¤ Royaume d´Arabie Saoudite ¤
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Le 30 Novembre, à l´appel des mouvances intégristes : des manifestants, 40 000, 50 000 peut-être, pour la plupart des jeunes diplômés sans emploi, s’étaient massés dans les rues de Riyadh, officiellement pour protester contre la Colombie et l´ONU. Les autoritées saoudiennes estimaient que la maniestation serait cepandant le prélude à un reversement de la monarchie saoudienne. Pour faire face à cette marée humaine, les forces de l´ordres sont rapidement venu encadrer la manifestation et non pas pris , comme à l´accoutumé, des mesures répressives vu le nombre trop élevé de manifestants. Plusieurs attaques terroristes sur les forces de l´ordres allaient cependant changer la donne, et etre les catalyseurs d´une sanglante repression...
Quelques jours plutard le prince Moutaïb reconnait que des forces de la Garde Nationale, -armée vouée non pas à la protection de la nation saoudienne, mais au maintien de la dynastie saoudite- avaient tiré, dans certaines situations, sur des manifestants. << Ils ont été amenés à tirer. Ils ont effectué des tirs de sommation et, dans certains cas, ont été amenés à faire un usage total de leurs armes à feu. Il n’y avait pas moyen de faire autrement. >> C’est ce qu’a déclaré, lors d´une conférence de presse, le prince Moutaïb pour justifier les tirs des membres de la Garde Nationale sur les manifestants. Moutaïb a par ailleurs rendu hommage à la Garde Nationale, qui a << fait preuve de sang froid et de retenue >> alors qu’elle agissait << dans des conditions épouvantables, face à une foule armés >>.
Le même jour, un colonel de la Garde Nationale nommé Tourki affirme le contraire. Après avoir fuit le pays il certifie à une agence de presse britanique que, le soir du 30 Novembre à Riyadh, les tirs sur la foule n’ont pas été précédés de sommations et que les manifestants n’étaient absolument pas armés. Le colonel Tourki était au premier rang lorsque la situation a dégénéré, ce qui, selon certains, donne du crédit à ses propos. D’autant plus que son récit est détaillé et précis. << La manifestation s´est déroulée pacifiquement durant toute la journée.
La foule s´étendait à perte de vue. Mais les manifestants, aussi nombreux qu´ils étaient, ne représentaient pas de danger immédiat car aucun d´entre eux ne montraient de signe d´agressivité, et aucuns d´entre eux ne semblait armé, pas même d’armes blanches ou de cailloux >>, précise le colonel.
<< Tout à coup, il y a eu une énorme déflagration qui souleva en l´air plusieurs véhicules blindés, elle fut instantanément suivit d´un violent mouvement de la foule en panique totale, mes hommes ont aussitôt été repoussés durement par les manifestants. Ils ont reculé de quatre ou cinq mètres. L´un d´entre eux, Mashhour, m’a alors dit : Mon colonel, la ligne rouge est franchie, je fais tirer. Feu !’ >>, poursuit-il. Une précipitation à ouvrir le feu qui serait due selon le colonel Tourki à une grande peur que d´autres manifestants aient eu l´intention de commettre d´autres attentats sur les forces de la Garde Nationale.
<< Je voyais mes hommes tirer directement sur les manifestants qui étaient à quelques mètres de nous. Tout le dispositif de maintien de l´ordre qui était sur place tirait sur la foule, mais ne la contenait pas >>, commente le colonel, qui a dut fuir l´Arabie Saoudite à cause de sa version contradictoire de celle donnée par les autorités saoudiennes.
<< J’ai vu beaucoup de gens tomber et j’ignore malheuresment le nombre de victimes », admet-il. Aucun bilan n’est encore disponible sur les événements qui ont eu cours dans la capitale du pays, mais une nouvelle estimation officielle des affrontements fait état de « 500 décès civils, 10.000 blessés par balles, éclats d’obus, piétinement ou étouffement. Les responsables de la manifestation et les partisans du renversement du pouvoir parlent eux de 8.000 morts, et un nombre équivalent de disparus. Chiffres confirmé par une majorité d´enquêteurs privés étrangers.
Le prince Moutaïb, commandant adjoint de la Garde nationnale a reconnu qu’<< il y a sans doute eu quelques victimes ; nous ne le savons pas avec précision, car lorsque les choses se passent de nuit, il est extrêmement difficile de savoir ce qui se passe >>. Et a par la suite souligner : << Il y a eu aussi beaucoup de victimes causées par les mouvements de foules et également par un certain nombre de tirs incontrôlés de la Garde Nationale dû à l´agressivité des manifestants...>>
Quel que soit le nombre de manifestants tués par les soldats de la Garde Nationnale,
le pouvoir du pays a bien fait comprendre que c´est l´attentat contre les forces de sécurité qui déclencha les débordements et que les commanditaires de cette attentat ne resteront pas impuni. Selon des propos recueillis par la chaine de télévision qatariote Al jazira, un expatrié saoudien vivant au Yémen, et, probablement un haut conseiller juridique-religieux lié au réseau Al-Quaida, a déclaré: << Il faudra que les autorités saoudiennes s’expliquent sur ces dérapages et ces dérives graves contre des manifestants pacifiques >>.
Et à ajouté: << Il est important que l’opinon en soit informée et que les juridictions internationales prennent les mesures qu’il faut contre le gouvernement saoudien qui a porté atteinte au droit et à des vies humaines. >>
En attendant le stade Roi Fahd à Riad vient d´etre réquisitionné pour parquer des dizaines de milliers de détenues, coupable d´avoir participés à la manifestation. Al jazira, interdite en Arabie Saoudite, diffuse elle, un enregistrement d´ Oussama Ben Laden dans lequel il déclare:
http://fr.uptv.net@retrait.htm?cc=1956026468 (remplacez "@" par un "/" )