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Topic [FIC] L'élite d'Azeroth

Sujet : [FIC] L'élite d'Azeroth

1
_gogeta91_
_gogeta91_
MP
22 juin 2020 à 21:19:55

PREMIERE PARTIE

Chapitre 1 : Une histoire vache

Satinka laissa ses doigts effleurer l'écorce de l'arbre tout doucement. A peine sentait-elle la résine se coller sur sa main, le doux effluve du bois picoter ses narines et les quelques échardes se planter sur sa paume. Elle gardait les yeux fermés, la tête plein de souvenirs, des souvenirs qui la hantaient de jour comme de nuit mais qu'elles conservaient précieusement. Des images, des sons surgissaient brutalement dans son esprit, un sifflement, un grognement, des piétinements sur le sol boueux, avant de disparaître de nouveau, au fin fond de sa mémoire. Satinka secoua la tête, ses doigts arrivèrent sur l'entaille, une irrégularité sur le tronc de l'arbre. Ce n'était pas la première fois qu'elle revenait ici depuis l'attaque, mais l'émotion restait toujours aussi forte. Azlur le sentit et donna un petit coup de museau sur les jambes de la taurène. Elle regarda sa panthère, les yeux humides, et sa main quitta l'écorce de l'arbre pour se poser sur le haut du crâne de son familier.

- Oh putaiiin j'en chialerai !
Un Orc à l'allure grossière, quelques poils sur le caillou et la mâchoire déformée venait de faire son apparition.
- De quoi ? demanda Satinka en regardant le nouvel arrivant.
- Bin le tableau quoi, toi qu'est là devant ton arbre en train de chialer, la boule de poil qui te réconforte, la symbolique et tout le bordel. Non mais j'te jure, j'aurai un violon j'te ferai un morceau. 'Fin et si je savais en faire.
- Mais vous êtes qui vous ? Laissez-moi tranquille, vous ne pouvez pas comprendre ma peine ! La taurène porta une main à son front d'un geste dramatique.
- Mais si, z'êtes là vache qu'a perdu son mec lors de la bataille de Sabot de Sang.
- Mon mari a combattu vaillamment et a péri face aux armes aiguisées de l'Alliance !
- C'est paaaaas ce qu'on dit ! L'orc agita un petit index en signe de négation. Ce qu'on dit, c'est que toi et ton taureau vous vous bécotiez au pied de l'arbre quand la bataille a eu lieu. Même que vous étiez à poils..., l'orc observe la taurène quelques instants, et pour vous c'est le cas de le dire ! Et qu'à un moment donné, ton mec, il s'est pris une flèche perdue et paf de la viande de bœuf au dîner. Même pas besoin d'le déshabiller.
- Vous êtes immonde ! Bafouez la mémoire de mon défunt mari, du futur père de mes enfants, de mon tendre et cher époux, de mon aimé, de ma raison d'être, de mon...
- Amant ? interrompit l'orc. Non vu que ce qu'il se dit aussi, c'est que vous vous connaissiez depuis 3 jours.
- Oh oui... 3 jours merveilleux... je me souviens des balades que nous faisions au clair de lune, main dans la main près du petit ruisseau. Il me racontait des...
- Stooooop ! Je te coupe, ça allait être chiant. Non mais moi tout ce que je dis, c'est que c'est vachement touchant quoi. Tu reviens sur le lieu de la mort de ton mec, tu chouines un peu... c'est beau...
- Bon eh bien, laissez-moi tranquille alors ! Vous comprendrez quand vous connaîtrez le véritable amour, le seul, l'unique. La douleur est si forte, si intense...
- Ouais, bin ce que je sais c'est que moi, j'aurais eu envie de me venger. Apparemment vous, vous préférez vous lamenter avec votre familier...
- Me venger ? De quoi vous parlez ? Mais pourquoi je discute avec cet orc pouilleux d'ailleurs !
- Commandant Bruur ma tite dame, rien de moins que ça.
- Et commandant de quoi hein ?
- Je suis le commandant des FALTSOHNGARA, Forces Armées de Libération des Tarides du Sud face à l'Oppresseur Humain, Nain, Gnome et Autres Race de l'Alliance.
- Vous ne pouviez pas faire plus long ?
- Jacassez autant que vous voulez, mais nous, ce soir, on va se venger de la peignée qu'on s'est pris à Sabot de Sang. On fonce direction le Séjour de l'Honneur, et on va encastrer quelques têtes de gnomes dans leurs briques de pierre. Si vous voulez en être, venez me voir avant le coucher du soleil.
- Combattre ? Avec... vous ?
L'orc contempla quelques secondes la taurène, puis s'en alla sans un mot. Satinka suivit le départ du Commandant, regarda Azlur qui était restait silencieux jusqu'à alors, puis haussa les épaules. Elle en avait un petit peu marre de pleurer.

