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Liste des sujets

[FIC] Palinodie à Lexington

zazou
zazou
Niveau 10
14 mai 2006 à 18:48:57

2.

Tout le monde s’était rassemblé dans la salle du conseil, où d’ordinaire ils ne venaient ici que pour se réunir et discuter des grandes décisions. Etant tous inquiets, un silence de mort régnait dans la salle. La tension était telle qu’elle en devenait presque palpable. Soudain, Charles se leva et rompit le silence :

- J’en peux plus d’attendre, je vais voir...
- Non, n’y va pas dit Edward. Il faut les laisser tranquille. Imagine que ce sont peut-être leurs derniers instants tous les deux... Moi aussi, et tout le monde aussi veut savoir. Mais nous ne pouvons pas les interrompre. Il faut attendre... Je sais que c’est difficile, mais il le faut.

Charles se rassis, en faisant la grimace. Bien que son vieil ami ait raison, il lui était difficile de l’admettre. Edward et lui avaient toujours vécu dans cette petite ville de Lexington. Ils avaient d’ailleurs grandi ensemble et avaient fréquenté les mêmes bancs de l’école. Depuis toujours, ils avaient travaillé ensemble mais il y a de ça quelques années déjà, une violente dispute les sépara. Ils ne se parlèrent plus pendant près de 3 ans. Durant cette période, leurs propres enfants se livrèrent à une guerre éternelle. Et malgré que les deux hommes se soient réconciliés, il restait encore un peu d’amertume dans leur cœur. Chacun ne voulant pas admettre ses tords. Depuis leur réconciliation, leurs fils, eux continuaient de se haïr ne se préoccupant plus des histoires d’adultes et ayant finis par se détester radicalement. Pourtant, quand leurs parents étaient encore les meilleurs amis du monde, les deux jeunes garçons qui n’étaient encore que de petits gamins, s’amusaient ensemble. La dispute d’Edward et Charles fut la dernière du village, excepté celle de leurs propres enfants. C’est depuis cette longue querelle, que le village décida d’instaurer un conseil qui permettrait de régler les conflits. Mais celui-ci avait échoué pour les deux adolescents.

- Tout ça c’est de la faute de ce vieux boiteux d’Edward ! Dit John, le fils de Charles.
- Ne parle pas comme ça de mon père ou je te casse la figure. Répliqua le fils d’Edward.
- Bah viens monsieur le poltron, allez viens ; je t’attends Willy. Viens te battre si tu es un homme.

Willy se leva brusquement et se jeta sur son ennemi juré. Surpris par cette scène, les femmes furent choquées d’une telle violence au sein de la salle du conseil. Ce n’est qu’après quelques minutes que les deux garçons furent séparés tant bien que mal par leur père. Tandis que John semblait intact, un mince filet de sang coulait du nez de Willy qui avait reçu un coup en plein dedans. C’est à ce moment-là que la femme de Rob entra dans la pièce. Tout se retourna vers elle, la regardant avec inquiétude. Il va s’en sortir, dit-elle. Tout le monde fut soulagé d’apprendre la nouvelle. Helen expliqua alors que malgré ses blessures, le médecin avait réussi à le sortir d’une mort presque certaine. Cependant, il était encore très faible et avait besoin de beaucoup de repos. Ceci préjudicierait sur son travail, mais dans un élan de solidarité tous proposèrent de les aider. Chacun considérant que les événements qui étaient arrivés aurait pu tomber sur n’importe qui. Finalement, ils voulurent rendre visite à leur ami blessé mais Helen les en empêcha leur disant qu’il était encore trop faible.

***

Ils sortirent de la salle et allèrent retrouver le cadavre de la bête. Elle ressemblait en tout point de vue à un énorme chien sauvage. Son pelage était aussi noir que le charbon et sa gueule refoulait une odeur de chair mêlée à du sang... Celui de Rob bien entendu et des moutons. Ils traînèrent la bête jusqu’à la place, d’un accord commun, ils avaient décidé de la brûler. Ils entreprirent de former une sorte de bûcher. Ceci finit, ils placèrent la bête à son sommet, et mirent le feu au bûcher. La bête se consuma lentement laissant échapper des traînées de fumée noire et une odeur nauséabonde. Quand le feu s’éteignit, quelques heures plus tard, il ne restait qu’un tas de cendre chaude fumant encore. Ils nettoyèrent le tout et vaquèrent à leurs occupations. Le soir venant, les hommes se retrouva comme à l’accoutumé au saloon. Ils discutèrent un temps comme des sujets habituels jusqu’à ce que l’un d’eux ouvrit le sujet des évènements récents. La discussion tourna autour de la bête puis de Rob. Chacun espérant qu’il reviendrait au saloon bientôt avec eux, frais comme un bébé. Le médecin avait avoué que la cicatrisation de la plaie pourrait prendre du temps, bien plus qu’on ne l’imaginait. C’est à dire que le monstre ne l’avait pas raté. Ces crocs s’étaient bien enfoncés profondément. Sans doute, Rob gardera-t-il la marque de cette lutte jusqu’à la fin de ces jours... Tandis qu’ils buvaient tous à sa santé, un cri déchirant les fit sursautés. Ils sortirent tous en trombe du saloon et virent avec stupeur, toute une meute... Les chiens sauvages venaient venger leur frère...

