CONNEXION
  • RetourJeux
    • Sorties
    • Hit Parade
    • Les + populaires
    • Les + attendus
    • Soluces
    • Tous les Jeux
    • Gaming
  • RetourActu Gaming
    • News
    • Astuces
    • Tests
    • Previews
    • Toute l'actu gaming
  • RetourBons plans
    • Bons plans
    • Bons plans Smartphone
    • Bons plans Hardware
    • Bons plans Image et Son
    • Bons plans Amazon
    • Bons plans Cdiscount
    • Bons plans Decathlon
    • Bons plans Fnac
    • Tous les Bons plans
  • RetourJVTech
    • Actus High-Tech
    • Intelligence Artificielle
    • Smartphones
    • Mobilité urbaine
    • Hardware
    • Image et son
    • Tutoriels
    • Tests produits High-Tech
    • Guides d'achat High-Tech
    • JVTech
  • RetourCulture
    • Actus Culture
    • Culture
  • RetourVidéos
    • A la une
    • Gaming Live
    • Vidéos Tests
    • Vidéos Previews
    • Gameplay
    • Trailers
    • Chroniques
    • Replay Web TV
    • Toutes les vidéos
  • RetourForums
    • Hardware PC
    • PS5
    • Switch 2
    • Xbox Series
    • Switch
    • Pokemon pocket
    • FC 25 Ultimate Team
    • League of Legends
    • Tous les Forums
  • PC
  • PS5
  • Xbox Series
  • Switch 2
  • PS4
  • One
  • Switch
  • iOS
  • Android
  • MMO
  • RPG
  • FPS
En ce moment Genshin Impact Valhalla Breath of the wild Animal Crossing GTA 5 Red dead 2
Liste des sujets

Le déterminisme

News jeu

Expeditions: Samurai veut révolutionner le RPG tactique avec une aventure entièrement jouable en coop

Voir
Jeaneude75
Jeaneude75
Niveau 10
15 février 2017 à 14:27:56

n'est-il pas une excuse qui nous déresponsabilise de mener la vie que nous menons ?

"On est ce que nous faisons de ce qu'on a voulu faire de nous" disait Sartre il me semble.

Nous avons le choix de faire changer les choses , pourquoi ne le faisons nous pas ?
Notre éducation nous éloigne t elle de cette idée que nous sommes potentiellement acteurs de ce monde en infantilisant les enfants (et adultes) ?
Pourquoi y a t-il des cours d'anglais au primaire et pas de cours de développement personnel dès le plus jeune âge ?
Pourquoi n'apprend t on pas aux gamins dès le plus jeune age à être "heureux" et leur faire prendre conscience qu'ils ne sont pas de simples spectateurs d'un monde sur lequel ils n'ont aucune influence mais au contraire qu'ils sont ce monde qu'il regarde d'un aire détaché.
Pourquoi n'enseigne t-on pas aux gamins la confiance en soi , en ses capacités , à les inciter à exploiter leur potentiel ?

J'ai l'impression qu'on conditionne les jeunes (et du coup cet état persiste à l'age adulte) à obéir , à être des suiveurs (pour avoir une bonne note faut répéter bêtement la leçon) , mais si on regarde bien , ceux qui ont modelé le monde sont justement ceux qui ont été désobéissants , ceux qu'on a pris pour des "fous" , ceux qui ont fait un "doigt d'honneur" aux croyances qu'ont a essayé de leur inculquer afin qu'ils restent dans le "système" en place.

Je vois des gens qui manifestent dans la rue , comme si le pouvoir appartenait à une minorité , aux ministres , au président ...
Mais qu'est la minorité sans la majorité qui accepte de travailler pour elle ?
Un patron sans ouvriers qui est il ? Le pouvoir est il dans les mains du patron ou de ses employés ?

J'ai l'impression que pour certaines personnes c'est "comme ça et pas autrement" , "c'est pas nous qui allons changer le monde" , "c'est la vie" , toutes ces phrases qui au fond n'ont aucun sens en soi...
Comment ça c'est comme ça ? Comment ça c'est pas nous qui allons changer le monde ? Qui alors ? Si on pensait tous comme ça on irait où ?

C'est pas la peine d'essayer de courir 100m en moins de 10s , personne ne l'a jamais fait ... puis ça a été "l'Homme ne peut pas courir en moins de 9sec70 , ça a été prouvé scientifiquement ... puis y'a eu Usain Bolt"

On ne pouvait pas voler comme les oiseaux non plus , puis les frères Wright on inventé l'avion ...

Si certains ont réussi là où la majorité pensait l'impossible , c'est qu'au fond c'est possible ?

Alors pourquoi acceptons nous de penser qu'il nous est impossible de réaliser certaines choses , sous prétexte qu'on nous le dit ou qu'on nous le répète , comme si tout cela était une fatalité inchangeable ?

tetedeFillon69
tetedeFillon69
Niveau 10
15 février 2017 à 19:13:22

Rien ne t'empêche de faire ce que tu veux. La preuve en est dans tes exemples. Ta question est-elle sur l'emprunte de la société sur nos convictions?

Veyli
Veyli
Niveau 10
15 février 2017 à 21:19:36

Nous avons le choix de faire changer les choses

Non, pas selon le déterminisme

pourquoi ne le faisons nous pas ?

Parce qu'on peut pas

Si tu pars du principe que le déterminisme n'existe pas pour prouver qu'il est bidon, tu fais une pétition de principe, pas un raisonnement philosophique

Notre éducation nous éloigne t elle de cette idée que nous sommes potentiellement acteurs de ce monde en infantilisant les enfants (et adultes) ?

Pourquoi y a t-il des cours d'anglais au primaire et pas de cours de développement personnel dès le plus jeune âge ?
Pourquoi n'apprend t on pas aux gamins dès le plus jeune age à être "heureux" et leur faire prendre conscience qu'ils ne sont pas de simples spectateurs d'un monde sur lequel ils n'ont aucune influence mais au contraire qu'ils sont ce monde qu'il regarde d'un aire détaché.

C'est un peu décousu ce que tu dis

Non seulement l'éducation met en avant le développement personnel, mais en plus elle donne tous les outils pour être acteur et incite à l'être

Si tu parles pas anglais, tu te fais entendre comment?

Pourquoi n'enseigne t-on pas aux gamins la confiance en soi , en ses capacités , à les inciter à exploiter leur potentiel ?

On les enseigne
Et au-delà de ça, il vaut mieux faire développer à des enfants des capacités, que leur faire développer un orgueil qui renvoie à des capacités inexistantes

J'ai l'impression qu'on conditionne les jeunes (et du coup cet état persiste à l'age adulte) à obéir , à être des suiveurs (pour avoir une bonne note faut répéter bêtement la leçon) , mais si on regarde bien , ceux qui ont modelé le monde sont justement ceux qui ont été désobéissants , ceux qu'on a pris pour des "fous" , ceux qui ont fait un "doigt d'honneur" aux croyances qu'ont a essayé de leur inculquer afin qu'ils restent dans le "système" en place.