Awesoom
Awesoom
MP
23 juin 2020 à 00:41:07

Sweet

ParecooI
ParecooI
MP
23 juin 2020 à 06:32:23

Sweet :hap:

Ça a l'air bien

MysteryBug
MysteryBug
MP
23 juin 2020 à 06:40:43

:d) Topic à ne pas manquer :ok:

_gogeta91_
_gogeta91_
MP
23 juin 2020 à 23:02:30

Merci pour vos messages. Seuls les 4 premiers chapitres sont écrits pour le moment.
J'espacerai un peu plus pour le chapitre 3 et 4 afin d'avoir le temps d'écrire la suite, mais en attendant...
Pour info, l'histoire se passe à peu près au début de BFA.

Chapitre 2 : Discussion stratégique

L'attaque de Sabot de Sang s'était passée à la tombée de la nuit. Les affrontements à la frontière des Tarides et de Mulgore entre l'Alliance et la Horde étaient récurrents, et généralement il s'agissait simplement d'intimidations : les taurens et les Orcs n'osaient s'approcher des murailles du Séjour de l'Honneur, tandis qu'Humains, nains et gnomes ne se risquaient pas à avancer dans les contrées aux mains de l'ennemis. Quelques embuscades sur un soldat égaré, des percées qui ne duraient pas plus d'une journée, un peu de sang versé et chacun repartait derrière ses retranchements. Ce qui s'est passé à Sabot de Sang cette nuit là n'avait rien à voir. C'était une offensive, une vraie offensive, militaire et stratégique, qui surprit tout le monde et surtout les malheureux qui se trouvaient dans le village tauren. Outre la mort tragique du mari de Satinka, le pantalon sur les chevilles et une flèche dans le cœur, de nombreux autres soldats ont péri, surtout des taurens. Certains dans leurs lits, d'autres à peine réveillés, et peu avec l'arme à la main : un déshonneur terrible. La brutalité de l'attaque, son imminence et sa surprise l'ont rendu cruellement efficace. La plupart des éclaireurs furent tués en silence avant de pouvoir donner l'alerte, les troupes de l'Alliance se sont déplacées furtivement, avec une connaissance du terrain inattendu jusqu'à fondre sur l'ennemi. Ce procédé était la patte d'un maître en la matière, un stratège de l'Alliance redouté et reconnu, le terrible Général Claude. Ce génie du combat opérait partout sur Azeroth, avec des plans préparés avec minutie. Il étudiait le terrain, les forces ennemies, entrainait ses troupes à des buts bien précis, puis il procédait à des frappes chirurgicales, rapides, ensanglantées, avant de repartir aussi vite qu'il était venu. Avec Claude, la Horde était face à un terrible adversaire.