_maco_
_maco_
Niveau 10
14 mai 2006 à 18:53:32

:bravo:

K0opa-cream
K0opa-cream
Niveau 3
14 mai 2006 à 19:04:06

Toujours aussi bien :p) !

Faut continuer Zazou :-) !

_maco_
_maco_
Niveau 10
14 mai 2006 à 19:06:07

et je ne suis pas le eul a avoir aprecier ta fic :lol:

zazou
zazou
Niveau 10
14 mai 2006 à 19:29:42

Merci à tous les deux.

D´autres commentaires svp :-)

Popo09
Popo09
Niveau 10
14 mai 2006 à 19:44:35

:peur: c´est la fic la plus interésante que j´ai jamais vu :bravo: :bave: mais alors , moi qui n´aime pas les histoire d´horeur ... j´ai la chair de poule :peur:

[Clim]
[Clim]
Niveau 10
14 mai 2006 à 19:46:15

J´espère que vous l´élirez Reine du Forum après ça :(

C´est quoi au fait, une Palinodie :peur: ?

zazou
zazou
Niveau 10
14 mai 2006 à 19:46:28

Euh, ce n´est pas une histoire d´horreur :rire:
N´exagérons pas tout de même.

zazou
zazou
Niveau 10
14 mai 2006 à 19:49:40

Une palinodie est un retournement de situation. :-)

[Clim]
[Clim]
Niveau 10
14 mai 2006 à 19:55:29

Mine de rien, c´est un vrai plaisir de voir que sa copine est félicitée à ce point la :fier:

[X-treM]
[X-treM]
Niveau 10
14 mai 2006 à 22:13:07

:up:

zazou
zazou
Niveau 10
15 mai 2006 à 18:33:03

Petit up pour que ceux qui n´ont pas lu :-)

[Clim]
[Clim]
Niveau 10
15 mai 2006 à 22:45:23

Peu de personne lit cette fic ou quoi? C´est la taille qui vous fais peur :sournois: ?

zazou
zazou
Niveau 10
16 mai 2006 à 23:33:42

La suite est pour demain si tout va bien. Désolé de ne pas en avoir fait hier mais j´avais une épreuve de bac aujourd´hui donc bon, j´avais d´autre chat à fouette de plus important :-)

zazou
zazou
Niveau 10
17 mai 2006 à 17:03:03

3.

Ils étaient au moins une dizaine, peut-être même plus. Ils étaient là, rodant dans la ville, nous menaçant de leurs longues dents pointues, prêt à se jeter sur nous. Toutes les lumières des maisons s’étaient allumées. Une jeune femme et un petit enfant gisaient sur le sol, inconscients, à côté d’un pot en terre remplie d’eau qui s’était fracassé contre le sol lors de la chute, répandant tout son liquide. Un des chiens s’approcha lentement de la jeune femme, tout en se léchant les babines. On aurait dit qu’il était le chef de la meute, les autres chiens eux aboyaient et hurlaient sans cesse, se jetant parfois violemment sur les portes les griffant profondément. Une angoisse se propageait dans l’air. Personne ne savait quoi faire, et tout le monde assistait à ce spectacle sans rien faire. La bête se rapprocha davantage encore. C’est alors qu’elle s’empara de l’enfant à la manière d’un tigre qui prend dans sa gueule sa progéniture. Puis ils s’enfuirent tous. Tout le monde était choqué et n’avait rien pu faire. Personne ne s’attendait à ce que l’un d’eux prenne un enfant. Ils étaient tous désemparés. Ce n’est qu’après quelques minutes que certains homme se décidèrent enfin à aller à la rescousse du petit garçon. Tandis que les autres vinrent secourir la jeune femme toujours inconsciente. Une folle épopée s’en suivit. Les hommes suivaient les chiens mais ils allaient trop vite et les semaient petit à petit.

