Près de deux ans et demie après un premier modèle réussi, Marshall met à jour l’enceinte transportable la plus puissante de son catalogue. Derrière une allure et un format presque identique, Marshall promet tout de même un son plus puissant, une connectivité remise au goût du jour et une plus grande autonomie. Après avoir passé l’été en compagnie de la Middleton II, voyons si ces promesses sont tenues.
Sommaire
- Fiche technique de l'enceinte Marshall Middleton II
- Prix et disponiblité
- Design et fabrication, difficile de se tromper
- Ergonomie et connectivité, une modernité bienvenue
- Performances sonores, puissante en extérieur, précise en intérieur
- Autonomie, endurance « marshalienne »
Difficile de suivre le rythme effréné de Marshall ces derniers mois. Fin 2024, la marque anglaise a renouvelé ses deux enceintes les plus compactes, l’Emberton IIIet la Willen II. En juin dernier, en plus de présenter une nouvelle enceinte de salon, la Kilburn III, la firme s’est aventurée pour la première fois sur le secteur des barres de son avec la Heston 120. Puis au tout début de l’été, la deuxième génération de la Middleton est venue grossir les rangs.
Dans cette vague de sorties, la Middleton II occupe une place particulière. Trop imposante pour être qualifiée de véritable nomade, mais assez robuste et résistante pour s’échapper du salon, elle navigue entre deux mondes. Un positionnement hybride la met directement face à des best-sellers du marché comme la JBL Charge 6 ou la Sony ULT Field 5.
Fiche technique de l'enceinte Marshall Middleton II
| Système audio | Deux woofers de 7,6 cm et deux tweeters de 1,5 cm pour 80 W |
| Résitance et étanchéité | Certifcation IP67 |
| Connexion sans-fil | Bluetooth 5.3, Auracast, multipoint, mirco intégré |
| Autonomie | 30 H annoncée, environ 27 h mesurée |
| Dimensions et poids | 230 × 98 × 110 mm pour 1,8 kg |
| Prix de lancement | 299 € |
Prix et disponiblité
Disponible depuis juillet 2025 à 299 €, la Middleton II se décline en noir et crème. Lancée au printemps au même prix, la Sony ULT Field 5 joue dans la même cour. De son côté, la JBL Charge 6 est plus abordable avec un tarif de lancement de 199 €.
Design et fabrication, difficile de se tromper
Grille métallique imposante, logo doré façon laiton, revêtement noir texturé… Casques, écouteurs ou enceintes, il faudrait avoir la berlue pour ne reconnaître un produit Marshall. Par conséquent, comme ses semblables, l’identité visuelle de la Middleton II est forte, son ADN rock indémodable et ses finitions impeccables.

Avec des proportions identiques à sa devancière, soit 230 × 98 × 110 mm pour 1,8 kg, la Middleton II se range dans la catégorie des enceintes transportables. Autrement dit, ce n’est pas une enceinte dont la place sur le meuble est inamovible. Et ce n’est pas non plus une petite enceinte Bluetooth qui a vocation à vous suivre partout.
D’ailleurs, à ce petit jeu, c’est la plus lourde des trois, puisque la JBL Charge 6 avoisine les 960 g et la Sony ULT Field 5 plafonne à 1,5 kg. Dit ainsi, il faut bien comprendre que son usage alterne entre un salon, une terrasse, un jardin et éventuellement parfois elle se glisse dans un sac.

Est-ce que Marshall a pour autant poussé l’expression « bonnet blanc et blanc bonnet » à son comble ? Pas exactement. Sur la Middleton II, la grille métallique maillée habille à la fois l’avant, mais également l’arrière de l’enceinte. Sur la première version, le dos n’avait droit qu’à une surface perforée moins premium.



De plus, les angles ont été renforcés pour mieux encaisser les petits chocs du quotidien. Enfin, autrefois en caoutchouc, la sangle de transport est désormais en textile tressé. C’est plus solide, plus doux dans la paume et aussi plus élégant.
Tout comme la première version, la Middleton II affiche une certification IP67. Elle est ainsi résistante à la poussière, mais également à une immersion temporaire. Il est donc possible de l’utiliser sans peur aux abords d’une piscine.
Ergonomie et connectivité, une modernité bienvenue
Tout comme pour le design, n’espérez pas une révolution des commandes de la part de Marshall. Conservatrice, la Middleton conserve sur sa partie supérieure le joystick central, qui permet toujours de gérer la lecture, de régler le volume ou de changer les pistes. À ses côtés : la mise sous tension, l’appairage Bluetooth, ainsi que deux boutons distincts “Bass” et “Treble”.

Ces derniers ajustent les graves et les aigus, chacun sur dix niveaux grâce à un indicateur lumineux. Globalement, les boutons sont réactifs, bien placés sous la main et surtout, ils sont une nouvelle fois un clin d’œil aux célèbres amplis de la marque.

