Secretlab n’en est plus à son coup d’essai sur le mobilier orienté gaming. Après ses chaises, la marque a lancé une gamme de bureaux baptisée MAGNUS dont le dernier-né n’est autre que le jeune Evo. Je l’ai monté, réglé et utilisé comme poste principal pendant plusieurs jours, histoire de voir ce qu’il vaut au quotidien, du montage à l’usage.
Sommaire
- Fiche technique du bureau assis-debout Secretlab MAGNUS Evo
- Un montage simple et une mise en marche immédiate
- Design et confort d’utilisation du Secretlab MAGNUS Evo
- Fonctionnalités du Secretlab MAGNUS Evo
Fiche technique du bureau assis-debout Secretlab MAGNUS Evo
| Hauteur | de 72 à 117 cm. |
| Largeur | 150 cm |
| Profondeur | 64 cm |
| Poids du plateau | 30,5 kg (40 kg bureau complet) |
| Poids supporté max | 120 kg |
| Plateau | MDF avec acier |
| Cadre | Acier |
| Courant électrique | 100 - 240V |
| Prix conseillé | 699€ (799€ pour la version XL) |
Secretlab m’a envoyé le bureau MAGNUS Evo dans son format standard. À côté, la marque m’a aussi fait parvenir plusieurs accessoires, à savoir :
- le Support PC Secretlab Premium
- le double Bras Articulé pour écran Secretlab MAGNUS
- la Rallonge de Câble Ethernet Magnétique Secretlab
- le Kit de Gestion des Câbles Secretlab XL.
NB : étant en plein déménagement, les photos d’illustrations du test évolueront à mesure que mon setup reprendra forme. De nouveaux clichés seront ajoutés dans les prochaines semaines.
Un montage simple et une mise en marche immédiate
Un emballage complet et bien organisé
Le MAGNUS Evo arrive dans un carton unique, dense et lourd, mais bien conçu. Chaque élément est calé dans une mousse rigide avec des repères visuels clairs : le plateau principal, les colonnes de pied, les extensions latérales et les pièces du cadre sont numérotés et protégés. Le manuel recommande d’être deux pour le montage, et c’est un conseil à suivre : rien n’est compliqué, mais le bureau pèse environ 40 kg une fois assemblé.

Secretlab fournit tout ce qu’il faut pour le montage, jusqu’à la poignée de tournevis magnétique et les embouts. Aucune vis ne reste orpheline, et la notice est suffisamment explicite pour ne pas dépendre de la vidéo d’assemblage. J’ai commencé seul, mais j’ai rapidement demandé de l’aide pour manipuler le plateau - trop encombrant pour être manipulé sans risquer de le rayer. Le plateau est divisé en trois panneaux reliés par le système propriétaire ScrewFit. Les panneaux s’alignent sans forcer et les vis se fixent facilement. Je n’ai pas eu besoin de réaligner ou de corriger quoi que ce soit : l’ajustement est précis au point qu’on oublie qu’il y a trois parties distinctes.



Le cadre métallique vient ensuite renforcer la base. On le fixe d’abord par les côtés avant d’ajouter les vis principales sur le dessous. L’ensemble donne immédiatement une impression de solidité. Les caches-vis magnétiques recouvrent chaque point de fixation et contribuent à l’esthétique sobre du bureau. Même avant d’être retourné, le MAGNUS Evo semble déjà rigide et stable. La colonne d’alimentation intégrée peut être installée à gauche ou à droite. Les connecteurs colorés (rouge, jaune, bleu) évitent toute erreur. J’ai choisi de garder la configuration d’origine, avec l’alimentation à gauche, simplement parce que ma prise murale est déjà de ce côté. Le câblage s’est fait sans tâtonnement, les connecteurs s’enclenchent franchement, et tout disparaît à l’intérieur du cadre.



Les deux pieds du bureau se fixent à la base du cadre à l’aide de huit vis. La seule précaution consiste à orienter la partie la plus longue vers l’avant. Une fois en place, les caches viennent masquer la visserie, et le rendu est net. Lors du retournement, j’ai préféré poser le bureau sur la mousse d’emballage fournie plutôt que sur le sol - un détail qui m’a évité une belle rayure. À deux, la manipulation se fait facilement, mais seul, c’est presque mission impossible.
Un calibrage simple et immédiat


Avant la première utilisation, un calibrage est nécessaire. Il suffit de brancher le câble d’alimentation, d’allumer l’interrupteur sur la colonne et de maintenir la touche « Bas » jusqu’à entendre un bip. Le bureau descend puis remonte légèrement pour se calibrer. Tout se fait depuis le panneau tactile intégré, sans passer par un logiciel ou une application. J’ai refait l’opération une seconde fois par curiosité : le bureau s’arrête toujours exactement à la même position, signe que le système est bien calibré.
Design et confort d’utilisation du Secretlab MAGNUS Evo
Un design sobre, pensé pour durer

Le MAGNUS Evo reprend le même langage visuel que les chaises Secretlab : lignes droites, angles nets, et finitions industrielles. Le plateau est recouvert d’un stratifié ultra-mat au toucher doux, légèrement texturé, qui résiste bien aux traces de doigts. L’arrière du plateau est entièrement bordé d’une lame d’acier sur toute la longueur, renforçant la rigidité et protégeant la zone souvent sollicitée par les bras d’écran. Ce contraste entre la surface mate et le métal crée un rendu à deux tons sobre et homogène. Même sans accessoires, le bureau garde une allure minimaliste : aucune ouverture brute, aucune vis apparente, pas même sur le bandeau avant qui cache le panneau de commande tactile.
Une ergonomie maîtrisée
Avec une plage de hauteur de 72 à 117 cm, le MAGNUS Evo couvre la majorité des besoins. Je mesure 1,81 m et j’ai trouvé ma hauteur idéale à 72 cm en position assise et à 105 cm debout. Le moteur double reste discret, sans bruit mécanique perceptible à l’usage. La montée et la descente se font à environ 30 mm par seconde, ce qui reste confortable sans brusquer les équipements posés sur le bureau.