Et c'est dans une tente, aux abords des ruines de Sabot de Sang, que se discutait la riposte à mener. Le Commandant Bruur était en compagnie de quatre autres orcs. Dankros, le chef des chevaucheurs de loups, Ogurk, un fier combattant aussi bête que puissant, Laggar qui maîtrisait les ombres et différents artifices et... Pilouf, un petit orc chétif à l'air benêt.
- Mais qu'est-ce qu'il fout ici !? S'emporta Ogurk, en voyant Pilouf installé dans la tente. Il a la taille d'un gnome, je l'assomme d'une main. On est en conseil de guerre là, on fait pas de la garderie !
Le Commandant Bruur se trémoussa sur lui-même avant de répondre doucement :
- Je euh... il s'agit de Pilouf... et il sera en observation... pendant que nous... que nous débattions pour savoir comment procéder... enfin, face à l'Alliance quoi.
- En observation ? Tu te fous de moi ! J'vais lui foutre un coup d'pied au cul moi !
- Bon ! Il est en stage chez nous, son père connait très bien notre Leader et la Chef de Guerre et il sera ici en tant que consultant ! Et j'ai pas envie qu'il aille raconter des crasses sur moi à son papounet, ni à Saurcroc ou Sylvanas donc tu la fermes maintenant ! rajoute-t-il entre les dents. J'aimerais bien sortir de ce trou pourri à un moment donné moi. Donc ! reprit-il d'une voix plus forte, j'ai pensé à un plan pour laver notre honneur.
Bruur déplia une carte des Tarides sur la table, avec différents emplacements entouré et des flèches rouges allant dans tous les sens.
- Nous les prendrons par le flanc gauche, on les attire vers nous et paf, Dankros n'a plus qu'à leur rentrer dans le lard par derrière avec ses chevaucheurs de loups.
- Alors, oui... répondit le dénommé Dankros, non sans une petite hésitation, sauf que s'ils se font pas attirer par votre petite attaque... bin moi je vais rentrer dans le lard du gros de leurs forces et je vais me faire défoncer. En plus...
- En plus rien du tout ! L'interrompit Bruur, y'a aucune raison qu'ils ne viennent pas. On s'entasse devant la muraille Est, on fait du bruit, on montre les dents... on lance quelques boulets par principe histoire de casser deux-trois pierres, et ils viendront !
- Bon ça d'accord, mais admettons qu'ils viennent, bin moi...
- Bin toi tu longes le fleuve avec tes chevaucheurs, tu la joues silencieux, puis tu les prends par derrière. On parle du Séjour de l'Honneur là, c'est pas une forteresse non plus hein, quand on attaquera Hurlevent on optera pour un plan un peu plus détaillé j'aime autant vous le dire.
- Non mais ce n'est pas le plan le souci...
- Eh bien c'est quoi alors ? Tu as peur ? Tu ne veux pas servir la Horde !? Tu comptes rester sur l'échec lamentable et la branlée monumentale qu'on s'est pris à Sabot de Sang ?
- Non plus, c'est juste que moi j'ai plus de chevaucheurs de loup.
Un gros blanc s'installa après la déclaration de Dankros.
- Ils sont morts à Sabot de Sang justement. Alors j'ai bien deux-trois Grunts encore sous mon commandement, mais c'est pas avec ça que je vais décimer les forces de l'Alliance.
- Merde... faut qu'on change de plan alors, constata tristement Bruur. J'avais bossé sur ma carte pendant des heures. Même les flèches là, je les ai coloriées moi-même sans dépasser.
Dankros donna une tape compatissante au commandant, partageant sa tristesse, lui-même n'ayant jamais réussi à ne pas dépasser.
- Sinon, on prend nos troupes, on leur fonce dessus, et on leur casse la gueule, proposa Ogurk.
- Et on arrive sous leurs murailles, et ILS nous cassent la gueule, objecta Laggar. Non, il faudrait opter vers une approche plus... discrète.
- De la discrétion ? Mais il nous prend pour qui çui-là ? On fonce dans le tas et on les zigouille ! Tempêta de nouveau Ogurk..
- Ouais, on est pas des lâches à tuer les gens comme ça par derrière ! Ajouta Dankros.
- 'Fin c'était quand même le plan de base du commandant non ? Tuer les gens par derrière. T'sais, avec les chevaucheurs de loups, nota Pilouf.
- Ta gueule.
L'orc chétif se fit assommer d'un coup de masse sur le haut du crâne.
- Oh nan pas le stagiaire, je vais me faire tuer moi se lamenta Bruur.
- Ce que je dis... reprit Laggar, c'est qu'en confrontation directe, devant leurs murailles... on pourra pas faire grand chose. Commandant, je pense que nous devrions nous introduire discrètement dans leur base. Ils nous pensent trop affaiblis par leur attaque pour riposter maintenant, ils ne sont pas sur leurs gardes. Il faut en profiter.
- Hmmm... Poursuis poursuis.
- Des falaises entourent leur camp, elles sont escarpées et difficiles d'accès. Les chutes sont fréquentes et bien souvent fatales. Ils ne s'attendront jamais à être attaqués par là.
- Ils ne s'attendront pas à être attaqués par là car si on attaque par là on va crever en se cassant la gueule avant ouais !
- Silence Ogurk, ordonna Bruur, j'ai besoin de réfléchir... Pour une telle attaque il faudrait qu'on ait quelqu'un qui connaisse le terrain, soit habitué de la nature, qui puisse nous guider, nous dire quels chemins prendre. Une taurène par exemple, mais ils sont tous en train de se lamenter sur leur perte et demander à la nature de les pardonner pour je ne sais quelle raison. Puis il faudrait une chasseresse, qui a une parfaite connaissance du terrain, du pistage et des techniques en milieu naturel. Où trouver une telle personne ? Je vous le demande, où ?!
- Bonjouuuuur !
Tous les orcs, sauf Pilouf, toujours assommé, tournèrent la tête vers l'entrée de la tente. Satinka se trouvait dans l'embrasure, un petit sourire timide.

