La nouvelle collection de smartphones Oppo Reno 13 comprend quatre terminaux qui vont du haut de gamme à l’entrée de gamme, avec, dans tous les cas, une jolie promesse de robustesse et une proposition autour de l’IA. L’Oppo Reno 13 F/FS, le modèle le plus abordable, est passé entre nos mains.
Sommaire
- Oppo Reno 13 FS : la fiche technique
- Design : un plastique éblouissant
- Un écran AMOLED convaincant
- Des performances assurées par un SoC vieillissant
- Interface : un sérieux abus de bloatwares
- Un bloc photo correct, mais pas fou
- Une très bonne autonomie
Après le test de l’Oppo Reno 13 Pro, le smartphone le plus performant de la nouvelle gamme d’Oppo, place au test de l’Oppo Reno 13 FS, le modèle le plus accessible. Ce dernier fait forcément des compromis sur ses performances, mais jusqu’où va-t-il ? Une chose est sûre : son constructeur le place lui aussi dans la catégorie des « Oppo AI Phone », ce qui laisse penser que l’intelligence artificielle est de la partie. Reste à savoir comment cela se traduit dans la réalité avec ce terminal à moins de 400 euros, qui embarque Android 15.
Si ce test se base sur mon expérience avec le Reno 13 FS en main, il est aussi valable pour le Reno 13 F, puisque seules les quantités de RAM et de ROM varient en fonction du modèle, comme en témoignent les fiches produits ci-dessous.
Oppo Reno 13 FS : la fiche technique
| Oppo Reno13 FS | Oppo Reno13 F | |
| Taille d'écran | 6,67 pouces | 6,67 pouces |
| Type d'écran | AMOLED | AMOLED |
| Définition d'écran | 2400 x 1080 pixels à 394 ppp | 2400 x 1080 pixels à 394 ppp |
| Taux de rafraîchissement | 60-120 Hz | 60-120 Hz |
| Luminosité | 1200 nits | 1200 nits |
| SoC | Qualcomm Snapdragon 6 Gen 1 | Qualcomm Snapdragon 6 Gen 1 |
| Mémoire vive | 12 Go | 8 Go |
| Stockage | 512 Go | 256 Go |
| Batterie | 5800 mAh | 5800 mAh |
| Charge rapide | 80W | |
| Connectivité | 5G / WiFi 6 / BT 5.1 | 5G / WiFi 6 / BT 5.1 |
| Capteurs photo principaux | 50 Mpx + 8 Mpx + 2 Mpx | 50 Mpx + 8 Mpx + 2 Mpx |
| Capteur photo secondaire | 32 Mpx | 32 Mpx |
| Étanchéité | Oui (IP68 et IP69) | Oui (IP68 et IP69) |
| Dimensions | 162,73 × 75,05 × 7,82 mm | 162,73 × 75,05 × 7,82 mm |
| Poids | 192 grammes | 192 grammes |
| Prix | 399€ | 329€ |
Design : un plastique éblouissant
De prime abord, l’Oppo Reno 13 FS profite d’un design élégant, au dos brillant qui lui donne une allure assez prestigieuse. Néanmoins, au toucher, on se rend compte que ce n’est pas du verre qui donne cet effet, mais bien du plastique.


Le constructeur a fait des économies en dotant son terminal d’une dominante de plastique pour sa coque, mais il s’est tout de même assuré que le smartphone affiche un look séduisant. De loin, l’Oppo Reno 13 FS fait parfaitement illusion. Quand on le tient en main, on se rend compte qu’il est moins premium qu’on pourrait le penser à la base, mais il reste agréable à manipuler.




L’organisation des bordures est assez classique. Les boutons du son et de l’allumage sont à droite, et on trouve le slot pour carte SIM et le port USB-C sur la tranche inférieure. Impossible de s’y perdre.
Le bloc photo est, lui aussi, sans grande surprise. Il dispose d’un renfort de plastique transparent qui ressort de quelques millimètres, sans que cela soit choquant. C’est agréable à l’œil.

En somme, nous sommes devant un smartphone de milieu de gamme à l’esthétique maîtrisée, qui parvient à masquer ses compromis en matière de matériaux. Cela lui permet, par ailleurs, d’afficher un poids correct de 192 grammes.
Un écran AMOLED convaincant
Pour ce qui est de l’écran qui équipe l’Oppo Reno 13 FS, on trouve une dalle AMOLED de 6,67 pouces. Sa définition est de 2400 x 1080 pixels et son taux de rafraîchissement jongle entre 60 et 120 Hz. Il est possible de verrouiller le tout en 60 Hz pour économiser la batterie.



L’écran du smartphone est bien calibré de base, et la partie logicielle du smartphone donne accès à différents réglages qui permettent d’optimiser la température des couleurs. Heureusement que la proposition initiale est convaincante, car il y a assez peu de possibilités de configuration proposées.

Pour ce qui est de la luminosité, on est, là aussi, sur une proposition satisfaisante pour un modèle de milieu de gamme, sans pour autant crever les plafonds, surtout en extérieur lorsque le soleil est au rendez-vous. Cependant, durant ce test, il n’a jamais été difficile d’accéder aux informations présentes à l’écran.
Des performances assurées par un SoC vieillissant
Il est assez étonnant qu’Oppo ait choisi d’équiper le Reno 6 FS du processeur Qualcomm Snapdragon 6 Gen 1, qui commence à ne plus être de première fraîcheur. Si cela ne compromet en rien sa polyvalence en multitâche, cette proposition s’avère un peu juste pour jouer à des jeux mobiles sans faire de gros compromis sur les performances.