En outre, le panneau de contrôle intégré dans la tranche avant est un vrai point fort. Contrairement à d’autres modèles qui ajoutent un boîtier pendu sous le plateau, ici tout est encastré. L’écran est rétroéclairé, lisible même dans une pièce sombre et les commandes sont tactiles. On peut mémoriser trois hauteurs via les touches « S + 1/2/3 », et activer un verrouillage de sécurité pour éviter tout changement accidentel. La finition est propre : aucun câble apparent, et l’inclinaison du panneau empêche les chocs avec les accoudoirs de la chaise.
Une surface de travail bien exploitée
Avec ses 150 cm de large pour 64 cm de profondeur, la surface du MAGNUS Evo standard offre un bon compromis entre compacité et espace utile. Deux écrans de 27 pouces trouvent facilement leur place, avec encore de la marge pour un clavier pleine taille et un boîtier PC. Le rebord arrière légèrement surélevé sert de guide pour le passe-câbles et les bras articulés. Secretlab a prévu un espace de 10 mm entre le mur et le plateau rabattable, ce qui évite de heurter la cloison lorsqu’on accède à la trappe.


Le plateau reste parfaitement stable même à hauteur maximale. J’ai testé plusieurs cycles complets assis/debout avec une répartition du poids différente, et le résultat est sans appel : ni décalage ni vibration. Le moteur s’arrête net en fin de course et ne réagit pas aux appuis involontaires.
Fonctionnalités du Secretlab MAGNUS Evo
Un système de gestion des câbles particulièrement abouti
Le cœur du concept MAGNUS, c’est la gestion des câbles. Le plateau rabattable magnétique, situé à l’arrière, centralise toutes les connexions. On y loge une multiprise entière, l’alimentation du PC et les chargeurs divers - je vais enfin pouvoir ranger la jungle de câbles que j’avais sous mon ancien bureau. L’ouverture à 30° se fait sans effort, grâce à un pivot à friction. L’accès est fluide, et le plateau se referme d’un simple geste, avec un « clic » discret produit par les aimants intégrés. Le plus satisfaisant reste la vue sous le plateau : rien ne pend, rien ne s’emmêle, même quand le bureau monte ou descend. La colonne d’alimentation intégrée simplifie tout : un seul câble quitte le bureau pour aller vers la prise murale.



Un fonctionnement silencieux
Comme je l’expliquais plus haut, les deux moteurs assurent une montée régulière, sans à-coup, même avec une charge importante. Secretlab annonce un seuil de 120 kg, et je n’ai constaté aucun signe d’effort sur le moteur. Le niveau sonore reste très bas : environ 50 dB si on en croit les dires du constructeur. Le système comprend aussi une détection anti-collision : le bureau s’arrête automatiquement s’il rencontre un obstacle lors de la descente. J’ai testé avec une chaise placée sous le plateau : le mouvement s’interrompt immédiatement, puis le bureau remonte de quelques centimètres. Petit plus : un disjoncteur thermique intégré prévient également la surchauffe en cas d’utilisation prolongée.
Un usage quotidien fluide et sans contrainte
Au quotidien, l’intérêt d’un bureau assis-debout se juge sur la fréquence à laquelle on change de position. Sur le MAGNUS Evo, cette manipulation devient vite naturelle. Les trois hauteurs mémorisées suffisent : une pour la position assise, une pour la position debout et une autre pour regarder un film depuis son lit par exemple. Le bureau reste stable, même pendant les mouvements. Aucun grincement, aucune oscillation perceptible. Le poids global du cadre et la qualité des fixations y sont pour beaucoup.

Côté entretien, le revêtement ultra-mat se nettoie facilement avec un chiffon doux. Les traces d’appui disparaissent sans laisser de dépôts, même après plusieurs jours d’usage. Secretlab recommande d’éviter les produits abrasifs, mais un simple coup de microfibre humide suffit. Les parties métalliques, elles, résistent bien aux rayures superficielles, même après plusieurs manipulations.
Conclusion
Points forts
- Montage bien pensé
- Design premium
- Excellente ergonomie
- La gestion des câbles ♥️
- Silencieux et stable
Points faibles
- Poids et manipulations contraignantes
Note de la rédaction
Le Secretlab MAGNUS Evo s’impose comme un bureau assis-debout hautement abouti, où chaque détail trahit une conception sérieuse. Son montage rigoureux, son design minimaliste et son ergonomie fluide en font un poste de travail aussi agréable que fonctionnel. Le système de gestion des câbles transforme l’espace en une zone parfaitement ordonnée, libérée des fils disgracieux. Le silence des moteurs et la stabilité du plateau renforcent cette impression de maîtrise technique. Seul son poids imposant pourrait freiner les plus solitaires lors de l’installation, mais une fois en place, difficile de revenir en arrière tant le confort d’usage devient naturel.



