Revoici ma fanfic 4000 ans plus tard, j´ai décidé de changer le nom parce que, en la lisant, je me suis aperçu qu´elle n´était pas cohérente
( peut-être que ce nom plaira plus à Aryn )
NE LISEZ PAS AVANT D´AVOIR FINI LE JEU
J´ai apporté quelques ( très) petites modifications au niveau de la datation et du chapitre 5
Bonne lecture
Prologue :
L’histoire se passe 1000 ans après la résurrection de l’arbre. L’arbre a été appelé Yggdrasil en souvenir de Mithos et de Martel, mais son nom a été oublié, le monde unifié a été appelé Symphonia. On ignore quels sont les descendants des 9 héros.
La technologie n’a pas évolué, et les discriminations ont disparu. Les noms des lieux n’ont pas changé sauf les mines de la vallée de Toïze devenues la cité naine de Torn. L’aventure commence à Iselia.
Chapitre 1 : la réunion secrète
- Eh ! Alvec ! Réveille-toi !
- Qu’est-ce qui se passe, maman ?
- Ton ami Klart veut te voir.
- Ok. J’arrive.
Le dénommé Alvec s’habilla, descendit les escaliers. C’était un jeune homme de 16 ans, plutôt grand pour son age. Il avait des cheveux roux qui lui tombaient sur le front. Il portait un pantalon marron, une veste bleue et était drapé d’une cape beige. Il prit sa longue épée cadeau de son oncle, le forgeron du village.
Klart, son meilleur ami, était un demi elfe, du même âge qu’Alvec. Il avait des cheveux bleus clair, coupés court et était entièrement vêtu de bleu. Il avait à la main son bâton, qui lui servait d’arme.
- Viens Alvec, on va dans la forêt.
- Ok !
Ils partirent alors vers la forêt d’Iselia, restant vigilants, car des monstres y rodaient. Soudain, deux hommes louches apparurent, ils ressemblaient étrangement à des désians.
- Demain, c’est le grand jour, dit l’un d’eux.
- Ouais, les nouveaux grands cardinaux vont être choisis et on va ravager le village d’Iselia.
Alvec et Klart écoutaient la conversation, cachés, quand un troisième désian attrapa Klart par surprise.
- Rends-toi ou ton cher ami mourra !
Les deux amis se retrouvèrent ligotés. Une heure plus tard, trois boules de feu surgirent de nulle part et s’abattirent sur le désian qui était de garde. C’était Klara, la sœur de Klart, qui avait lancé le sort. A seulement 13 ans, elle s’exerçait régulièrement à faire de la magie. Tout comme son frère, elle avait les cheveux bleu clair mais était vêtue de blanc. Elle délivra les deux amis qui sautèrent sur leurs armes.
Le désian avait prévenu ses amis et tout trois arrivèrent, brandissant leurs fouets…
Klara commença par envoyer trois boules de feu sur l’un des agresseurs, il essaya de les semer mais elles s’abattirent sur son postérieur, le désian courut en se tenant les fesses mais se rétablit finalement. Pendant ce temps, les deux autres fonçaient sur Alvec, il tournoya avec son épée et les fit décoller, Klart acheva le premier d’un coup de bâton rageur mais reçut ensuite un coup de fouet de l’autre, le désian courut vers lui pour l’achever mais Klart fit tournoyer son bâton. Après s’être pris une mitraille de coups, le désian s’effondra.
Klara lança la foudre sur le troisième et Alvec l’acheva avec un coup latéral très violent.
- Je pense qu’ils ont eu leur compte, dit Klara. Au fait, je suis venue parce qu’il est 1 heure.
Alvec lui raconta l’histoire.
- Mais, il faut prévenir le village ! s’exclama Klara
- Ils ne nous croiront jamais, répondit Klart.
- Ca ne coûte rien d’essayer, dit Alvec, d’un ton désespéré.
Ils se rendirent alors au village.
Chapitre 2 : les désians
Alvec, Klart et Klara arrivèrent désespérés au village. Ils allèrent directement à la maison du maire.
