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Liste des sujets

*** Topic officiel des ESC ***

NakagamiKenji
NakagamiKenji
Niveau 10
15 avril 2020 à 13:31:59

Faut que la mère ait un mari solide pour ça. Ma soeur bosse malgré les gamins, vu que son mari est en fin de droit de chômage :hap:

NakagamiKenji
NakagamiKenji
Niveau 10
15 avril 2020 à 13:38:35

Sinon je suis d'accord avec ça. Toutes les femmes que je connais veulent au moins 1 ou 2 ans après le premier gamin + teletravail qqs jours ensuite. Mais il faut pouvoir l'assumer, sinon c'est le chomage et avec les règles macron tu touches plus rien si t'as un "salaire élevé".

Ving0
Ving0
Niveau 9
15 avril 2020 à 14:02:45

Salut les kheys ca à été surement demandé deja pleins de fois mais flemme de me farcir 4000 pages de topic :
Skema ou Neoma en 2020?

Pseudo supprimé
Pseudo supprimé 15 avril 2020 à 14:07:50

https://www.lemonde.fr/campus/article/2020/04/14/pour-les-etudiants-en-fin-d-etudes-la-grande-incertitude-de-l-insertion-professionnelle_6036497_4401467.html

Etudiante en dernière année en école de commerce, Laura* avait attendu des mois que soit ouverte l’offre annuelle pour le poste qu’elle convoitait dans un fonds d’investissement londonien. Elle en était à la moitié du processus d’embauche, début mars, quand la crise du Covid-19 a éclaté. Et avec elle, la mise à l’arrêt de nombreux secteurs. « Très vite, l’offre a été annulée par l’entreprise », témoigne l’étudiante à l’Essec. Rapatriée en catastrophe de Singapour, où elle était en échange universitaire, Laura a dû dire au revoir à un deuxième échange dans une école romaine, lui aussi annulé. Sur les sites d’emplois, elle observe que le nombre d’offres correspondant à sa qualification dégringole.

Chaud, le diplôme ESC ne protège pas :hap:

HEC-Bamako
HEC-Bamako
Niveau 28
15 avril 2020 à 14:11:08

Le 15 avril 2020 à 14:07:50 Rat-race a écrit :
https://www.lemonde.fr/campus/article/2020/04/14/pour-les-etudiants-en-fin-d-etudes-la-grande-incertitude-de-l-insertion-professionnelle_6036497_4401467.html

Etudiante en dernière année en école de commerce, Laura* avait attendu des mois que soit ouverte l’offre annuelle pour le poste qu’elle convoitait dans un fonds d’investissement londonien. Elle en était à la moitié du processus d’embauche, début mars, quand la crise du Covid-19 a éclaté. Et avec elle, la mise à l’arrêt de nombreux secteurs. « Très vite, l’offre a été annulée par l’entreprise », témoigne l’étudiante à l’Essec. Rapatriée en catastrophe de Singapour, où elle était en échange universitaire, Laura a dû dire au revoir à un deuxième échange dans une école romaine, lui aussi annulé. Sur les sites d’emplois, elle observe que le nombre d’offres correspondant à sa qualification dégringole.

Chaud, le diplôme ESC ne protège pas :hap:

Tu as l'article en entier chef stp ? :(

Pseudo supprimé
Pseudo supprimé 15 avril 2020 à 14:15:12

Le 15 avril 2020 à 14:11:08 HEC-Bamako a écrit :

Le 15 avril 2020 à 14:07:50 Rat-race a écrit :
https://www.lemonde.fr/campus/article/2020/04/14/pour-les-etudiants-en-fin-d-etudes-la-grande-incertitude-de-l-insertion-professionnelle_6036497_4401467.html

Etudiante en dernière année en école de commerce, Laura* avait attendu des mois que soit ouverte l’offre annuelle pour le poste qu’elle convoitait dans un fonds d’investissement londonien. Elle en était à la moitié du processus d’embauche, début mars, quand la crise du Covid-19 a éclaté. Et avec elle, la mise à l’arrêt de nombreux secteurs. « Très vite, l’offre a été annulée par l’entreprise », témoigne l’étudiante à l’Essec. Rapatriée en catastrophe de Singapour, où elle était en échange universitaire, Laura a dû dire au revoir à un deuxième échange dans une école romaine, lui aussi annulé. Sur les sites d’emplois, elle observe que le nombre d’offres correspondant à sa qualification dégringole.

Chaud, le diplôme ESC ne protège pas :hap:

Tu as l'article en entier chef stp ? :(

Je l'ai pas. :(

tython
tython
Niveau 15
15 avril 2020 à 14:17:15

Le 15 avril 2020 à 14:11:08 HEC-Bamako a écrit :

Le 15 avril 2020 à 14:07:50 Rat-race a écrit :
https://www.lemonde.fr/campus/article/2020/04/14/pour-les-etudiants-en-fin-d-etudes-la-grande-incertitude-de-l-insertion-professionnelle_6036497_4401467.html

Etudiante en dernière année en école de commerce, Laura* avait attendu des mois que soit ouverte l’offre annuelle pour le poste qu’elle convoitait dans un fonds d’investissement londonien. Elle en était à la moitié du processus d’embauche, début mars, quand la crise du Covid-19 a éclaté. Et avec elle, la mise à l’arrêt de nombreux secteurs. « Très vite, l’offre a été annulée par l’entreprise », témoigne l’étudiante à l’Essec. Rapatriée en catastrophe de Singapour, où elle était en échange universitaire, Laura a dû dire au revoir à un deuxième échange dans une école romaine, lui aussi annulé. Sur les sites d’emplois, elle observe que le nombre d’offres correspondant à sa qualification dégringole.

Chaud, le diplôme ESC ne protège pas :hap:

Tu as l'article en entier chef stp ? :(

Avec le confinement, l’arrêt de nombreux secteurs de l’économie rend particulièrement difficile l’entrée sur le marché du travail. Certains jeunes envisagent déjà de prolonger leurs études, afin de repousser leur insertion à des jours meilleurs.

