CONNEXION
  • RetourJeux
    • Sorties
    • Hit Parade
    • Les + populaires
    • Les + attendus
    • Soluces
    • Tous les Jeux
    • Gaming
  • RetourActu Gaming
    • News
    • Astuces
    • Tests
    • Previews
    • Toute l'actu gaming
  • RetourBons plans
    • Bons plans
    • Bons plans Smartphone
    • Bons plans Hardware
    • Bons plans Image et Son
    • Bons plans Amazon
    • Bons plans Cdiscount
    • Bons plans Decathlon
    • Bons plans Fnac
    • Tous les Bons plans
  • RetourJVTech
    • Actus High-Tech
    • Intelligence Artificielle
    • Smartphones
    • Mobilité urbaine
    • Hardware
    • Image et son
    • Tutoriels
    • Tests produits High-Tech
    • Guides d'achat High-Tech
    • JVTech
  • RetourCulture
    • Actus Culture
    • Culture
  • RetourVidéos
    • A la une
    • Gaming Live
    • Vidéos Tests
    • Vidéos Previews
    • Gameplay
    • Trailers
    • Chroniques
    • Replay Web TV
    • Toutes les vidéos
  • RetourForums
    • Hardware PC
    • PS5
    • Switch 2
    • Xbox Series
    • Switch
    • Pokemon pocket
    • FC 25 Ultimate Team
    • League of Legends
    • Tous les Forums
  • PC
  • PS5
  • Xbox Series
  • Switch 2
  • PS4
  • One
  • Switch
  • iOS
  • Android
  • MMO
  • RPG
  • FPS
En ce moment Genshin Impact Valhalla Breath of the wild Animal Crossing GTA 5 Red dead 2
Forum
  • Accueil
  • Actus
  • Tests
  • Vidéos
  • Images
  • Soluces
  • Forum
Liste des sujets

Harry Potter et la Guerre des Sages

soltek
soltek
Niveau 10
23 novembre 2006 à 22:09:28

nn fouet ca fait trop mal...prefere une cravache...c´est plus intimes :rire:

pr-macgonnagall
pr-macgonnagall
Niveau 6
23 novembre 2006 à 22:17:10

bon rattrapage!!! :content:

jimpoter
jimpoter
Niveau 10
25 novembre 2006 à 16:20:12

Z´êtes :fou: , tous les deux :rire: .

Allez, pour vous remettre les idées en place, la suite, qui est aussi la fin du chapitre^^ :