Oui et non. Certes les gens qui font changer les choses ont souvent une façon de penser différente et une réaction face à l'ordre établi, SEULEMENT, pour la plupart, ils connaissent parfaitement l'ordre établi. Autrement dit, tu changes les règles une fois que tu les maîtrises, sinon t'es condamné à faire tes petits doigts d'honneur dans l'anonymat sans changer quoi que ce soit.

Le meilleur moyen de vaincre son ennemi c'est encore de le connaître.

Il s'agit surtout de donner des clés aux gosses, un terreau, de la matière première sur laquelle fonder et affiner leur pensée. Sans ça, ils ne peuvent arriver à rien. C'est indigeste, personne te dira le contraire, mais c'est nécessaire.

Je vois des gens qui manifestent dans la rue , comme si le pouvoir appartenait à une minorité , aux ministres , au président ...

Mais qu'est la minorité sans la majorité qui accepte de travailler pour elle ?

Rien

L'inverse peut être tout aussi vrai. Que sont tes jambes sans ta tête? Ta tête sans ton corps?

Un patron sans ouvriers qui est il ? Le pouvoir est il dans les mains du patron ou de ses employés ?

J'ai l'impression que pour certaines personnes c'est "comme ça et pas autrement" , "c'est pas nous qui allons changer le monde" , "c'est la vie" , toutes ces phrases qui au fond n'ont aucun sens en soi...
Comment ça c'est comme ça ? Comment ça c'est pas nous qui allons changer le monde ? Qui alors ? Si on pensait tous comme ça on irait où ?
C'est pas la peine d'essayer de courir 100m en moins de 10s , personne ne l'a jamais fait ... puis ça a été "l'Homme ne peut pas courir en moins de 9sec70 , ça a été prouvé scientifiquement ... puis y'a eu Usain Bolt"
On ne pouvait pas voler comme les oiseaux non plus , puis les frères Wright on inventé l'avion ...
Si certains ont réussi là où la majorité pensait l'impossible , c'est qu'au fond c'est possible ?

ça veut pas dire non plus que c'est à la portée du moindre péon, tu t'emballes un peu. Si on t'écoute on peut résoudre la faim dans le monde avec des bons sentiments

Message édité le 15 février 2017 à 21:24:12 par Veyli
Jeaneude75
Jeaneude75
Niveau 10
16 février 2017 à 10:12:07

Le 15 février 2017 à 21:19:36 Veyli a écrit :

Nous avons le choix de faire changer les choses

Non, pas selon le déterminisme

D'où ma question sur la réelle existence du déterminisme , que je pense moi être une notion fataliste déstabilisatrice , poussant les individus à croire que "ce n'est pas la peine de" , "c'est comme ça on y peut rien" , "c'est pas nous qui allons changer le monde" etc etc

pourquoi ne le faisons nous pas ?

Parce qu'on peut pas

Comment ça on peut pas ?

Si tu pars du principe que le déterminisme n'existe pas pour prouver qu'il est bidon, tu fais une pétition de principe, pas un raisonnement philosophique

On peut en débattre au lieu de faire une pétition ?

Notre éducation nous éloigne t elle de cette idée que nous sommes potentiellement acteurs de ce monde en infantilisant les enfants (et adultes) ?

Pourquoi y a t-il des cours d'anglais au primaire et pas de cours de développement personnel dès le plus jeune âge ?
Pourquoi n'apprend t on pas aux gamins dès le plus jeune age à être "heureux" et leur faire prendre conscience qu'ils ne sont pas de simples spectateurs d'un monde sur lequel ils n'ont aucune influence mais au contraire qu'ils sont ce monde qu'il regarde d'un aire détaché.

C'est un peu décousu ce que tu dis

Oui je suis d'accord j'ai un peu divagué à droite à gauche :noel:

Non seulement l'éducation met en avant le développement personnel, mais en plus elle donne tous les outils pour être acteur et incite à l'être

J'ai pas l'impression , à quel moment , à quel âge ?
J'ai été à l'école aussi , à aucun moment on ne m'a enseigné que je pouvais faire ce que je voulais , que je devais persévérer à croire en mes rêves , que j'étais unique et que je n'avais pas à suivre ce que font les autres mais au contraire qu'on a tout un chacun un truc différent à apporter au monde.

Si tu parles pas anglais, tu te fais entendre comment?

Je pense qu'il y a des priorités, j'entends par là que d'un point de vue personnel il doit y avoir une hiérarchisation des matières , et que pour moi le développement personnel est celle qui doit être mis en lumière au delà de toutes les autres car c'est elle qui permettra de guider l'élève vers ce pour quoi il est fait et ce , dès le plus jeune âge , aider l'élève à savoir qui il est et où il souhaite aller , car quand on sait où l'on va c'est plus facile d'y arriver (en tout cas si l'on ne sait pas où l'on va on est pas prêt d'y arriver).

Pourquoi n'enseigne t-on pas aux gamins la confiance en soi , en ses capacités , à les inciter à exploiter leur potentiel ?

On les enseigne
Et au-delà de ça, il vaut mieux faire développer à des enfants des capacités, que leur faire développer un orgueil qui renvoie à des capacités inexistantes

Comment ça ? Si un gamin est attiré par la photo , si c'est quelque chose d'inné chez lui , un truc qui le fascine , sous prétexte qu'il n'est pas bon (au départ) tu vas lui dire :"écoute gamin t'es pas très bon honnêtement tu devrais faire autre chose de ta vie ?"

J'ai l'impression qu'on conditionne les jeunes (et du coup cet état persiste à l'age adulte) à obéir , à être des suiveurs (pour avoir une bonne note faut répéter bêtement la leçon) , mais si on regarde bien , ceux qui ont modelé le monde sont justement ceux qui ont été désobéissants , ceux qu'on a pris pour des "fous" , ceux qui ont fait un "doigt d'honneur" aux croyances qu'ont a essayé de leur inculquer afin qu'ils restent dans le "système" en place.

Oui et non. Certes les gens qui font changer les choses ont souvent une façon de penser différente et une réaction face à l'ordre établi, SEULEMENT, pour la plupart, ils connaissent parfaitement l'ordre établi. Autrement dit, tu changes les règles une fois que tu les maîtrises, sinon t'es condamné à faire tes petits doigts d'honneur dans l'anonymat sans changer quoi que ce soit.

Je suis d'accord , faut connaitre les deux facettes effectivement :oui:
Mais faut également garder un certain détachement par rapport à l’ordre établi et ne pas se faire aspirer par lui de tel sorte à ne même plus avoir le réflexe de ne serait ce que songer à le remettre en question...
Pour moi le véritable danger il est là.

Le meilleur moyen de vaincre son ennemi c'est encore de le connaître.

Il s'agit surtout de donner des clés aux gosses, un terreau, de la matière première sur laquelle fonder et affiner leur pensée. Sans ça, ils ne peuvent arriver à rien. C'est indigeste, personne te dira le contraire, mais c'est nécessaire.

Je suis d'accord mais encore une fois leur enseigner à être détaché de l'ordre établi , dire "je vous enseigne ça , ce sont les bases de la vie en société , mais sachez qu'il ne s'agit pas la de LA vérité , mais qu'il est et sera de votre responsabilité de rester sur les rails ou de vous en écarter , car le monde n'est pas ce qu'il est mais ce que vous en faites , car le monde c'est aussi vous".