ParecooI
ParecooI
MP
24 juin 2020 à 07:16:47

Vu les relations amicales à BFA entre les Taurens et l'Alliance j'ai du mal à croire qu'ils ont massacré un village entier rempli de civils, si près de la capitale, c'est pas le genre de truc qu'on oublie.

Et Dankros il peut pas se trouver d'autres chevaucheurs de loups plutôt que de gâcher un plan qui a été fait sans déborder des flèches ? C'est pas cool de sa part, il pourrait faire un effort.

Sweet :hap:

_gogeta91_
_gogeta91_
MP
24 juin 2020 à 10:14:46

Parecool, je ne te cache pas que je prendrai quelques largesses par rapport au LORE de BFA.
Je sais bien qu'à cette période les orcs étaient incapables de dessiner convenablement, mais je prends la liberté de ne pas les faire dépasser !

ParecooI
ParecooI
MP
24 juin 2020 à 12:28:00

[10:14:46] <_gogeta91_>
Parecool, je ne te cache pas que je prendrai quelques largesses par rapport au LORE de BFA.

Tant mieux, finalement

Je sais bien qu'à cette période les orcs étaient incapables de dessiner convenablement, mais je prends la liberté de ne pas les faire dépasser !

Ça par contre c'est inacceptable, les orcs sont des orcs, on ne peut tripler leur QI comme ça

_gogeta91_
_gogeta91_
MP
26 juin 2020 à 14:13:52

Chapitre 3 : En ordre de bataille

Après d'intenses réflexions, les orcs présents dans la tente aboutirent à plusieurs conclusions. De une, que Satinka était bien une taurène, de deux probablement une chasseresse, ce qui expliquerait la boule de poils qui la suit partout, et de trois, qu'elle tombait à point nommé. Pour un peu, ils se seraient crus dans une histoire fictive pondue par un narrateur qui aurait prévu son coup.

Satinka connaissait effectivement Mulgore et les abords des Tarides comme sa poche, et si cela ne plaisait pas spécialement à Ogurk de suivre une taurène et de se soumettre à ses directives, il eut néanmoins l'intelligence, si si, de ne pas le signaler. A la fin de la réunion, le Commandant Bruur demanda aux différents chefs de rassembler, parmi leurs troupes, leurs combattants d'élites. Ceux qui pourront se déplacer de manière furtive, sans se faire repérer sinon leur plan échouerait et leur mort serait certaine. Il leur donna rendez-vous dans une heure, à la sortie des ruines de Sabot de Sang. Il profita de ce temps libre pour emmener Pilouf se faire soigner, et avoir une petite discussion avec lui.
- Mon crâne... aiiiieuh... le jeune orc avait le haut de la tête enrubanné.
- Ahem, tu vas bien Pilouf ? Tu euh... as eu un petit incident. Une poutre qui t'est tombée dessus, ça t'a assommé d'un coup, aussi sec. Paf !
- Tu me prends pour un troll ? Demanda Pilouf, c'est l'autre grand con qui m'a assommé ! Tout ça car j'avais dit un truc vrai ! J'le dirai à mon père !
- Ehhh merde... écoute j'suis sûr qu'on peut s'arranger. Pas vrai ? On va trouver un petit compromis tous les deux, ça t'dit ça ?
- Nan ! J'le dirai à mon père !
Bruur senti le peu de patience qu'il avait en lui s'en aller.
- Bon écoute moi bien p'tit merdeux, s'tu veux pas finir caner en première ligne ce soir pendant l'attaque, t'as intérêt à arrêter d'faire ta chialeuse. Tu voudrais pas qu'on r'retrouve embrocher sur une muraille par un malheureux concours de circonstance ? Si ?
- N-... non...
- A la bonne heure. Alors tu vas rien dire à ton père, tu vas être sage, et tout se passera bien, j'ai été clair ?
- Bah, c'est à dire que...
- J'ai été clair !? Répéta Bruur, un ton plus haut.
- O-oui... m'sieur.
- Beh voilà, tu vois qu'on peut arriver à un compromis p'tit gars. Bruur donna une tite tape sur la tête du gamin, ignorant la grimace de douleur de celui-ci. Prépare-toi alors, les autres vont bientôt se ramener.