27
Un conseil d´Ami (suite et fin)

Mais Abel les attendait.
- Vous avez enfin terminé.
Ils sursautèrent tous les quatre ; Harry crut avoir une crise cardiaque.
- Professeur…
- Je vous attendais, vous quatre, pour notre dernière « séance d’entraînement à la défense contre les forces du Mal », déclara Abel. Nous allons tout de suite dans mon bureau.
Ils suivirent leur professeur en silence ; le cœur de Harry battait toujours à la chamade. Ils entrèrent dans le bureau d’Abel qui ferma la porte. Il se posta ensuite en face d’eux.
- Vous ne m’avez pas laissé le temps de vous parler à la fin du cours d’aujourd’hui, dit-il sur un ton grave.
Ils ne répondirent pas.
- Nous avons tous été bouleversés par ce qui est arrivé… enfin, plus ou moins. Je sais que certains élèves de cet école – dont vous quatre – étaient proches de Hagrid, poursuivit Abelforth ; surtout vous, Harry… Je n’ignore pas que c’est lui qui vous a ouvert les portes du monde des sorciers, et qu’il a veillé sur vous pendant six ans. Il a d’ailleurs toujours tenu à cœur les intérêts de Ron et Hermione, et je ne doute pas qu’il aurait également tenu à ceux de Neville, cette année, s’il en avait eu la possibilité.
Il y eut un nouveau silence, un peu plus long, et mille fois plus pesant.
Mais ce ne fut pas Abel qui le rompit, cette fois-ci.
- Abel… est-ce que nous pourrions… réfléchir ensemble au moyen de trouver le prochain Horcruxe ? demanda Harry. Si on en croit Dum… votre frère, il n’en reste plus que deux à détruire, dont un qui aurait pu appartenir à Gryffondor ou à Serdaigle. Mais je ne sais rien sur lui.
Il lança un regard grave et plus que déterminé à Abelforth qui le lui rendit.
- Je pense que ce soir, nous devons nous concentrer sur le sortilège que je veux vous enseigner, répondit-il. Et, même si mon conseil suivant va certainement vous sembler complètement fou et inapproprié en ce moment… sachez que vous devriez également oublier la recherche des Horcruxes pour le moment.
- Comment !? s’exclama Harry, choqué.
Il regarda les visages de Ron, Hermione et Neville, qui affichaient la même mine incrédule, avec les yeux et la bouche grands ouverts.
- Oh, bien entendu, si jamais vous croisez Nagini, vous pouvez le tuer, dit Abel avec un regard songeur qui rappelait irrésistiblement son frère, mais vu que sa proximité habituelle avec Voldemort font de lui le dernier Horcruxe à détruire – en imaginant qu’il soit bien l’Horcruxe en question – et que l’autre semble inaccessible en ce moment… Vous devrez vous engager dans une recherche bien plus périlleuse, si vous souhaitez retrouver cet objet dont vous ne savez rien, comme vous dites – car franchement, je doute que vous ayez la même chance absolument prodigieuse qu’avec la coupe. Pour cela, il vaut mieux que vous soyez libérés de vos emplois du temps de collégiens. Et les connaissances que vous acquérrez cette année vous seront très utiles, s’empressa-t-il d’ajouter, alors je vous déconseille de choisir la solution d’abandonner dès maintenant les études. Non, terminez votre septième et dernière année, puis consacrez-vous à votre combat ensuite.
Un long silence suivit cette déclaration. Harry réfléchissait intensément à ce qu’Abel venait de leur dire, et il se rendait compte qu’il n’avait pas réellement tort…
- Abel ? dit Hermione.
- Oui ? fit celui-ci.
- Est-ce que ça veut dire… que selon vous… nous devrions quitter l’Ordre du Phénix ?
Les trois garçons la dardèrent d’un œil étonné.
- Qu’est-ce que tu dis ? s’effara Harry.
- Si nous cessons de combattre activement les Mangemorts pour terminer cette année, il n’y a plus aucune raison pour retourner dans l’Ordre avant juillet prochain, expliqua Hermione, qui ne semblait pas très emballée par ses propres paroles.
- Mais…, marmonna Harry.
Il savait qu’il ne pourrait pas supporter d’être ainsi mis à l’écart de toute action.
Il tourna un regard offusqué vers Abel.
- Sachant que mis à part les Horcruxes, vos « missions » sont de toutes façons sensées se limiter à l’enceinte de l’école tant que vous y étudierez, je ne vois aucune raison pour que vous ne restiez pas membres de l’Ordre. Je dirais même que ça vaut mieux, car vous pourrez ainsi assister aux réunions et rester informés… plus exactement, sur ce qui se passe.
Rassuré, Harry se détendit légèrement, même s’il pensait toujours à Hagrid. Les trois autres parurent également un peu moins déprimés.
Abel sortit sa baguette magique d’une poche de sa vieille robe grise. Harry, Ron, Hermione et Neville suivirent son exemple avec ardeur.
- Bien entendu, dit Abel, tout ce que je viens de dire n’empêche pas que vous devez apprendre à combattre, et ce, le plus tôt possible. Je vais vous enseigner aujourd’hui un sortilège très puissant. En fait, c’est précisément pour ce sortilège que je souhaitais que vous amélioriez la puissance des autres sorts que connaissiez déjà. Il est capital que vous le connaissiez, mais vous devrez tous les trois ne vous en servir qu’en dernier recours.
Il les regarda tour à tour, sauf Harry.
- J’ai bien dit tous les trois, car Harry, lui, en aura besoin…
Il y eut un bref silence.
- Le sortilège que je veux vous apprendre aujourd’hui, est un sortilège mortel, déclara Abel d’un ton grave. Il est toutefois possible d’y survivre, mais il faut avoir énormément de chance ; ce n’est donc pas Avada Kedavra. Il s’agit du sortilège de la Foudre – la véritable foudre, aussi puissante que celle qui frappe certaines personnes depuis le ciel. Utilisé contre un être vivant, il tue presque à coup sûr, mais il faut une grande puissance et maîtrise magique pour le jeter convenablement.
Une ambiance solennelle régnait maintenant dans le bureau d’Abelforth. Harry se sentait très tendu. Il voyait enfin la finalité des cours d’Abel : il lui donnait le moyen d’en finir avec Voldemort.
- Vous noterez, dit Abel, qu’il ne s’agit en aucun cas d’un sortilège ayant un quelconque lien avec la magie noire. Contrairement à l’Avada Kedavra, il n’a pas été créé spécialement pour tuer, mais simplement pour faire jaillir la foudre de sa baguette. Je pense que cela vous convient mieux, n’est-ce pas ? demanda-t-il en se tournant vers Harry.
Celui-ci acquiesça d’un signe de tête.
Quelques minutes plus tard, ils se retrouvèrent à essayer de frapper de la foudre un mur, ensorcelé par Abelforth afin qu’il n’y ait pas de risque de l’abîmer ou de mettre le feu au bureau. Le professeur de défense contre les forces du Mal les encourageait :
- Allez-y ! criait-il. Pensez à ce pourquoi vous vous battez ! Mettez toute votre personne, toute votre âme dans votre baguette et votre bouche ! Ce n’est que comme cela que vous parviendrez à faire tomber la foudre !
Au bout de deux heures, ils avaient hurlé avec tant de frénésie et de rage la formule qu’ils avaient la voix complètement cassée et n’arrivaient plus à retrouver leur souffle. Ils avaient tous réussi à faire jaillir un peu d’électricité du bout de leur baguette magique, mais aucun éclair n’avait frappé le mur visé.
Ils décidèrent donc de faire une pause de dix minutes, complètement épuisés. Il était huit heures du soir et ils n’étaient pas encore descendus dans la Grande salle pour dîner.
- C’est bien, dit Abelforth en s’asseyant en tailleur à côté d’eux. Vous vous êtes bien lâchés, je vous félicite.
- Je n’en peux plus ! s’exclama Ron, le souffle court. Je n’ai jamais autant crié et agiter les bras de toute ma vie…
- Ça a du bon de se fatiguer, parfois, répondit simplement Abel. Harry, voulez-vous bien vous lever et essayer encore une fois ?
Trop fatiguer pour réfléchir, Harry se leva et pointa sa baguette magique vers le centre du mur.
- Tono Fulgurem ! s’écria-t-il avec vigueur.
Soudain, avec le bruit d’un coup de tonnerre, un éclair jaune électrique sortit du bout de la baguette et frappa le mur. Harry eut un sourire mêlé d’un étrange sentiment de fierté. Il avait l’impression de ressortir d’une de ces séances d’entraînement de Quidditch, épuisantes, mais qui portaient leur fruit.
- Félicitation, Harry, dit chaleureusement Abelforth.
- Comment est-ce que tu as fait ? s’ahurit Neville.
- Je ne sais pas… dit Harry, ce qui était parfaitement vrai –selon lui, en tout cas.
- Je n’en suis pas si sûr, dit Abel. Qu’avez-vous ressenti à l’instant, lorsque vous avez jeté le sortilège ?
Harry mit un certain temps à répondre, il trouvait la question étrange. Mais il s’aperçut que la réponse n’était pas si difficile à trouver…
- Je… J’ai eu l’impression de sortir d’un entraînement de Quidditch, répondit-il.
Ron et Neville restèrent bouche bée – ils avaient l’air incroyablement stupides, avec le regard de zombi que leur donnait la fatigue.
- Et j’imagine, dit Abel, qu’il s’agirait plutôt d’un entraînement particulièrement fatiguant, où l’on finit par n’agir que par instinct, n’est-ce pas ? Le genre de situation où l’on finit par ne mettre que la dose d’énergie nécessaire, et pas plus, où l’on fait instinctivement les bons gestes…
Il se releva et fit les cents pas dans la pièce.
- Voyez-vous, cette situation que l’on peut retrouver avec la fatigue – la bonne fatigue saine du sport, pas le sommeil –, est celle dans laquelle on se trouve également lors des vrais duels. Ces moments dont vous avez déjà une certaine expérience, dans lesquels vous n’avez pas le choix, dans lesquels vous devez réagir d’instinct pour survivre…
Il lança un regard furtif à Harry.
- … dans lesquels vous mettez instinctivement « ce que vous devez mettre » pour réussir vos sorts, acheva-t-il. Un véritable duel de sorciers, où l’on risque sa vie, réunit à la fois les pires et les meilleures conditions pour réussir les sortilèges de combats. N’avez-vous jamais remarqué comme vous réussissiez toujours mieux dans la pratique, dans la vie réelle, que dans une salle de cours ?
Il avait arrêté de marcher, et regardait maintenant Harry droit dans les yeux, on aurait dit que son cours ne s’adressait qu’à lui.
- Vous pouvez partir, à présent – il s’adressait cette fois à ses quatre élèves –, je n’ai plus rien à vous apprendre… à vous trois.
Cette fois, il n’avait plus regardé que Ron, Hermione et Neville.
- Mais vous, Harry… j’ai encore une dernière chose à vous apprendre, déclara-t-il. Nous en reparlerons à la rentrée… Bon appétit !
- Pourquoi est-ce qu’il continuerait à donner des cours à Harry, et pas à nous ? demanda Ron, légèrement révolté.
Ils descendaient maintenant dans la Grande Salle pour dîner. Abel, lui, était resté dans son bureau au deuxième étage. Harry ne disait rien.
- Il doit s’agir… de Voldemort, répondit Hermione à sa place. Il doit s’agir de lui en particulier, ajouta-t-elle.
Elle continuait à le regarder étrangement. Harry savait que ses amis s’inquiétaient pour lui, mais eux n’y pouvaient rien… c’était précisément pour cela qu’Abel leur avait dit de ne plus revenir, et il l’avait bien compris.
Il hocha la tête pour lui-même. Personne ne dit plus rien jusqu’au coucher.
Le lendemain, la neige était plus blanche et plus épaisse que jamais, et le brouillard hivernal, mélangé à la brume des Détraqueurs, empêchait une vision correcte du paysage dès que l’on souhaitait voir quelque chose au-delà de six mètres. Plus aucun élève – Hermione comprise – ne pensait aux devoirs à faire, le week-end était totalement consacré à la détente, que ce soit en se bombardant de boules de neiges dans le parc ou en s’enfonçant le plus profondément possible dans un fauteuil de la salle commune, près du feu.
Mais seulement trois jours après la prise d’Azkaban et l’ignorance qui laissait présager le pire au sujet du sort de Hagrid, Harry n’avait plus du tout le cœur à s’amuser.
D’ailleurs, il n’y avait pas que cela…
Le lundi suivant, il prendrait avec Ron, Hermione, et Neville, la Poudre de Cheminette pour se rendre au Terrier où il passerait les vacances de Noël. Mais il prenait un gros risque en allant passer les fêtes là-bas : celui de connaître une tension permanente qu’il ferait subir par la même occasion à toute la famille Weasley. En effet, Ginny se montrait toujours très froide à son égard, bien qu’elle ne l’évitât plus et lui accordait désormais de répondre à ses timides « Salut » ou « Bonjour ». Il n’avait cependant pas du tout envie de rester seul pour Noël. « Il faudra voir avec elle » se dit Harry.
Il avait entendu dire que Nott, Zabini, et tout le reste de la bande qu’il connaissait maintenant si bien resteraient à Poudlard pour les vacances, ainsi qu’un nombre assez surprenant d’élèves de Serpentard.
- Ils seront quasiment les seuls à rester ici pour Noël, alors les professeurs pourront sans doute les surveiller, dit Ron lorsqu’il lui en parla le samedi après-midi dans un fauteuil de la salle commune. Ne t’inquiète pas pour ça. Ou en tout cas, pas pendant les vacances de Noël ! dit-il le plus joyeusement possible en les circonstances actuelles.
Harry n’insista pas, et il fut surpris qu’Hermione – ou même Neville – ne cherche pas à poursuivre la discussion. Apparemment, ils avaient tous besoin de ces fêtes…
Le dimanche matin, Harry se décida à prendre Ginny à part. L’occasion lui en fut donnée assez vite, lorsqu’il la croisa à l’entrée de la volière – il ne savait pas trop quoi faire alors il était venu rendre une petite visite à Hedwige, et ce en toute innocence, sans la moindre idée derrière la tête… bien que la situation lui évoquât irrésistiblement Cho Chang.
- Salut Gi…
- Salut, Harry, dit Ginny sur un ton indifférent.
Et elle s’en alla.

jimpoter
jimpoter
Niveau 10
25 novembre 2006 à 16:20:45

- Ginny, attends ! Je voudrais te dire quelque chose…
- Si ça concerne…
- Non, ça ne nous concerne pas… directement, dit Harry.
- Alors fais vite, lança Ginny.
Harry eut l’impression d’avoir reçu un seau d’eau glacée, mais il se ressaisit.
- Ginny…
- Oui ?
- Tu sais que je passe les vacances de Noël chez toi, cette année ?
- Oui, et alors ?
- Et bien je me disais… Bon, écoute, je sais que tu m’en veux, et tu en as le droit, mais tu ne crois pas qu’on pourrait éviter… cette tension ?…
Ginny haussa les sourcils.
- Je ne te demande pas de te montrer gaie et souriante en ma compagnie, s’empressa d’ajouter Harry, seulement d’essayer… d’éviter… de glacer l’atmosphère comme un Détraqueur, quand je serai là. Seulement pendant les vacances.
Elle parut d’abord très étonnée, puis…
- D’accord, dit-elle.
Et elle fit un mouvement comme pour repartir mais elle se tourna finalement une dernière fois vers Harry.
- Tu sais, je ne voulais pas être désagréable, mais c’est toi qui refuses d’être entouré des personnes qui sont précisément celles qui devraient te soutenir, déclara-t-elle. Mais je veux bien « enterrer la hache de guerre » pour les fêtes.
Harry ne trouva rien à lui répondre, et elle descendit enfin les marches de la tour.

