Pour célébrer les 30 ans de Pokémon, LEGO a sorti l'artillerie lourde avec un diorama colossal réunissant les trois évolutions finales de notre enfance : Florizarre, Dracaufeu et Tortank. J'ai passé une quinzaine d'heures à assembler ce trio mythique en briques pour voir si l'hommage est vraiment à la hauteur de la légende. Alors, est-ce une véritable pièce de collection ou un simple coup marketing ? Voici mon verdict !
- Un set colossal de 6838 pièces
- Assemblage amusant et satisfaisant
- Des Pokémon bien réalisés et sublimes en exposition
Trente ans ! Cela fait déjà trois décennies que la franchise la plus lucrative de l'histoire du jeu vidéo a envahi nos vies. Pour fêter ce grand anniversaire, LEGO ne s'est pas contenté du minimum : la marque a lâché pas moins de trois sets d'un coup. Si Pikachu et Évoli ont eu droit à leurs sets dédiés, c'est bien le troisième, le plus massif, qui a immédiatement attiré notre attention à la Rédaction. Au programme : un diorama spectaculaire réunissant les trois évolutions finales des starters de Kanto : Florizarre, Dracaufeu et Tortank, trônant chacun dans leur biome naturel.
Mais empiler des briques pour recréer nos souvenirs d'enfance suffit-il à justifier l'achat de ce mastodonte ? J'ai passé une quinzaine d'heures sur ce set pour voir s'il méritait le titre de meilleur hommage à la licence et voici mon avis.
Sommaire
- Les caractéristiques principales du LEGO Florizarre, Dracaufeu et Tortank (72153)
- Un déballage magistral et une construction à la carte
- Construction du set Florizarre, Dracaufeu et Tortank : mon expérience
- L'hommage ultime aux 30 ans de Pokémon ?
Les caractéristiques principales du LEGO Florizarre, Dracaufeu et Tortank (72153)
| Date de sortie | 27 février 2026 |
| Franchise associée | Pokémon |
| Numéro d'article | 72153 |
| Nombre de pièces | 6838 |
| Temps de montage estimé | ~15 heures |
| Dimensions de chaque figurine | Hauteur : 18 cm Largeur : 23 cm Profondeur : 20 cm |
| Nombre de figurines | 0 |
| Âge recommandé | 18+ |
| Prix de lancement | 649,99€ |
Un déballage magistral et une construction à la carte
On ne va pas se mentir, LEGO sait y faire quand il s'agit de brosser les fans dans le sens du poil. Le soin apporté au packaging saute aux yeux immédiatement. On ne se retrouve pas avec un simple carton géant, mais avec trois superbes boîtes rouge et blanc indépendantes, rappelant évidemment les Poké Balls. Sur chacune d'elles, le symbole de l'élément (Plante, Feu, Eau) indique quel monstre s'y cache. Mais la véritable idée de génie de ce set, c'est l'indépendance de chaque construction !
Face à la montagne de sachets, on découvre trois manuels d'instructions distincts, vous êtes donc totalement libre de choisir par lequel commencer. Envie de démarrer par Tortank ? De garder Dracaufeu pour le final ? C'est vous qui décidez.

C'est aussi une configuration parfaite si vous voulez monter le set à plusieurs, chacun s'occupant de son Pokémon dans son coin avant de tout réunir.
Construction du set Florizarre, Dracaufeu et Tortank : mon expérience
À la Rédac, c'est Florizarre qui a ouvert le bal. L'architecture de chaque module suit la même logique : on commence par bâtir l'environnement naturel, avant d'assembler la créature.
Pour le type Plante, on attaque avec un lopin de terre détaillé, recouvert d'herbe, d'étendues de sable et parsemé de fleurs très colorées. C'est dense, généreusement fourni en petites pièces de décoration, et l'illusion de ce petit biome à la lisière d'une plage fonctionne parfaitement sous tous les angles. D'ailleurs, un conseil pour ceux qui hésiteraient : ne vous fiez pas seulement aux photos qui mettent surtout en avant les créatures. En réalité, l'assemblage de ces socles scénarisés demande un vrai temps de construction et d'attention. On y consacre facilement la moitié du temps passé sur chaque module, ce qui prouve que LEGO n'a pas traité le décor comme un simple accessoire.

Une fois ce jardin prêt à l'accueillir, le Florizarre prend enfin forme sous nos doigts. Et là, honnêtement, c'est la grosse claque visuelle ! C'est sans doute la plus belle réussite technique de toute cette boîte (et c'est d'ailleurs le chouchou incontesté de l'équipe JVTech).
Réussir à traduire un design de batracien aussi rond, trapu et organique en utilisant des briques LEGO était un défi de taille sur le papier. Pourtant, c'est un carton plein : de l'énorme fleur rose sur son dos aux larges feuilles qui l'entourent, jusqu'à l'articulation de sa mâchoire qui permet de lui donner un air plus menaçant, tout est juste. Il en impose vraiment une fois posé sur son socle !


