Voyager à l’étranger est un casse-tête pour beaucoup de personnes, en raison de la barrière de la langue. Mais aujourd’hui, des appareils existent pour transformer n’importe qui en un véritable polyglotte, sans avoir à prendre de cours. J’ai testé l’un d’entre eux, à savoir le Vasco Translator Q1, et j’ai trouvé l’expérience bluffante.
- Rapide et précis pour traduire
- Carte SIM utilisable dans 200 pays
- Bonne autonomie
Sommaire
- Déballage du Vasco Translator Q1
- Une interface épurée sous Android
- Un traducteur intelligent, qui s’utilise partout
- L’intelligence artificielle au service de l’immersion
- Une excellente autonomie, pratique pour voyager
Comme beaucoup de personnes de ma génération, la seule langue étrangère que je maîtrise suffisamment pour me débrouiller à l’étranger, c’est l’anglais. C’est déjà bien, me direz-vous, mais en pratique, c’est limité : il suffit que mon interlocuteur ait un épais accent ou qu’il ne comprenne pas ce que je raconte pour que ce soit la panique.
Et en plus, il n’y a pas que l’anglais dans le monde et, dans de nombreux pays, il n’est pas parlé. Dans ces cas-là, on peut improviser avec Google Traduction, à condition d’avoir du réseau… Ou bien tenter l’expérience avec un appareil de traduction automatique autonome, comme le Vasco Translator Q1. J’ai pu le tester durant plusieurs semaines et j’ai été bluffée par la proposition de ce petit accessoire qui mérite clairement qu’on lui donne sa chance.
Déballage du Vasco Translator Q1
Le Vasco Translator Q1 est livré dans une petite boîte, accompagné d’un câble USB-C dédié à son chargement et d’une dragonne afin de le porter au poignet. C’est un appareil de petite taille : 12,4 x 5,9 x 1,3 cm, pour un poids de 147 grammes. Il est équipé d’un écran tactile TFT de 3,54 pouces.



Le traducteur de poche est approximativement deux fois plus petit qu’un smartphone, sans être deux fois moins lourd. Il reste cependant très maniable et tient dans la poche lorsqu’on ne l’utilise pas.

La boîte du Vasco Translator Q1 comprend également un épais guide de démarrage, traduit en de multiples langues : pas besoin d’utiliser l’appareil pour comprendre ce qui est écrit, le français y est inclus. Mais l’idéal pour se familiariser avec le dispositif reste de l’allumer.
Une interface épurée sous Android
Lors du premier démarrage, le Vasco Translator Q1 demande quelques petits réglages. Mais j’ai pu apprécier qu’il ne nécessite pas de longue création de compte : il est opérationnel en quelques instants et c’est vraiment agréable.
L’interface de l’appareil est sous Android, mais il s’agit d’une version très modifiée : impossible d’installer des applications, ce qui n’est pas surprenant. En revanche, on retrouve certaines fonctionnalités typiques de l’OS de Google, comme celles en lien avec la connectivité Wi-Fi ou l’accessibilité.



La navigation dans les menus est très claire et on comprend immédiatement ce qui est proposé par Vasco. Tout tourne, sans surprise, autour de la traduction :
- Traducteur vocal de conversation en face-à-face
- Traducteur d’appels
- Traducteur de photos grâce au capteur intégré
- Traducteur de texte
- Chat de groupe
- Apprentissage, pour acquérir des notions utiles avant de voyager
La proposition est donc très complète, mais reste désormais à savoir si elle tient ses promesses.
Un traducteur intelligent, qui s’utilise partout
L’une des premières caractéristiques à noter au sujet du Vasco Translator Q1, c’est que l’appareil embarque une carte SIM qui lui permet de se connecter automatiquement à un réseau sans fil, dans n’importe quel pays, le tout sans avoir à payer d’abonnement. C’est un avantage évident pour voyager sans stress et, bien évidemment, il est possible de coupler cette connexion 4G avec celle d’un réseau Wi-Fi local.

Les différents outils de traduction vocale prennent en charge 54 langues, dont 53 sont gérées à l’oral : seul le gaélique est uniquement traduit de manière textuelle, mais gageons que vous ne visitez pas l’Irlande profonde tous les jours.
La traduction vocale est tout simplement bluffante. Il m’arrive parfois d’utiliser Google Traduction durant mes voyages, mais la proposition du Vasco Translator Q1 n’a strictement rien à voir : ici, la traduction est réellement instantanée et la captation de l’échange est très précise. J’ai pu l’utiliser pour discuter avec un interlocuteur anglophone dans un environnement bruyant, sans perte de compréhension.