Etudiante en dernière année en école de commerce, Laura* avait attendu des mois que soit ouverte l’offre annuelle pour le poste qu’elle convoitait dans un fonds d’investissement londonien. Elle en était à la moitié du processus d’embauche, début mars, quand la crise du Covid-19 a éclaté. Et avec elle, la mise à l’arrêt de nombreux secteurs. « Très vite, l’offre a été annulée par l’entreprise », témoigne l’étudiante à l’Essec. Rapatriée en catastrophe de Singapour, où elle était en échange universitaire, Laura a dû dire au revoir à un deuxième échange dans une école romaine, lui aussi annulé. Sur les sites d’emplois, elle observe que le nombre d’offres correspondant à sa qualification dégringole.

« Je suis dans le flou complet pour la suite, se désespère Laura. J’ai peur d’être au chômage en septembre, après cinq ans d’études… » Alors qu’elle sera détentrice d’un diplôme qui assure habituellement une insertion royale, sa vive inquiétude dit beaucoup de l’incertitude qui pèse sur l’avenir professionnel des étudiants de la « promotion Covid », qui termine ses études dans un contexte inédit. Et dont la fin de l’année se terminera entièrement à distance : Emmanuel Macron a annoncé lundi 13 avril que dans l’enseignement supérieur, les cours ne reprendront pas physiquement avant la rentrée.

« Il est difficile de prédire quelle sera la réalité du marché du travail de sortie de crise, puisqu’elle dépend fortement du scénario de déconfinement adopté, pointe l’économiste Stéphane Carcillo, chef de la division emploi à l’Organisation de coopération et de développement économiques (OCDE). Mais pour les futurs jeunes diplômés, il est à prévoir une entrée dans la vie active davantage chaotique, sur des emplois plus précaires et avec des effets durables possibles sur une carrière, notamment sur les salaires. Même si, avec les mesures de soutien à l’économie mises en place, cela devrait surtout être vrai pour les secteurs qui auront le plus de mal à redémarrer. »

« Promotion maudite »

Alors que, l’année dernière, les salaires médians des jeunes diplômés bac + 5 étaient de 30 000 euros annuels brut, avec 68 % d’entre eux en CDI un an après leur diplôme, selon les chiffres de l’enquête annuelle de l’Association pour l’emploi des cadres (Apec), ces indicateurs pourraient chuter. Tourisme, culture, transports… Certains secteurs, qui subissent un arrêt quasi complet depuis la mi-mars, seront plus touchés que d’autres, avec un retour à la normale qui ne sera vraisemblablement pas effectif dès la fin des mesures de confinement.

A l’Ecole supérieure des techniques aéronautiques et de construction automobile (Estaca), on redoute un « fort impact sur cette “promotion maudite” mais aussi sur celles des trois prochaines années », estime Seyni M’Baye, directeur de l’innovation de l’école d’ingénieurs spécialisée dans les transports, qui envisage déjà de faire évoluer sa formation pour la recentrer sur des secteurs moins affectés, comme le ferroviaire. « Cette année, dans un tel contexte d’arrêt, nous n’atteindrons pas l’habituel chiffre de 60 % d’étudiants embauchés directement à l’issue de leur stage. »

« Mon stage a été annulé, c’était l’occasion de m’insérer dans les musées de sciences. » Mathilde, étudiante à l’École du Louvre

Face aux mauvais indicateurs, les jeunes qui se préparaient à intégrer les secteurs touchés de plein fouet ne cachent pas leur inquiétude. Beaucoup d’entre eux ont vu leur stage, première entrée dans l’entreprise et moment charnière du processus d’insertion, annulé ou repoussé. Comme le stage de Mathilde*, étudiante en dernière année à l’Ecole du Louvre, dans un musée scientifique de Montréal. « Avec un peu de chance, ce sera pour septembre ou octobre, espère-t-elle. Mais les mobilités seront-elles déjà possibles vers l’Amérique ? Je n’y crois pas trop. Comme j’étais obligée de travailler tous les étés, je n’ai pas encore d’expérience pro de longue durée dans mon domaine. Ce stage, c’était l’occasion de m’insérer dans les musées de sciences. Aujourd’hui, je ne peux plus me projeter », confie l’étudiante, qui ne sait toujours pas si elle devra trouver un autre stage pour valider son diplôme, alors que tous les musées sont fermés. « Pour l’année prochaine, au lieu d’aller au casse-pipe, je m’oriente plutôt vers un service civique afin d’acquérir de l’expérience, explique-t-elle. J’ai aussi pensé à me former en programmation, pour avoir une porte de sortie, au cas où. »

Comme Mathilde, certains étudiants envisagent déjà, face aux difficultés qui se profilent, de suivre une année d’études supplémentaire. « Je voudrais pouvoir faire ma période de mobilité à Rome en septembre pour m’insérer plus tard, dans un marché plus favorable, explique Laura. Mais cela impliquerait que je repaie 2 500 euros de frais de scolarité… Je négocie. » Pour Imane, étudiante en design et en alternance dans une entreprise de luxe, ce sera un autre master ou un stage : « Il faut que j’élargisse mes domaines de compétences », juge-t-elle face à la réduction brutale des offres.

A l’Estaca, la poursuite d’études sera fortement recommandée : « Formations de 3e cycle, thèse, MBA… Hier encore à l’état de projets envisagés, ils deviennent aujourd’hui des schémas essentiels », assure Seyni M’Baye. C’est une stratégie « classique » en période de crise, note Stéphane Carcillo : « Une bonne manière de mettre à profit ces moments incertains et de sécuriser des parcours », estime l’économiste, qui rappelle que « les grands perdants des crises, ce sont souvent les jeunes sans diplômes ». Pour lui, les étudiants en fin de cursus pourront profiter de la nouvelle donne, après le confinement, notamment du côté de la maîtrise du numérique, revenu en force.