Albus Dumbledore
1846-1997

- Est-ce que c’était vraiment vous ?…
Il était encore sujet à de nombreuses interrogations ; si tout se passait bien, il aurait toutes les réponses le soir même.
Harry regarda sa montre : c’était l’heure. Après un dernier coup d’œil intrigué, il escalada la pente douce, monta les marches de pierre, franchit la double porte de chêne, grimpa les nombreux escaliers et entra dans la Salle sur Demande.
- Juste à l’heure, dit la voix de la directrice.
Il s’assit entre Ron et Hermione.
- Bonsoir, chers amis, entama le professeur McGonagall sur un ton d’outre-tombe. Autant en venir directement aux faits : j’ai de mauvaises nouvelles à vous apprendre. Comme vous le savez, Azkaban a été reprise dans la nuit de lundi à mardi.
Elle s’interrompit : personne ne fit de commentaire.
- Comme il y a quatre mois, nous avons à déplorer une masse de morts probables, reprit McGonagall d’une voix dont elle semblait s’efforcer de contrôler le tremblement ; le chiffre est à peu près le même… environ cent cinquante. Et…
Elle prit une profonde inspiration.
- Nous avons également à déplorer la disparition de trois membres de l’Ordre du Phénix.
- Comment ? s’exclama Dedalus Diggle, choqué.
- Oh my God ! s’épouvanta Fleur.
Harry partageait leur surprise, ainsi qu’une bonne partie de l’assemblée. Mrs Weasley avait mis la main sur sa bouche. Seuls quelques uns avaient l’air au courant.
- Je pensais qu’il n’y avait que Ha… qu’une seule personne, fit observer Mr Weasley.
- Malheureusement, il y en avait trois. Sturgis et Hestia s’étaient rendus ensemble là-bas pour une raison que j’ignore, déclara McGonagall. Nous ne leur avions pas demandé de surveiller Azkaban, mais il semblerait qu’ils aient découvert quelque chose et qu’ils n’aient pas eu le temps de nous prévenir…
Sturgis Podmore et Hestia Jones avaient en effet été chargés d’obtenir des informations chez les êtres magiques susceptibles d’avoir rejoint Voldemort, comme les loups-garous ou les vampires.
- Quoi qu’il en soit, nous n’avons pas plus de nouvelles d’eux que de tous les pauvres malheureux qui ont eu la malchance de se retrouver là-bas… Bien entendu, vous savez aussi que Hagrid… était emprisonné. Par conséquent, nous avons bel et bien trois nouveaux amis… probablement morts.
Elle sortit son mouchoir de sa poche et s’essuya les yeux.
Harry n’en revenait pas : la nouvelle avait réussi à l´affliger davantage. Il ne se serait pas douté que deux autres personnes de son entourage – même s’il n’était pas très proche de Sturgis et Hestia – pouvaient être mortes – il ne parvenait plus à croire sérieusement en la possibilité de leur survie – en plus de Hagrid…
La réunion se déroula plus ou moins normalement – dans le sens où rien ne fut dit qui n’ait déjà été abordé pour Pré-au-Lard. La seule « nouveauté » était qu’entre dix et quinze Mangemorts, ainsi certainement qu’un certain nombre d’anciens prisonniers d’Azkaban, avaient probablement rejoint les rangs de Voldemort ; et encore, ce n’était pas si extraordinaire puisqu’ils se doutaient déjà que les Mangemorts étaient de plus en plus nombreux depuis l’épisode de Pré-au-Lard. Le bilan de la discussion fut que Voldemort prenait de plus en plus de pouvoir, un pouvoir qui n’avait plus rien en commun avec celui qui était le sien seize ans auparavant… et qu’il fallait à tout prix stopper cette menace.
Le regard appuyé du professeur McGonagall indiqua clairement à Harry qu’elle souhaitait le voir agir au plus vite. La présidente de l’Ordre ignorait sûrement qu’Abel avait convaincu son élève de ne plus s’occuper de Voldemort jusqu’à ce qu’il termine ses études… Mais cela importait peu puisque de toutes manières, Harry avait l’intention de lui parler.
Il souhaitait l’entretenir au sujet d’une demande qu’il aurait dû formuler depuis longtemps pour obtenir des réponses à toutes les questions qui avaient pu germer dans son esprit depuis le mois de juin dernier…
Il abandonna ses amis et se lança à la poursuite de la directrice qui avait déjà fait un sacré bout de chemin en direction de son bureau. Il la rattrapa enfin au milieu du couloir du deuxième étage.
- Professeur McGonagall !
Il se posta en face d’elle, hors d’haleine.
- Qui y a-t-il, Harry ? demanda McGonagall en levant les sourcils.
- Professeur… il faut que je vous demande un service… un immense service qui me rendrait vraiment…, commença-t-il sur un ton déterminé.
- … service ? suggéra Mcgonagall.
- Heu… oui.
- Et de quoi s’agit-il ?
- Je voudrais rester seul dans votre bureau pour… discuter avec le portrait du professeur Dumbledore.
Cette phrase fut suivie d’un long silence. Ils se regardèrent droit dans les yeux, et Harry sentit qu’une grande émotion se contenait dans les yeux de la directrice.
- Très bien, Harry, finit-elle par dire au bout d’un long moment, je vous l’accorde. Suivez-moi…
Elle se hâta de franchir les derniers mètres qui la séparaient encore de l’accès à son bureau, suivie de près par Harry.
- Fraternité magique, dit-elle à la gargouille de pierre qui barrait le chemin.
La statue fit alors un pas de côté en ouvrant ainsi le mur de pierre. Ils se laissèrent transporter jusqu’au sommet de la tour par l’escalier mobile en colimaçon qui frappa enfin le heurtoir de cuivre en forme de griffon.
Ils entrèrent tous les deux dans la pièce. La directrice contourna son bureau et sembla s’adresser au mur pendant quelques secondes, mais Harry savait parfaitement à qui elle parlait. Elle revint vers lui et dit :
- Je vous laisse, Harry. Je resterai dehors jusqu’à ce que vous ayez fini.
Puis elle sortit.
Harry contourna à son tour le bureau de bois et s’arrêta en face d’un tableau. La peinture représentait un vieux sorcier à l’air vénérable, muni de longs cheveux et d’une longue barbe argentés ; il portait une cape noire autour des épaules : Albus Dumbledore.
- Je me demandais quand est-ce que tu te déciderais enfin à venir me voir, Harry, dit ce dernier d’une voix chaleureuse.
- Bonsoir, professeur, dit Harry.
Il ne savait plus vraiment comment s’y prendre pour dire ce qu’il avait à dire. Il savait par habitude que tous les autres portraits d’anciens et anciennes directeurs et directrices de Poudlard, bien que faisant mine de dormir profondément, écoutaient attentivement, et cela l’embarassait.
- Bonsoir, dit Dumbledore.
Silence.
- Et bien, n’avais-tu donc rien à me dire ? s’étonna l’ancien directeur.
- Si… je…
Il décida de se lancer.
- Je dois vous parler de Rogue.
- Je m’y attendais un peu, soupira Dumbledore. Mais je dois dire que je m’attendais à ce que tu demandes bien plus tôt à Minerva de t’entretenir avec moi. Je pensais que tu voudrais déverser toute ta colère, ta rancœur, ce qui, somme toute, aurait été fort compréhensible.
Harry ne s’était pas attendu à ce que Dumbledore réagisse aussi calmement. Il ne sut pas quoi répondre.
- Je ne voulais pas venir, avoua-t-il sans parvenir à dissimuler le tremblement de sa voix.
- Je comprends…
Silence.
- Je…, bredouilla Harry, je n’ai pas eu le courage de…
- Je comprends très bien, répéta Dumbledore sur un ton apaisant. C’est un sentiment très humain, assura-t-il. Mais ce que je ne comprends pas, c’est ce qui t’a finalement décidé à venir me voir.
Harry fronça les sourcils.
- C’est vous qui m’avez parlé samedi dernier ! dit-il, surpris. C’est vous qui m’avez dit que… que vous aviez toujours confiance en… en…
Il avait du mal à prononcer cette phrase. En outre, il commençait à avoir l’impression de s’être trompé sur toute la ligne, et il se sentait de plus en plus idiot.
- Je puis t’assurer que je ne t’ai jamais revu depuis le jour où tu es entré dans ce bureau avec Minerva, peu de temps après la mort d’Albus Dumbledore.
- Pourquoi est-ce que vous parlez de vous à la troisième personne ? demanda Harry, de plus en plus déconcerté.
- Ce n’est pas de moi dont je parle, répondit le portrait sur un ton sérieux. Je ne suis pas Albus Dumbledore, mais seulement une image de lui animée par magie. Il est essentiel que tu comprennes la différence entre une personne – même quand elle est morte – et son portrait. Albus Dumbledore, le vrai, a continué son chemin. Il a rejoint le monde des morts, dont je ne sais rien, car je ne possède que les souvenirs de Dumbledore au moment où j’ai été créé, c’est-à-dire à l’instant même où Dumbledore a quitté ce monde. Comprends bien qu’être un portrait signifie bien moins de choses que d’être une personne. Je te donne peut-être l’impression de parler comme un être humain doté d’un esprit au moins aussi complexe que le tien, mais la vérité, c’est que je te parle comme Dumbledore l’aurait fait avec la personnalité qui était la sienne au mois de juin. Je ne suis qu’une copie.
Harry fut littéralement ahuri par cette déclaration. Il pensait être venu discuté avec Albus Dumbledore, ou du moins – parce qu’il avait déjà envisagé tout seul la possibilité que le portrait d’un mort ne soit pas le défunt lui-même – quelqu’un pouvant lui apporter une aide réelle, des réponses…
- Dans ce cas, pourquoi est-ce qu’il faudrait que je vous parle ? questionna-il, énervé.
- Je t’ai déjà dit que je parlais comme l’aurait fait Albus Dumbledore, mes conseils sont donc aussi avisés que l’auraient été les siens, dit le portrait. Alors dis-moi, de quoi voulais-tu me parler ?
- Je vous l’ai déjà dit : de Rogue, répondit Harry. Mais je ne crois pas que ce soit très utile, finalement.
- Ce n’est pas mon avis, déclara le tableau d’un ton ferme. Si cela n’avait pas été important, tu ne te serais pas résolu à enfin venir discuter avec moi.
Harry pensa qu’il avait raison. Mais non seulement la raison pour laquelle il avait souhaité entendre le portrait lui paraissait de plus en plus stupide, mais en plus, la perspective de se confier à une sorte de machine magique capable de recréer les éventuels conseils de Dumbledore ne le réjouissait guère.
Mais de toutes façons, que risquait-il ? Dans le pire des cas, il n’aurait simplement pas toutes les réponses qu’il voulait…
- J’ai fait un rêve étrange, la semaine dernière, dit-il.
- Est-ce que par hasard, cela aurait un rapport quelconque avec ta cicatrice ? demanda le portrait de Dumbledore.
- Non… enfin, je ne pense pas… Est-ce que le professeur McGonagall vous a dit que je m’étais évanoui après avoir bu une potion ?
- Oh oui, elle m’a beaucoup parlé de toi, assura la peinture. Je sais qu’elle a surpris ta conversation avec Miss Weasley le jour de tes dix-sept ans, et qu’elle est au courant pour la prophétie qui vous concerne, toi et Lord Voldemort. Je sais également que tu as dû l’affronter à nouveau à Pré-au-Lard – et tu ne dois surtout pas te reprocher cet échec, il était parfaitement normal que tu ne puisses pas lutter contre Voldemort à ce moment-là –, que tu as vu ce pauvre Remus mourir alors qu’il était déjà devenu l’esclave de la volonté de Voldemort, et aussi que tu as brillamment repoussé le sortilège Doloris de Dolores Ombrage ainsi qu’une véritable armée de Détraqueurs, sauvant ainsi des dizaines de sorciers. Et j’ai également cru comprendre par moi-même que tu avais bien progressé dans la recherche des Horcruxes.
- Oui, confirma Harry, avec une soudaine et étrange fierté. Le médaillon de Serpentard et la coupe de Poufsouffle ont tous les deux été détruits.
- Je vous en félicite, toi, ainsi que tes amis Ron, Hermione et Neville, dit Dumbledore avec un sourire.Mais revenons à ce rêve, tu veux bien ?
Harry, légèrement honteux, raconta ce que le Dumbledore de son rêve avait dit. Le portrait parut très intrigué.
- C’est intéressant… murmura-t-il, songeur.
- Est-ce que vous pensez que ça pouvait être… le vrai Dumbledore ? interrogea Harry, hésitant.
- Ce n’est pas impossible, assura le tableau. Malheureusement, je crains que nous ne puissions jamais en être sûrs et certains… En tout cas, tu n’auras probablement pas la réponse… de ton vivant.
Harry ne répondit rien. Il savait qu’il se demanderait probablement toute sa vie s’il avait véritablement revu Albus Dumbledore…
- Toutefois, il y a quelque chose que je ne saisis pas, Harry.
Il leva la tête.
- Quel est le rapport avec le professeur Rogue ?
- J’ai confiance en Severus Rogue.
- Comment ? s’étonna le portrait.
- C’est ce que le Dumbledore de mon rêve a dit.
- Je vois… Et bien maintenant tout est clair, je ne suis plus du tout étonné que tu te sois décidé à monter dans ce bureau…
Il y eut un nouveau silence, plus pesant que les autres.
- Et bien je n’ai rien d’autre à rajouter, le personnage – ou la personne – de ton rêve à tout dit : j’ai confiance en Severus Rogue.
- Comment !? s’écria Harry, horrifié.
Non, cela ne pouvait pas être vrai, c’était complètement impossible…
- VOUS ETES FOU !!
Et sans tenir compte des exclamations indignées des autres portraits – ou de dédain de la part de Phineas Nigellus, un ancêtre de Sirius –, il sortit en trombe de la pièce circulaire, même s’il entendait la voix d’Albus Dumbledore l’appeler… Il dévala l’escalier en colimaçon et rejoignit au pas de course – en passant devant une McGonagall ahurie –, sa salle commune, son dortoir et enfin son lit où il espéra n’avoir fait qu’un nouveau rêve particulièrement stupide.
Il n’écouta même pas les questions de Ron, il ne pensait qu’à une chose : effacer ce qu’il venait d’entendre de sa mémoire.