Je vois des gens qui manifestent dans la rue , comme si le pouvoir appartenait à une minorité , aux ministres , au président ...

Mais qu'est la minorité sans la majorité qui accepte de travailler pour elle ?

Rien

L'inverse peut être tout aussi vrai. Que sont tes jambes sans ta tête? Ta tête sans ton corps?

Dans l'idéal , encore d'un point de vue personnel , nous sommes tous des créateurs.
Pour moi l'ouvrier c'est le mec qui ne s'est pas rendu compte que lui aussi était un créateur et donc un potentiel entrepreneur/patron...
Comme disait Steeve Jobs en grandes lignes en gros faut vivre SA propre vie , car si on le fait pas alors on existe pour que les autres puissent vivre la leur grâce au refoulement de nos propres rêves.

Un patron sans ouvriers qui est il ? Le pouvoir est il dans les mains du patron ou de ses employés ?

J'ai l'impression que pour certaines personnes c'est "comme ça et pas autrement" , "c'est pas nous qui allons changer le monde" , "c'est la vie" , toutes ces phrases qui au fond n'ont aucun sens en soi...
Comment ça c'est comme ça ? Comment ça c'est pas nous qui allons changer le monde ? Qui alors ? Si on pensait tous comme ça on irait où ?
C'est pas la peine d'essayer de courir 100m en moins de 10s , personne ne l'a jamais fait ... puis ça a été "l'Homme ne peut pas courir en moins de 9sec70 , ça a été prouvé scientifiquement ... puis y'a eu Usain Bolt"
On ne pouvait pas voler comme les oiseaux non plus , puis les frères Wright on inventé l'avion ...
Si certains ont réussi là où la majorité pensait l'impossible , c'est qu'au fond c'est possible ?

ça veut pas dire non plus que c'est à la portée du moindre péon, tu t'emballes un peu. Si on t'écoute on peut résoudre la faim dans le monde avec des bons sentiments

Si d'autres l'ont fait , pourquoi pas ?
Je suis fasciné par ceux qui sont parvenus à réaliser leurs rêves : Shwarzenegger n'était personne ... issu d'une famille modeste dans un coin paumé du monde.
Il disait vouloir devenir l'homme le plus musclé du monde , millionnaire et devenir un acteur célèbre à 16-17 ans...
N'importe quelle personne censée lui aurait rétorqué "écoute mec arrête la fumette , tais toi et vas chercher un boulot au lieu de sortir des conneries".
Puis il a eu un doute un jour et il s'est souvenu qu'un jour Reg Park , son modèle , avait réussi ce que lui souhaitait faire et qu'au fond Reg Park etait aussi un humain , donc si lui l'avait fait à son époque alors lui aussi pourrait le faire , la suite on la connait ...

La faim dans le monde n'est pas un problème insoluble pour moi , c'est juste que nous nous répétons tous que c'est impossible , donc effectivement c'est impossible puisque nous n'agissons pas tous ensemble pour la résolution de ce problème.

Exemple :

On est dans une "boom" , y'a une nana trop charmante mais genre une 9,5/10.
Toi t'es intéressé mais tu te dis "oh non , elle est trop bien pour moi , pis t'as vu cet avion de chasse , j'ai aucune chance avec elle , pis elle doit avoir un mec c'est pas possible autrement"

Le soucis c'est que ton pote , qui lui aussi est intéressé , se dit la même chose.

Puis le voisin de ton pote , lui aussi intéressé se dit aussi la même chose...

Puis en fait tous les mecs de la salle de fête , intéressés , se disent tous la même chose ...

Résultat ? La meuf est célibataire , n'a aucun petit ami , c'est encore une soirée pour elle où elle rentrera seule parce qu'aucun mec n'aura osé l'aborder :rire:

Veyli
Veyli
Niveau 10
16 février 2017 à 11:12:48

Le 16 février 2017 à 10:12:07 jeaneude75 a écrit :

Le 15 février 2017 à 21:19:36 Veyli a écrit :

Nous avons le choix de faire changer les choses

Non, pas selon le déterminisme

D'où ma question sur la réelle existence du déterminisme , que je pense moi être une notion fataliste déstabilisatrice , poussant les individus à croire que "ce n'est pas la peine de" , "c'est comme ça on y peut rien" , "c'est pas nous qui allons changer le monde" etc etc

pourquoi ne le faisons nous pas ?

Parce qu'on peut pas

Comment ça on peut pas ?

Si tu pars du principe que le déterminisme n'existe pas pour prouver qu'il est bidon, tu fais une pétition de principe, pas un raisonnement philosophique

On peut en débattre au lieu de faire une pétition ?

Notre éducation nous éloigne t elle de cette idée que nous sommes potentiellement acteurs de ce monde en infantilisant les enfants (et adultes) ?

Pourquoi y a t-il des cours d'anglais au primaire et pas de cours de développement personnel dès le plus jeune âge ?
Pourquoi n'apprend t on pas aux gamins dès le plus jeune age à être "heureux" et leur faire prendre conscience qu'ils ne sont pas de simples spectateurs d'un monde sur lequel ils n'ont aucune influence mais au contraire qu'ils sont ce monde qu'il regarde d'un aire détaché.

C'est un peu décousu ce que tu dis

Oui je suis d'accord j'ai un peu divagué à droite à gauche :noel:

Non seulement l'éducation met en avant le développement personnel, mais en plus elle donne tous les outils pour être acteur et incite à l'être

J'ai pas l'impression , à quel moment , à quel âge ?
J'ai été à l'école aussi , à aucun moment on ne m'a enseigné que je pouvais faire ce que je voulais , que je devais persévérer à croire en mes rêves , que j'étais unique et que je n'avais pas à suivre ce que font les autres mais au contraire qu'on a tout un chacun un truc différent à apporter au monde.

Ben perso on m'a toujours encouragé à faire ce que je voulais, et ce même en sachant pertinemment que j'avais aucune chance d'y arriver. Si ça c'est de la mauvaise volonté je sais pas ce que c'est. T'as sérieusement déjà entendu un prof te dire "Renonce à ton avenir, tu finiras caissier t'as pas d'autre choix"?

Si tu parles pas anglais, tu te fais entendre comment?

Je pense qu'il y a des priorités, j'entends par là que d'un point de vue personnel il doit y avoir une hiérarchisation des matières , et que pour moi le développement personnel est celle qui doit être mis en lumière au delà de toutes les autres car c'est elle qui permettra de guider l'élève vers ce pour quoi il est fait et ce , dès le plus jeune âge , aider l'élève à savoir qui il est et où il souhaite aller , car quand on sait où l'on va c'est plus facile d'y arriver (en tout cas si l'on ne sait pas où l'on va on est pas prêt d'y arriver).

Déjà tu pars du principe qu'un élève est "fait pour" devenir quelque chose de bien précis, et ça c'est pas une évidence pour tout le monde, ça se discute. ça suppose un peu une idée de destin, et je vais être taquin et te dire que là on revient presque vers le déterminisme.