Préparer la sortie du confinement

Reste que, même pour les étudiants dont le secteur n’est pas gelé, la question du timing pour approcher les recruteurs se pose de manière plus délicate. « C’est censé être la période où on se donne à fond pour postuler mais, avec ce contexte supercompliqué, on n’ose pas, on se dit que les ressources humaines doivent être occupées sur d’autres fronts, confie Bérénice, 22 ans, étudiante en gestion de patrimoine à l’Ecole universitaire de management-IAE Caen. On a peur de se griller. Cela ajoute un stress supplémentaire, à l’heure où on se jette dans un grand bain dont on ne connaît rien. »

La période est en effet un moment de suspens, mais aussi, paradoxalement, de positionnement pour les étudiants. D’autant que, ajoute Jérôme Troiano, responsable carrière de l’école de commerce Edhec, « le gros des embauches, de ce qu’on observe, est davantage différé et non totalement annulé : de nombreux secteurs vont se réajuster pour répondre aux besoins de la crise, et dans ce contexte les étudiants devront être aussi agiles ».

Pour l’Apec, les semaines de confinement peuvent être pleinement exploitées pour se préparer à cette agilité, en vue du redémarrage de l’économie. « Quand l’économie va bien et que les perspectives d’emplois battent leur plein, poser son CV en ligne peut suffire à se rendre visible. En période de crise, cela est plus compromis, observe Geoffrey Mathes, consultant auprès des jeunes diplômés. Pour saisir des opportunités, il faut être plus spécifique, mettre son CV sur des plates-formes spécialisées, cibler plusieurs entreprises, parfois dans des domaines plus divers que ce qu’on envisageait initialement. Ce travail de ciblage n’est pas évident : il ne faut pas hésiter à utiliser le confinement pour le faire. »

Frappé par la crise, Corentin, étudiant en information et communication à Grenoble, a fait évoluer son projet durant le confinement. Il envisage toujours de lancer son entreprise, avec, certes, plus d’appréhension, mais surtout une autre orientation : « Je veux un sens social et éthique, une entreprise de communication qui chercherait à mettre en avant des initiatives durables, pour imaginer un autre avenir ».

AndroidWindows
AndroidWindows
Niveau 8
15 avril 2020 à 14:18:22

Le 15 avril 2020 à 14:02:45 Ving0 a écrit :
Salut les kheys ca à été surement demandé deja pleins de fois mais flemme de me farcir 4000 pages de topic :
Skema ou Neoma en 2020?

C'est quoi ton projet pro ? Tu veux faire quel parcours en école ?

Pseudo supprimé
Pseudo supprimé 15 avril 2020 à 14:18:54

Le 15 avril 2020 à 14:17:15 tython a écrit :

Le 15 avril 2020 à 14:11:08 HEC-Bamako a écrit :

Le 15 avril 2020 à 14:07:50 Rat-race a écrit :
https://www.lemonde.fr/campus/article/2020/04/14/pour-les-etudiants-en-fin-d-etudes-la-grande-incertitude-de-l-insertion-professionnelle_6036497_4401467.html

Etudiante en dernière année en école de commerce, Laura* avait attendu des mois que soit ouverte l’offre annuelle pour le poste qu’elle convoitait dans un fonds d’investissement londonien. Elle en était à la moitié du processus d’embauche, début mars, quand la crise du Covid-19 a éclaté. Et avec elle, la mise à l’arrêt de nombreux secteurs. « Très vite, l’offre a été annulée par l’entreprise », témoigne l’étudiante à l’Essec. Rapatriée en catastrophe de Singapour, où elle était en échange universitaire, Laura a dû dire au revoir à un deuxième échange dans une école romaine, lui aussi annulé. Sur les sites d’emplois, elle observe que le nombre d’offres correspondant à sa qualification dégringole.

Chaud, le diplôme ESC ne protège pas :hap:

Tu as l'article en entier chef stp ? :(

Avec le confinement, l’arrêt de nombreux secteurs de l’économie rend particulièrement difficile l’entrée sur le marché du travail. Certains jeunes envisagent déjà de prolonger leurs études, afin de repousser leur insertion à des jours meilleurs.

Etudiante en dernière année en école de commerce, Laura* avait attendu des mois que soit ouverte l’offre annuelle pour le poste qu’elle convoitait dans un fonds d’investissement londonien. Elle en était à la moitié du processus d’embauche, début mars, quand la crise du Covid-19 a éclaté. Et avec elle, la mise à l’arrêt de nombreux secteurs. « Très vite, l’offre a été annulée par l’entreprise », témoigne l’étudiante à l’Essec. Rapatriée en catastrophe de Singapour, où elle était en échange universitaire, Laura a dû dire au revoir à un deuxième échange dans une école romaine, lui aussi annulé. Sur les sites d’emplois, elle observe que le nombre d’offres correspondant à sa qualification dégringole.

« Je suis dans le flou complet pour la suite, se désespère Laura. J’ai peur d’être au chômage en septembre, après cinq ans d’études… » Alors qu’elle sera détentrice d’un diplôme qui assure habituellement une insertion royale, sa vive inquiétude dit beaucoup de l’incertitude qui pèse sur l’avenir professionnel des étudiants de la « promotion Covid », qui termine ses études dans un contexte inédit. Et dont la fin de l’année se terminera entièrement à distance : Emmanuel Macron a annoncé lundi 13 avril que dans l’enseignement supérieur, les cours ne reprendront pas physiquement avant la rentrée.

« Il est difficile de prédire quelle sera la réalité du marché du travail de sortie de crise, puisqu’elle dépend fortement du scénario de déconfinement adopté, pointe l’économiste Stéphane Carcillo, chef de la division emploi à l’Organisation de coopération et de développement économiques (OCDE). Mais pour les futurs jeunes diplômés, il est à prévoir une entrée dans la vie active davantage chaotique, sur des emplois plus précaires et avec des effets durables possibles sur une carrière, notamment sur les salaires. Même si, avec les mesures de soutien à l’économie mises en place, cela devrait surtout être vrai pour les secteurs qui auront le plus de mal à redémarrer. »

« Promotion maudite »

Alors que, l’année dernière, les salaires médians des jeunes diplômés bac + 5 étaient de 30 000 euros annuels brut, avec 68 % d’entre eux en CDI un an après leur diplôme, selon les chiffres de l’enquête annuelle de l’Association pour l’emploi des cadres (Apec), ces indicateurs pourraient chuter. Tourisme, culture, transports… Certains secteurs, qui subissent un arrêt quasi complet depuis la mi-mars, seront plus touchés que d’autres, avec un retour à la normale qui ne sera vraisemblablement pas effectif dès la fin des mesures de confinement.

