’ai déjà croisé à bord de l’excellent Oppo Find X9 Pro) donne entière satisfaction. Le score Antutu dépasse allègrement les 3 millions de points et les résultats dans Geekbench reflètent de très bonnes aptitudes en multicores.

Avec 3D Mark (pour les calculs GPU) il se défend également très bien. Quant au throttling, le ralentissement de la cadence du processeur pour éviter la surchauffe, c’est une autre paire de manches. Le Dimensity 9500 tient moins bien que le 8400 Ultra du Xiaomi 17T avec, en moyenne, une chute à 67 % de ses capacités lorsqu’il est fortement sollicité. Néanmoins, la stabilité reste au rendez-vous, contrairement aux smartphones premium ayant misé sur une puce Snapdragon 8 Elite Gen5 de Qualcomm.

De fait, en jeu, le Xiaomi 17T Pro peut aisément tenir la cadence. Avec Genshin Impact, et les détails graphiques poussés à fond, j’ai pu jouer très correctement pendant une heure avec un rafraîchissement à 60 fps. J’ai noté quelques ralentissements à 45-50 fps mais rien de dramatique. Ce qui ne change pas en revanche, c’est le phénomène de chauffe toujours très présent. Pendant le test de throttling justement, le dos de l’appareil a grimpé à 48°C.
Interface
Comme tous les autres membres de la famille, le Xiaomi 17T Pro est livré avec Android 16 recouvert de la surcouche logicielle maison HyperOS ici en version 3.0. Une interface parfois un peu recopiée sur l’iOS d’Apple mais à la sauce chinoise avec quelques améliorations des fonctions et un peu plus surchargée. On y trouve également quelques applications tierces préinstallées (AliExpress, TikTok, Amazon, CandyCrush, etc.) ainsi que pas mal d’applis et services Xiaomi demandant de multiples autorisations. Rien n’oblige toutefois à les conserver. L’IA est présente également mais pas aussi abondante que chez Samsung, Google ou encore Oppo.

Enfin, Xiaomi reste aussi peu généreux dans le suivi logiciel avec 5 ans promis pour les mises à jour système et 6 ans pour les correctifs de sécurité. Au prix officiel du smartphone, je trouve la démarche peu respectueuse de l’utilisateur.
Photo : on prend les mêmes et on recommence
Si le Xiaomi 17T Pro se distingue de son petit frère 17T avec son gabarit plus imposant et son processeur un poil plus performant, il reprend en revanche la même configuration photo réalisée en partenariat avec Leica. Il embarque ainsi un grand-angle de 50 Mégapixels (f/1,7) un téléobjectif x5 stabilisé (f/3,0) adossé à un capteur de 50 Mégapixels et un ultra grand-angle (f/2,2) avec un capteur de 12 Mégapixels J’attendais un peu mieux de ce dernier module. Tant pis, il faudra composer avec. Enfin, la caméra selfie se repose sur un capteur de 32 Mégapixels (f/2,2).

Sans surprise, les résultats obtenus restent très proches voire similaires à ce que peut produire le Xiaomi 17T. De jour, le grand-angle délivre des clichés particulièrement réussis avec un très bon piqué. La netteté est bien au rendez-vous tout comme les couleurs qui, avec le traitement défini par Leica, flattent gentiment la rétine.


Lorsque la nuit tombe, le grand-angle continue de donner satisfaction. Les couleurs sont toujours là et les clichés conservent un bon naturel. Les détails persistent malgré une petite accentuation des contours.


Le mode portrait se veut aussi assez convaincant. Les petits éléments comme les cheveux profitent d’un détourage soigné. Le bokeh est appliqué avec douceur. C’est réussi.

Le 17T Pro embarque un téléobjectif optique x5 (eq 115 mm). Avec lui, les clichés profitent aussi d’un bon rendu. Le lissage ne se montre pas trop agressif pour compenser une légère perte de détails. Il faut dire que la stabilisation optique joue également pleinement son rôle. C’est très appréciable. Les couleurs quant à elles, ne bronchent pas. C’est réussi.


Au-delà du grossissement x5, le zoom numérique prend le relais. Jusqu’au x10, les résultats demeurent très honnêtes. Le piqué prend un petit coup sur la tête mais les détails restent lisibles. L’appareil propose ensuite de passer à des grossissements plus forts, jusqu’au x120 (eq 2760 mm). Passé le grossissement x20, les choses se compliquent avec un lissage de plus en plus prononcé. Les images restent exploitables jusqu’au x30 pour une consultation sur petit écran. Passé ce niveau, la stabilisation optique ne peut plus rien et le résultat est souvent flou et grossier.