Le souci c'est qu'il y a l'idéal, et il y a le pragmatique. Aider une personne à se développer c'est bien joli mais l'enseignement ne peut le faire que dans la mesure du possible, un enseignant remplacera jamais un parent, puisqu'il n'a pas le temps de consacrer sa vie à un seul enfant, il doit enseigner des tas de choses à un grand nombre. Si un enseignant passe son année à développer personnellement un seul gamin il en condamne 19, il faut aussi que les parents prennent leurs responsabilités de ce côté-là.

Dis-toi bien aussi que la science démontre que c'est à un très jeune âge qu'il faut apprendre, et que plus le temps passe, plus la capacité d'apprentissage diminue, le développement le plus rapide d'un être humain se fait dans les premiers mois, puis dans son enfance. (par exemple si on s'y prend tôt, on peut apprendre à parler deux ou trois langues couramment à un très jeune enfant, sans le traumatiser. Pourtant si on attend ne serait-ce que l'année de 5ème pour enseigner l'allemand, l'espagnol ou l'italien tu vois bien le résultat)

Conclusion, si tu veux qu'un jeune homme ou qu'une jeune femme se développe le mieux possible, il faut le ou la bourrer de connaissances, très, très tôt, ça l'empêche pas en parallèle de se développer personnellement, mais le développement personnel et l'ambition ça se travaille sur toute une vie, c'est pas aussi urgent du point de vue... physique

Pourquoi n'enseigne t-on pas aux gamins la confiance en soi , en ses capacités , à les inciter à exploiter leur potentiel ?

On les enseigne
Et au-delà de ça, il vaut mieux faire développer à des enfants des capacités, que leur faire développer un orgueil qui renvoie à des capacités inexistantes

Comment ça ? Si un gamin est attiré par la photo , si c'est quelque chose d'inné chez lui , un truc qui le fascine , sous prétexte qu'il n'est pas bon (au départ) tu vas lui dire :"écoute gamin t'es pas très bon honnêtement tu devrais faire autre chose de ta vie ?"

ça ne peut pas être inné chez lui, c'est quand même étrange de naître avec une passion pour la photo, et encore une fois ça se rapproche du déterminisme. Je me répète mais dans l'enseignement, on incite fortement les profs à encourager les gens dans des voies qui les intéressent personnellement, indépendamment de leurs compétences.

ça n'empêche pas non plus d'être honnête et de mettre en garde, "attention tu es doué dans un autre domaine que celui qui te plaît, étudie quand même la question, envisage tes possibilités"

Après tu peux pas non plus rejeter la faute sur le monde entier si tu es passionné de quelque chose mais pas assez pour réussir dedans, c'est malhonnête. Avec du travail tu peux toujours arriver à quelque chose sans être un génie ou un photographe-né.

J'ai l'impression qu'on conditionne les jeunes (et du coup cet état persiste à l'age adulte) à obéir , à être des suiveurs (pour avoir une bonne note faut répéter bêtement la leçon)

mais si on regarde bien , ceux qui ont modelé le monde sont justement ceux qui ont été désobéissants , ceux qu'on a pris pour des "fous" , ceux qui ont fait un "doigt d'honneur" aux croyances qu'ont a essayé de leur inculquer afin qu'ils restent dans le "système" en place.

Oui et non. Certes les gens qui font changer les choses ont souvent une façon de penser différente et une réaction face à l'ordre établi, SEULEMENT, pour la plupart, ils connaissent parfaitement l'ordre établi. Autrement dit, tu changes les règles une fois que tu les maîtrises, sinon t'es condamné à faire tes petits doigts d'honneur dans l'anonymat sans changer quoi que ce soit.

Je suis d'accord , faut connaitre les deux facettes effectivement :oui:
Mais faut également garder un certain détachement par rapport à l’ordre établi et ne pas se faire aspirer par lui de tel sorte à ne même plus avoir le réflexe de ne serait ce que songer à le remettre en question...
Pour moi le véritable danger il est là.

Entièrement d'accord.

Le meilleur moyen de vaincre son ennemi c'est encore de le connaître.

Il s'agit surtout de donner des clés aux gosses, un terreau, de la matière première sur laquelle fonder et affiner leur pensée. Sans ça, ils ne peuvent arriver à rien. C'est indigeste, personne te dira le contraire, mais c'est nécessaire.

Je suis d'accord mais encore une fois leur enseigner à être détaché de l'ordre établi , dire "je vous enseigne ça , ce sont les bases de la vie en société , mais sachez qu'il ne s'agit pas la de LA vérité , mais qu'il est et sera de votre responsabilité de rester sur les rails ou de vous en écarter , car le monde n'est pas ce qu'il est mais ce que vous en faites , car le monde c'est aussi vous".

Le problème c'est que ça tu le fais une fois qu'une personne est accomplie, tu peux pas lâcher dans la nature et dans l'anarchie quelqu'un qui ne comprend pas encore bien le monde. C'est une erreur, quand tu éduques un enfant, de lui dire "l'autorité ne sert à rien, fais-toi ton propre avis". Il a besoin d'outils d'abord, il a besoin ne serait-ce que de saisir ce que veut dire "être responsable". Il a besoin d'une autorité, d'une "vérité" simple pour apprendre pendant plusieurs années, progressivement, vers du plus complexe. Un mal pour un bien, un mensonge pour faire comprendre la vérité. Regarde la méthode d'enseignement mathématique: On apprend d'abord aux enfants que 0 est le plus petit chiffre, puis, des années plus tard, on leur raconte qu'il existe -1. Pourtant ces enfants, pour le plus grand nombre, réussiront dans les maths. Et si tu leur avais dit, dès le début, qu'il y avait du négatif, de la division, de la multiplication, de la racine carrée, du thalès et du pythagore, que tout était vrai et faux à la fois avant d'ouvrir la boîte, si t'avais commencé par la fin, l'enfant aurait été largué et n'aurait jamais rien pu apprendre. C'est pareil. Observe les familles, les gens les plus intelligents en société (y compris ceux qui remettent la société en question) ont toutes les chances d'avoir eu une éducation stricte, les plus irrespectueux et ignorants ont toutes les chances d'avoir été traités comme des rois. Un homme a besoin de liberté, un enfant a besoin de principes simples et absolus, temporairement.

Je vois des gens qui manifestent dans la rue , comme si le pouvoir appartenait à une minorité , aux ministres , au président ...

Mais qu'est la minorité sans la majorité qui accepte de travailler pour elle ?

Rien

L'inverse peut être tout aussi vrai. Que sont tes jambes sans ta tête? Ta tête sans ton corps?

Dans l'idéal , encore d'un point de vue personnel , nous sommes tous des créateurs.
Pour moi l'ouvrier c'est le mec qui ne s'est pas rendu compte que lui aussi était un créateur et donc un potentiel entrepreneur/patron...
Comme disait Steeve Jobs en grandes lignes en gros faut vivre SA propre vie , car si on le fait pas alors on existe pour que les autres puissent vivre la leur grâce au refoulement de nos propres rêves.

Un patron sans ouvriers qui est il ? Le pouvoir est il dans les mains du patron ou de ses employés ?