    • *

Plus loin dans la foret, le petit Ben, paniqué et ballotté dans tous les sens avait perdu connaissance. Les chiens l’emmenèrent toujours plus profondément dans la forêt, dans les recoins les plus reculés du bois. Soudain, ils arrivèrent dans une clairière. Une petite maisonnette se dressait en plein milieu accompagné d’un enclos vide et ouvert. Des paillasses étaient éparpillées au sein de l’enclos. Les chiens déposèrent l’enfant devant la porte. Le petit garçon n’était âgé que d’un an. Il ne savait qu’à peine marcher, et ne parlait presque pas. Il était encore blond, et n’avait pas beaucoup de cheveux sur le crâne. Il était tellement mignon dans sa petite salopette bleue que personne au monde n’aurait voulu lui faire de mal. De l’autre côté, les chiens s’étaient installés dans l’enclos sur les paillasses. Apparemment, il s’agissait de leur couche, et devaient habiter ici. Soudain, alerté par le bruit, la porte s’ouvrit. Une jeune femme d’une beauté exceptionnelle apparut sur le seuil. Elle est grande et fine. D’une beauté sans égale, sa peau rayonnait et ses yeux d’un bleu aussi profond que l’océan brillait de mille feux. Ses longs cheveux noirs tombaient sur ses épaules dénudées et continuaient jusqu’à souligner sa taille parfaite. D’une proportion inimaginable de la tête au pied, cet être ressemblait à une déesse. Son visage est d’une perfection, que même la plus belle femme sur terre lui jalouserait. Elle a une bouche tout à fait délicieuse et un nez, un petit nez qui ferait fondre plus d’un homme. Et sa beauté resplendissait de plus belle au soleil.

_ Tiens tiens, mes braves, vous êtes rentrés. Je vois que vous m’avez apporté un présent. Un petit enfant. Quelle joie ! Moi qui désirais tant en avoir un... Vous êtes bien de fidèles compagnons. Vous aviez bien compris mon désir d’être mère. Si seulement les hommes pouvaient me comprendre...

La jeune femme pris l’enfant dans ses bras et le berça quelques minutes. Celui-ci était toujours inconscient. La jeune femme rentra dans la maison et installa le bambin dans une couche déjà prête. Quelques heures plus tard, l’enfant se réveilla enfin. La jeune femme enthousiaste s’approcha de lui et le pris dans ses bras. Le petit garçon ne reconnu pas qu’elle n’était pas sa mère et s’agrippa à elle comme il l’aurait fait avec sa propre mère.

    • *

Au même moment en plein cœur de la forêt, l’équipe de secours décidait de rentrer. Il faisait nuit noire et on n’y voyait plus rien. Ils retournèrent donc au village, bredouille et complètement anéanti. Que diraient les autres villageois en les voyant rentrer seuls ?
Ils arrivèrent enfin en lisière de la forêt, là, un homme se postait devant eux. Il tenait dans sa main, une arme à double tranchant que personne n’avait encore jamais vu. Malgré sa petite taille, il était menaçant et quiconque aurait osé s’approcher de lui par provocation, se serait sans doute fait tuer sans aucune pitié.

_ N’espérez pas revoir l’enfant que vous avez perdu. Dit l’étranger
_ Comment ça ? Tu sais où il se trouve, dis-le-nous !!
_ Votre cause est déjà perdue. Il est déjà trop tard.
_ Pourquoi ? Que sais-tu ?
_ Il est déjà entre les mains de la pire créature qui soit...
_ ... Est-il mort ? Si tu le sais, dis-le-nous...
_ Non, il n’est pas mort. Et ne mourra sûrement jamais... Peut-être le reverrez vous un jour. Mais attendez-vous à ce qu’il soit votre ennemi. N’essayez pas de le retrouver, vous risqueriez d’y laisser votre vie. C’est un conseil que je vous donne...

_maco_
_maco_
Niveau 10
17 mai 2006 à 17:23:51

c´est tros bien :bave:
tu sais environ combien tu va faire de chapitre?

zazou
zazou
Niveau 10
17 mai 2006 à 17:27:06

Non aucune idée. J´improvise plus ou moins. Disons que je réfléchis à la suite de l´histoire, je trouve des idées pour me décider de la tournure que prendra l´histoire. Puis j´écris. Donc je ne saurais te dire quand ça va finir, puisque je ne connais même pas encore la faim.

_maco_
_maco_
Niveau 10
17 mai 2006 à 17:28:52

lol

dragon95
dragon95
Niveau 10
17 mai 2006 à 17:30:07

Ta fic est trop cool!!

_maco_
_maco_
Niveau 10
17 mai 2006 à 17:31:08

pas besoin de lui dire elle le sais tout le monde
lui dit

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