On enchaîne avec la star de notre temps : Dracaufeu. On commence par ériger une petite formation rocheuse d'où s'échappe une coulée de lave. Et malheureusement, c'est ici que le set montre sa seule véritable faiblesse. Comparé aux détails du socle de Florizarre, ce décor volcanique fait un peu pauvre. Les finitions sont plus sommaires, ce qui est assez frustrant pour le Pokémon le plus en vogue depuis quelque temps, censé dominer la scène par sa hauteur. On aurait pu imaginer, par exemple, des briques aux teintes variées, voire translucides, pour représenter la lave et apporter un véritable effet de profondeur.
Heureusement, le montage du dragon en lui-même relève le niveau et nous fait vite oublier ce socle un peu trop sage. On s'attaque d'abord à son buste, puis le reste du corps, et évidemment, on prend un malin plaisir à venir fixer la fameuse flamme au bout de sa queue articulée.
Au final, le pokémon a vraiment de l'allure et sauve son module, même si le design et la conception de ses ailes restent, eux aussi, assez basiques et auraient mérité un peu plus de complexité.


On termine en beauté avec le gros Tortank. Son socle marin est assez stylé : les briques simulent de grosses vagues qui s'écrasent autour de ses pattes, donnant l'impression qu'il vient de déclencher une attaque Surf dévastatrice.

Le montage de la tortue est un pur régal d'ingéniosité d'un bout à l'autre. Comme c'est souvent le cas sur les gros sets récents de la marque, on débute par un squelette interne entièrement composé de briques aux couleurs ultra-vives (rose fluo, vert pomme, jaune pétant) qui seront totalement invisibles une fois le modèle terminé. C'est un repère visuel pratique : cela empêche de se perdre ou de faire des erreurs de perspective. D'ailleurs, la conception de l'immense carapace est une excellente surprise. L'assemblage des plaques pour recréer sa texture bombée et son large contour blanc crème se fait de manière très astucieuse.
On emboîte les différents sous-ensembles sans jamais se prendre la tête, en voyant le volume et le poids du Pokémon s'épaissir à vue d'œil. On vient ensuite fixer ses grosses pattes, avant de conclure en beauté. La fixation de sa tête et l'installation de ses deux fameux canons sur les épaules, que l'on prend plaisir à orienter pour lui donner une posture d'attaque.


Je dois absolument souligner un point qui m'a mis en joie : ce set ne contient absolument aucun autocollant. Zéro. Nada. Pour les gens comme moi qui détestent devoir coller des stickers au millimètre près, c'est une bénédiction. Toutes les pièces à motifs (les yeux de nos Pokémon) sont tampographiées. Ajoutons à cela des manuels clairs (je n'ai même pas ouvert l'appli LEGO Builder de tout le montage), et on obtient une expérience relaxante et amusante du début à la fin.
L'hommage ultime aux 30 ans de Pokémon ?

Après environ quinze heures à manipuler de la brique, le résultat en impose sévèrement. Est-ce que ce set est à la hauteur de la folie Pokémon ? La réponse est un grand OUI.
Si l'on excepte le décor de Dracaufeu qui manque un poil d'ambition, et peut-être le manque de finesse au niveau de la tête de Florizarre, c'est un sans-faute. LEGO a su capter l'essence de ces trois géants sans tomber dans la caricature. Ce diorama massif trouve le parfait équilibre entre un moment de construction profondément gratifiant et une pièce de collection qui va facilement faire des jaloux une fois exposée chez vous.
- Un set colossal de 6838 pièces
- Assemblage amusant et satisfaisant
- Des Pokémon bien réalisés et sublimes en exposition
Conclusion
Points forts
- Un découpage intelligent pour un montage à plusieurs
- L'absence totale d'autocollants, un luxe toujours appréciable
- L'ingéniosité du montage
- Le dynamisme des socles de Tortank et Florizarre
- Une présence visuelle incroyable une fois les 3 Pokémon réunis
Points faibles
- Le biome de Dracaufeu, un peu paresseux par rapport aux deux autres
Note de la rédaction
Pour les 30 ans de la licence, LEGO livre une véritable déclaration d'amour à la première génération. Avec une quinzaine d'heures de montage au compteur, ce set offre une construction modulable, intelligente et relaxante. Si Dracaufeu hérite d'un décor un peu trop simpliste face à l'excellence du jardin de Florizarre et des vagues de Tortank, l'ensemble n'en reste pas moins spectaculaire. C'est une belle pièce maîtresse pour tout collectionneur Pokémon qui cherche une décoration nostalgique.