J'ai l'impression que pour certaines personnes c'est "comme ça et pas autrement" , "c'est pas nous qui allons changer le monde" , "c'est la vie" , toutes ces phrases qui au fond n'ont aucun sens en soi...
Comment ça c'est comme ça ? Comment ça c'est pas nous qui allons changer le monde ? Qui alors ? Si on pensait tous comme ça on irait où ?
C'est pas la peine d'essayer de courir 100m en moins de 10s , personne ne l'a jamais fait ... puis ça a été "l'Homme ne peut pas courir en moins de 9sec70 , ça a été prouvé scientifiquement ... puis y'a eu Usain Bolt"
On ne pouvait pas voler comme les oiseaux non plus , puis les frères Wright on inventé l'avion ...
Si certains ont réussi là où la majorité pensait l'impossible , c'est qu'au fond c'est possible ?

ça veut pas dire non plus que c'est à la portée du moindre péon, tu t'emballes un peu. Si on t'écoute on peut résoudre la faim dans le monde avec des bons sentiments

Si d'autres l'ont fait , pourquoi pas ?

Parce que l'exception n'est pas la règle. Tout le monde peut regarder la lune, seule une poignée peut la fouler du pied.

Je suis fasciné par ceux qui sont parvenus à réaliser leurs rêves : Shwarzenegger n'était personne ... issu d'une famille modeste dans un coin paumé du monde.

Et pour un Schwarzie qui réussit, combien sont morts dans l'anonymat? Un monde avec tout le monde au sommet n'existe pas. Et s'il existait, il aurait rien de différent d'un monde avec personne de spécial. La condition même pour que quelqu'un soit spécial, c'est que tout le monde ne puisse pas l'être, ou ne le soit pas en tout cas.

Il disait vouloir devenir l'homme le plus musclé du monde , millionnaire et devenir un acteur célèbre à 16-17 ans...
N'importe quelle personne censée lui aurait rétorqué "écoute mec arrête la fumette , tais toi et vas chercher un boulot au lieu de sortir des conneries".

C'est pas parce qu'il a réussi que ces remarques sont insensées, statistiquement ils avaient raison de dire ça. Si je fais tourner une roulette à 100 cases et que je te dis de choisir soit la case 73, soit toutes les cases sauf la 73, tu seras sensé en me disant "toutes les cases sauf la 73". Pourtant la bille PEUT tomber sur la 73.

ça veut dire qu'une ambition folle ne mène pas à une défaite catégorique, mais qu'il faut quand même relativiser et se rendre compte que ça mènera là pour la majorité des gens.

Puis il a eu un doute un jour et il s'est souvenu qu'un jour Reg Park , son modèle , avait réussi ce que lui souhaitait faire et qu'au fond Reg Park etait aussi un humain , donc si lui l'avait fait à son époque alors lui aussi pourrait le faire , la suite on la connait ...

La faim dans le monde n'est pas un problème insoluble pour moi , c'est juste que nous nous répétons tous que c'est impossible , donc effectivement c'est impossible puisque nous n'agissons pas tous ensemble pour la résolution de ce problème.

Exemple :

On est dans une "boom" , y'a une nana trop charmante mais genre une 9,5/10.
Toi t'es intéressé mais tu te dis "oh non , elle est trop bien pour moi , pis t'as vu cet avion de chasse , j'ai aucune chance avec elle , pis elle doit avoir un mec c'est pas possible autrement"

Le soucis c'est que ton pote , qui lui aussi est intéressé , se dit la même chose.

Puis le voisin de ton pote , lui aussi intéressé se dit aussi la même chose...

Puis en fait tous les mecs de la salle de fête , intéressés , se disent tous la même chose ...

Résultat ? La meuf est célibataire , n'a aucun petit ami , c'est encore une soirée pour elle où elle rentrera seule parce qu'aucun mec n'aura osé l'aborder :rire:

On note que même si tous les mecs agissent, tout le monde n'est pas heureux à la fin, il y a une minorité gagnante et une majorité perdante. Voire que des perdants. Il reste toujours des affamés. C'est une réalité de la vie.

Je suis tout à fait d'accord avec l'idée générale, il y a beaucoup de gens qui optent pour le renoncement même lorsque tout le monde a une chance, et ce peu importe le sujet. Mais ce que tu dis est quand même souvent utopique, voire un frein à la réussite.

Si je suis très grossier et que je résume le tout par "étudier ça sert à rien parce que schwarzie est au sommet grâce à ses poings", c'est comme si je disais "n'importe quoi les gens qui travaillent alors qu'on peut gagner au loto"

Veyli
Veyli
Niveau 10
16 février 2017 à 11:19:42

Un homme a besoin de liberté, un enfant a besoin de principes simples et absolus, temporairement.

Je dirais que l'homme a tellement une tendance anticonformiste, une tendance à la différenciation, à affirmer son identité au détriment de celle qu'il connaît, parce qu'il en connaît les failles, que si tu veux faire un bon homme libre, subtil, il faut l'éduquer à la dure. Si tu veux faire quelqu'un d'extrêmement limité et manichéen, encourage-le dans sa fameuse liberté.

Un adolescent rejettera son père ou l'autorité de lui-même tôt ou tard, c'est inné pour le coup, pas besoin de lui apprendre à le faire. Parfois il faut jouer son rôle et être l'éducateur, le laisser comprendre par lui-même ce que tu as compris par toi-même.

Message édité le 16 février 2017 à 11:22:22 par Veyli
Jeaneude75
Jeaneude75
Niveau 10
16 février 2017 à 14:04:50

Le 16 février 2017 à 11:19:42 Veyli a écrit :

Un homme a besoin de liberté, un enfant a besoin de principes simples et absolus, temporairement.

Je dirais que l'homme a tellement une tendance anticonformiste, une tendance à la différenciation, à affirmer son identité au détriment de celle qu'il connaît, parce qu'il en connaît les failles, que si tu veux faire un bon homme libre, subtil, il faut l'éduquer à la dure. Si tu veux faire quelqu'un d'extrêmement limité et manichéen, encourage-le dans sa fameuse liberté.

Un adolescent rejettera son père ou l'autorité de lui-même tôt ou tard, c'est inné pour le coup, pas besoin de lui apprendre à le faire. Parfois il faut jouer son rôle et être l'éducateur, le laisser comprendre par lui-même ce que tu as compris par toi-même.

Au fond , foncièrement je suis pas en désaccord avec toi lorsque tu dis qu'il faut donner à l'enfant une base sur laquelle il se fonde.

Et je pense aussi que passé un âge , les éducateurs , parents , se doivent de les laisser faire leurs erreurs et se garder de trop les conseillers , car la limite parfois entre un conseil et une volonté personnelle d'influer une personne est mince , juste dire "écoute , moi personnellement je pense ça , mais si toi tu le sens , alors vas y , vas vérifier par toi même , je préfère que tu casses la gueule en y étant allé , en ayant essayé , que de te priver d'un possible bonheur en m'écoutant car au fond je n'ai pas la sciences infuse."

Ça se trouve t'as un mec dont la vocation est de faire des cabrioles dans un cirque , mais ses parent lui ont conseillé d'être banquier , car c'est bien paye , car c'est un boulot sûr , car t'as plein d'avantages selon la société pour laquelle tu bosses etc etc.
Il sera peut être bien plus heureux en gagnant quasi rien de sa vie , alors qu'il pourrait à contrario être dépressif les poches pleines de billets...