A l’Ecole supérieure des techniques aéronautiques et de construction automobile (Estaca), on redoute un « fort impact sur cette “promotion maudite” mais aussi sur celles des trois prochaines années », estime Seyni M’Baye, directeur de l’innovation de l’école d’ingénieurs spécialisée dans les transports, qui envisage déjà de faire évoluer sa formation pour la recentrer sur des secteurs moins affectés, comme le ferroviaire. « Cette année, dans un tel contexte d’arrêt, nous n’atteindrons pas l’habituel chiffre de 60 % d’étudiants embauchés directement à l’issue de leur stage. »

« Mon stage a été annulé, c’était l’occasion de m’insérer dans les musées de sciences. » Mathilde, étudiante à l’École du Louvre

Face aux mauvais indicateurs, les jeunes qui se préparaient à intégrer les secteurs touchés de plein fouet ne cachent pas leur inquiétude. Beaucoup d’entre eux ont vu leur stage, première entrée dans l’entreprise et moment charnière du processus d’insertion, annulé ou repoussé. Comme le stage de Mathilde*, étudiante en dernière année à l’Ecole du Louvre, dans un musée scientifique de Montréal. « Avec un peu de chance, ce sera pour septembre ou octobre, espère-t-elle. Mais les mobilités seront-elles déjà possibles vers l’Amérique ? Je n’y crois pas trop. Comme j’étais obligée de travailler tous les étés, je n’ai pas encore d’expérience pro de longue durée dans mon domaine. Ce stage, c’était l’occasion de m’insérer dans les musées de sciences. Aujourd’hui, je ne peux plus me projeter », confie l’étudiante, qui ne sait toujours pas si elle devra trouver un autre stage pour valider son diplôme, alors que tous les musées sont fermés. « Pour l’année prochaine, au lieu d’aller au casse-pipe, je m’oriente plutôt vers un service civique afin d’acquérir de l’expérience, explique-t-elle. J’ai aussi pensé à me former en programmation, pour avoir une porte de sortie, au cas où. »

Comme Mathilde, certains étudiants envisagent déjà, face aux difficultés qui se profilent, de suivre une année d’études supplémentaire. « Je voudrais pouvoir faire ma période de mobilité à Rome en septembre pour m’insérer plus tard, dans un marché plus favorable, explique Laura. Mais cela impliquerait que je repaie 2 500 euros de frais de scolarité… Je négocie. » Pour Imane, étudiante en design et en alternance dans une entreprise de luxe, ce sera un autre master ou un stage : « Il faut que j’élargisse mes domaines de compétences », juge-t-elle face à la réduction brutale des offres.

A l’Estaca, la poursuite d’études sera fortement recommandée : « Formations de 3e cycle, thèse, MBA… Hier encore à l’état de projets envisagés, ils deviennent aujourd’hui des schémas essentiels », assure Seyni M’Baye. C’est une stratégie « classique » en période de crise, note Stéphane Carcillo : « Une bonne manière de mettre à profit ces moments incertains et de sécuriser des parcours », estime l’économiste, qui rappelle que « les grands perdants des crises, ce sont souvent les jeunes sans diplômes ». Pour lui, les étudiants en fin de cursus pourront profiter de la nouvelle donne, après le confinement, notamment du côté de la maîtrise du numérique, revenu en force.

Préparer la sortie du confinement

Reste que, même pour les étudiants dont le secteur n’est pas gelé, la question du timing pour approcher les recruteurs se pose de manière plus délicate. « C’est censé être la période où on se donne à fond pour postuler mais, avec ce contexte supercompliqué, on n’ose pas, on se dit que les ressources humaines doivent être occupées sur d’autres fronts, confie Bérénice, 22 ans, étudiante en gestion de patrimoine à l’Ecole universitaire de management-IAE Caen. On a peur de se griller. Cela ajoute un stress supplémentaire, à l’heure où on se jette dans un grand bain dont on ne connaît rien. »

La période est en effet un moment de suspens, mais aussi, paradoxalement, de positionnement pour les étudiants. D’autant que, ajoute Jérôme Troiano, responsable carrière de l’école de commerce Edhec, « le gros des embauches, de ce qu’on observe, est davantage différé et non totalement annulé : de nombreux secteurs vont se réajuster pour répondre aux besoins de la crise, et dans ce contexte les étudiants devront être aussi agiles ».

Pour l’Apec, les semaines de confinement peuvent être pleinement exploitées pour se préparer à cette agilité, en vue du redémarrage de l’économie. « Quand l’économie va bien et que les perspectives d’emplois battent leur plein, poser son CV en ligne peut suffire à se rendre visible. En période de crise, cela est plus compromis, observe Geoffrey Mathes, consultant auprès des jeunes diplômés. Pour saisir des opportunités, il faut être plus spécifique, mettre son CV sur des plates-formes spécialisées, cibler plusieurs entreprises, parfois dans des domaines plus divers que ce qu’on envisageait initialement. Ce travail de ciblage n’est pas évident : il ne faut pas hésiter à utiliser le confinement pour le faire. »

Frappé par la crise, Corentin, étudiant en information et communication à Grenoble, a fait évoluer son projet durant le confinement. Il envisage toujours de lancer son entreprise, avec, certes, plus d’appréhension, mais surtout une autre orientation : « Je veux un sens social et éthique, une entreprise de communication qui chercherait à mettre en avant des initiatives durables, pour imaginer un autre avenir ».