A la nuit tombée, Bruur et les autres se rassemblèrent devant la tente du commandant, accompagnés de leurs meilleurs soldats : des vétérans de guerre, des grunts confirmés, la hache à la main et l’amour du sang dans le regard, avec une soif d’en découvre que rien ne saurait altér…
- Tu peux me dire ce que fout le gringalet ici ? Demande Ogurk, à la vue de Pilouf plus ou moins caché derrière le Commandant.
- Ah oui, Pilouf. Il viendra avec nous pour cette opération. Il… hmm, il observera. Comme un stage d’observation quoi.
Des murmures commencèrent à monter de l’assemblée.
- C’est une opération militaire Bruur, s’il fait une connerie, se fait repérer, on y passe tous. Regarde-le, c’est à peine s’il sait tenir une arme.
- Ça suffit, je suis le commandant, je décide, Pilouf viendra et de toute façon… Bruur se tourna vers l’orc chétif et ajouta d’une petite voix mielleuse, tu ne feras aucune bêtise Pilouf n’est-ce pas ? Tu seras bien sage, tu observeras et tu pourras répéter à ton père et ses amis à quel point cette opération menée par moi-même fut un succès. Et que, peut-être… potentiellement dans un futur proche, on pourrait avoir besoin de mes compétences de stratège ailleurs. N’est-ce pas ?!
- Oui… évidemment. Et mon cul c’est du brochepelle ajouta-t-il entre ses dents.
- Parfait ! Passons outre ces petites considérations et regardons qui est là pour se joindre à notre glorieuse reconquête.
Bruur passa devant Ogurk et ses fiers soldats, les plus puissants de sa horde. Laggar était pour sa part accompagné d’êtres plus sombres, maîtrisant la magie et certains rites plus… interdits. Le commandant poursuivit son inspection, jusqu’à Dankros.
- Oui alors, hum, eut égard aux pertes susnommées lors de la précédente bataille, comme d’ailleurs, et vous vous en souvenez tous hein, je l’avais dit, eh bien…
- Eh bien quoi ? Abrège Dankros, pourquoi tu n’es accompagné que… d’un soldat.
- Eh bien j’avais plus personne moi. J’ai retrouvé que çui là qui trainait dans le camp, je ne suis même pas sûr qu’il aot compris où on allait.
Le Grunt entreprit de vérifier la couleur de la substance sortant de ses cloisons natales. Il l’étala avec un air satisfait sur son armure.
- Bien, on est pas rendus. Assurez-vous simplement d'avoir votre packetage et les cordes pour vous hisser. La taurène nous amène là-bas et après c'est à nous de jouer. D'ailleurs, elle est toujours là au moins la vache ? On a besoin d’elle pour arriver sur les hauteurs.

Satinka, après leur avoir fait remarquer qu’elle était une magnifique taurène et non une simple vache, mena la troupe aux abords de Mulgore, les faisant pénétrer dans les Tarides par des chemins connus seuls des membres de sa race. Les routes empruntées étaient sinueuses, rocailleuses, et le sol manquait de peu de s'écrouler sous le poids des orcs et de leurs armures. Alors que la taurène semblait à son aise sur ces parois escarpées, il n'en était pas de même pour ses acolytes. Chacun se regardait avec un air incertain avant de s'engager, puis progressait à petits pas, si bien que la nuit était déjà forte avancée quand ils arrivèrent enfin à destination. Un plateau s'ouvrait devant eux, leur permettant de contempler les vastes contrées arides de la région. Quelques busards planaient avec leur air nonchalant, des ombres se détachant de la nuit, seulement éclairés par les étoiles brillant dans le ciel. Satinka s'approcha du bord et frissonna légèrement. Si une brise glaciale se faisait sentir, les températures aux Tarides pouvant être extrêmement basses durant la nuit, ç'en était pour pas la cause. Elle venait d'apercevoir le Séjour de l'Honneur en contrebas, forteresse fantôme qui se détachait du paysage. Bien que le qualificatif fantôme était inexact, de faibles lueurs se reflétant sur les parois de pierre de l'enceinte.
- Ils montent la garde. Ils ne s'attendent pas à une attaque mais restent vigilants. Sont pas aussi bêtes que ça, ces humains. Bruur s'était approché sans que la taurène ne le remarque. Mais ils montent la garde de l'autre côté, ils vont avoir une petite surprise. Ajouta-t-il avec un sourire cruel. Déroulez les cordes !