Les traducteurs de texte et de photos fonctionnent également très bien. À ce niveau-là, le résultat est au-dessus de ce que peut proposer Google Traduction, sans pour autant justifier à lui seul l’acquisition de l’appareil de Vasco : il s’agit néanmoins de fonctionnalités supplémentaires et utiles en voyage, et avec 108 langues prises en charge à l’écrit, il y a de quoi faire.

Le traducteur d’appels, en revanche, se révèle davantage innovant, même si l’on commence à trouver des outils d’IA similaires sur certains smartphones. Il permet d’utiliser le Vasco Translator Q1 pour passer des appels téléphoniques à des interlocuteurs étrangers afin de bénéficier d’une traduction à la volée. C’est donc la version téléphonique de la traduction vocale, et ça fonctionne plutôt bien. En revanche, au-delà des 10 minutes offertes par la marque, la prestation devient payante : comptez 5 euros les 10 minutes d’appels traduits. Cela destine donc l’usage de cette fonction à des appels courts et occasionnels.
L’intelligence artificielle au service de l’immersion
Le Vasco Translator Q1 est sorti l’année dernière. Dans ce contexte, et compte tenu du prix de l’appareil, il était inconcevable de ne pas y trouver d’IA… Mais c’est un constat à relativiser. En effet, Vasco compte bien doter son Translator Q1 d’un assistant IA, nommé Vasco Assistant, mais celui-ci ne sera déployé sur l’appareil qu’à partir du 31 mars prochain. Je n’ai donc pas pu le tester. La bonne nouvelle, c’est qu’il sera possible de l’utiliser sans frais supplémentaires.


Dans l’immédiat, l’outil qui se rapproche le plus de l’IA intégrée au Vasco Translator Q1 se trouve être la solution permettant de cloner sa voix pour la traduction vocale. C’est une proposition qui est assez peu mise en avant par la marque, et c’est vraiment dommage, car elle est bluffante : en lisant un tout petit texte, l’appareil est capable de reproduire l’empreinte de la voix de son utilisateur. Personnellement, j’ai eu l’impression d’entendre mon double en train de parler un anglais ou un japonais parfait, et ça m’a clairement épatée. La solution marche également pour les appels téléphoniques, ce qui est immersif pour l’interlocuteur.

En outre, il est bon de souligner que le Vasco Translator Q1 joue la carte de la sécurité et de la transparence : si vous décidez de cloner votre voix, celle-ci ne restera opérationnelle sur l’appareil que 14 jours au maximum, avant d’être effacée.
Une excellente autonomie, pratique pour voyager
Enfin, l’autonomie du Vasco Translator Q1 s’avère très bonne, et cela même s’il est connecté en permanence. Avec une batterie de 2 500 mAh et un écran TFT qui passe en veille lorsqu’il n’est pas utilisé, l’appareil peut fonctionner jusqu’à quatre jours avant de devoir être rechargé. Bien évidemment, si vous l’utilisez de manière intensive en voyage, vous devrez forcément le recharger plus tôt, mais comme il utilise une connectique USB, vous pouvez tout à fait le brancher sur le chargeur de votre smartphone ou sur une batterie externe pour le recharger.
Conclusion
Points forts
- Carte SIM intégrée et gratuite
- Immense choix de langues
- Interface claire et réactive
- Respecte la vie privée
- Excellent travail de traduction
- Bonne autonomie
Points faibles
- Manque de fonctions IA
- Traductions d'appel payantes
Note de la rédaction
Si vous voyagez régulièrement dans des pays étrangers dont vous ne parlez pas la langue, le Vasco Translator Q1 se présente comme un véritable « game changer », capable de vous ouvrir bien des portes, que ce soit en matière de compréhension et de communication orale ou écrite. Certes, cet appareil a un coût, mais il se justifie notamment par sa connectivité et par la variété de fonctionnalités disponibles. Le fait de savoir que Vasco travaille sur des solutions d’IA qui seront déployées sur le Vasco Translator Q1 contribue à en étoffer l’intérêt sur la durée. Reste qu’il faut oser le sortir pour l’utiliser, car il faut bien le dire, c’est aussi un sacré objet de curiosité.