Ils lui racontèrent toute l’histoire.
- Mais voyons, les désians ont disparu depuis 970 ans, ils ont été coriaces, mais ils ont disparu, répondit le maire.
- Mais ils étaient comme sur votre tableau, répliqua Klara désignant le tableau du maire où 2 désians apparaissaient.
- Si nous avions été adultes, vous nous auriez cru, ajouta Alvec.
- Peut-être, mais qui vous dit que vous n’avez pas été trompés, rétorqua le maire.
- Vous, les adultes, vous êtes presque tous pareils, répondit Klart. Et on dit qu’on vit dans un monde sans discriminations.
Sans laisser au maire le temps de répondre, ils disparurent et parcoururent le village pour convaincre un maximum de personnes de quitter le village pour Triet. Un quart du village fut convaincu, notamment grâce aux parents de Alvec et de Klart.
A la fin de la journée, des villageois quittaient le village.
- Alvec, Klart, Klara, il faut partir, dirent en même temps leurs mères.
- Mais, on ne va pas abandonner tous ces gens, répondit Alvec.
- Si vous restez, vous serez massacrés, comme les autres, répliqua le père de Klart.
- Et si on se cache, répondit Klara. De toute façon, pour nous emmener, il faudra nous prendre de force.
- Non, vous ne pouvez plus rien faire pour eux.
Les trois adolescents durent partir avec les villageois. Ils passèrent leur première nuit d’exilés, le soir même, dans un bosquet, près d’Iselia, à la belle étoile. Au beau milieu de la nuit, Alvec dormait paisiblement quand…
- Réveille-toi, Alvec, chuchota la voix de Klara.
- Quoi ? répondit Alvec
- On va sauver le village.
Alvec se leva aussitôt, et avec ses deux amis, il quitta le campement. Ils eurent du mal à passer à cause des gardes du campement, mais, par chance, l’un d’eux s’était assoupi.
Arrivés près du village, ils virent une masse sombre se diriger vers Iselia.
- Mais, c’est demain qu’ils devaient attaquer le village, s’étonna Klara.
- Il est une heure du matin, répondit son frère.
Les désians étaient en marche vers le village, l’homme qui les menait était étrange : il portait une longue cape noire à capuchon. Klart, Alvec et Klara essayèrent de se rapprocher du village pour assister à la scène. Cachés derrière un arbre, ils virent les désians passer devant eux.
- Je pense que nous allons avoir des témoins, dit le chef des désians. Trois enfants sont cachés derrière cet arbre, exécution.
Les désians se précipitèrent, les trois premiers furent accueillis par les boules de feu de Klara, puis Klart et Alvec sortirent de leur cachette. Des arbalétriers leur tirèrent de nombreuses flèches, mais les deux garçons les évitèrent aisément. Klart et Alvec s’occupèrent des agresseurs, Klart faisait tournoyer son bâton tandis que Alvec les achevait par de violents coups d’épée. Klara envoyait sans arrêt ses boules de feu. Mais les désians étaient trop nombreux, et quand l’un tombait, il était aussitôt remplacé.
- Je commence à en avoir assez, pourquoi perdez-vous contre des gamins ? s’écria le chef.
Indignation !
La zone d’action du sort entoura les trois amis, les désians filèrent.
- Pourquoi fuient-ils ? demanda Alvec
- Le sort indignation est l’un des plus puissants, il est à retardement, répondit Klara. Ca va exploser dans 3 secondes.
- Ca explose f… ? demanda Alvec après s’être éloigné de la zone du sort.
Il fut immédiatement convaincu de la puissance du sort.
- Il ne faut jamais baisser sa garde… dit le chef des désians.
Il sortit un poignard et prit Alvec en otage. Les adolescents se retrouvèrent encore ligotés.
Arrivé à Iselia, le chef désian s’adressa à ses subordonnés :
- Ratissez le village, capturez les humains, tuez les demi-elfes. Faites tout brûler.
- A vos ordres, Lord Fornius.