ParecooI
ParecooI
MP
28 juin 2020 à 00:33:20

Sweet

_gogeta91_
_gogeta91_
MP
30 juin 2020 à 21:26:45

Et voici le dernier chapitre de la 1ère partie. Je vous laisse me dire ce que vous en avez pensé :

Chapitre 4 : Le Séjour de l'Honneur

La nuit était silencieuse, et les gestes des orcs étaient rapides et précis, loin de l'idée des brutes épaisses qui ne savent combattre qu'en beuglant, à grand renfort de haches et de masses. Le Séjour de l'Honneur lui aussi était calme, presque mort. Seules les quelques lueurs vacillantes rompaient l'illusion d'un lieu abandonné. Plusieurs tentes étaient disséminées dans l'enceinte, toutes surplombées par l'imposant donjon. Devant celui-ci, quelques gardes veillaient autour d'un feu. A l'autre bout, les grandes portes menaient vers les longues étendues des Tarides. A cette heure-ci, elles étaient bien évidemment fermées, et deux sentinelles montaient la garde, attendant avec impatience la prochaine relève afin de pouvoir enfin piquer un petit somme. Demain ils iraient en expédition aux abords de la Croisée, et tout repos était bon à prendre. Les derniers jours avaient été mouvementés, et bien que le succès de leur frappe à Sabot de Sang avait dépassé de loin toutes les espérances, cela n'atténuait pas pour autant les courbatures et autres menues blessures. L'opération avait pris plusieurs jours. Le Général Claude avait exigé qu'ils ne se déplacent que de nuit, de manière furtive, sans feu ni autre élément susceptible de les faire repérer. Ils avaient progressé lentement avec pour simple nourriture de la viande séchée jusqu'à Sabot de Sang. Une fois la bataille terminée, ils durent faire tout l'inverse : avancer à un rythme effréné, profitant de la cacophonie temporaire en Mulgore pour rentrer sans trop d'encombres. Ils avaient bien croisé quelques taurens et orcs au passage, mais aucune menace réelle. Et la discrétion n'avait plus lieu d'être. C'était une pure et simple retraite après avoir frappé l'ennemi en son cœur. Cette nuit, les gardes étaient donc fatigués et n'aspiraient plus qu'à une chose, dormir.
Un sentiment à l'opposé de celui qui animait les orcs, l'envie d'en découdre et d'assouvir leur vengeance.
- Commandant, nous sommes prêts, fit Dankros.
- Parfait. La taurène, tu restes ici avec ta bête. Tu as rempli ta mission.
- Mais je veux venir avec vous ! S'indigna Satinka, et venger mon défunt époux... sa voix se brisa quelque peu, qui méritait un autre sort.
- Et ton fauve, il sait descendre les cordes ? Bruur désigna d'un coup de menton Azlur, qui suivait du regard les busards dans le ciel. J'en doute. Alors tu restes ici et tu la fermes.