Associé à 12 Go de RAM LPDDR4 et à un stockage UFS 3.1 de 512 Go, l’Oppo Reno 13 FS donne le change dans toutes les applications que l’on peut être amené à utiliser au quotidien, y compris les plateformes de streaming vidéo et les réseaux sociaux. Pour ce qui est des jeux mobiles, si vous avez une exigence élevée dans les titres compétitifs, il faudra limiter la qualité graphique afin de ne pas subir de ralentissements pénalisants.

Miser sur un SoC à la puissance maîtrisée permet au terminal d’éviter la surchauffe, ce qui est toujours agréable lors des longues sessions d’utilisation.
Interface : un sérieux abus de bloatwares
Premier point à noter : l’Oppo Reno 13 FS est sorti avec ColorOS 15 sous Android 15, sans pour autant afficher de révolution majeure par rapport à ColorOS 14. Le rendu de base est donc relativement sobre, mais il est tout à fait possible de le personnaliser à l’envi.






Reste un point qui a tendance à fâcher très souvent chez Oppo : la quantité d’applications installées lors du premier démarrage du smartphone. Le Reno 13 FS bat des records sur ce point, en installant tout un tas de jeux fort peu intéressants, mais aussi des applications comme Temu ou TikTok. C’est lourd !



Pour ce qui est des fonctions IA, on en trouve essentiellement dans les outils liés aux photos, on y reviendra donc plus bas. Les autres outils IA sont très peu mis en avant, pour ne pas dire cachés. Ils permettent de résumer des documents ou encore de les traduire, mais, pour l’heure, ils ne sont pas disponibles en français. Cela devrait changer prochainement, mais, sur ce coup-là, Oppo a un peu raté son coup.
Un bloc photo correct, mais pas fou
Si notre test de l’Oppo Reno 13 Pro met en avant de jolies performances pour sa partie photo, celle de l’Oppo Reno 13 FS est un peu plus modeste. Elle compte tout de même trois capteurs à l’arrière : un capteur grand-angle de 50 mégapixels avec stabilisateur optique, un capteur ultra grand-angle de 8 mégapixels et un capteur macro de 2 mégapixels. Autant vous dire qu’il vaut mieux oublier ce troisième capteur, qui nous a maintes fois prouvé qu’il ne servait à rien.
En journée, le smartphone permet de réaliser des photos correctes, même si l’on peut reprocher à l’ultra grand-angle sa tendance à lisser un peu trop les sujets présents à l’image. Le capteur principal s’en sort mieux en proposant des couleurs naturelles, mais un peu plus de contraste aurait clairement été apprécié. Pour l’objectif macro, les résultats sont médiocres et souvent flous, ce qui donne cependant une opportunité d’utiliser les outils d’optimisation à base d’IA.





















La nuit, ça se corse un peu. Déjà, le mode nuit ne s’active pas automatiquement, ce qui est un peu frustrant lorsqu’on veut prendre des photos sur le vif. Mais quand on compare les résultats avec et sans ce mode, on se rend aussi compte qu’il n’est pas toujours très utile. Le piqué des photos de nuit a tendance à tellement varier d’un cliché à l’autre qu’il est difficile de faire confiance au smartphone pour saisir l’instant. En bref, ce n’est pas fou !
En haut, sans le mode nuit, en bas, avec.















Pour les selfies, on profite d’un capteur de 32 mégapixels, qui offre un rendu correct, surtout de jour. Dommage que l’outil antireflet ne parvienne pas à effacer ceux de l’écran de smartphone dans les lunettes la nuit.


Enfin, un petit mot sur l’outil AI Studio, qui est présent sur tous les smartphones de la gamme Reno 13, et qui propose de transformer des photos de personne en rendu IA. Avec tous les progrès que l’on peut voir çà et là depuis quelques semaines, il est difficile de féliciter Oppo pour le résultat proposé ici. C’est rigolo quelques minutes, mais ça a tendance à s’arrêter là.



De plus, pour utiliser cette fonctionnalité, il faut impérativement s’inscrire sur le service d’Oppo, afin d’obtenir 5 000 crédits permettant de générer 500 visuels. Si, en plus, il faut payer après, ça n’a guère d’intérêt.
Une très bonne autonomie
Avec sa batterie de 5 800 mAh, l’Oppo Reno 13 FS est parvenu à tenir la charge durant 34 heures dans le cadre d’un usage modéré, et près de 24 heures dans celui d’un usage standard. En jouant et en regardant quelques heures de vidéo, son autonomie est tombée à environ 15 heures. Une proposition honnête.
Le smartphone est compatible avec la charge rapide de 80 W qui permet de passer de 0 à 100 % de batterie en moins d’une heure. À condition, évidemment, de posséder un chargeur adapté, car Oppo n’en fournit pas.
Conclusion
Points forts
- Design réussi
- Ecran de qualité
- Photos de jour correctes
- Outils IA pour la photo
- Android 15 de la partie
- Belle autonomie
Points faibles
- Performances limitées
- Beaucoup de fonctions IA pas traduites
- Photos de nuit très moyennes
- Beaucoup trop de bloatwares
Note de la rédaction
L’Oppo Reno 13 FS donne accès à des fonctionnalités intéressantes et à une proposition relativement équilibrée en ce qui concerne ses performances globales. Son design est propre et élégant, son écran est de bonne facture et son autonomie est très bonne. Le terminal possède un bloc photo perfectible, mais cohérent avec son positionnement tarifaire, et les outils IA à disposition savent faire la différence. On regrette tout de même qu’Oppo ne propose pas les outils IA textuels en français, et qu’il ne puisse pas s’empêcher d’inonder, une fois encore, l’interface de ColorOS avec des pourriciels à tout-va.
