L’appuie-tête THX Razer Clio est-il l’accessoire ultime pour transformer votre ordinateur de bureau en une véritable salle de cinéma ? Pour le déterminer, j’ai fait entrer cet appareil au sein de ma gaming room. Voici mon verdict après deux semaines d’utilisation.
Sommaire
- Razer Clio : la fiche technique
- Prise en main et installation : un accessoire surtout Razer Friendly
- Un son de qualité et une immersion au rendez-vous
- L’autonomie, le vrai point faible du Razer Clio ?
Quand on joue ou qu’on aime regarder des vidéos sur PC, un souci d’immersion peut rapidement apparaître… du côté du son ! Car s’il est aujourd’hui relativement courant de disposer d’une barre de son performante, voire d’un home cinéma dans son salon, le PC est souvent le parent pauvre. Bien évidemment, il existe différentes solutions pour améliorer la qualité sonore d’un ordinateur, et Razer a décidé de proposer les siennes.
La marque singapourienne avait déjà à son actif des barres de son Leviathan ainsi que ses enceintes Nommo. Désormais, elle propose le Razer Clio, un appuie-tête pour fauteuil gaming qui embarque deux haut-parleurs de proximité et une compatibilité avec le THX Spatial Audio. J’ai eu la possibilité de tester ce nouvel accessoire dans ma propre configuration gaming : voici mon verdict.
Razer Clio : la fiche technique
| Razer Clio | |
|---|---|
| Système d'alimentation | Batterie interne (5 400 mAh) |
| Autonomie | Jusqu’à 14 heures |
| Charge complète | Environ 6 heures |
| Câble USB-C | Non inclus avec le produit |
| Type de câble recommandé | Câble USB Type-C haute vitesse, 3A |
| Audio | Compatible THX® Spatial Audio |
| Connectivité | 2,4 GHz HyperSpeed ou Bluetooth |
| Logiciel | Compatible avec Razer Synapse |
| Compatibilité matérielle | Système de haut-parleurs compatibles Bluetooth |
| Lecture audio | 2 haut-parleurs audio avec radiateurs passifs |
| Haut-parleurs | Haut-parleurs à large bande de 43 mm |
| Fixation | Sangles réglables pour fauteuils gaming et sièges de bureau à dossier haut |
| Prix | 199 € |
Prise en main et installation : un accessoire surtout Razer Friendly
Avant de commencer, petit point sur mon matériel : mon ordinateur est équipé d’une barre de son Razer Leviathan V2, et mon fauteuil gaming est un Secretlab OMEGA 2020. Ces informations sont importantes, vous allez comprendre pourquoi.
Le déballage du Razer Clio est rapide. À l’intérieur de la boîte, on trouve simplement l’appuie-tête : bien que celui-ci fonctionne sur batterie, Razer n’a pas jugé utile de fournir un câble USB. Un mode d’emploi explique succinctement comment installer l’appareil.

Le Razer Clio prend vraiment la forme d’un appuie-tête classique, mais il est bien évidemment bien plus lourd : environ 2 kg. La zone centrale est un véritable coussin qui embarque une mousse à mémoire de forme, tandis que les zones présentes sur les côtés sont des haut-parleurs. Les boutons se présentent au-dessus, et le port USB-C de charge est présent à l’arrière du côté gauche. Comme un casque, finalement.

L’installation n’a rien de compliqué… Sauf que ! En fonction de votre fauteuil gaming, vous pouvez rencontrer quelques difficultés. Sans surprise, Razer a tout d’abord conçu le Clio pour ses propres fauteuils. Si vous possédez un Razer Iskur ou un Razer Enki, pas de problème. Mais mon Secretlab OMEGA 2020 s’est montré un peu récalcitrant à l’idée d’accueillir le Razer Clio.

Le principal problème, c’est que les deux sangles qui sont fournies avec l’appareil sont assez petites, et il n’est donc pas possible de fermer la sangle la plus basse sur certains fauteuils. Dans le mode d’emploi du Clio, Razer explique que ce n’est pas grave si seule la sangle supérieure est attachée. Mais à l’usage, c’est un peu frustrant d’avoir une sangle qui pend et un coûteux accessoire retenu par une seule fixation.

