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Test high tech J’ai testé le Saros 20 de Roborock : un aspirateur robot champion de l’escalade
4.5
Profil de Fbrochain,  Jeuxvideo.com
Fbrochain - Rédaction jeuxvideo.com

Pas de bras articulé, pas plus que de rouleau serpillière. Le Saros 20 joue dans la cour des robots aspirateurs classiques mais avec un petit truc en plus : une appétence particulière pour la grimpette.

Roborock Saros 20
L'excellence du nettoyage dans un design ultra-plat
  • Un robot presque tout-terrain
  • Aspiration très efficace
  • Lavage des sols performant
Rakuten
À partir de :
988,01€

Sommaire

  • Roborock Saros 20 : la fiche technique
  • Design : un robot qui conserve son summer body
  • Navigation : un baroudeur touché par la presbytie
  • Aspiration : à l’aise sur toutes les surfaces
  • Lavage : range-moi cette brossette !
  • Application : un exemple à suivre
  • Entretien : le souci de l’hygiène

Roborock a fait très fort durant le CES, le gigantesque salon de l’électronique grand public qui se tient tous les ans en début d’année à Las Vegas. La firme y a présenté sa vision de l’aspirateur robot capable non seulement de monter les escaliers (j’en avais déjà croisé trois conçus par d’autres marques lors du salon IFA à Berlin en septembre 2025) mais aussi de les nettoyer au passage. Et ça, c’est une grande première. Mais il faudra encore patienter un peu pour accueillir chez soi le Saros Rover (c’est son nom) qui demeure encore aujourd’hui à l’état de prototype.

En attendant, la marque chinoise propose deux autres modèles plus traditionnels et néanmoins haut de gamme. Le Saros 20 Sonic et Saros 20 (tout court) que je teste ici. La principale différence entre les deux versions se joue sur la technique de lavage. Le premier se dote d’une serpillière vibrante quand le second se pare de patins rotatifs. Pas de rouleau donc. Une technique pourtant efficace mais que Roborock se contente pour l’instant de mettre à l’épreuve dans son nouveau Qrevo Curv 2 Flow, un robot de milieu de gamme également présenté au CES.

Au programme de ce Saros 20 — qui succède au Saros 10 de l’an passé — une puissance d’aspiration accrue (36 000 Pa tout de même), une mise à jour du système de navigation StarSight 2.0 capable de reconnaître pas moins de 300 objets et surtout, une grosse évolution du mécanisme AdpatiLift qui donne au robot la capacité de franchir des seuils jusqu’à 8,8 cm ! Pas en une seule fois. Il grimpe d’abord une marche de 4,5 cm puis une seconde, très proche, de 4,3 cm. La plupart des appareils concurrents tournent le dos à de tels obstacles. J’étais donc curieux de mettre ce nouveau Saros à l’épreuve même si j’ai dû me plier à une petite séance de bricolage pour y arriver. Je n’ai pas chez-moi de seuils aussi hauts et heureusement sinon, c’est gamelle assurée. Néanmoins, je conçois que ce système puisse s’avérer pratique dans les maisons anciennes où les pièces ne sont pas toutes au même niveau. Par ailleurs, ce nouveau AdaptiLift 3.0 est aussi mis en œuvre pour aspirer les tapis très épais. Et ça, j’ai ! Voyons voir si les super-pouvoirs de ce nouveau Saros 20 se montrent à la hauteur.

Roborock Saros 20 : la fiche technique

CaractéristiquesDétails
Aspiration36 000 Pa
LavagePatins, pression au sol jusqu’à 13N
Station tout-en-unSac à poussière de 2,5 L, bac d’eau propre de 4 L, bac d’eau sale de 3,5 L, autonettoyage, lavage serpillère à 100°C, séchage à air chaud à 55°C, compartiment pour détergent
NavigationLiDAR électronique + Caméra, capteur de proximité, IA anti-obstacle
Batterie6400 mAh – environ 240 m2 - recharge 2,5h
Dimensions robot353 x 350 x 79,8 mm
Dimensions station38,1 x 47,5 x 48,8 cm
Prix au lancement1289 euros

Design : un robot qui conserve son summer body

Pas de look futuriste ni de couleurs extravagantes pour le nouveau venu dans la gamme Saros. Roborock conserve le design traditionnel auquel je suis habitué depuis plusieurs années maintenant. Le robot est habillé d’une robe de plastique noir brillant à l’exception de la partie du capot qui dissimule son collecteur de poussière qui reste mat. Dommage que ce revêtement ne soit pas appliqué sur tout le corps de l’appareil puisque la zone brillante collecte facilement poussière et traces de doigts.