Merci chef

Ving0
Ving0
Niveau 9
15 avril 2020 à 14:23:33

Le 15 avril 2020 à 14:18:22 AndroidWindows a écrit :

Le 15 avril 2020 à 14:02:45 Ving0 a écrit :
Salut les kheys ca à été surement demandé deja pleins de fois mais flemme de me farcir 4000 pages de topic :
Skema ou Neoma en 2020?

C'est quoi ton projet pro ? Tu veux faire quel parcours en école ?

Je voudrais travailler dans la finance d'entreprise, faire de l'audit

NakagamiKenji
NakagamiKenji
Niveau 10
15 avril 2020 à 14:28:44

Le 15 avril 2020 à 14:11:08 HEC-Bamako a écrit :

Le 15 avril 2020 à 14:07:50 Rat-race a écrit :
https://www.lemonde.fr/campus/article/2020/04/14/pour-les-etudiants-en-fin-d-etudes-la-grande-incertitude-de-l-insertion-professionnelle_6036497_4401467.html

Etudiante en dernière année en école de commerce, Laura* avait attendu des mois que soit ouverte l’offre annuelle pour le poste qu’elle convoitait dans un fonds d’investissement londonien. Elle en était à la moitié du processus d’embauche, début mars, quand la crise du Covid-19 a éclaté. Et avec elle, la mise à l’arrêt de nombreux secteurs. « Très vite, l’offre a été annulée par l’entreprise », témoigne l’étudiante à l’Essec. Rapatriée en catastrophe de Singapour, où elle était en échange universitaire, Laura a dû dire au revoir à un deuxième échange dans une école romaine, lui aussi annulé. Sur les sites d’emplois, elle observe que le nombre d’offres correspondant à sa qualification dégringole.

Chaud, le diplôme ESC ne protège pas :hap:

Tu as l'article en entier chef stp ? :(

La crise c'est comme le virus lui-même : oui ça va faire mal mais faut pas surréagir. Dans 2 ans tout reprendra comme avant.

ReveDesCelestin
ReveDesCelestin
Niveau 43
15 avril 2020 à 14:33:56

Le 15 avril 2020 à 14:07:50 Rat-race a écrit :
https://www.lemonde.fr/campus/article/2020/04/14/pour-les-etudiants-en-fin-d-etudes-la-grande-incertitude-de-l-insertion-professionnelle_6036497_4401467.html

Etudiante en dernière année en école de commerce, Laura* avait attendu des mois que soit ouverte l’offre annuelle pour le poste qu’elle convoitait dans un fonds d’investissement londonien. Elle en était à la moitié du processus d’embauche, début mars, quand la crise du Covid-19 a éclaté. Et avec elle, la mise à l’arrêt de nombreux secteurs. « Très vite, l’offre a été annulée par l’entreprise », témoigne l’étudiante à l’Essec. Rapatriée en catastrophe de Singapour, où elle était en échange universitaire, Laura a dû dire au revoir à un deuxième échange dans une école romaine, lui aussi annulé. Sur les sites d’emplois, elle observe que le nombre d’offres correspondant à sa qualification dégringole.

Chaud, le diplôme ESC ne protège pas :hap:

Bah évidemment que le diplôme ne protège pas dans une situation de crise majeure. En particulier pour ceux qui rentrent sur le marché de travail et qui veulent travailler dans les milieux les plus sélectifs (conseil, m&A, PE, VC...).

Tu as 3 phénomènes en parallèle :

1) Quasi-arrêt des deals + ralentissement important des missions corpos => moins de besoin humain
2) Moins de turnover. Les gens en place ne partent plus d'eux même car ils sont conscients de la situation actuelle => moins de besoin de recrutement pour contrebalancer le turnover
3) Augmentation du nombre de candidats car personne n'arrive à trouver un taf => Plus de demande, tu te retrouves en concurrence avec les promos en dessous de toi => Encore plus de sélectivité

AndroidWindows
AndroidWindows
Niveau 8
15 avril 2020 à 14:35:00

Le 15 avril 2020 à 14:23:33 Ving0 a écrit :

Le 15 avril 2020 à 14:18:22 AndroidWindows a écrit :

Le 15 avril 2020 à 14:02:45 Ving0 a écrit :
Salut les kheys ca à été surement demandé deja pleins de fois mais flemme de me farcir 4000 pages de topic :
Skema ou Neoma en 2020?

C'est quoi ton projet pro ? Tu veux faire quel parcours en école ?

Je voudrais travailler dans la finance d'entreprise, faire de l'audit

NEOMA sans hésiter alors, c'est l'école la plus représentée dans les cabinets d'audit, et l'une des rares où tu peux faire un parcours spécialisé Audit avec équivalences au DSCG + alternance.

En Big4 tu croises beaucoup de NEOMA et (très) peu de Skema, qui sont plutôt en finance de marché.

MP si tu veux plus de détails mais en gros voilà

ReveDesCelestin
ReveDesCelestin
Niveau 43
15 avril 2020 à 14:35:20

Le 15 avril 2020 à 14:28:44 NakagamiKenji a écrit :

Le 15 avril 2020 à 14:11:08 HEC-Bamako a écrit :

Le 15 avril 2020 à 14:07:50 Rat-race a écrit :
https://www.lemonde.fr/campus/article/2020/04/14/pour-les-etudiants-en-fin-d-etudes-la-grande-incertitude-de-l-insertion-professionnelle_6036497_4401467.html

Etudiante en dernière année en école de commerce, Laura* avait attendu des mois que soit ouverte l’offre annuelle pour le poste qu’elle convoitait dans un fonds d’investissement londonien. Elle en était à la moitié du processus d’embauche, début mars, quand la crise du Covid-19 a éclaté. Et avec elle, la mise à l’arrêt de nombreux secteurs. « Très vite, l’offre a été annulée par l’entreprise », témoigne l’étudiante à l’Essec. Rapatriée en catastrophe de Singapour, où elle était en échange universitaire, Laura a dû dire au revoir à un deuxième échange dans une école romaine, lui aussi annulé. Sur les sites d’emplois, elle observe que le nombre d’offres correspondant à sa qualification dégringole.