pr-macgonnagall
pr-macgonnagall
Niveau 6
25 novembre 2006 à 17:50:49

toujours aussi bon jim et merci d´être venu poster tout de suite : c´est super sympa. contente de t´avoir fait rire:faut bien que ton topic ne disparaisse pas dans les oubliettes d´hp3 ni que tu nous abandonnes ! en plus ,nous aussi ça nous fait rire!!!

pr-macgonnagall
pr-macgonnagall
Niveau 6
26 novembre 2006 à 19:03:50

jim j´ai suivi mon angelot.... et toi!!! jolie bagarre!!!
( copie de ma réponse sur le quizz hp4 pour être sûre que tu l´ais) encore bravo!!!

soltek
soltek
Niveau 10
27 novembre 2006 à 13:33:12

voila je vien de lire la suite et c´est tjr aussi genial et harry se la joue toujours rebel :lol: moi j´ai d´abord cru quil allait prendre le tableau et le balancé par la fenetre :rire: bon sinon vivement la suite

jimpoter
jimpoter
Niveau 10
29 novembre 2006 à 16:39:08

:merci: beaucoup Minerva ça fait plaisir :ok: .

Soltek :d) :merci: aussi. Tu as une bonne idée :lol: mais c´est unpeu violent XD.

Allez, la suite^^, bonne lecture^^ :

