Depuis plusieurs jours, je teste la DeathAdder V4 Pro de Razer. Fidèle à l’ADN de la gamme, mais plus affûtée que jamais, elle s’impose comme une révision majeure de la V3 Pro. Design, ergonomie, fonctionnalités et performances : voici mon avis complet.
Sommaire
- Razer DeathAdder V4 Pro : la fiche technique
- Design et confort : les bons choix de continuité
- Fonctionnalités et logiciel : le plat de résistance
- Que vaut la DeathAdder V4 Pro en jeu ?
Razer DeathAdder V4 Pro : la fiche technique
| Spécifications | |
| Sensibilité max. supportée | 45000 |
| Capteur | Capteur optique 45K Focus Pro (2ᵉ Gen) |
| Nombre de commandes (hors boutons droit/gauche et rotation molette) | 2 |
| Rétroéclairage | Non |
| Prise en main | Asymétrique (droitier) |
| Poids | 56 grammes |
| Connexion | Razer HyperSpeed Wireless (2ᵉ Gen) et filaire |
| Autonomie | Environ 150 heures |
| Coloris | Noir et blanc |
| Prix de lancement | 179,99€ |
Design et confort : les bons choix de continuité
Dès l’ouverture de la boîte, on retrouve immédiatement la silhouette familière de la gamme DeathAdder. Pas de rupture ici : Razer conserve exactement la même forme que sur la V3 Pro. Cette shape, pensée pour les mains de taille moyenne à grande et les prises palm grip ou claw grip, reste l’une des plus équilibrées sur le segment. Mais si la silhouette est la même, la texture, elle, change. La V3 proposait un plastique granuleux assez sec, parfois clivant. Sur la V4, le revêtement est lisse, presque velouté, très proche de celui de la Viper V3 Pro. En main, c’est un vrai plus - attention toutefois aux traces de doigts pour les maniaques.
- Souris DeathAdder V4 Pro
- Dongle HyperSpeed Wireless (2ᵉ Gen)
- Câble USB Type A vers USB Type C
- Grips additionnels
Autre point d’évolution : les patins. La V4 embarque des patins de type Cor Pro, larges, mais plus petits que ceux de la Viper V3 Pro. Sur un tapis en tissu, la glisse est impeccable, constante, douce et maîtrisée. Je n’ai pas testé sur un tapis en verre, mais je ne pense pas que la souris soit mise en difficulté sur cette surface - à condition de garder un tapis parfaitement propre.




Globalement, la qualité de construction de la V4 est au-dessus de la V3, notamment grâce à ses 7 grammes en moins sur la balance. Résultat : 56g sur la version noire, 57g pour la blanche (traitement spécifique anti-jaunissement oblige). En main, cette légèreté ne se fait pas au détriment de la solidité. Aucun craquement, aucune flexion suspecte. L’assemblage inspire confiance. Enfin, les boutons latéraux, légèrement séparés sur la V4, gagnent en lisibilité tactile. Sur la V3, ils étaient trop proches l’un de l’autre, ce qui nuisait à leur usage. Ici, la correction est subtile, mais efficace.
Fonctionnalités et logiciel : le plat de résistance
Sur la V3, la molette pouvait frustrer. Trop légère, elle se déclenchait presque par erreur. Ici, Razer a corrigé le tir. La molette de la V4 reste fluide, mais gagne en résistance. On ne la déclenche plus accidentellement. Et surtout, le clic central a été grandement amélioré : plus tactile, plus net. Même constat sur les boutons latéraux. Non seulement ils sont mieux positionnés, mais ils sont aussi plus réactifs, avec une activation plus franche. Pas de latence parasite, pas de sensation molle. Mais la vraie réussite de cette V4, ce sont les clics principaux. Razer introduit ici sa 4ᵉ génération de switches optiques. Le retour est net, précis et immédiat. En jeu, chaque clic est gage de précision. Seul bémol : ils sont bruyants, ce qui peut gêner dans un environnement calme.