Chaud, le diplôme ESC ne protège pas :hap:

Tu as l'article en entier chef stp ? :(

La crise c'est comme le virus lui-même : oui ça va faire mal mais faut pas surréagir. Dans 2 ans tout reprendra comme avant.

2 ans c'est absolument énorme pour quelqu'un qui vient de finir ses études. Trou de 2 ans sur son CV en sortie d'école çà pardonne pas + il faut pour beaucoup rembourser un prêt

NakagamiKenji
NakagamiKenji
Niveau 10
15 avril 2020 à 14:59:04

Le 15 avril 2020 à 14:35:20 ReveDesCelestin a écrit :

Le 15 avril 2020 à 14:28:44 NakagamiKenji a écrit :

Le 15 avril 2020 à 14:11:08 HEC-Bamako a écrit :

Le 15 avril 2020 à 14:07:50 Rat-race a écrit :
https://www.lemonde.fr/campus/article/2020/04/14/pour-les-etudiants-en-fin-d-etudes-la-grande-incertitude-de-l-insertion-professionnelle_6036497_4401467.html

Etudiante en dernière année en école de commerce, Laura* avait attendu des mois que soit ouverte l’offre annuelle pour le poste qu’elle convoitait dans un fonds d’investissement londonien. Elle en était à la moitié du processus d’embauche, début mars, quand la crise du Covid-19 a éclaté. Et avec elle, la mise à l’arrêt de nombreux secteurs. « Très vite, l’offre a été annulée par l’entreprise », témoigne l’étudiante à l’Essec. Rapatriée en catastrophe de Singapour, où elle était en échange universitaire, Laura a dû dire au revoir à un deuxième échange dans une école romaine, lui aussi annulé. Sur les sites d’emplois, elle observe que le nombre d’offres correspondant à sa qualification dégringole.

Chaud, le diplôme ESC ne protège pas :hap:

Tu as l'article en entier chef stp ? :(

La crise c'est comme le virus lui-même : oui ça va faire mal mais faut pas surréagir. Dans 2 ans tout reprendra comme avant.

2 ans c'est absolument énorme pour quelqu'un qui vient de finir ses études. Trou de 2 ans sur son CV en sortie d'école çà pardonne pas + il faut pour beaucoup rembourser un prêt

Il y a aura des tas d'aides pour les prêts. Pas 2 ans pour trouver un job, 2 ans pour qu'elle soit à pleine puissance à nouveau. Dès 2021 ça repart.

J'ai vécu 2008, 2012, rentré sur un marché de l'emploi immonde en 2013... Bon c'est chiant mais pas si dur.

tython
tython
Niveau 15
15 avril 2020 à 15:00:28

Le 15 avril 2020 à 14:59:04 NakagamiKenji a écrit :

Le 15 avril 2020 à 14:35:20 ReveDesCelestin a écrit :

Le 15 avril 2020 à 14:28:44 NakagamiKenji a écrit :

Le 15 avril 2020 à 14:11:08 HEC-Bamako a écrit :

Le 15 avril 2020 à 14:07:50 Rat-race a écrit :
https://www.lemonde.fr/campus/article/2020/04/14/pour-les-etudiants-en-fin-d-etudes-la-grande-incertitude-de-l-insertion-professionnelle_6036497_4401467.html

Etudiante en dernière année en école de commerce, Laura* avait attendu des mois que soit ouverte l’offre annuelle pour le poste qu’elle convoitait dans un fonds d’investissement londonien. Elle en était à la moitié du processus d’embauche, début mars, quand la crise du Covid-19 a éclaté. Et avec elle, la mise à l’arrêt de nombreux secteurs. « Très vite, l’offre a été annulée par l’entreprise », témoigne l’étudiante à l’Essec. Rapatriée en catastrophe de Singapour, où elle était en échange universitaire, Laura a dû dire au revoir à un deuxième échange dans une école romaine, lui aussi annulé. Sur les sites d’emplois, elle observe que le nombre d’offres correspondant à sa qualification dégringole.

Chaud, le diplôme ESC ne protège pas :hap:

Tu as l'article en entier chef stp ? :(

La crise c'est comme le virus lui-même : oui ça va faire mal mais faut pas surréagir. Dans 2 ans tout reprendra comme avant.

2 ans c'est absolument énorme pour quelqu'un qui vient de finir ses études. Trou de 2 ans sur son CV en sortie d'école çà pardonne pas + il faut pour beaucoup rembourser un prêt

Il y a aura des tas d'aides pour les prêts. Pas 2 ans pour trouver un job, 2 ans pour qu'elle soit à pleine puissance à nouveau. Dès 2021 ça repart.

J'ai vécu 2008, 2012, rentré sur un marché de l'emploi immonde en 2013... Bon c'est chiant mais pas si dur.

Aubaine pour ceux qui chercheront leur premier job en 2023 ?

Pseudo supprimé
Pseudo supprimé 15 avril 2020 à 15:01:53

Le 15 avril 2020 à 14:28:44 NakagamiKenji a écrit :

Le 15 avril 2020 à 14:11:08 HEC-Bamako a écrit :

Le 15 avril 2020 à 14:07:50 Rat-race a écrit :
https://www.lemonde.fr/campus/article/2020/04/14/pour-les-etudiants-en-fin-d-etudes-la-grande-incertitude-de-l-insertion-professionnelle_6036497_4401467.html

Etudiante en dernière année en école de commerce, Laura* avait attendu des mois que soit ouverte l’offre annuelle pour le poste qu’elle convoitait dans un fonds d’investissement londonien. Elle en était à la moitié du processus d’embauche, début mars, quand la crise du Covid-19 a éclaté. Et avec elle, la mise à l’arrêt de nombreux secteurs. « Très vite, l’offre a été annulée par l’entreprise », témoigne l’étudiante à l’Essec. Rapatriée en catastrophe de Singapour, où elle était en échange universitaire, Laura a dû dire au revoir à un deuxième échange dans une école romaine, lui aussi annulé. Sur les sites d’emplois, elle observe que le nombre d’offres correspondant à sa qualification dégringole.