A contrecœur Satinka battit en retraite, tandis que les orcs s'affairaient. Bruur ordonna à la seule recrue de Dankros, l'orc à l'air particulièrement abruti, de rester sur l'aplomb et de faire contrepoids le temps que chaque orc descende. Leur descente, comme le reste, se fit silencieusement. Laggar fut le dernier en bas, juste derrière Pilouf. Ils se déplacèrent telles des ombres furtives dans la nuit, en direction des premières tentes, et du donjon. D'une main levée, le commandant Bruur stoppa sa troupe et d'un geste rapide désigna un garde éloigné des autres, près d'un arbre. La petite volute de fumée qui apparaissait à ses pieds, et ses soupirs de contentement ne laissaient que peu de place à l'imagination. En dépit de sa forte carrure, Ogurk fondit sur le malheureux gardien et tout en le bâillonnant d'une main, l'égorgea d'un geste rapide. Il accompagna l'homme dans sa chute afin d'éviter le moindre bruit, avant de reprendre sa place. Bruur reprit son commandement :
- Nous allons nous séparer en petits groupes. Pilouf tu restes avec moi. Tuez tous ceux dans les tentes. Tuez-les tous, dans leur sommeil sans leur laisser l'honneur de mourir l'arme à la main. Laggar, tu t'occuperas de ceux au niveau des portes, avec tes hommes. Puis à mon signal, nous fondrons tous sur les sentinelles, et prendrons le donjon
Les directives comprises, chacun partit de son côté. Les orcs pénétraient dans les tentes par l'arrière, tailladant le léger tissu et tuant dans leur sommeil les malheureux Gardes ou Paysans du Séjour de l'honneur. Dans l'une des dernières tentes, Bruur indiqua un homme endormi, et fit un petit signe de la tête de Pilouf, comme pour lui dire "Celui-ci, il est pour toi". Le jeune apprenti s'approcha alors de sa victime, sortit sa dague et l'observa quelques instants. Son bras était prêt à frapper, levé, tenant son arme mais il n'arrivait pas à se résoudre à le tuer. Finalement, lorsque l'homme ouvrit les yeux, troublé dans sa nuit, il découvrit à sa stupeur l'orc penché sur lui. Pilouf, dans un geste empreint d'excitation et de crainte planta alors sa dague dans sa gorge. L'homme tenta de se dégager alors qu'un flot rouge inondait sa poitrine, et un gargouillis inaudible sortait de sa bouche en sang. La scène resta figée ainsi dans le temps, jusqu'à ce que l'homme rendît son dernier soupir.
- C'était ton premier ? Chuchota Bruur.
Pilouf hocha lentement la tête, une drôle de lueur dans ses yeux.
- Et tu as aimé ça ?
Il fit de nouveau oui de la tête. Un sourire venait d'apparaître sur son visage.
- J'ai adoré.

Les deux orcs sortirent de la tente par l'arrière. Ils contournèrent des balistes abandonnées pour la nuit et observèrent derrière ces engins de sièges les quelques sentinelles qu'il restait autour du feu. Bruur s'assura que ses hommes étaient prêts à attaquer, à en finir. Laggar arriva en dernier. Sur les tours de guets près des grandes portes, on pouvait désormais distinguer deux dépouilles fumantes, les yeux exorbités et la peau ayant pris une teinte grisâtre. Leur armure semblait avoir fondu sur leurs corps. Ils avaient dû subir mille souffrances avant de connaître la délivrance de la mort. Avec un sourire satisfait, Bruur se dit pour lui-même, avant de s'écrier :
- Terminé la discrétion... LOK'TAR OGAR SOLDATS ! Il sortit à découvert, et armé de sa hache fonça sur les fantassins du séjour de l'honneur.
Son cri de ralliement fut repris par l'ensemble de ses troupes, et avant que les pauvres sentinelles puissent réagir, ils furent massacrés près du feu.
- Leur commandant est dans ce misérable donjon. Allons le chercher, et montrons lui qu'on n'attaque pas impunément la Horde !

Dans ce même donjon, un fantassin dans son armure complète, montait les escaliers en toute hâte, et sans frapper à la porte, il fit irruption dans les appartements privés du Général. Gardant son heaume il s’écria :
- Nous sommes attaqués !
Les paroles ne parurent pas impactés le Général Claude, tout ensommeillé, encore en pyjama et son bonnet de nuit pendant de travers sur son crâne.
- Hmm ?
- Nous sommes attaqués !
- Hein de quoi de qui ? Attaqués ?
- Oui Monseigneur.
- Mais par qui bon sang ? Faites-moi un rapport complet !
- Donnez vos ordres.
- De quoi ? Mais qui m’a foutu un blaireau pareil ! Le Général Claude semblait avait perdu tout goût pour la douce nuitée, et s’excitait comme un beau diable dans son lit. Quelle est la situation !?
Le fantassin parut hésiter quelques secondes, avant de reprendre :
- Nous sommes attaqués !
- Mais je le sais ça bordel ! Mais par qui ! Quelles sont nos forces encore debout ?
- Que voulez-vous ?
- UN PUTAIN DE RAPPORT !
- Avant l’heure c’est pas l’heure, après l’heure c’est plus l’heure !
- … Je suis tombé sur un débile de l’école militaire. J’le savais qu’il fallait pas limiter autant leur vocabulaire... Bon, je prends les choses en main, toi ducon, tu prépares la contre-offensive avec les troupes qui sont encore opérationnelles ! Et on se bouge !
- Oui Monsei…
Le pauvre soldat n’eut pas le loisir de terminer sa phrase. Une hache venait de fendre son heaume en deux.
- C… ce n’est qu’une égratignure. Puis il s’effondra sur le sol sans vie.