Le nouveau dongle HyperSpeed (2ᵉ Gen) mérite qu’on s’y attarde. D’abord par sa forme en dôme et son poids - étonnamment élevé pour un accessoire de ce type. Mais ce n’est pas un caprice : ce poids lui permet de rester bien stable sur le bureau. Plus encore, il sert d’indicateur visuel grâce à trois LED qui informent en temps réel sur la connexion, la batterie et le polling rate. Lors de mes tests, j’ai essayé de jouer volontairement avec le signal. Même en éloignant le dongle, en ajoutant des interférences (smartphone, écouteurs), la connexion est restée stable. La LED a brièvement clignoté orange, mais en jeu, aucune perturbation. Que ce soit à 1000 Hz ou 8000 Hz, je n’ai constaté aucune latence, aucun micro freeze.



Côté logiciel, Synapse 4 continue de s’affiner. Première fonction que j’ai particulièrement appréciée : la gestion automatique du polling rate. En usage bureautique, la souris peut tourner à 125 Hz ou 1000 Hz, puis basculer automatiquement à 2000, 4000 ou même 8000 Hz dès qu’un jeu est lancé. Il suffit de garder Synapse actif en tâche de fond. Mais ce n’est pas tout. Une autre fonctionnalité qui m’a réellement séduit, c’est la compensation d’angle. En inclinant légèrement la souris (ce qu’il m’arrive de faire sur les FPS), le capteur peut détecter une pente, ce qui fausse légèrement la trajectoire. Grâce à un petit réglage, le capteur corrige automatiquement pour maintenir une ligne droite. Subtil, mais crucial sur des jeux rigoureux comme CS ou Valorant. Enfin, Synapse propose aussi une gestion fine de l’accélération de la souris avec des profils prédéfinis et la possibilité d’en créer de personnalisés.
Que vaut la DeathAdder V4 Pro en jeu ?
Comme vous l’aurez compris, la DeathAdder V4 Pro embarque un capteur optique nouvelle génération capable de monter jusqu’à 45 000 DPI. Très honnêtement, c’est un chiffre sans grand intérêt pratique. À cette échelle, personne ne sentira la différence. Mais Razer permet désormais d’ajuster les paliers de DPI à l’unité près (et non plus de 50 en 50), ce qui peut séduire les joueurs tatillons. Dans mon cas, je joue, comme la majorité des joueurs, entre 800 et 1600 DPI. La précision est constante. En tracking comme en flick, la souris suit parfaitement mes mouvements.

Pour parler un peu d’autonomie, à 1000 Hz, cette dernière grimpe jusqu’à 150 heures. C’est très confortable, surtout si vous jouez quelques heures par jour. En revanche, en activant le polling rate à 8000 Hz, l’autonomie chute drastiquement : environ 22 heures. Clairement, c’est une fonction à activer uniquement pour les sessions courtes ou les jours de compétitions. Néanmoins, et grâce à la gestion intelligente via Synapse, j’ai pu configurer un mode bureautique à 125 Hz et un mode jeu à 3000 Hz. Résultat : je gagne en autonomie sans jamais ressentir de latence en jeu.

Enfin, ce qui m’a le plus marqué, c’est le confort de l’expérience in-game. Habituellement, je préfère les souris ambidextres - la bosse sous la paume me gêne généralement. Et pourtant, en revenant sur la forme de la DeathAdder V4 Pro, j’ai immédiatement retrouvé mes repères. Tout semble à sa place : les clics sont francs, la molette est fiable et les patins assurent une glisse constante. Sur Valorant, jeu auquel je joue le plus lors de mes tests de périphériques, la souris me permet de flicker avec confiance, de traquer des têtes (ou pas) sans jamais que je pense à l’outil que j’utilise.
Conclusion
Points forts
- Qualité de clic irréprochable
- Forme éprouvée, revêtement optimisé
- Glisse fluide
- Connexion ultra-stable
- Logiciel Synapse bien pensé
Points faibles
- L’autonomie à 8000 Hz
- Clics légèrement bruyants
Note de la rédaction
Avec la DeathAdder V4 Pro, Razer réussit un exercice délicat : améliorer sans casser. Elle conserve l’essentiel de la V3 Pro tout en corrigeant ses défauts, qu’il s’agisse de la molette, des patins ou des clics. Sa forme reste l’une des meilleures du marché pour le jeu compétitif et Synapse ajoute de vraies options utiles comme le réglage dynamique du polling rate ou la compensation de rotation. Malgré une autonomie faiblarde à 8000 Hz et des clics un peu bruyants, la dernière née de Razer coche toutes les cases d’une souris conçue pour les joueurs exigeants.