Mais pas tous les parents le font ça , ni mêmes tous les profs , éducateurs etc etc.
Et donc mon propos de base est que parfois on a tendance à dire "j'ai eu les mauvais parents , les mauvais profs , les mauvais éducateurs , c'est pour ça que je suis comme ça j'y peux rien si je suis né dans la mauvaise famille ..."
Moi je pense que tout un chacun , quelque soit son éducation ou son passé , a le choix , et même sur une base initialement chaotique , de construire quelque chose d'autre que ce qu'on lui avait prédit initialement.

Je lisais dernièrement le livre de Tim Guénard "Plus fort que la haine" , sa vie disons a été une vie de merde pas possible , pourtant il a réussit à faire mentir tout ceux qui le voyait devenir une merde.

De même que Marius (je lis pas mal d'autobiographies et biographies , en fait ça me fascine) , que les profs traitaient de bon à rien à l'école , qui était destiné à finir entre quatre planches vu son train de vie , et qui au final reprend sa vie en main , se sort de ces fausses prédictions en suivant un jour les conseils d'un officier de police , et finit par intégrer cette unité d'élite que représente les Commandos Marine.

edophoenix
edophoenix
Niveau 36
17 février 2017 à 12:27:56

Plop à toi !

Ce qu'il me semble, c'est que tu mélanges le déterminisme mécanique (et sa dérivée physiologique), autrement le déterminisme causal, avec le conditionnement social.

le conditionnement social repose en partie sur la connaissance du déterminisme pour fonctionner, mais cela ne veut pas dire qu'il l'a inventé.

On peut reconnaître le déterminisme, et en même temps se rebeller contre le modèle de société dans lequel on vit, a fortiori justement parce qu'il exploite nos déterminismes pour nous aliéner.
C'est ce que disent, entre autres auteurs, Habermas et Honneth, et avant eux, leurs prédécesseurs de l'Ecole de Francfort, comme Adorno et Horkheimer.

D'autre part, la notion de déterminisme en philosophie ou en science n'empêche pas de reconnaître les talents innés ou naturels. Il n'empêche pas non plus de reconnaître qu'on peut s'améliorer par le travail et l'entraînement. Et il n'interdit pas d'exercer un hobby qu'on aime, même si on est pas naturellement doué pour.

elmerido
elmerido
Niveau 7
18 février 2017 à 04:50:05

Oui d'accord avec jeaneude75, quelqu'un qui pense trop et s'imagine des règles ne prendra jamais de risque et ne sera pas enclin à changer ce qu'il a autour de lui étant donné qu'il aura peu à peu la certitude de sa pensée sur le monde comme un vieux crouton. La pensée doit être concrétisée ou testée pour être libérée, sinon elle pétrifie :)
Sinon en ce qui concerne le déterminisme, étant donné qu'on fait nous même partie du monde qui nous entoure, il nous est impossible de connaitre les déterminismes en question, même si on suppose qu'il existe dans l'absolu. Et en général quand quelqu'un dit "déterminisme", l'autre pense "prolongement normal et absolument pas surprenant jusqu'à l'infini des mêmes règles qui ont déterminé mon environnement et moi", une espèce de long fleuve tranquille où il ne peut se passer que ce qui a déjà été vécu.
Or c'est totalement faux.

edophoenix
edophoenix
Niveau 36
18 février 2017 à 22:00:11

...Ou alors, quelqu'un qui pense beaucoup, justement, s'intéressera à ces règles, se demandera d'où elles viennent, les comprendra mieux en apprenant d'où elles viennent, à quels problèmes elles répondaient à l'époque où on les a fixées, comment elles fonctionnent, de sorte qu'il pourra imaginer comment les modifier de manière intelligente, et donc, il osera innover, là où ceux qui ne pensent pas et ne se posent pas de questions se contenteront de faire comme on a toujours fait, sans remettre en question leurs habitudes. n'pas ?

N.B.: et pour ce quiest des déterminismes, si on parle des déterminismes biologiques, mécaniques et sociaux, ben on les connaît déjà assez bien, nonobstant le fait qu'on fait effectivement partie du monde. C'st le sens du mot réflexion justement = retour sur soi, qui nous permet d'apprendre de nous-mêmes.
Ici sur le forum, on a l'impression que le déterminisme est limité, parce que nous n'en sommes pas des experts, mais un biologiste, un anthropologue ou un physicien, eux, ils auraient justement des tas de choses à nous apprendre dessus.

Message édité le 18 février 2017 à 22:03:35 par edophoenix
elmerido
elmerido
Niveau 7
18 février 2017 à 23:32:47

Oui tout à fait, d'où le fait qu'une pensée concrétisée est assez fructueuse :ok:

Désolé perso je ne connais pas d'autres définitions du déterminisme que celle de l'existence d'une cause motrice pour toutes choses et je ne vois pas trop ce que signifie "déterminisme biologique" ou autre, meme en faisant un effort. Cela dit on peut effectivement avoir une idée de règles abstraites mais qui ne seront jamais malheuresement assez fines pour être réelles et on ne pourra jamais prouver qu'on aura trouvé toutes ces règles abstraites.

D'ailleurs, on ne peut pas trouver tous nos déterminismes pour la raison qu'il nous est impossible de comprendre notre environnement et nous même à l'aide de nous même seulement (la pensée si tu préfères). Un ensemble ne peut pas "comprendre" totalement un ensemble plus gros que lui, aussi bien au sens simple de l'inclusion que de la simulation :o))

Message édité le 18 février 2017 à 23:37:45 par elmerido
edophoenix
edophoenix
Niveau 36
19 février 2017 à 09:54:42

C'est marrant, mais autrefois, on parlait déjà de déterminisme, et pourtant, çà n'a pas empêché des révolutions et des coups d'état dans le monde (d'ailleurs, dans la marxisme, le déterminisme est justement ce qui justifie - entre autres - la révolution prolétarienne). La notion de déterminisme en soi n'a jamais empêché les gens de vouloir changer les choses.

Après, selon ce que je sais, les déterminismes biologique, sociaux et mécanique sont tous des formes de déterminisme causal.
Mais ils existe aussi le déterminisme final, le déterminisme métaphysique à la Spinoza (on est déterminé non pas par des causes, mais par notre propre essence qui nous permet de faire certaines choses et de nous comporter de certaines manières, et pas d'autres, le déterminisme neuropsychologique - et l'hypothèse de la conscience illusoire - correspondrait plutôt à çà), etc...

enfin, du coup, si le sujet t'intéresse, je ne peux que t'engager à te renseigner. :-)

edophoenix
edophoenix
Niveau 36
19 février 2017 à 10:07:33

Le 18 février 2017 à 23:32:
elmerido a écrit :

D'ailleurs, on ne peut pas trouver tous nos déterminismes pour la raison qu'il nous est impossible de comprendre notre environnement et nous même à l'aide de nous même seulement (la pensée si tu préfères). Un ensemble ne peut pas "comprendre" totalement un ensemble plus gros que lui, aussi bien au sens simple de l'inclusion que de la simulation :o))

:d) c'est bien pourquoi la science moderne ne repose pas que sur la pensée, mais aussi sur des protocoles expérimentaux, basé sur la question « si je modifie la variable A, que se passe t-il avec la variable B ?
», qu'on utilise tout autant pour observer la physique des atomes que le comportement de l'homme.
La pensée seule n'arrive à rien sans le secours de l'observation, mais de même, l'observation ne peut servir que si on la pense, et si on en tire des conclusions.