- Eh bien, comme vous allez bientôt mourir, je vais vous donner des explications, dit Fornius à ses prisonniers. J’ai reformé l’ordre des Désians : dans les autres villes, surtout les plus grandes, il y avait des mécontents, qui se trouvaient supérieurs sans profiter de cette supériorité. Des anciens nobles qui ne supportaient pas de devoir aider les roturiers, pour ne citer qu’un exemple. Je les ai convaincus de s’unir à moi. Pendant 10 ans, j’ai formé une armée et maintenant, je vais conquérir le monde !
- Vous êtes un monstre ! s’écria Alvec
Soudain, alors que les désians détruisaient Iselia, Fornius fut chargé par la totalité des exilés. Les parents de Klart parvinrent à délivrer leurs enfants.
- Ah ! Vous mourrez tous ! Tempête de météorites ! s’écria Fornius.
Les météores tuèrent tous les exilés, seuls les trois enfants et leurs parents restaient, quand une météorite s’abattit sur les parents.
- Fuyez ! Il est occupé ! s’écria le père d’Alvec, dans son dernier souffle.
Les désians avaient ravagé la ville et faisaient leur rapport au chef, lorsque Fornius tourna la tête pour observer les cadavres, les enfants avaient disparu dans un bosquet.
- Parfait ! Pas de survivants ! dit-il.
Les trois amis s’enfoncèrent dans le bosquet, usant leurs dernières forces puis tombèrent évanouis…
Oui Aryn tu as raison j´aurai dû y penser
Désolé mais votre pseudo a été créé il y a moins de deux mois, ce qui ne vous permet pas de poster plus d´un sujet toutes les 10 minutes. ![]()
Chapitre 3 : le désert de Triet
Alvec reprit connaissance à l’aube et éveilla ses amis.
- Klart, Klara, vite, il faut partir ! Fornius est sûrement déjà à nos trousses !
- Quoi, tu veux fuir, après ce qu’il a fait à nos parents ! s’exclama Klart
- Alvec a raison, nous ne faisons pas le poids, dit Klara.
Klart haussa encore le ton :
- MAIS IL A TUE NOS PARENTS, NOUS DEVONS NOUS VENGER !
- Je suis d’accord avec toi, mais si nous l’affrontons maintenant, nous ne pourrons triompher, répondit Alvec.
- Oui, tu dois avoir raison, soupira le demi-elfe.
Les trois exilés décidèrent d’un commun accord de cueillir des fruits dans les bois. Alors qu’ils remplissaient leurs gourdes dans un ruisseau, ils furent interpellés :
- Lord Fornius n’aurait pas dû négliger ce bois, dit un désian.
- Oui, je pense que nous avons gagné notre journée, enchaîna un deuxième.
- Il faudrait d’abord nous choper, et comme vous vous battez aussi bien que vous réfléchissez…, répliqua Klart.
- Petit insolent ! cria le troisième désian.
- Oh, vous connaissez le mot insolent, votre QI a du monter de 0,000001 depuis la fois dernière…
- C’est quoi le QI ? demanda le premier désian.
- Mais, vieil idiot, tu n’as pas vu qu’ils se moquent de nous ! s’écria le plus intelligent des trois désians.
Ils fonçaient tous vers Klart lorsque Alvec, d’un geste las et nonchalant, trancha la tête de l’un d’eux. Voyant la tête passer devant eux, les autres désians s’arrêtèrent immédiatement.
- Vous allez nous obéir gentiment maintenant, dit Alvec, les menaçant de son épée.
- A vos ordres.
Les deux désians tremblaient.
- Vous allez monter à cet arbre, faire le cochon pendu sur cette branche, et vous laisser ligoter…, annonça le jeune homme, continuant de pointer son épée sur les agresseurs.
Les désians s’exécutèrent, et les trois amis rirent de bon cœur. Quittant la forêt, ils partirent pour le désert de Triet.
Fornius, furieux, parcourait les cadavres à la recherche des enfants. Il décida finalement de s’adresser au désian qui l’attendait.
- Klam ! Je vous ordonne de retrouver ces enfants, ils sont sûrement dans le désert de Triet à l’heure qu’il est, ou vous subirez ma colère.