Chaud, le diplôme ESC ne protège pas :hap:

Tu as l'article en entier chef stp ? :(

La crise c'est comme le virus lui-même : oui ça va faire mal mais faut pas surréagir. Dans 2 ans tout reprendra comme avant.

Ca me parait très positif comme raisonnement, il y a eu un avant et un après 2008, les salaires n'ont jamais récupéré en banque, ça va juste accélérer le mouvement de paupérisation des diplômés entamé depuis longtemps.

HEC-Bamako
HEC-Bamako
Niveau 28
15 avril 2020 à 15:04:23

Le 15 avril 2020 à 14:17:15 tython a écrit :

Le 15 avril 2020 à 14:11:08 HEC-Bamako a écrit :

Le 15 avril 2020 à 14:07:50 Rat-race a écrit :
https://www.lemonde.fr/campus/article/2020/04/14/pour-les-etudiants-en-fin-d-etudes-la-grande-incertitude-de-l-insertion-professionnelle_6036497_4401467.html

Etudiante en dernière année en école de commerce, Laura* avait attendu des mois que soit ouverte l’offre annuelle pour le poste qu’elle convoitait dans un fonds d’investissement londonien. Elle en était à la moitié du processus d’embauche, début mars, quand la crise du Covid-19 a éclaté. Et avec elle, la mise à l’arrêt de nombreux secteurs. « Très vite, l’offre a été annulée par l’entreprise », témoigne l’étudiante à l’Essec. Rapatriée en catastrophe de Singapour, où elle était en échange universitaire, Laura a dû dire au revoir à un deuxième échange dans une école romaine, lui aussi annulé. Sur les sites d’emplois, elle observe que le nombre d’offres correspondant à sa qualification dégringole.

Chaud, le diplôme ESC ne protège pas :hap:

Tu as l'article en entier chef stp ? :(

Avec le confinement, l’arrêt de nombreux secteurs de l’économie rend particulièrement difficile l’entrée sur le marché du travail. Certains jeunes envisagent déjà de prolonger leurs études, afin de repousser leur insertion à des jours meilleurs.

Etudiante en dernière année en école de commerce, Laura* avait attendu des mois que soit ouverte l’offre annuelle pour le poste qu’elle convoitait dans un fonds d’investissement londonien. Elle en était à la moitié du processus d’embauche, début mars, quand la crise du Covid-19 a éclaté. Et avec elle, la mise à l’arrêt de nombreux secteurs. « Très vite, l’offre a été annulée par l’entreprise », témoigne l’étudiante à l’Essec. Rapatriée en catastrophe de Singapour, où elle était en échange universitaire, Laura a dû dire au revoir à un deuxième échange dans une école romaine, lui aussi annulé. Sur les sites d’emplois, elle observe que le nombre d’offres correspondant à sa qualification dégringole.

« Je suis dans le flou complet pour la suite, se désespère Laura. J’ai peur d’être au chômage en septembre, après cinq ans d’études… » Alors qu’elle sera détentrice d’un diplôme qui assure habituellement une insertion royale, sa vive inquiétude dit beaucoup de l’incertitude qui pèse sur l’avenir professionnel des étudiants de la « promotion Covid », qui termine ses études dans un contexte inédit. Et dont la fin de l’année se terminera entièrement à distance : Emmanuel Macron a annoncé lundi 13 avril que dans l’enseignement supérieur, les cours ne reprendront pas physiquement avant la rentrée.

« Il est difficile de prédire quelle sera la réalité du marché du travail de sortie de crise, puisqu’elle dépend fortement du scénario de déconfinement adopté, pointe l’économiste Stéphane Carcillo, chef de la division emploi à l’Organisation de coopération et de développement économiques (OCDE). Mais pour les futurs jeunes diplômés, il est à prévoir une entrée dans la vie active davantage chaotique, sur des emplois plus précaires et avec des effets durables possibles sur une carrière, notamment sur les salaires. Même si, avec les mesures de soutien à l’économie mises en place, cela devrait surtout être vrai pour les secteurs qui auront le plus de mal à redémarrer. »

« Promotion maudite »

Alors que, l’année dernière, les salaires médians des jeunes diplômés bac + 5 étaient de 30 000 euros annuels brut, avec 68 % d’entre eux en CDI un an après leur diplôme, selon les chiffres de l’enquête annuelle de l’Association pour l’emploi des cadres (Apec), ces indicateurs pourraient chuter. Tourisme, culture, transports… Certains secteurs, qui subissent un arrêt quasi complet depuis la mi-mars, seront plus touchés que d’autres, avec un retour à la normale qui ne sera vraisemblablement pas effectif dès la fin des mesures de confinement.

A l’Ecole supérieure des techniques aéronautiques et de construction automobile (Estaca), on redoute un « fort impact sur cette “promotion maudite” mais aussi sur celles des trois prochaines années », estime Seyni M’Baye, directeur de l’innovation de l’école d’ingénieurs spécialisée dans les transports, qui envisage déjà de faire évoluer sa formation pour la recentrer sur des secteurs moins affectés, comme le ferroviaire. « Cette année, dans un tel contexte d’arrêt, nous n’atteindrons pas l’habituel chiffre de 60 % d’étudiants embauchés directement à l’issue de leur stage. »

« Mon stage a été annulé, c’était l’occasion de m’insérer dans les musées de sciences. » Mathilde, étudiante à l’École du Louvre