Pour la connectivité, Marshall se met au niveau de la concurrence. En plus du Bluetooth 5.3, la Middleton II s’autorise une connexion multipoint, mais surtout, est désormais compatible avec la technologie Auracast. Ce nouveau protocole audio permet de diffuser un flux simultanément sur plusieurs enceintes, elles aussi Auracast, et ce, peu importe la marque. De quoi créer facilement une sonorisation plus large lors d’une soirée improvisée.
Pour activer cette fonctionnalité, il faudra obligatoirement passer par l’application Marshall Bluetooth. Sobre, mais pratique, elle propose un égaliseur cinq bandes, permet de gérer la mise en veille automatique, et surtout, de mettre à jour le firmware.

Enfin, l’autre grosse nouveauté, c’est l’ajout d’un micro intégré. Depuis deux ans, c’est une fonctionnalité qui fleurit sur la plupart des enceintes, sans qu’on en voie toujours l’utilité. Certes, cela peut dépanner pour répondre rapidement à un appel en intérieur ou en télétravail. Mais qui l’utilise vraiment au quotidien ? D’autant qu’en extérieur, et dès qu’on s’éloigne à plus de trois mètres, la qualité de captation montre clairement ses limites.
Performances sonores, puissante en extérieur, précise en intérieur
Sous la grille de la Middleton II, la configuration ne change presque pas. On retrouve toujours deux woofers de 7,6 cm, ainsi que deux tweeters de 1,5 cm. À la différence près que les premiers sont désormais alimentés par des amplis en classe D de 30 W et les seconds par des amplificateurs de 10 W. Ainsi, la puissance atteint les 80 W, contre « seulement » 60 W pour la génération précédente.

À l’écoute, la différence s’entend immédiatement. Plus fermes et plus amples, les basses donnent une vraie assise, même aux playlists les plus douces. En extérieur, cette puissance supplémentaire joue également en faveur de la spatialisation. Elle est moins centrée, même si la précision est meilleure lors d’une écoute en intérieur. Une situation qui reste assez courante sur ce type d’enceinte.
De leur côté, les aigus arrivent à se couvrir d’une brillance agréable, sans pour autant devenir agressifs. Ainsi, on peut monter le volume jusqu’à 60%, sans risque de grésillement ou de sibilance.

Sans être totalement bâclés, ce sont les médiums qui donnent le moins de satisfaction. Le début de ce registre manque de précision. Résultat, certains départs d’instruments et les voix secondaires manquent parfois de présence. Rien de dramatique, mais la Middleton II sera plus à même de retranscrire des sons pop, électro ou rock que du jazz ou du blues.
Enfin, côté puissance, l’enceinte remplit sans peine son contrat. Dans un salon de 20 m², elle sait se faire entendre, tout comme sur une terrasse ou dans un parc pour une petite dizaine de personnes aux alentours.
Autonomie, endurance « marshalienne »
Dans ce domaine, la firme anglaise n’a que très rarement déçu. L’ensemble de ses produits audio est souvent dans le panier haut en matière d’autonomie. Et la Middleton II ne fait pas déshonneur à sa famille. Sur le papier, Marshall annonce environ 30 heures, soit 10 heures de plus que sur la Middleton premier du nom.

À l’usage, ces chiffres ambitieux se confirment largement. Avec un volume compris entre 40 et 70%, l’enceinte a tenu environ 27 heures. En soi donc, on peut tout à fait l’emmener un weekend dans sa valise sans risquer la panne sèche.
Pour rappel, la plupart des concurrentes peinent à dépasser, voire avoisiner, les 20 heures d’autonomie. Pour finir, et si vous désirez la garder une décennie, aucun problème. Marshall a facilité l’accès au compartiment de la batterie. Désormais amovible, cette dernière se replace donc facilement.
Conclusion
Points forts
- Un design toujours aussi iconique
- Une qualité de fabrication renforcée (sangle, grille arrière, bords...) et une certification IP67
- Des commandes intutives et ergonomique
- Un son puissant avec des graves précise et de bon aigus
- La meilleure autonomie des enceintes transportable
Points faibles
- Des médiums trop timides pour une écoute jazz, blues ou classique
- Une format tout de même imposant
- Une fonction kit mains-libres anecdotique
Note de la rédaction
Comme à son habitude, Marshall ne renverse pas la table, mais opère quelques changements bénéfiques pour mettre à jour sa Middleton II. Toujours aussi élégante et légèrement plus résistante, cette enceinte transportable fera sans problème des allers-retours entre un salon, une cuisine, un jardin ou encore une terrasse. Épisodiquement, elle peut également se glisser dans un sac pour une après-midi balade ou un weekend festif. Plus puissante, plus autonome et plus moderne (Auracast, ajout d’un micro), la Middleton II est un choix évident pour les amateurs de playlists rythmées.