- Oui, Lord Fornius.
Le désian partit rapidement vers le désert de Triet.
- Hude, mon plus fidèle, partez pour Triet et trouvez un moyen de me rapporter les enfants, morts, si Klam échoue.
- A vos ordres.
- Ah… Il fait chaud ! se plaignit Alvec.
- C’est dû à l’influence de l’esprit originel du feu, heuu… Ofroot, il me semble, expliqua Klara, qui ne manquait jamais l’occasion d’étaler sa science.
- L’esprit se nomme Efreet, Klara, rétorqua Klart.
- Oui, je sais, c’est la chaleur qui me pousse à dire n’importe quoi.
Occupés par leur conversation, ils n’avaient pas vu Klam se précipiter vers eux.
- Bonjour mes amis, je suis Klam, le meilleur homme de main de Lord Fornius. Préparez-vous à mourir !
Il se mit en position de combat, brandissant sa bipenne, une double hache destinée à être lancée. Il incarnait la force brute, avec sa haute taille, sa musculature impressionnante et ses cheveux rouges comme le feu.
Mais Alvec et Klart n’étaient pas terrorisés, ils s’approchèrent du désian mais celui-ci les tint à distance, à l’aide de sa hache.
- Epines de glace, lança Klara.
Klam fut immobilisé pendant peu de temps puis il courut vers Klara. Klart en profita pour lui faire un croc-en-jambe et lui asséna un violent coup de bâton. Alvec se précipitait, brandissant son épée, quand il vit Klart se faire projeter de 5 mètres par l’agesseur. Klam se précipitait déjà vers Alvec quand il reçut une flèche sur le torse. Un jeune elfe venait d’apparaître.
- Vous avez besoin d’aide ? demanda-t-il.
- Elle serait bienvenue, répondit Klara. Epines de glace ! lança-t-elle à l’intention du désian.
Alvec s’acharnait sur Klam, paraît, ripostait, attaquait et le pauvre désian commençait à s’inquiéter de sa situation.
- Bête ! rugit-il.
Alvec fut projeté et Klart prit sa relève pendant que Klara bombardait l’agresseur de glace.
- Tiens, je viens d’avoir une idée, dit le jeune elfe.
Il passa sa main devant une flèche, celle-ci s’entoura d’une aura noire.
- Ha Ha ! Goûte à ma flèche maudite !
Alors qu’il recevait la flèche, Klam cria :
- Bête ! Mais, rien ne se passe.
Klart profita des événement pour donner un coup de bâton au désian de toutes ses forces. Il se retrouve étourdit et Alvec l’acheva en plantant sa lame dans sa corps.
- Ah ! Voilà une bonne chose de faite ! s’exclama Alvec, satisfait…
- Je vais vous conduire à Triet, j’y habite, annonça l’elfe qui ne devait pas avoir plus de 14 ans.
Une légère brise annonçait la soirée et soulevait les cheveux blancs de l’elfe, habillé de vêtements beiges.
- Au fait, je ne me suis pas présenté, je m’appelle Koji.
Espionnant les adolescents, Hude s’adressait à la patrouille qui l’accompagnait :
- C’est comme Lord Fornius l’avait prévu, ils ont vaincu Klam.
- Ces enfants sont d’une force ! dit un désian.
- Ils vont à Triet, ils y mourront…, répondit Hude.
Chapitre 4 : Course-poursuite dans l’oasis.
Près de la cité de Triet, entouré de ses 50 hommes de main, Hude préparait la capture des enfants lorsque deux désians arrivèrent en courant.
- Commandant Hude, j’apporte les CM4 à expérimenter.
- Merci bien, cela devrait faciliter notre travail.
A ce moment, un voyageur passa devant eux, Hude lui fixa une puce CM4 sur le front.
- Monsieur, agenouillez-vous devant votre maître, ordonna Hude au voyageur.
L’homme s’exécuta.
- Ces contrôleurs mentaux sont parfaits…, songea Hude.