28
Fêtes et défaites

L’immense tête de mort à langue de serpent illuminait l’îlot de sa lumière verte. Au sommet d’une pente raide et escarpée, la forteresse d’Azkaban dégageait toujours une atmosphère sinistre, avec ses hauts murs de pierres carrées. Un nuage noir flottait entre la Marque des Ténèbres géante et le sommet de la tour de garde. Il était composé de milliers de silhouettes vêtues de capes et de cagoules noires. Les Détraqueurs ne cessaient de tournoyer au dessus de la prison dont ils avaient retrouvé la garde depuis maintenant six jours, et formaient actuellement une sorte de tourbillon de ténèbres. On pouvait voir de nombreuses autres créatures ailées, de natures trop diverses pour les distinguer toutes. Hormis les Détraqueurs, seul une autre espèce légendaire de monstre était facilement reconnaissable : des dragons ; d’énormes créatures recouvertes d’écailles dont la lumière des flammes s’ajoutait à celle de la marque verte.
Une large tour dominait toute la forteresse. Derrière la plus haute des très rares fenêtres, un être vêtu d’une robe et d’une cape noires se tenait debout, les mains derrière le dos, l’une d’elles tenant une baguette de bois. Lord Voldemort observait le visage blafard et osseux, quasiment dépourvu de nez, mais en revanche totalement dénué de lèvre que reflétait un miroir d’or aux pieds munis de griffes. Quiconque d’autre aurait regardé dans ce miroir aurait poussé un hurlement d’horreur avant de s’enfuir à toutes jambes, mais les yeux rouges aux pupilles de chat du Seigneur des Ténèbres exprimaient non pas de la répulsion mais plutôt… du plaisir. Une jubilation malsaine émanait de ce visage maléfique.
Derrière lui, une porte s’ouvrit, et deux silhouettes encapuchonnées entrèrent silencieusement. L’un des deux individus tremblait légèrement ; l’autre, moins hésitant, s’avança et attendit. Constatant que Voldemort ne disait rien, il s’éclaircit la gorge.
- Vous souhaitiez nous voir, Maître ?
Voldemort se retourna et darda son serviteur d’un œil glacé. Le plaisir avait fait place à la froideur.
- En effet, répondit-il d’un ton dur.
Il tourna son regard vers l’autre, retiré dans un coin de la pièce, près de la porte, comme s’il n’attendait que l’occasion de s’échapper de cette sombre pièce. Son compagnon inclina légèrement la tête sur sa droite et dit :
- Sors, Drago.
Le dénommé Drago ne se fit pas prier et sortit immédiatement de la pièce, laissant les deux hommes.
- Bonsoir, Lucius, dit Voldemort de sa voix glaciale et suraiguë.
- Bonsoir, Maître, dit le serviteur dont la voix trahissait une certaine tension.
Il s’agenouilla et embrassa la robe de son maître avant de se relever et d’incliner à nouveau la tête vers le bas. Il attendait que Lord Voldemort prononce sa sentence.
- Tu sais que tu m’as grandement déçu, n’est-ce pas, Lucius ? dit le Seigneur des Ténèbres.
- Oui, Maître…
- En vérité, tu n’as cessé de me décevoir depuis un an et demi, murmura-t-il.
- Comm… ?
- J’ai pu constater quelle éducation tu avais donnée à ton fils, Lucius, coupa sèchement Voldemort, et bien qu’il ait montré une certaine ingéniosité en permettant à mes Mangemorts d’infiltrer Poudlard, il s’est également révélé d’une stupidité et d’une faiblesse dont tu es le responsable…
Il fit un pas en direction de Lucius qui tomba à genoux sur le sol.
- Maître, je vous en prie, je…
- Silence ! l’interrompit son maître.
Il marqua un temps de pause, pendant lequel il respira d’un souffle terrifiant, avec ses narines de serpents qui se dilataient et se refermaient sans cesse sur sa peau d’une pâleur de mort.
- Par ta faute, j’ai perdu ma dernière chance d’entendre la prophétie ; par ta faute, on m’a volé la clé qui m’assurait de ne jamais être vaincu…
Le dénommé Lucius tenta de s’expliquer.
- Maître, c’est Bellatrix qui s’est emportée. En prenant sans cesse le risque d’endommager la prophétie, elle nous a retardés et Potter a pu…
- C’est à toi que j’avais confié le soin de diriger l’opération, Lucius, l’interrompit Voldemort de sa voix suraiguë, ne l’oublie pas. Tu es donc le responsable de cet échec… ENDOLORIS ! s’écria-t-il.
Lucius Malefoy s’affala alors complètement sur le sol et se mit à pousser de terribles hurlements de douleurs qui retentirent dans tout l’espace délimité par le champ d’énergie magique entourant l’île d’Azkaban à travers l’unique fenêtre de la tour. Il était saisi d’horribles convulsions qui faisaient glisser son corps comme un ver de terre qui se serait tortillé sur le sol…
Puis Voldemort baissa enfin sa baguette et son serviteur cessa de crier. Il tremblait avec intensité, mais il parvint péniblement à se redresser et à se mettre debout, la tête invariablement inclinée en signe de soumission.
- Parlons de ton fils à présent… dit Voldemort en lançant un regard impitoyable à son serviteur. Quand tu as été enfermé ici, je lui ai offert l’honneur de prendre sa place dans le rang des Mangemorts. Il a immédiatement accepté, et il s’est montré très enthousiaste lorsque je lui ai confié la mission de faire entrer ses camarades dans l’école de sorcellerie Poudlard et de tuer Albus Dumbledore… Et même s’il a mis beaucoup de temps, il a réussi sa première tâche, et il a permis d’accomplir la seconde… Mais il ne l’a pas accomplie lui-même, or, c’est précisément ce que je lui avais ordonné… Il a eu la chance que Severus renonce à sa couverture pour faire le travail à sa place, mais cela n’aurait pas dû arriver… Si Severus ne l’avait pas défendu en me présentant tout ce que Drago avait permis de réaliser ce soir-là, son châtiment aurait pu être plus long et plus pénible… Mais Lord Voldemort peut aisément comprendre que ses serviteurs ne peuvent jouir d’un pouvoir aussi immense que le sien, et que par conséquent, il aurait été stupide de tuer un jeune Mangemort si prometteur – il l’était à ce moment-là, en tout cas – parce qu’il avait eu des réticences à tuer un sorcier tel que Dumbledore à l’âge de seize ans. Seulement voilà, Lucius, ce n’est pas tout…
Ses yeux rouges émettaient maintenant de la colère.
- Ton fils a ridiculisé le nom de Lord Voldemort, Lucius. Alors que j’avais réussi l’exploit d’être encore plus craint dans le monde des sorciers, alors que j’avais franchi la première étape pour prendre le pouvoir en Grande Bretagne, alors que je faisais régner une terreur plus grande qu’elle ne l’avait jamais été, deux stupides marchands de farces et attrapes sont parvenus à s’échapper d’une ville sensée être inviolable, sensée contenir la plus grande concentration de magie qui soit, sensée être totalement en mon pouvoir… Et comme si cela ne suffisait pas, ils ont livré un de mes Mangemorts au ministère de la magie… Et c’est de la faute de ce Mangemort si la terreur que mon nom a inspirée a pu ne serait-ce que légèrement s’atténuer, Lucius…
- Maître, jamais un incident aussi insignifiant n’aurait pu entacher votre grandeur, s’empressa de répliquer Lucius. Vous savez bien que la communauté des sorciers au complet – même à l’étranger – tremble de peur grâce à notre action. Votre notoriété n’a pas pu dépérir…
- Oui, Lucius, c’est certain… répondit le Seigneur des Ténèbres d’une voix doucereuse. Mais Lord Voldemort ne tolère pas la moindre petite tache, vois-tu… Pas quand elle peut être évitée…
Il tourna autour de son serviteur et continua à l’observer de ses yeux rouges qui semblaient maintenant refléter une certaine excitation.
- En ce moment, mon pouvoir s’étend, déclara-t-il. J’ai réussi à prendre le contrôle d’un autre lieu important du monde de la magie… et le ministère court ou courra inévitablement à sa perte. La période des fêtes commence, c’est donc le meilleur moment pour rappeler aux membres de la communauté magique qu’ils vont inexorablement tomber en mon pouvoir, peu importe les efforts qu’ils feront pour oublier mon existence avec de stupides cadeaux, sapins ou repas en famille…
Il s’arrêta de nouveau en face de Malefoy.
- Je te donne l’occasion de te racheter, Lucius, et j’offre la même possibilité à ton fils, dit Voldemort. Je veux la mort de ces deux imbéciles qui m’ont ridiculisé et qui ont trahi leur sang ! Et je demande le meurtre le plus atroce possible, tu m’entends ? Je veux que leurs cadavres soient bien visibles sur le Chemin de Traverse le jour du réveillon, et qu’ils inspirent le plus grand effroi… La mort de ces petits sots qui ont osé défier Lord Voldemort anéantira le moral de tous… Leur magasin est le dernier à vendre des objets pour s’amuser, rire, et n’a pas sa place dans un monde que je dois terroriser… De plus, cela rachètera définitivement la faute de ton fils, et peut-être aussi la tienne… Et Drago aura commis son premier meurtre.
- Maître, voulut protester Lucius, Drago a été condamné à vie pour avoir tué deux Moldus…, mais Voldemort l’arrêta d’un geste.
Son visage blanc comme la craie exprimait un grand agacement.
- Ton fils s’est montré bien trop faible pour tuer qui que ce soit, Lucius, même de stupides Moldus…
Le Mangemort parut d’abord très surpris, puis furieux.
- Narcissa… marmonna-t-il pour lui-même.
- Que je sois bien clair, Lucius, reprit Voldemort : si vous échouez, ou si Drago ne tue pas au moins un des deux, il mourra. En revanche, je ne sais pas encore ce que je ferai de toi… Tu as déjà plusieurs années de bons et loyaux services derrière toi… mais quoi qu’il arrive, ne doute pas que ton châtiment sera terriblement douloureux, bien pire que ce que je t’ai infligé tout à l’heure… En revanche, Drago m’a rapporté beaucoup plus d’ennuis qu’il ne m’a été utile, depuis qu’il est à mon service, alors il n’y aura plus d’autre alternative pour lui que…
Il leva brusquement sa baguette magique et un éclair vert éblouissant jaillit du bout dans un bruit de rafale de vent. Le jet de lumière siffla à deux centimètres de l’oreille du Mangemort et vint frapper la porte de la pièce qui fut réduite en poussière ; le sortilège démolit également toute une partie du mur de pierre.
Malefoy ne cilla mais la force du maléfice avait fait tomber son capuchon pour révéler un visage blême, humide et brillant de transpiration
- Si tu tiens à la vie de ton fils, Lucius, tu sais ce qu’il te reste à faire, n’est-ce pas ?… Je ne tolérerai l’aide de personne, c’est une mission que je vous confie à tous les deux, et tu sais que je saurai toujours si tu me mens ou pas. Et bien évidemment, il est inutile d’essayer de fuir… ajouta-t-il d’un ton narquois. Est-ce que tu m’as bien compris ?
- Oui, Maître… répondit Malefoy d’une voix maintenant très tremblante, comme s’il avait soudainement ressenti une peur encore plus grande. Je ferai selon votre désir.
- Bien, maintenant, un dernier petit avertissement pour toi… annonça Voldemort sur un ton de plus en plus cruel.
Le serviteur tremblait plus que jamais, son visage ruisselant de sueur.
- Endoloris !
Une fois encore, il s’effondra sur le sol et se tordit de douleur en poussant d’horribles cris.
Pendant trente secondes, ses hurlements retentirent et résonnèrent sur l’île, puis le bourreau leva une nouvelle fois sa baguette magique.
- Relève-toi, dit-il d’un ton toujours autant dénué de compassion.
Le Mangemort se remit difficilement debout, ses convulsions ne s’étant pas totalement stoppées, cette fois-ci.
- Tends ton bras, ordonna sèchement Voldemort.
Malefoy obéit et tendit son bras gauche en relevant sa manche jusqu’au coude, dévoilant un tatouage rouge : la Marque des Ténèbres. Voldemort appliqua un doigt semblable à une patte d’araignée sur le signe qui se colora d’un noir de jais, tout en prononçant à voix basse le nom « Drago ».
Aussitôt, le second individu qui était sorti quelques minutes auparavant se matérialisa dans la pièce dans un craquement sonore. Il avait lui aussi enlevé son capuchon, et l’on pouvait maintenant voir son visage pâle et tout aussi transpirant que celui de son compagnon.
- Bonsoir, Drago, dit Voldemort d’une voix doucereuse. J’ai déjà dit tout ce que tu avais besoin de savoir à Lucius, il te racontera tout ça. Si je t’ai fait venir, c’est pour que tu subisses ton châtiment…
- Maître, je vous en supplie, je ferai tout ce que…
- Je n’en doute pas, coupa Voldemort d’un ton de plus en plus cruel, car si jamais ce n’est pas le cas tu n’auras plus jamais l’occasion de faire quoi que ce soit. Mais cela n’empêche que tu dois payer pour ta faute… rajouta-t-il sadiquement, et en bon père, c’est Lucius qui va s’en charger.
Drago regarda son père, terrorisé. Lentement, très lentement, ce dernier se tourna vers lui, puis leva sa baguette magique :
- Endoloris !
Une troisième fois cette nuit là, d’atroces cris de douleur se firent entendre dans la forteresse d’Azkaban, tandis que Lucius Malefoy torturait son fils.