Roborock Saros 20

Le gabarit du robot reste lui aussi dans les standards établis par Roborock pour sa gamme Saros de l’an dernier. L’appareil conserve sa taille « Slim » avec sa hauteur de seulement 7,98 cm pour se glisser sous les meubles bas. Comme le Saros 10R , il est démuni de tourelle (même rétractable) pour abriter un télémètre laser. Il n’en a pas besoin puisqu’il exploite un système de navigation différent, j’y reviendrai plus loin.

Roborock Saros 20

Sous le robot, je retrouve avec plaisir la brosse principale DuoDivide très efficace pour éviter les emmêlements de cheveux longs. La brossette latérale extensible FlexiArm est toujours de la partie pour balayer dans les coins et le patin droit, lui aussi extensible pour longer les murs, répond à l’appel.

Roborock Saros 20

Ce qui intrigue c’est le système AdaptiLift qui permet au robot de se surélever à la fois vers l’arrière et vers l’avant. Il est constitué de roues relevables et de bras dotés de roulettes pour hisser le corps tout entier de l’appareil. Hâte de le voir à l’œuvre.

Roborock Saros 20

Quant à la station, elle arbore elle aussi un look dans la lignée des autres Saros. Plutôt compacte, elle offre à la vue de tous ses deux bacs d’eau propre et sale avec leur poignées. J’aurai bien apprécié la présence d’un capot pour les dissimuler.

Roborock Saros 20

Roborock l’affirme : le nouveau système de navigation StarSight 2.0 (présent sur le Saros 10R de l’an dernier) a été amélioré. Il permettrait à présent une cartographie plus rapide, un évitement d’obstacles plus précis et la reconnaissance de 300 objets contre 108 auparavant. À la manœuvre, un LiDAR à semi-conducteurs (et non mécanique/électronique comme dans la plupart des robots) couplé à un capteur 3D ToF comme sur les appareils photo, une caméra RVB boostée à l’IA, une caméra infrarouge à l’avant et à l’arrière.

J’ai testé le Saros 20 de Roborock : un aspirateur robot champion de l’escaladeRoborock Saros 20

Un véritable arsenal permettant au robot de se déplacer sans heurts, sans se perdre et d’éviter a priori le moindre obstacle qui se présente sur son chemin. J’avais été séduit par ce procédé sur le Saros 10R. Mais malgré les promesses de Roborock, je dois avouer que l’évolution ne saute pas aux yeux avec la dernière mise à jour apportée. Je n'ai pas trouvé que la cartographie était plus rapide et l’évitement d’obstacle m’apparaît au même niveau. Le Saros 20 a correctement identifié et évité le câble placé intentionnellement sur son chemin. Il a pris soin d’en faire le tour et de nettoyer au plus près (quelques centimètres) sans l’engloutir. Il a aussi reconnu le chat et a abaissé le régime de son moteur tout en rangeant sa brossette latérale pour ne pas effrayer l’animal. Bien. Mais il n'a pas vu la petite figurine (4 cm de haut) ni la petite voiture placés devant lui. Il leur a foncé dessus sans s’arrêter et les a traînés au sol jusqu’à son retour à la station. Enfin, il peut aussi avoir des hallucinations en confondant un reflet du soleil sur le carrelage avec une tache liquide ou des amas de particules. Son acuité n’est donc pas si exceptionnelle et je m’attendais à de sérieux progrès. Conséquence : il faudra tout de même procéder à un minimum de rangement avant de le lâcher.

Roborock Saros 20

Mais la grande nouveauté de ce Saros se niche au-dessous de l’appareil. C’est le système AdaptiLift 3 qui permet au robot de franchir, en deux fois, des seuils de 8,8 cm. Pour tester cette capacité, je l’ai mis au défi de faire le ménage sur ma terrasse. Sauf que, pour y accéder seul, il doit franchir le rail de la porte-fenêtre soit une première hauteur de 4,5 cm puis une seconde de 2 cm. Il y est parvenu après trois tentatives et autant de stratégies. Il s’est d’abord incliné vers le haut en tentant sa chance sans succès. Il a ensuite hissé son corps tout entier. Encore raté. Enfin, il s’est appuyé sur ses bras et ses roulettes auxiliaires avec une forte inclinaison. Et, à grand fracas, il a fini par franchir l’obstacle en retombant assez lourdement de l’autre côté.