L'adage le poisson connaît-il l'eau de son aquarium ? n'a ici aucune pertinence, parce que si le poisson savait penser, observer et se souvenir, alors, oui, il connaîtrait l'eau de son aquarium.
L'homme est pourvu de ses capacités et il les utilise justement pour se connaître et explorer ses limites depuis 20.000 ans. Bon, on a surtout progressé ces sept ou huit derniers siècles, mais ça ne veut pas dire qu'on est incapable d'atteindre nos limites et de les étudier.

On est même capables d'aller au-delà (fabriquer un deltaplane pour voler, alors qu'on ne sait pas le faire sans, voire une fusée pour nous arracher de l'attraction terrestre).

'Faut pas croire qu'on soit incapables de connaître nos limites, alors que la société actuelle exploite déjà certaines d'entre elles pour nous vendre des chips.

elmerido
elmerido
Niveau 7
19 février 2017 à 18:19:48

C'est marrant, mais autrefois, on parlait déjà de déterminisme, et pourtant, çà n'a pas empêché des révolutions et des coups d'état dans le monde (d'ailleurs, dans la marxisme, le déterminisme est justement ce qui justifie - entre autres - la révolution prolétarienne). La notion de déterminisme en soi n'a jamais empêché les gens de vouloir changer les choses.

Mais est-ce qu'ils se sont mis eux dans ce déterminisme ? Qu'ils se sont demandés par exemple "qu'est ce qui me pousse à m'insurger, ça vaut vraiment la peine ?".
jeaneude75 le signale et je suis d'accord pour dire qu'on a vite fait, c'est pas toujours le cas :), de glisser vers ce genre de questionnement : "si mes actions sont déterminées, cela vaut vraiment le coup de faire un effort et même d'être prêt à souffrir pour celles ci, vu qu'on va me les offrir ou me forcer ?". Ce qui n'est pas tout à fait pareil, et les "vieux" ont facilement ce mauvais reflexe pour justifier leur impuissance physique.

Mais ils existe aussi le déterminisme final, le déterminisme métaphysique à la Spinoza (on est déterminé non pas par des causes, mais par notre propre essence qui nous permet de faire certaines choses et de nous comporter de certaines manières, et pas d'autres, le déterminisme neuropsychologique - et l'hypothèse de la conscience illusoire - correspondrait plutôt à çà), etc...

Je suis vraiment pas convaincu de la pertinence de ces approches, à part pour créer des boites et de se restreindre à une certaine logique pour chacune d'entre elles, ce qui rend les choses un peu plus faciles mais plus incorrectes... :(
Au final quand on parle de neuropsychologie on parlerait plus d'une division du travail. Il n'empêche que dans le monde réel, les causes n'ont pas de frontière : arrête moi si je me trompe, une hormone est produite à partir d'un certain mélange, production dépendante de la nourriture disponible donc de paturages et de tout un écosystème, de la nourriture appréciée donc en principe des gènes qui se sont transmis hérédiquement, d'ions libres et de leurs organisations à proximité, toutes les contraintes sociales, etc. En fait ça n'en finit pas :)

:d) c'est bien pourquoi la science moderne ne repose pas que sur la pensée, mais aussi sur des protocoles expérimentaux, basé sur la question « si je modifie la variable A, que se passe t-il avec la variable B ?

», qu'on utilise tout autant pour observer la physique des atomes que le comportement de l'homme.
La pensée seule n'arrive à rien sans le secours de l'observation, mais de même, l'observation ne peut servir que si on la pense, et si on en tire des conclusions.

Il n'empêche que les conclusions qu'on tire de nos observations sont inscrites quelque part qui font dès lors partie de notre environnement et si on les relis un jour, elles auront à leur tour une incidence sur notre pensée.
On peut sans problème étendre la phrase de départ "il nous est impossible de comprendre notre environnement et nous même à l'aide de nous même seulement" à "il nous est impossible de comprendre notre environnement et nous même à l'aide de nous même et une partie de cet environnement".

En ce qui concerne la logique je suis pas tout à fait d'accord parce que même si elle est utile, elle ne fonctionne qu'à partir d'objets abstraits, sur un modèle et qui se fonde sur les observations. C'est une espèce de "compression" qui permet de retrouver ses petits plus rapidement mais elle n'apprend jamais de nouvelles observations sans rien n'observer, comme ça à partir de rien :ok:

Message édité le 19 février 2017 à 18:21:22 par elmerido
Jeaneude75
Jeaneude75
Niveau 10
19 février 2017 à 19:15:12

Le 18 février 2017 à 22:00:11 edophoenix a écrit :
...Ou alors, quelqu'un qui pense beaucoup, justement, s'intéressera à ces règles, se demandera d'où elles viennent, les comprendra mieux en apprenant d'où elles viennent, à quels problèmes elles répondaient à l'époque où on les a fixées, comment elles fonctionnent, de sorte qu'il pourra imaginer comment les modifier de manière intelligente, et donc, il osera innover, là où ceux qui ne pensent pas et ne se posent pas de questions se contenteront de faire comme on a toujours fait, sans remettre en question leurs habitudes. n'pas ?

N.B.: et pour ce quiest des déterminismes, si on parle des déterminismes biologiques, mécaniques et sociaux, ben on les connaît déjà assez bien, nonobstant le fait qu'on fait effectivement partie du monde. C'st le sens du mot réflexion justement = retour sur soi, qui nous permet d'apprendre de nous-mêmes.
Ici sur le forum, on a l'impression que le déterminisme est limité, parce que nous n'en sommes pas des experts, mais un biologiste, un anthropologue ou un physicien, eux, ils auraient justement des tas de choses à nous apprendre dessus.

Autant le déterminisme biologique je vois à peu près l'idée de la génétique derrière et qu'au final nous ne naissons pas tous égaux sur ce point , autant le déterminisme social j'ai du mal justement avec cette idée et c'est plutôt ce déterminisme là que je vise dans mon propos d'ailleurs.

Qu'entends tu par déterminisme social ? L'environnement familiale , la culture , les classes sociales ?

Si c'est ça dont tu parles , je pense effectivement que c'est un facteur facilitant quelque part de bénéficier d'un accès plus facile à plein de domaines lorsque l'on est issu d'une famille aisée , mais pour moi c'est aussi une fausse croyance que de croire que parce que je viens d'un milieu plus modeste , alors je suis "condamné" à mener une existence "moyenne" , normale , que je ne pourrais jamais être quelqu'un d'important etc etc...

Et malheureusement beaucoup pensent de cette façon , et je trouve ça particulièrement triste que de remettre son pouvoir personnel au bénéfice de circonstances extérieures telles que la richesse , la culture , le fait d'avoir eu de bons parents...