pr-macgonnagall
pr-macgonnagall
Niveau 6
29 novembre 2006 à 17:14:48

encore heureux que je l´ai lue en pleine journée!!! tu t´es fâché avec quelqu´un cette semaine ? :rire2: c´était super comme d´habitude,alors à bientôt (et ,moi, j´aime bien ta conception des tableaux (cf hp4) elle est plus réaliste sinon autant être un fantôme :oui: )

zar-roc
zar-roc
Niveau 10
29 novembre 2006 à 17:53:45

maintenant ,sûr ,je te lis ici .toujours aussi bien .même dans le sadique ,tu es génial !! !

soltek
soltek
Niveau 10
29 novembre 2006 à 20:59:50

ah c´est beau l´amour entre un pere et son fils :rire: bon super la suite ont decouvra comme d´habitude un voldy sado mazo ^^ allé encore :ok:

jimpoter
jimpoter
Niveau 10
16 décembre 2006 à 16:05:46

:merci: chers lecteurs :ange:

Bonne lecture^^ :

28
Fêtes et défaites (suite)

Harry n’avait toujours parlé à personne de sa conversation avec le tableau de Dumbledore, ni de son rêve où il avait cru revoir le véritable Albus Dumbledore, et encore moins de l´abjection que ces deux derniers lui avaient affirmée. Il ne voulait pas l’évoquer, il ne voulait plus y penser, il ne voulait pas que cela dépasse le stade… du cauchemar. Il n’avait plus la moindre envie de comprendre le feu directeur, ou de se demander comment il avait pu oser dire une chose pareille, après tout ce que cet homme ignoble – lâche, traître – lui avait fait – leur avait fait –, que ce soit à Harry ou à Dumbledore.
Certes, Ron, Hermione et Neville avaient tenté de lui faire raconter ce qui s’était passé la veille de leur départ pour le Terrier, mais Harry avait prétendu qu’il avait simplement eu une irrésistible envie de se coucher dans un lit douillet cette nuit-là, en omettant de s’expliquer sur ce qu’il avait bien pu faire entre la réunion de l’Ordre et le moment où il avait débarqué en trombe dans son dortoir.
Car il se trouvait bien au Terrier, en compagnie de ses deux meilleurs amis et de Neville, qu’il pouvait aussi facilement considérer comme un de ses meilleurs amis. Neville s’était répandu en paroles de gratitude devant Mrs Weasley, mais cette dernière avait refusé d’accepter ses remerciements.
– Ce n’est rien, voyons ! avait-elle répondu, le visage rayonnant. C’est un plaisir d’inviter les amis de Ron, surtout que je me suis rendu compte que mon fils cadet avait le don de se faire les meilleurs amis que l’on puisse trouver (elle avait lancé un regard affectueux à Harry et Hermione) : fidèles, loyaux, charmants… et très braves, ce qui n’est pas négligeable avec la menace de Vous-Savez-Qui qui plane sur nous en ce moment… Mais bon, avait-elle poursuivi en retrouvant son sourire bienveillant, Noël n’est pas fait pour penser à la guerre, n’est-ce pas ?
Il était pourtant difficile de ne pas penser à Voldemort une semaine seulement après la prise d’Azkaban, de ne pas se dire que Hagrid ne pourrait pas passer ce Noël… même si au fond de lui-même, Harry savait que ce n’était pas ce qui le préoccupait réellement depuis son réveil, au matin du lundi du début des vacances. Il ne s’agissait même pas de la phrase inconcevable prononcée et répétée par Dumbledore et son tableau, et qu’il avait pourtant réentendue la veille au soir.
Depuis qu’il avait rouvert les yeux le jour du départ au Terrier, il avait été saisi d’une étrange impression, un pressentiment qui ne le quittait plus… Le sentiment que quelque chose n’allait pas, un peu comme s’il avait appris qu’un événement triste s’était produit… ou allait arriver. Mais il n’aurait peut-être pas été autant préoccupé s’il n’avait pas ressenti au même moment quelques picotements le long de sa cicatrice.
C’était la seconde fois depuis la mort de Maugrey, et il avait sérieusement commencé à se demander s’il n’avait pas fait un rêve dont il ne se serait pas souvenu, un rêve du même genre que ceux qui l’avaient tourmenté pendant deux ans, en quatrième et cinquième année. Dumbledore lui avait pourtant dit que Voldemort avait coupé le lien entre Harry et lui après sa tentative de dérober la prophétie au ministère de la magie ; mais d’un autre côté, Dumbledore ne lui inspirait plus du tout le même respect, ni la même impression de sagesse qu’autrefois.
Quoi qu’il en soit, il ne pouvait s’empêcher de garder une certaine appréhension. Il était convaincu que Voldemort pouvait parfaitement choisir une période comme celle-ci pour provoquer de nouveaux drames… ou plutôt, un genre de drame encore plus tragique que ceux que La Gazette rapportait chaque semaine, et même presque chaque jour, ce qui devenait d’ailleurs alarmant. Mais après tout, on ne pouvait plus dire que c’était nouveau… Il s’efforça donc de ne pas faire attention à son malaise et fit tout son possible pour aider les Weasley à préparer le réveillon.
Et il y avait beaucoup de travail. En effet, le mercredi suivant, c´est-à-dire le 24 décembre, les Weasley organisaient une grande réception pour le réveillon de Noël. Comme Mr Weasley était beaucoup mieux payé au poste de Chef du Bureau de Détection et de Confiscation des faux sorts de défense et objets de protection qu’à celui de directeur du Service des Détournements de l’Artisanat Moldu, ils se permettaient désormais de dépenser plus de Gallions en nourriture et en décoration, et avaient donc pu inviter beaucoup d’autres personnes en plus de Harry, Hermione et Neville : Fred et George, qui avaient chargé leurs employés de veiller seul au bon fonctionnement de la boutique pour le soir du réveillon ; Bill et Fleur, qui laissaient donc leur petit appartement du centre de Londres pour le Terrier ; Charlie, qui était revenu de Grande-Bretagne pour les vacances, ainsi qu’une bonne partie de l’Ordre du Phénix. Percy, toujours assez distant malgré son appartenance à l’Ordre, avait décidé de se rendre à la soirée organisée par le ministère de la magie. Personne ne faisait de commentaire sur ce point.
Lundi, ils purent se laisser plus ou moins aller à la détente. Charlie, Ron, Neville et Harry s’affrontèrent dans de nombreuses parties d’échecs. Harry fut battu à plate couture par chacun de ses trois adversaires. Charlie fit exactement le contraire. Il gagna facilement contre Harry, mais l’emporta bien plus difficilement contre son frère cadet et son autre ami.
A la suite de leur championnat improvisé, Charlie était bien entendu le vainqueur, suivit par Ron qui n’avait battu Neville que de justesse. Harry était enfin sur le point de gagner une partie, mais cela n’avait rien de glorieux contre Hermione.
Elle et Ron passaient également beaucoup de temps ensemble, dans un coin isolé du jardin ou dans les chambres – bizarrement (aux yeux de son fils en tout cas), Mrs Weasley passait très souvent les voir lorsqu’ils se trouvaient là-bas.
– Et elle fait toujours une tête bizarre, disait Ron, les sourcils froncés. Comme si elle avait peur que les lits soient sous les ordres de Tu-Sais… de Voldemort – désolé, une vieille habitude, expliqua-t-il.
Harry préféra ne pas se prononcer sur le sujet. Il répugnait à expliquer à son meilleur ami que sa mère craignait tout simplement que des « choses » puissent lui arriver avec Hermione, surtout dans une chambre vide… Il lui était encore plus pénible de dire tout cela à Ron devant Hermione, dont le teint rose vif prouvait que de toute façon, elle avait déjà compris… comme une grande.
Ils consacraient aussi une infime partie de leur temps dans les devoirs de vacances, une minuscule portion d’une telle insignifiance qu’Hermione aurait été choquée si elle n’avait pas été concernée par ce laisser-aller. Mais en ce moment, elle paraissait se soucier uniquement de sa vie amoureuse, ce qui changeait considérablement son humeur – elle avait l’air bien plus gaie et épanouie qu’auparavant – et ravissait son petit ami dont le souhait le plus cher semblait enfin se réaliser.
Les récents événements, discussions et rêves de Harry l’empêchaient de ressentir véritablement la joie de vivre qu’il tentait de dégager. Mais ce qui aurait pu a priori le couper du monde extérieur et l’inciter à se plonger dans les devoirs ne suffisait pas à l’empêcher de remarquer Ginny à chaque fois qu’il la croisait, ou même qu’il l’apercevait de loin… Et cela lui arrivait constamment, étant donné que l’espace était nettement réduit par rapport à Poudlard et qu’ils prenaient petit déjeuner, déjeuner et dîner tous ensemble. Il ne parvenait pas à se concentrer quand il la savait proche de lui – et elle l’était quasiment toujours.
Et quand il y repensa, lundi soir, dans son lit, il se dit que cette proximité était peut-être un signe encourageant ; puis une scène déprimante lui revint en mémoire : la froideur avec laquelle elle lui avait rapproché le plat rempli de rôti de bœuf, sans dire le moindre mot, le visage impassible. Il soupira et se retourna dans ses draps, tout en se répétant qu’il ne devait pas renoncer, qu’il devait se battre s’il voulait être heureux, et donc lutter ardemment pour que Ginny accepte à nouveau de lui sourire, puis, peut-être un jour, de ressortir avec lui…
Le bonheur et Ginny… Ces deux idées étaient liées, elles ne pouvaient exister l’une sans l’autre… il le savait depuis l’enterrement de Maugrey… Et il songeait aussi qu’il n’avait jamais été aussi amoureux.
Certes, il n’avait aimé que deux filles dans sa courte vie : Cho et Ginny. Mais il lui semblait avoir déjà connu les deux principales catégories d’amour : l’amour de jeunesse et l’amour… l’Amour…
« Eh bien, me voilà bien romantique, tout d’un coup », dit une voix dans sa tête.
Il s’agissait de cette voix qu’il entendait de temps à autres, et qui prenait généralement le ton exaspérant d’Hermione lorsqu’elle lui faisait la morale. Mais cette fois-ci, elle parlait avec la douceur de Dumbledore.
« Je l’aime, répondit Harry, alors j’imagine que ce n’est pas tout à fait anormal… »
« Non, bien sûr…, dit lentement la voix, mais comment se fait-il que je sois tant obsédé par elle ?… »
« Elle est très jolie…, dit simplement Harry. »
« Il n’y a pas que ça… »
« Non, approuva Harry. Elle est aussi très courageuse, dévouée aux autres ; elle porte le même intérêt que moi au combat contre les forces du Mal… Et elle a un caractère de tigresse… elle peut s’enflammer facilement quand ça la touche profondément… »
« En fait, dit la voix, elle est un peu comme moi… »
Oui, pensa Harry, Ginny lui ressemblait. C’était une sorcière très douée en duels – il se souvenait comme si c’était hier de ses performances dans l’A.D. Elle ne se laissait pas marcher sur les pieds, avec son caractère bien trempé, et n’hésitait pas à dire ce qu’elle pensait, même à Harry… C’était une femme – ou presque une femme – forte, mais qui avait bien sûr ses faiblesses et fragilités… Il l’aimait autant pour ses qualités que pour ses défauts, et c’était peut-être cela la différence avec ce qu’il avait pu ressentir pour Cho…