Roborock Saros 20Roborock Saros 20

En revanche, il n’a pas pu revenir. Impossible pour lui de franchir 6,5 cm d’un coup. Il n’a même pas essayé. C’est en plaçant un tasseau de bois devant le rail (4 cm de haut) que le robot a pu rentrer au bercail. Je dois reconnaître que l’exercice n’était pas aisé. Les prises pour s’agripper étaient assez maigres et pourtant, le pari est réussi. Il n’aura donc aucun mal à franchir les seuils un peu hauts et irréguliers des vieilles maisons de campagne. Mais il faudra du coup aussi surveiller qu’il ne se fasse pas la malle pendant son tour de reconnaissance.

Aspiration : à l’aise sur toutes les surfaces

Avec 36 000 Pa au compteur, le Saros 20 entre dans la catégorie des aspirateurs robots les plus performants du moment. Mais la puissance ne fait pas tout. C’est sur le trio moteur/brosse principale/brossette latérale qu’il faut compter pour obtenir un nettoyage efficace. Sur sols durs, le Saros 20 est tout à son aise. Il collecte sans peine la moindre miette ou les petits grains de litière sans les éparpiller aux quatre coins de la pièce. La brossette latérale tourne à une vitesse bien adaptée. Le bras extensible sur lequel elle est montée se déploie de façon régulière pour atteindre le dessous des meubles et les coins. C’est plutôt satisfaisant.

Roborock Saros 20

Sur moquette ou tapis à poils ras, le résultat n’est pas mal non plus. La brossette demeure active ce qui reste appréciable pour longer les murs aussi sur ce type de sol. Le régime moteur monte automatiquement dans les tours. Reste enfin les tapis épais pour lesquels le système AdaptiLift a aussi été optimisé. Il est pensé pour que le robot puisse mener une aspiration efficace sans s’étouffer.

que

Et en effet, à l’approche d’un tel tapis (le mien fait 3 cm d’épaisseur), le Saros élève son châssis puis se pose dessus. Il peut recalculer de temps en temps la hauteur la mieux appropriée. Résultat : il a réussi à collecter presque tous les grains de semoule que j’y avais semé sans s’embourber dans les poils longs. Il se montrera plus efficace encore sur un tapis très épais mais moins « poilu ».

Lavage : range-moi cette brossette !

Pour nettoyer les sols, le Saros 20 applique donc la traditionnelle technique des patins rotatifs. Ceux-ci effectuent 200 rotations par minute avec une pression exercée au sol de 8 à 13 N selon le degré d’encrassement. Le patin droit est également extensible pour tenter d’atteindre les coins et ne pas oublier d’angles. La méthode est donc connue, bien maîtrisée et a montré son efficacité depuis quelques années. Aussi, sans surprise, avec un sol peu sale, pour un entretien régulier, le Saros 20 ne laisse derrière lui aucune trace. Les bords des murs sont correctement longés mais je remarque que Roborock a raté une étape dans la programmation de son appareil : la brossette latérale continue de tourner. Cet oubli n’est pas très gênant dans ce cas de figure mais le devient par la suite. Lorsque le Saros rencontre un liquide renversé au sol, il adopte une stratégie bien rodée. Il coupe l’aspiration, relève la brosse principale, dégaine ses serpillières et se met au boulot. Mais dans ce cas, l’activité de la brossette latérale est beaucoup plus discutable puisqu’elle patauge dans le liquide et s’en imprègne. Un comportement bizarre puisque le Saros 10R, son prédécesseur, prenait soin de relever sa brossette pour ne pas la contaminer.

Roborock Saros 20

Ce détail gênant mis à part, le Saros 20 fournit du bon travail. Les tâches sèches et un peu plus incrustées disparaissent après deux passages. Rien à redire. À noter que lorsque le robot détecte des traces persistantes, il emploie de l’eau chaude pour tenter d’en venir à bout. Le système AdaptiLift (eh oui, encore lui) joue aussi son rôle durant le lavage des sols. Il permet au robot d’exercer une pression un peu plus forte sur le sol pour ôter les tâches tenaces. Mais attention à l’approche des tapis. Le robot n’a pas toujours le compas dans l’œil. Et de l’ai surpris plus d’une fois à laisser traîner une partie de sa serpillière trempée sur toute la longueur de mon tapis à poils longs.

Roborock Saros 20

Application : un exemple à suivre

J’ai toujours apprécié l’appli de Roborock et je campe sur ma position. Elle reste, à mes yeux, l’une des plus claires et des plus simples à manipuler tant pour les utilisateurs avertis que pour ceux qui découvrent l’univers des aspirateurs robots. L’installation de l’appareil ne prend que quelques minutes et, sitôt après son tour de reconnaissance dans la maison, il est possible de modifier facilement la carte dressée. La précision est au rendez-vous mais le robot peut se méprendre sur la nature des sols traversés. Quelques clics suffisent pour y remédier mais aussi réarranger les pièces, placer des murs invisibles ou des zones qui lui sont interdites ou disposer des meubles (il en reconnaît également automatiquement quelques-uns).

