Dans beaucoup de cas de "possessions", il a été vu qu'en majorité, les victimes de ces dites possessions avaient déjà une ou deux personnes dans leur famille qui ont été victimes de ce problème également.
Finalement, en creusant un peu plus loin, on se rend compte que ces personnes souffrent de problèmes mentaux, neurologiques, et troubles comportementaux, et que donc, ce caractère a une certaine chance d'être transmis à la descendance.
J'avais consacrée toute une demi-année de stage à l'étude de troubles comportementaux, et dans pratiquement 70% des cas, les personnes maintenues en hôpitaux psychiatriques provenaient d'un milieu religieux soit modéré, soit excessif.
Dans le cas des possessions, ce sont pratiquement des "paraphrénies" étant donné que la victime ne parvient plus à distinguer le faux du vrai, l'imaginaire du réel, comme un enfant qui ne fait pas la différence entre ce qu'il voit à la télé, et le monde extérieur.
Ici, les personnes souffrant de paraphrénie, de schizophrénie sont convaincues que leur délire est réel.
Alors pourquoi entend-on souvent parler des cas de possessions et moins de cas de schizophrénie?
Parce que certains de ces délires sont particulièrement étranges dans un contexte religieux, même si des schizo' non religieux n'ont rien à leur "envier" de ce côté là si je peux me permettre.
Troubles du langage, de la vue, pas de différenciation entre l'imaginaire et le réel, milieu religieux qui influence tellement la vie familiale, sociale de la personne que la religion et tout ce qui gravite autour peut se retrouver dans ces crises.
Il ne faut pas oublier que lors d'une crise de schizophrénie, les victimes associent souvent leur(s) peur(s) à cette crise, et ne supporteront que très mal un contact avec cette dite peur.
Beaucoup de schizophrènes le sont devenu par un contexte familial particulièrement violent, et la simple vue d'une personne de leur famille peut suffire à les faire avoir une crise.
Ici, dans le cas des "possessions", une personne fortement croyante, et sujette aux pressions et attentes de la religion, l'associera automatiquement à quelque chose de pénible.
Si en plus de ça, comme tu l'as expliqué, ces personnes souffrent énormément d'anxiété, de pression sociale, intra-familiale ou non, et qu'ils vivent dans un contexte fermé, ces personnes seront forcément plus enclins à être les malheureux sujets de cette maladie mentale.