Tout va donc pour le mieux pour le Xiaomi 17T Pro jusqu’à l’utilisation de l’ultra grand-angle. Il n’évolue pas d’un poil par rapport à la version précédente de l’appareil (Xiaomi 15T Pro) et le travail opéré conjointement par Xiaomi et Leica ne semble pas l’avoir concerné. De jour, il délivre des clichés potables à condition de ne pas les regarder de trop près. J’y perçois alors une perte de détails et de netteté et une déformation visible en périphérie de l’image.


De nuit, l’ultra grand-angle est à la peine. Les sources lumineuses ne sont pas correctement gérées pour établir le point. Le flou s’invite rapidement tout comme le bruit numérique que le traitement logiciel ne parvient pas systématiquement à gommer.


Il serait temps que Xiaomi prête plus d’attention à ce module souvent mis à contribution pour immortaliser des bâtiments très grands, des ciels partiellement nuageux ou des paysages grandioses. Avec le Xiaomi 17T Pro, ce type de prise de vue n’est pas raté mais simplement décevant.
Batterie et recharge : ça tient et ça pulse
Pour que le 17T Pro tienne la longueur, Xiaomi a vu grand. L’appareil se dote ainsi d’un accu de 7000 mAh. C’est 500 mAh de plus que le Xiaomi 17T (qui au passage bénéficie lui aussi d’une batterie de 7000 mAh dans sa version chinoise). Ainsi armé, il se montre plutôt endurant avec le score très appréciable sur PC Mark de 24h29.

Dans la réalité, cette belle autonomie se traduit par trois jours éloignés d’une prise électrique. C’est plutôt confortable. Pour les joueurs invétérés, l’autonomie peut évidemment chuter surtout si la luminosité est poussée au-delà du raisonnable. Une heure de Genshin Impact avec les graphismes à fond a fait fondre la batterie de 11,5 %. Quand vient l’heure de la recharge, le 17T Pro reprend rapidement du poil de la bête. Il est compatible avec la charge 100W. Je l’ai branché à un chargeur Xiaomi de 120W. En 15 minutes, j’ai récupéré 39 % de charge puis 72 % en 30 minutes. Le plein est atteint en 45 minutes. Pas mal !

J’ai réitéré l’opération avec un chargeur Anker 100W. J’ai obtenu des résultats très proches sauf pour le plein : 31 % en 15 mn, 63 % en 30 mn et 100 % en 74 mn. Je rappelle enfin que le Xiaomi 17T Pro est compatible avec la charge sans fil jusqu’à 50W (avec le chargeur maison idoine).
Conclusion
Points forts
- Design classique mais finitions soignées
- Écran très lumineux et bien calibré
- Autonomie solide et recharge très rapide
- Des performances assez stables
- Photos grand-angle et zoom x5 de qualité
Points faibles
- Photos ultra grand-angle décevantes
- Suivi logiciel trop juste
- Prix en forte hausse
Note de la rédaction
Le Xiaomi 17T Pro ressemble à la version aboutie du Xiaomi 17T (tout court). Il profite d’un écran plus grand mais surtout d’une batterie plus endurante qui fonctionne en parfaite harmonie avec le logiciel et le processeur MediaTek retenu par Xiaomi. L’appareil se montre agréable au quotidien, c’est indéniable. J’ai apprécié son confort en mains tout comme son écran vraiment très lumineux qui procure une très bonne lisibilité dans toutes les conditions. Le volet photo est à la hauteur de mes espérances avec un grand-angle précis et fiable et un téléobjectif optique x5 qui délivre des clichés de très bonne qualité. Je regrette que le module ultra grand-angle n’ait pas profité d’autant d’attention de la part des ingénieurs. C’est le parent pauvre de ce mobile, comme bien trop souvent sur les smartphones. Ce Xiaomi 17T Pro me donne satisfaction mais je regrette qu’avec un prix en hausse de 100 euros tout de même par rapport à l’an dernier, Xiaomi n’en donne pas un petit peu plus. À commencer par un suivi logiciel plus sérieux histoire de se hisser à la hauteur de ses principaux concurrents (Samsung, Google et Apple) qui ont depuis belle lurette atteint le palier de 7 ans. Néanmoins, le Xiaomi 17T Pro se classe dans la catégorie des smartphones moyen/haut de gamme les plus solides techniquement. Et les promos qui ne vont pas tarder à fleurir lui rendront son juste prix.