Roborock Saros 20

Tous les réglages sont aisément accessibles et intuitifs. On note aussi la mise à disposition de certaines fonctions encore en phase de test (béta) comme celle qui l’oblige à utiliser sa brossette latérale pour nettoyer sous les appareils ou encore pour relaver lorsque le robot fait face à de la « saleté abondante ». Par ailleurs, j’apprécie aussi la possibilité aujourd’hui de purger le réservoir d’eau du robot (pratique si l’on souhaite le transporter (pour un déménagement par exemple) et la fonction permettant de nettoyer la base de la station à l’eau.

Entretien : le souci de l’hygiène

Si le Saros 20 a évolué par rapport au Saros 10R de l’an passé, c’est aussi le cas de la station qui l’accompagne. Le RockDock, c’est son nom, embarque un bac d’eau propre de 4 L et un bac d’eau sale de 3,5 L. Juste au-dessous, dissimulés derrière une plaque de plastique en façade, se cache un sac à poussière de 2,5 L ainsi qu’un réservoir pour l’ajout automatique de détergent.

Roborock Saros 20

Jusque-là, du classique. Ce qui change, c’est la température de l’eau de lavage des serpillières. Elle atteint maintenant 100°C contre 80°C auparavant. Il est également possible d’activer un trempage dans l’eau chaude si elles sont vraiment sales. Une fois lavées, les serpillières sont ensuite séchées avec une soufflerie à 55°C. Le ronronnement, qui peut durer entre trois et quatre heures, est assez audible (45 dB A). Le sac à poussière est également ventilé avec de l’air frais. Je n’ai pas rencontré de problèmes de maintenance. Malgré le café frais nettoyé, les serpillières sont redevenues très propres après leur bain dans l’eau chaude. Après une semaine d’utilisation intensive, la planche de lavage (amovible) n’était que très peu encombrée de résidus.

Roborock Saros 20

Quant à l’entretien du robot lui-même, j’apprécie toujours autant l’efficacité de la brosse DuoDivide autour de laquelle rien ne s’emmêle. Je serai même tenté d’en dire autant de la brossette latérale qui, si elle ne collectionne aucun cheveux long, s’encrasse plus rapidement en raison de son activation pendant le lavage des sols.

Roborock Saros 20

Enfin, il semble que Roborock ait enfin jeté un œil à ce qui se pratique chez la concurrence. Le Saros 20 s’accompagne de deux sacs à poussière et d’une paire de serpillières supplémentaires. Point de détergent encore (toujours vendu à prix d’or) mais un peu plus de générosité sur les consommables, c’est toujours bon à prendre.

Roborock Saros 20
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Conclusion

Points forts

  • Un robot presque tout-terrain
  • Aspiration très efficace
  • Lavage des sols performant
  • Station d’accueil hygiénique

Points faibles

  • Petits obstacles non détectés
  • Brossette latérale active pendant le lavage
  • Bruit de la station pendant le séchage
  • Pas de détergent fourni

Note de la rédaction

Le nouveau venu au sommet du catalogue de Roborock tient honorablement son rang. S’il ne révolutionne pas le genre, il impressionne par ses performances. Il délivre une aspiration au top et se montre également très à l’aise dès qu’il s’agit de passer un coup de serpillière, léger ou assidu. Ses aptitudes en escalade, pour franchir sans encombre les seuils un peu élevés ou les pieds de meubles, trouvent aussi leur intérêt auprès de tous ceux qui rechignent encore à investir dans ce genre d’engin à cause d’un sol peu adapté aux robots équipés de simples roulettes. Je note tout de même deux points qui assombrissent le tableau. Le système de navigation StarSight 2.0 mérite encore quelques améliorations pour esquiver les petits objets. Une maison avec enfants où de multiples jouets de taille variable jonchent le sol n’est pas son terrain de prédilection. Par ailleurs, je regrette cette petite erreur concernant la brossette latérale. Son activité en mode lavage s’avère contre-productive. Rien qui ne saurait être toutefois corrigé avec une mise à jour logicielle. Si votre logement s’avère peu encombré et ne comporte aucun seuil de plus de 4 cm de haut, le Saros 20 ne représente pas le meilleur choix du moment. Son aîné, le
Saros 10R
ou même le
Saros 10
, avec son LiDAR rétractable et un poil de puissance en plus, pourra tout à fait rendre les mêmes services pour un prix moins élevé.

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