Ogurk apparut derrière l’homme, avec un sourire cruel. Son regard balaya rapidement la pièce avant de se poser sur le terrible, l’intrépide et redoutable Général Claude.
- Z’êtes qui vous ?
- Moi ? Je suis le Général Claude, mon p’tit père, fier soldat de l’Alliance, spécialement dépêché par Hurlevent pour…
- C… c’est vous le Général Claude ? le coupa Ogurk, puis il explosa de rire. C’est vous le terrible Général Claude ! L’orc se tordit en deux, les larmes aux yeux.
- Mais je… oui, arrêtez de rire, c’est vexant !
- Mais vous êtes un GNOME ! BOUAHAHAHAH !
Effectivement, le Général Claude était tout ce qu’il y a de plus gnome. Affublé de son bonnet de nuit, de son pyjama, et de sa petite taille, il n’était pas vraiment imposant. Il portait une fine moustache blanche, et une barbe de la même couleur. Ses joues, au teint blanc également, commencèrent néanmoins à virer au rouge.
- Un gnooooome ! Vous êtes… Ogurk n’en pouvait plus de rire. UN GNOME ! AHAHAH
- BON CA SUFFIT MAINTENANT ! Le gnome lança une incantation de magie, et soudain, Ogurk laissa place à un mouton.
L’imposant orc ainsi transformé dans l’encadrement de la porte, de la place se libéra et les autres guerriers purent s’engouffrer dans la pièce, prenant bien soin de contourner le mouton.
- Tu vas p’têtre gagner en QI comme ça, glissa Pilouf.
- Ca fait rire quelqu’un d’autre ?! S’écria le Général Claude.
- Nous ne sommes pas d’humeur à rire, gnome. Lui lança Bruur. Nous sommes plutôt d’humeur à assouvir notre vengeance. Tes troupes sont décimées, et nous n’acceptons aucune reddition.
- Une bonne nouvelle, car à vrai dire je ne comptais pas me rendre. Il désigna d’un coup de menton le mouton qui bêlait. Il peut en témoigner d’ailleurs, enfin il aurait pu, si je n’avais pas rendu l’effet de la métamorphose définitif.
- Quoi !!! s’écrièrent l’ensemble des orcs.
Profitant de l’effet de surprise, le Général Claude invoqua un portail et se retourna :
- Vous avez peut-être gagné cette bataille, mais de nombreuses autres se déroulent partout sur Azeroth. Et soyez sûrs que vous ne terminerez pas vainqueur. Maintenant, je me sauve et jamais vous ne me retrouverez.
- Bin si, c’est Hurlevent là qu’on peut voir dans le portail nota Dankros. Avec la petite tour en pierre, les armoiries…
- Je euh… t’as fait foirer mon effet de style ! Allez crever ! Puis il sauta dans son portail et disparut à la vue des orcs.
- Suivez-le et rapportez-moi sa dépouille !
Les orcs n’esquissèrent pas le moindre mouvement derrière lui.
- Bah, vous faites quoi !? Leur demanda Bruur.
- Ouais euh là bof. Lui répondit Dankros. Me retrouver au cœur de la capitale de l’Alliance, pour tuer un mage, bien que gnome, qui peut transformer en mouton définitivement, et sans savoir ce qui m’attend en plus… franchement j’suis pas chaud.
- Ogurk y serait allé… lui, constata tristement le commandant. Le portail se referma au même moment, laissant les orcs seuls dans l’appartement du Général Claude.
- Bon, bin qu’est-ce qu’on fait du coup ? Demanda un guerrier.
Pilouf observa le mouton d’un air songeur :
- Perdu pour perdu… autant faire qu’Ogurk serve une dernière fois. Un petit méchoui ?

ParecooI
ParecooI
MP
02 juillet 2020 à 09:41:28

Comment ça fin de la partie 1 ? Sweet.

Bref sinon j'aime bien, déjà c'est dans un français correct alors c'est mieux que 90% des fics de jvc. Et à part ça les persos sont marrants, pour l'instant y'a pas trop d'histoire alors je peux pas dire autre chose que sweet. :hap:

Message édité le 02 juillet 2020 à 09:41:40 par ParecooI
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