Prologue :
Cette histoire se passe en l’an 1845. Il est 23h du soir. Il fait froid, nous sommes en plein mois de janvier et la neige tombe sur les toits de la petite ville de Lexington dans le Nebraska. Dans ce village, les habitants étaient heureux. Il y faisait bon vivre à Lexington. Chaque hiver, les enfants se régalaient de pouvoir se rouler dans la neige ou faire des batailles de boules de neige. L’été, il y faisait chaud, mais pas trop, juste ce qu’il fallait pour être bien et se laisser aller, allonger dans l’herbe. Le printemps était sans doute, la saison préférée des villageois. Ni trop chaud, ni trop froid, et cette petite brise qui souffle de temps en temps qui vient rafraîchir les mollets. Lexington n’était pas bien grande si l’on comptait ses habitants pourtant elle occupait une grand surface. En réalité, la majorité des gens étaient fermiers et possédaient un terrain donc ils s’occupaient pour faire pousser leurs matières premières. Ce petit village était bien organisé. Quelqu’un était chargé de produire du blé, et un autre du maïs. D’autres eux, s’occupaient d’élever les cochons ou les vaches. Puis ils y avaient ceux qui s’occupaient de moudre le blé pour en faire de la farine, qui sera vendu au boulanger. Tout se passait bien, il n’y avait aucun conflit et tout le monde aimait tout le monde. Tous les soirs, après une dure journée de labeur, les hommes se retrouvaient au saloon et discutaient de bière ou de leurs femmes. Tandis que les femmes, elles, se regroupaient chez l’une d’elles et se racontaient les derniers potins. Et tous les jours, c’était la même rengaine. Pourtant, ce soir-là, tout bascula. L’un des éleveurs de moutons se précipita dans le saloon, complètement paniqué. Ayant du mal à respirer, tellement il avait couru pour venir jusqu’ici, il avait du mal à s’exprimer.
_ Hen... un monstre.. J’ai vu... un monstre dit-il.
_ Calme-toi mon ami, lui répondit le docteur. Respire un bon coup, explique-nous ce qui se passe.
Respirant une grande bouffée d’air, il se calma enfin et parvint à parler correctement.
_ J’ai vu un monstre. Mes moutons sont morts. Tous, il n’en reste pas un seul. Ils sont tous morts. Si vous allez voir mon pré, vous ne verrez qu’une marre de sang dans lequel baignent mes moutons égorgés. Je suis fini. Nous sommes tous finis...
_ Mais... Mais, as-tu bien vu ce monstre Edward ?
_ Oh! Oui, on aurait un chien enragé. Je l’ai surpris en train de tuer mon dernier mouton. Il avait ses crocs acérés plantés dans son coup. Et un filet de sang s’écoulait sur sa laine blanche... Une scène vraiment horrible je vous l’assure. Puis il m’a vu, c’est alors qu’il s’est enfui.
_ Par où ? Sortez vos fusils, nous allons partir à sa recherche avant qu’il n’y ait d’autres victimes.
_ Il est parti vers le nord, mais je pense que maintenant il est trop tard... Il faudra attendre qu’il revienne.
Après ces intenses émotions, chacun rentra chez lui. Le lendemain, tout le monde était au courant, les femmes et les enfants aussi. A partir de ce jour, plus personne ne sortait la nuit de crainte de tomber sur cette bête. Seulement quelques érudits occupaient encore le saloon jusqu’à tard le soir, noyant leur inquiétude dans la bière.