jimpoter
jimpoter
Niveau 10
16 décembre 2006 à 16:06:17

Et Ginny ? Aimait-elle aussi Harry pour ses défauts ? Elle l’avait « quitté » (ils ne sortaient même plus ensemble à ce moment-là) à cause de sa tendance à vouloir la couver et la surprotéger… mais Harry était obligé de reconnaître qu’il avait dépassé les bornes ; c’était plus qu’un de ces petits problèmes qui pouvaient pimenter une relation entre un garçon et une fille – la différence entre les petites et les grosses disputes de Ron et Hermione. Bien sûr, pour qu’elle l’aime pour ses défauts, il fallait déjà qu’elle soit toujours amoureuse de Harry. Mais pour cela, son intuition lui disait de ne pas trop se faire de souci…
Un peu – très légèrement – honteux à cette dernière pensée (mais elle lui apportait surtout une certaine fierté, même s’il la savait exagérée), il se retourna une dernière fois, s’enroulant ainsi complètement dans sa couverture et achevant de plonger dans un sommeil réparateur et peuplé de doux rêves…
Le lendemain, son humeur avait changé du tout au tout, si bien que Ginny elle-même consentit à lui adresser un léger sourire pendant le petit-déjeuner, où il avait repris son courage à deux mains et renouvelé l’expérience de la veille en lui demandant de lui passer les pancakes. Il en venait à se demander si Mrs Weasley n’organisait pas exprès la table pour qu’il puisse le faire.
Ils improvisèrent une partie de Quidditch dans le pré des Weasley, mais Hermione et Neville furent rapidement lassés : non seulement ils étaient toujours aussi désespérants sur des balais, mais en plus, Hermione était loin d’être aussi passionnée que les cinq autres par ce sport. Les autres poursuivirent à deux contre deux – Harry et Ginny contre Ron et Charlie – sous le regard émerveillé de Neville et outré d’Hermione. Elle n’avait pas du tout aimé la façon dont Ron lui avait reproché sa lenteur de réaction lorsque le faux Souaffle (ils n’utilisaient pas de vraies balles de peur qu’elles s’enfuissent) lui avait échappé alors qu’il était passé à à peine quelques centimètres d’elle : elle avait paniqué et avait failli tombé de son balai de peur que la balle ne lui casse le nez, ce qui n’avait pas le moins du monde attendri Ron.
La partie fut très serrée, car Harry et Charlie étaient deux des meilleurs attrapeurs de l’histoire de Poudlard. En outre, Ginny était une poursuiveuse très douée et Ron ne jouait pas mal du tout.
Quand Mrs Weasley les appela à l’heure du déjeuner, chaque équipe avait marqué autant de points. Harry, Ginny et Charlie étaient très tentés par un dernier point gagnant mais Ron atterrit aussitôt et fila vers Hermione, sans doute pour se faire pardonner. Le couple revint dix minutes plus tard ; Ron se faisait tout petit derrière une Hermione passablement irritée. Harry résista à l’envie d’éclater de rire devant ce tableau, ce qui fut d’autant plus difficile qu’il avait croisé le regard de Ginny qui semblait également réprimer un fou rire. Bien entendu, il n’était pas toujours agréable de voir Ron et Hermione lorsqu’ils étaient susceptibles de se disputer (le genre de dispute où il leur arrivait de crier), mais l’imperceptible tressaillement de sourire qui se voyait sur les lèvres de son amie rassura rapidement Harry.
Après avoir fini leurs assiettes, Ron et Hermione restèrent ensemble et Harry laissa Charlie et Neville autour de la table de la cuisine alors qu’ils entamaient une discussion poussée sur le jeu d’échecs – qui n’allait sans doute pas tarder à se tourner vers le Quidditch, puis ensuite vers les dragons de Roumanie et finalement du monde entier.
Il monta dans la chambre de Ron où il sortit plumes, bouteilles d’encre et rouleaux de parchemin, ainsi que ses livres de classe pour les poser sur le bureau et il se mit au travail. Il se sentait d’une humeur assez oisive, et se disait qu’il valait mieux faire ses devoirs de vacances maintenant plutôt qu’à un autre moment – le genre de moment où il aurait envie de faire quelque chose de plus amusant.
Certes, les cours n’étaient pas ce qu’on pouvait appeler « ennuyeux » dans une école de sorcellerie, surtout depuis qu’il avait choisi les matières qui lui seraient sans doute les plus utiles pour la voix qu’il s’était choisi : celle d’un Auror. Les sortilèges étaient très pratiques dans la vie de tous les jours, et il y en avait toujours de nouveaux à apprendre auxquels il n’avait encore jamais pensé – et il fallait ajouter les différentes versions d’un même enchantement, qui pouvait se jeter de diverses manières selon la situation ou tout simplement le niveau de puissance magique (celle que dégageait le sort tout comme celle qui était nécessaire à son exécution). La métamorphose était également captivante – au début.
Au bout d’un semestre, cela passait d’excitant à plus ou moins intéressant, jusqu’à la deuxième année où une certaine routine s’installait. Bien sûr, il existait de nombreuses variantes du sortilège de métamorphose – l’un destiné aux solides, l’autre aux liquides puis à la vapeur, sans compter les distinctions entre les transformations sur des êtres vivants ou non. Il y avait également d’autres sortilèges apparentés qui s’infiltraient à partir de la quatrième année – les sortilèges de Disparition et d’Apparition, de Transfert et de Transplanage.
Mais la quantité prodigieuse et la difficulté du travail exigé par les professeurs ne pouvaient laisser une image très positive dans l’esprit des élèves de septième année. Même la défense contre les forces du Mal pouvait lasser Harry ; mais cela prenait beaucoup plus de temps que pour une autre matière – comme les potions magiques, qui n’étaient devenues que « supportables » depuis que Slughorn avait pris la place de Rogue (auquel Harry préférait ne pas penser). Il était toujours « passionné », et avait retrouvé sa volonté d’autrefois dans ce domaine, même si tout ce qui lui était arrivé ces dernières années avait nettement nuancé son désir de se battre d’un certain sentiment de maturité, et d’une gravité bien plus importante.
Et soudain, en repensant à tout ce qu’il avait vécu en six ans et demi, Harry réalisa du même coup qu’il ne lui restait plus que six mois à passer à Poudlard. Depuis sa première année, il avait très vite considéré le vieux château, son parc et sa forêt comme son foyer, et une partie de ses élèves comme sa famille… mais en admettant qu’il ne se fasse pas tué d’ici là, il quitterait le célèbre collège en juin, où il devrait trouver une nouvelle maison et se consacrerait à chercher et détruire les Horcruxes, pourchasser et tuer Voldemort.
Il ne savait pas encore s’il comptait passer les tests d’aptitudes et suivre une formation d’Auror dans le même temps, où s’il allait attendre que le Seigneur des Ténèbres, ses Mangemorts et son armée soient vaincus…
Mais il fut brusquement tiré de ses longues réflexions. Quelqu’un frappait à la porte.
– Entrez, dit Harry d’un ton plus brutal qu’il ne l’aurait souhaité.
La porte s’ouvrit et Ginny entra dans la pièce.
– Salut…, dit-elle sur un ton gêné et un tantinet agacé. Je me demandais ce que tu faisais. Ron et Hermione sont toujours en « tête-à-tête » et je n’ai pas très envie de parler de Quidditch avec Charlie et Neville pour l’instant…
Quelque chose dans l’intonation de sa voix – une irritation plus prononcée en parlant de Charlie – poussa Harry à croire qu’elle avait une autre raison d’éviter son frère, mais il n’aborda pas le sujet, pensant qu’il ne valait mieux pas la contrarier.
– Je m’avançais un peu pour les devoirs de vacances, répondit-il. Abel nous a encore donné deux ou trois rédactions pour la rentrée.
Il s’était en effet arrêté au beau milieu d’un premier devoir donné par Abel. Il avait écrit quelques lignes mais s’était arrêté depuis dix minutes, nonchalamment absorbé dans ses pensées de nostalgie et d’avenir.
– O.K., dit Ginny. Euh…
Elle parut très hésitante.
– Tu veux faire les tiens avec moi ? suggéra Harry, dissimulant avec assez de talent l’espoir qui l’animait à présent. Mais son talent n’était peut-être dû qu’à son appréhension de se retrouver de nouveau avec une Ginny distante…
– Euh… oui, pourquoi pas…
Elle avait toujours l’air franchement sceptique.
– Je vais chercher mes affaires. Non, attends, il vaut mieux qu’on aille dans ma chambre, objecta-t-elle, c’est moins serré qu’ici où vous êtes deux.
– Mais toi aussi tu dors avec Hermione, remarqua Harry.
Ginny eut un sourire ; un vrai sourire, sans embarras.
– C’est vrai, répondit-elle d’un ton amusé, mais tu te doutes qu’Hermione est plus… ordonnée que Ron – et donc moins encombrante.
Harry éclata de rire en repensant à la mine déconfite de son meilleur ami lorsqu’il était entré dans la maison pour déjeuner.
– D’accord, d’accord, dit-il, soudain beaucoup plus détendu, je te suis…
– Alors suis-moi !
– Attends ! protesta Harry en la voyant partir et dévaler l’escalier. Maintenant c’est moi qui dois prendre mes affaires…
Deux minutes plus tard, il pénétrait dans « l’antre » des filles. Il était très rare qu’il ait l’occasion de voir où elles dormaient. A Poudlard, dans la tour de Gryffondor, l’escalier qui menait à leur dortoir était même ensorcelé de telle sorte qu’aucun garçon ne pouvait y grimper, ce que Harry et Ron avaient découvert à leur dépend en cinquième année.
La chambre de Ginny était plus que bien rangée. Il n’y avait que deux lits aux couvertures orange, disposés côte à côte sur la gauche, deux valises, ainsi qu’un bureau sur lequel était déposés un livre, une pile de parchemins vierges et une bouteille d’encre. Mais rien ne décorait les murs, aucune affaire ne traînait sur le sol comme dans la chambre de Ron.
– Je ne m’attendais pas à ce que ce soit… ordonné à ce point, avoua Harry.
Ginny fut soudain saisie d’un fou rire.
– Qu’est-ce qu’il y a ? s’étonna Harry, de plus en plus déconcerté
Il ne comprenait décidément plus rien à quoi que ce soit.
– Oh… rien, répondit Ginny, en essayant de retrouver son sérieux. C’est juste que… enfin, j’ai fait un peu le ménage pendant que tu prenais tes affaires. Tu ne t’attendais tout de même pas à voir mes sous-vêtements traîner sur le sol ?
Harry n’aurait sans doute pas paru très différent si on avait allumé deux bougies de part et d’autres de ses joues.
– Merci beaucoup, Harry, dit Ginny en s’essuyant les yeux – apparemment, elle avait même pleurer de rire. Ça faisait longtemps que je n’avais pas autant rigolé…
La jeune fille finit par retrouver son sérieux et ils s’installèrent sur son bureau.
Au grand désespoir de Harry, il n’y eut plus d’autre fou rire. Ils passèrent tout leur après-midi à faire leurs devoirs pour Abel, et Harry n’osa pas l’aborder comme il l’avait fait de nombreuses fois dans la bibliothèque de Poudlard cette année (c’est-à-dire en faisant des plaisanteries d’un très bas niveau humoristique). Il se décida donc à tenter une autre approche : le soutien scolaire…
– Tu as besoin d’aide ? demanda-t-il innocemment.
Il était près de six heures du soir et Ginny semblait avoir les plus grandes difficultés à remplir sa feuille – ce qui ne l’empêcha pas de répondre sèchement :
– Non merci, ça ira.
– Tu es sûre ? Tu sais, je pourrais…
– Merci, mais je préfère me débrouille seule, coupa Ginny.
Harry se raidit un peu : ces douches glacées devenaient vraiment agaçantes… Ginny leva les yeux vers lui, puis au plafond, et de nouveau vers Harry. Ce dernier ne s’était pas aperçu qu’il dardait la rouquine d’un œil vexé, voire indigné.
– Ecoute, dit-elle d’un ton exaspéré mais très ferme, je sais que tu n’aimes pas ça, mais on ne sort plus ensemble, toi et moi. Alors si tu pouvais arrêter de chercher un prétexte pour pouvoir me draguer, j’aimerais bien que tu le fasses !
Harry eut d’abord le réflexe d’ouvrir la bouche pour répliquer, mais il changea d’avis. Au bout d’un long moment, il finit par répondre sur un ton très sérieux :
– Je suis désolé. Mais je t’aime, Ginny…, déclara-t-il.
Il se sentait un peu idiot, voire ringard, en prononçant des paroles si solennelles, mais d’un autre côté, il ne faisait qu’être parfaitement honnête.
Ginny releva la tête et soutint son regard sans sourciller.
– Je t’aime parce que tu es jolie, bien sûr, mais pas seulement. Je t’aime aussi parce que tu es Ginny, celle qui ne se laisse pas marcher sur les pieds, qui dit tout haut ce qu’elle pense – comme maintenant, ajouta-t-il avec un léger sourire –, qui sait se défendre, qui aime le Quidditch… Mais tu as raison, ce serait stupide de te draguer, et encore plus de te « faire la cour ». Je veux juste qu’on puisse passer du temps ensemble, s’amuser… comme ce matin, ou aux entraînements de Quidditch… Qu’on se parle, tout simplement. Et peut-être qu’un jour, tu auras envie de me pardonner mes « tendances protectrices » et de sortir avec moi. Mais en attendant de voir si ça arrive vraiment, tu veux bien qu’on soit amis ?
– Tu veux dire, comment avant qu’on ne sorte ensemble ?
– Qu’est-ce que tu as dit ?
– Rien, répondit précipitamment Ginny, devenant brusquement rose vif sous ses tâches de rousseurs. Ecoute, je crois qu’il vaudrait mieux que j’arrête pour ce soir, après tout, on aura tout le temps pour…
– Ginny, l’interrompit Harry, extrêmement troublé – mais pas autant que la jeune fille –, est-ce que tu te souviens de moi ?
– Bien sûr, je…
– Tu as des souvenirs de moi qui datent d’avant le soir où Nott t’a jeté ce sort d’amnésie ?
– Harry, retourne dans la chambre de Ron, s’il te plaît…
Cette fois-ci, elle paraissait vraiment bouleversée, et son teint avait abandonné ses couleurs pour une pâleur de mort.