Face aux mauvais indicateurs, les jeunes qui se préparaient à intégrer les secteurs touchés de plein fouet ne cachent pas leur inquiétude. Beaucoup d’entre eux ont vu leur stage, première entrée dans l’entreprise et moment charnière du processus d’insertion, annulé ou repoussé. Comme le stage de Mathilde*, étudiante en dernière année à l’Ecole du Louvre, dans un musée scientifique de Montréal. « Avec un peu de chance, ce sera pour septembre ou octobre, espère-t-elle. Mais les mobilités seront-elles déjà possibles vers l’Amérique ? Je n’y crois pas trop. Comme j’étais obligée de travailler tous les étés, je n’ai pas encore d’expérience pro de longue durée dans mon domaine. Ce stage, c’était l’occasion de m’insérer dans les musées de sciences. Aujourd’hui, je ne peux plus me projeter », confie l’étudiante, qui ne sait toujours pas si elle devra trouver un autre stage pour valider son diplôme, alors que tous les musées sont fermés. « Pour l’année prochaine, au lieu d’aller au casse-pipe, je m’oriente plutôt vers un service civique afin d’acquérir de l’expérience, explique-t-elle. J’ai aussi pensé à me former en programmation, pour avoir une porte de sortie, au cas où. »

Comme Mathilde, certains étudiants envisagent déjà, face aux difficultés qui se profilent, de suivre une année d’études supplémentaire. « Je voudrais pouvoir faire ma période de mobilité à Rome en septembre pour m’insérer plus tard, dans un marché plus favorable, explique Laura. Mais cela impliquerait que je repaie 2 500 euros de frais de scolarité… Je négocie. » Pour Imane, étudiante en design et en alternance dans une entreprise de luxe, ce sera un autre master ou un stage : « Il faut que j’élargisse mes domaines de compétences », juge-t-elle face à la réduction brutale des offres.

A l’Estaca, la poursuite d’études sera fortement recommandée : « Formations de 3e cycle, thèse, MBA… Hier encore à l’état de projets envisagés, ils deviennent aujourd’hui des schémas essentiels », assure Seyni M’Baye. C’est une stratégie « classique » en période de crise, note Stéphane Carcillo : « Une bonne manière de mettre à profit ces moments incertains et de sécuriser des parcours », estime l’économiste, qui rappelle que « les grands perdants des crises, ce sont souvent les jeunes sans diplômes ». Pour lui, les étudiants en fin de cursus pourront profiter de la nouvelle donne, après le confinement, notamment du côté de la maîtrise du numérique, revenu en force.

Préparer la sortie du confinement

Reste que, même pour les étudiants dont le secteur n’est pas gelé, la question du timing pour approcher les recruteurs se pose de manière plus délicate. « C’est censé être la période où on se donne à fond pour postuler mais, avec ce contexte supercompliqué, on n’ose pas, on se dit que les ressources humaines doivent être occupées sur d’autres fronts, confie Bérénice, 22 ans, étudiante en gestion de patrimoine à l’Ecole universitaire de management-IAE Caen. On a peur de se griller. Cela ajoute un stress supplémentaire, à l’heure où on se jette dans un grand bain dont on ne connaît rien. »

La période est en effet un moment de suspens, mais aussi, paradoxalement, de positionnement pour les étudiants. D’autant que, ajoute Jérôme Troiano, responsable carrière de l’école de commerce Edhec, « le gros des embauches, de ce qu’on observe, est davantage différé et non totalement annulé : de nombreux secteurs vont se réajuster pour répondre aux besoins de la crise, et dans ce contexte les étudiants devront être aussi agiles ».

Pour l’Apec, les semaines de confinement peuvent être pleinement exploitées pour se préparer à cette agilité, en vue du redémarrage de l’économie. « Quand l’économie va bien et que les perspectives d’emplois battent leur plein, poser son CV en ligne peut suffire à se rendre visible. En période de crise, cela est plus compromis, observe Geoffrey Mathes, consultant auprès des jeunes diplômés. Pour saisir des opportunités, il faut être plus spécifique, mettre son CV sur des plates-formes spécialisées, cibler plusieurs entreprises, parfois dans des domaines plus divers que ce qu’on envisageait initialement. Ce travail de ciblage n’est pas évident : il ne faut pas hésiter à utiliser le confinement pour le faire. »

Frappé par la crise, Corentin, étudiant en information et communication à Grenoble, a fait évoluer son projet durant le confinement. Il envisage toujours de lancer son entreprise, avec, certes, plus d’appréhension, mais surtout une autre orientation : « Je veux un sens social et éthique, une entreprise de communication qui chercherait à mettre en avant des initiatives durables, pour imaginer un autre avenir ».

Cimer chef :oui:

aminefid
aminefid
Niveau 10
15 avril 2020 à 15:18:52

les kheys, pour ceux qui bossent, ça se passe comment vos augmentation ? (En terme de chiffres)
Disons après la première année d'embauche à la suite du diplôme, on est plus autour de +5/10/15/20%? (Perso je demanderai bien 15%)
Après j'imagine qu'avec la crise actuelle ça risque d'être impacté

Message édité le 15 avril 2020 à 15:19:28 par aminefid
SiegMeinKaiser
SiegMeinKaiser
Niveau 6
15 avril 2020 à 15:19:07

Le 15 avril 2020 à 15:01:53 XouUlm a écrit :

Ca me parait très positif comme raisonnement, il y a eu un avant et un après 2008, les salaires n'ont jamais récupéré en banque, ça va juste accélérer le mouvement de paupérisation des diplômés entamé depuis longtemps.

C'est a nuancer. En France les salaires ont stagné et on perd en pouvoir d'achat car les impôts augmentent tous les ans, les cotisations sociales également. On est lésé par le gouvernement socialiste. La crise a été rapidement absorbée dans les autres pays, et le déclassement des diplômés est beaucoup plus lent qu'en France.
Il existe, à cause de l'inflation immobilière et de l'Etat Providence généralisée en Europe (Allemagne, UK...) qui pèse énormément sur les salaires mais c'est pas aussi délirant qu'en France.

Sujet fermé pour la raison suivante : Ce sujet est archivé et se poursuit sur le nouveau sujet : https://www.jeuxvideo.com/forums/42-51-63572721-1-0-1-0-topic-officiel-des-esc.htm
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