Une fois cette petite critique émise et l’installation effectuée, place à l’allumage. Le Razer Clio doit être associé à un dongle 2,4 GHz HyperSpeed fourni pour fonctionner sur PC. L’installation de Razer Synapse est également requise pour les réglages. Il dispose aussi d'une connectique Bluetooth, ce qui permet de l'associer à un smartphone ou à une tablette.
Un son de qualité et une immersion au rendez-vous
Une fois relié, sans fil, à un ordinateur, le Razer Clio est reconnu automatiquement à partir du moment où il est allumé. Vous pouvez donc l’utiliser exactement comme une enceinte standard. Son fonctionnement sur batterie le rapproche un peu plus de celui d’un casque, mais vous comprenez l’idée.

Pour personnaliser l’écoute, Razer Synapse est indispensable. Le logiciel donne accès à différents profils, en fonction de la manière dont vous désirez utiliser les enceintes : film, musique, jeu… Vous pouvez également personnaliser entièrement un profil.

Le rendu est très convaincant lorsqu’on regarde des vidéos. En revanche, pour la musique, il est assez variable et dépend des morceaux. Mais pour ce qui est des jeux vidéo, l’immersion est assez folle, surtout quand le titre s’y prête. J’ai eu du mal à décrocher de Warhammer 40k : Space Marine II, tant l’immersion sonore au plus près de mes oreilles était à son comble ! En poussant un peu les basses, le résultat est encore meilleur.
Mais la cerise sur le gâteau se trouve dans la compatibilité du Razer Clio avec d’autres appareils sonores de Razer. Il est possible d’associer l’appuie-tête avec une barre de son comme la Razer Leviathan V2 afin de créer un environnement surround vraiment immersif. Et en prenant le temps d’ajuster les paramètres, l’expérience est totalement transformée.

Difficile de revenir en arrière une fois qu’on a pris goût à une expérience sonore aussi enveloppante et, avouons-le, franchement confortable. Mon seul petit regret : j’aurais apprécié la présence d’un petit moteur de vibration à l’intérieur du Razer Clio… Mais on ne peut pas tout avoir !
Cependant, j’ai quand même constaté un point désagréable en synchronisant le Razer Clio avec la barre de son Leviathan V2 : lors de l’écoute de musique depuis Spotify, le son entre les deux appareils était désynchronisé, ce qui a produit un vilain effet d’écho. Heureusement, il existe un paramètre qui permet d’ajuster cela au sein de Synapse.

L’autonomie, le vrai point faible du Razer Clio ?
Razer est plutôt un bon élève en ce qui concerne l’autonomie de ses casques sans fil, même lorsqu’on parle des plus sophistiqués. C’est pourquoi il y a de quoi être un peu déçu par l’autonomie du Razer Clio. Si le site de la marque annonce une autonomie qui monte jusqu’à 14 heures, en pratique, j’ai dû recharger l’accessoire au bout de 11 h d’utilisation. Et tous les câbles USB-C ne se sont pas montrés efficaces pour la recharge : j’ai dû prendre le câble Razer de ma webcam afin d’assurer une recharge un minimum efficace. Et même sur secteur, la charge est lente : comptez environ 6 heures. En outre, le positionnement du port de charge peut rendre difficile le fait de le recharger l'appareil tout en l'utilisant.
Conclusion
Points forts
- Facile à installer et à configurer
- Double connectique 2,4 GHz et Bluetooth
- Excellente immersion
- Compatibilité avec d'autres produits Razer
- Bon soutien de la tête
Points faibles
- Pas forcément adapté à tous les fauteuils
- Sangles trop petites
- Pas de câble USB-C fourni
- Autonomie limitée
Note de la rédaction
Le Razer Clio est un accessoire original, bien conçu, et qui délivre une expérience sonore de qualité. Si l’appuie-tête seul est déjà performant, il est clair et net que son potentiel est décuplé par l’association d’un autre système de son, le Leviathan V2 dans le cas de ce test. En tout cas, si vous en avez marre de porter un casque pour jouer, le Razer Clio est une solution efficace pour quand même amener le son à vos oreilles, et durant cette période de forte chaleur, soyons honnêtes, c’est agréable ! Restent tout de même deux bémols : sa compatibilité assez aléatoire avec les fauteuils gaming d’autres marques que Razer, et son autonomie assez faible. L’absence de câble USB mérite aussi un petit carton jaune pour le constructeur, qui nous a clairement habitué à mieux sur ce point.