soltek
soltek
Niveau 10
16 décembre 2006 à 18:16:23

ahaa un nouveau rebondissement...apres 2semaines d´attente :hum: enfin je te pardonne paske la suite est trés bien et tu a fait une petit faute
"Charlie, qui était revenu de Grande-Bretagne pour les vacances" c´est pas plus tot de roumanie? :lol:

pr-macgonnagall
pr-macgonnagall
Niveau 6
16 décembre 2006 à 18:53:40

Super comme d´habitude .Tout ça au milieu des devoirs : félicitations !! !Et merci d´être venu ,j´apprécie énormément .

jimpoter
jimpoter
Niveau 10
16 décembre 2006 à 19:54:19

:merci: vous deux

Minerva :d) C´est normal, j´ai commencé à poster ici, alors je ne vais pas vous lâcher pour continuer de poster ailleurs :rire: .

Soltek :d) Désolé pour la faute :lol: :honte:
Mais non, ce n´est pas "Roumanie" à la place de "Grande-Bretagne", mais "en Grande-Bretagne" à la place de "de Grande-Bretagne" :lol:
:desole:

Et pour les deux semaines, j´y peux rien si je n´ai pas toujours le temps, d´ailleurs, ça ne servirait à rien de me forcer à écrire, après, ça deviendrait nul^^.
:desole: quand même parce que je vous avais habitués - je crois - à une attente moins longue.

:ange:

soltek
soltek
Niveau 10
16 décembre 2006 à 20:29:04

charlie s´occupe pas de dragon en roumanie?

jimpoter
jimpoter
Niveau 10
17 décembre 2006 à 12:43:09

Soltek :d) Si :ok: . Je précisais juste que ma phrase n´aurait pas dû être "Il était revenu de Roumanie." mais "Il était revenu en Grande-Bretagne.", ce qui revient au même^^.

soltek
soltek
Niveau 10
17 décembre 2006 à 12:59:00

ah ouai juste :rouge:

pr-macgonnagall
pr-macgonnagall
Niveau 6
17 décembre 2006 à 18:48:15

c´est chouette quand tu viens débattre jim !! ! une petite pause au milieu des devoirs ?
je viens de faire un truc : va voir ma CDV et j´hésite à mettre 4 au lieu de 3 car je ne sais pas si tu accepterais et comment tu prendrais la chose !? ! mais saches tout de même que je t´apprécie beaucoup (soltek :toi aussi je t´aime :ne fais pas la tête et viens sur msn :rire2: ) bref si tu acceptes de faire partie du club des angelots, jim ,dis-le moi et ce sera fait et te laisse pas faire sur hp4 sinon ils vont te manger tout cru avec leurs exigences !! :lol:

La vidéo du moment