Certes l'environnement nous façonne durant notre enfance , car c'est une période de vulnérabilité et de dépendance , nous sommes comme des éponges à prendre pour argent comptant tout un tas de croyances extérieures , mais il arrive un moment où , adultes , nous avons le choix de faire table rase du passé , de détruire toutes nos croyances limitantes et de reconstruire par dessus.

C'est un travail colossal et dur , qui demande beaucoup d'humilité (de tout remettre en question jusqu'à soi même) et de courage aussi car il est très déstabilisant de se remettre en question de manière aussi profonde , mais c'est possible à celui qui le veut vraiment , c'est possible de reprendre sa vie en main , c'est possible de changer le cours des choses et de changer le "destin" que l'on nous avait prédit et de faire mentir autrui nous concernant (voire nous faire mentir aussi à nous même parfois , à cette voix intérieure qui nous fait douter de nos capacités , de notre valeur , de notre talent ...).

edophoenix
edophoenix
Niveau 36
19 février 2017 à 19:36:49

Tu soulèves des questions très importantes, et je ne sais pas si je saurais y répondre pertinemment, mais je vais essayer.

Déjà, en ce qui concerne le finalisme historique (en dehors du marxisme que j'ai déjà cité), tout un tas de gens ont justement réalisé des choses extraordinaires (ou échoué en essayant) justement parce qu'ils se croyaient destinés (voire prédestinés) à accomplir ces grandes choses, ce qui montre bien que l'idée du déterminisme peut avoir des conséquences positives sur l'action des hommes.

Persuadez-vous que vous êtes déterminés à faire de grandes choses, et vous aurez déjà un premier moteur puissant pour agir, même s'il ne suffit pas toujours.
Moi-même, je suis persuadé qu'un jour, un de mes écrits connaîtra le succès, et c'est bien pourquoi je ne renonce pas à l'écriture (même si j'écris aussi parce que j'aime créer des récits, pas seulement pour le succès) : réussirais-je vraiment ?
Personne ne peut le dire (sauf peut-être Dieu, s'il existe), mais ça ne m'empêche pas de persévérer.

En ce qui concerne les différentes sortes de déterminisme :

Je suis vraiment pas convaincu de la pertinence de ces approches, à part pour créer des boites et de se restreindre à une certaine logique pour chacune d'entre elles, ce qui rend les choses un peu plus faciles mais plus incorrectes...
Au final quand on parle de neuropsychologie on parlerait plus d'une division du travail. Il n'empêche que dans le monde réel, les causes n'ont pas de frontière : arrête moi si je me trompe, une hormone est produite à partir d'un certain mélange, production dépendante de la nourriture disponible donc de paturages et de tout un écosystème, de la nourriture appréciée donc en principe des gènes qui se sont transmis hérédiquement, d'ions libres et de leurs organisations à proximité, toutes les contraintes sociales, etc. En fait ça n'en finit pas

:d) peut-être, mais si on veut mieux se connaître, et essayer de juger de l'espace de liberté qu'il nous reste pour agir (ou même pour empêcher autrui de nous manipuler en jouant sur nos déterminismes, comme c'est le cas de la publicité, par exemple), çà peut être utile de savoir justement quels sont ces déterminismes, et lesquels s'appliquent à nous, ou non. Et à quels moments ils s'appliquent, car tous n'interviennent pas forcément en même temps.
En prendre conscience permet d'échapper à certains *boutons* déclencheurs qu'utilisent les manipulateurs pour appuyer là où ça nous fait réagir.

Et pour continuer sur la causalité : Lisez Hume, il dit des choses très intéressantes à ce sujet (même s'il n'a pas toujours raison, bien sûr) : on est prompts à considérer que tout a une cause, et à relier des faits entre eux avec des causes imaginaires, à prendre des corrélations pour des causalités.

elmerido
elmerido
Niveau 7
19 février 2017 à 21:10:04

Oui d'accord :)

On peut en effet allier foi avec actions en exploitant la perception que l'on se fait du déterminisme.
Se raccorder avec des rouages vertueux est tout à fait possible pour se projeter et utiliser les connaissances qui nous aide et de jeter les inutiles. Cependant sans ces rouages les connaissances s'accumulent sans finalité et étouffe toute possibilité d'élancement d'une volonté nourri par l'imaginaire au-dessus de ces connaissances. Tout l'espace de la pensée est obstrué et n'a pas d'autres choix que de se baser sur ces connaissances pour agir. En bref on ne peut plus faire d'erreur. Bon c'est peut être une vision extrême :hap:

Sinon pour le reste oui, le quiproquo venait des différents sens que prenait le mot déterminisme, j'étais plus sur la notion stricte et idéale mais finalement on peut la comprendre molle par un ensemble de déterminations coïncidentes.

Sinon ce qu'on appelle des causes dans le langage courant correspond à des corrélations temporelles parce qu'une cause n'est pas perceptible.

Imperatoria2
Imperatoria2
Niveau 7
19 février 2017 à 21:49:36

Le déterminisme n'est-il pas une excuse qui nous déresponsabilise de mener la vie que nous menons ?

Oui et non.
Imagine le monde comme un grand livre. Tout ce qui se passe est logique, y a un "parce que" à tout. L'aléatoire n'existe pas.
Bon. Tu fais partie de ce grand livre.
Mais toi tu le connais pas. Certes, tout est écrit, mais t'as une volonté. Tu peux agir. T'es pas sans vie. Tu vas agir parce que ce sera logique par rapport aux trucs que t'as vécu, mais t'auras envie d'agir, et tu agiras sur les choses autour de toi.
Au final, la notion de responsabilité elle est utile et non destructrice quand tu la prends comme ça : "J'ai merdé, ok. Je vois où ça a merdé. Je vais pas pleurnicher dessus car c'est du passé, par contre, je vais essayer de pas merder pareil. Pour mon propre bonheur : car, si je merde, ça va me faire chier."
Quand tu tues quelqu'un, je pense pas qu'il faut te sentir mal h24 pour faire le "bien" après. Tu peux même ne pas t'en vouloir. Tant que tu as compris que tuer ce n'est pas une source de bonheur, de stabilité. Si tu tues, les gens t'en voudront et donc t'auras des emmerdes. Vaut mieux ne pas tuer. C'est plus pratique. En plus, ce n'est pas éthique.
Ok, si tout le monde était déterministe, y aurait ni prison ni remords ni regrets. Au lieu de punir les gens, on ferait en sorte qu'ils ne fassent jamais ce qu'on ne veut pas qu'ils fassent.
On "déterminerait nous même" les gens si tu veux. C'est déjà un peu ce qu'on fait, mais maladroitement.

Noherobrine
Noherobrine
Niveau 25
22 février 2017 à 02:41:22

Tu confond déterminisme et fatalisme. Ce n'est pas la même chose.

elmerido
elmerido
Niveau 7
22 février 2017 à 03:13:41

Le 22 février 2017 à 02:41:22 Noherobrine a écrit :
Tu confond déterminisme et fatalisme. Ce n'est pas la même chose.

en quoi :)

Sous forums
  • Métiers & Orientation
  • Histoire
  • Cours et Devoirs
  • Politique
  • Environnement & Nature
  • Philosophie