Il ordonna à ses hommes d’en implanter sur tous les habitants de la ville. La cité de Triet s’était développée dans son architecture, mais le nombre d’habitants était toujours aussi peu élevé. C’était désormais une ville touristique, mais, à ce moment de l’année, elle était délaissée : le climat était particulièrement torride. Elle était entourée d’un mur d’enceinte, à part le lac de l’oasis, qui allait servir aux désians pour leur infiltration.
- Nous y voilà mes amis : Triet, la cité de l’oasis, annonça Koji.
- C’est pas trop tôt, soupira Alvec.
Koji fit visiter la ville à ses amis, qui firent quelques achats. Alvec acheta une pierre à aiguiser, Klart trouva un manuel qui décrivait plusieurs techniques de combat dont les techniques de protection. Klara acheta un énorme volume décrivant la plupart des sorts existants et leurs effets. Les quatre amis s’exercèrent sur les techniques Gardien et Champ de force jusqu’à ce que la nuit tombe. Epuisé, Alvec demanda :
- On dort où, au fait ?
- Chez Koji, voyons, répondit Klara.
- Heu, ça ne sera pas possible, à cause de mon père. Il ne fait jamais confiance aux étrangers, et le mot hospitalité n’existe pas dans son dictionnaire. Mais l’auberge est sympa, et les prix ne sont pas trop chers.
- OK, à demain, dirent simultanément les trois Iselians.
Ils prirent la route de l’auberge, et l’aubergiste leur fit un bon accueil, et leur proposa une chambre confortable, pour un prix intéressant.
Alors qu’ils dormaient tranquillement, Koji faisait les cent pas, seul dans sa maison, cela faisait un an que ses parents étaient partis en voyage pour seulement 2 mois. Chaque jour, il parcourait le désert à leur recherche. Que leur était-il arrivé ? Rien de bon, sûrement. Soudain, un désian entra dans la maison par la fenêtre. Koji s’enfuit à toute jambes, emportant son arc, vers l’auberge.
Klart se réveilla en sursaut, il avait rêvé de Fornius, en train de tuer ses parents. Sa chambre donnant sur la rue, il aperçut Koji, poursuivi par une bonne dizaine de désians. Il s’empressa d’éveiller ses compagnons et tous se portèrent à la rescousse du jeune elfe.
- Ne le laissez pas filer, dit Hude, s’adressant à sa patrouille, il était avec ceux que nous recherchons.
Koji était à bout de forces et essayait de semer ses poursuivant, mais il savait qu’il n’y arriverait pas.
- Vous nous cherchiez, il semblerait que vous nous avez trouvé ! s’écria Klart.
- Ah, nous allons nous venger de l’humiliation que vous nous avez fait subir ! répondit l’un des désians qui s’étaient retrouvés pendus dans la forêt.
- Explosion rocheuse ! cria Klara.
Le petit choc avec les roches suffit à l’assommer.
- Tu as vu ça Alvec, s’exclama Klart, leur QI a encore augmenté : ils connaissent le mot humiliation ! Par contre, pour ce qui est de la baston…
Hude s’avança.
- Bande d’incapables ! tonna-t-il. Laissez moi m’en occuper ! Ah, qu’est-ce que c’est ?
Il venait de recevoir une flèche maudite de Koji.
- Cyclone ! invoqua-t-il.
Rien ne se passa. Ses cheveux verts foncés se dressant de colère, il explosa :
- Je suis maudit, apportez une fiole de panacée, vite !
Les jeunes gens profitèrent de la situation pour s’éclipser, mais ils virent bientôt les désians, menés par Hude, les rattraper. La chance les mena à l’oasis.
- Des mini-BE ? Qu’est-ce qu’elles font là ? demanda Koji.
- Elles ont servi aux désians pour infiltrer la ville, répondit Klara. Dépêchons-nous d’embarquer !
Elle sauta en premier dans la barge, et en prit les commandes.
- Tu sais conduire ça ? interrogea son frère.
- Heu, non, mais ça n’a pas l’air compliqué.
Elle tira un levier au hasard et la mini-BE partit dans le lac de l’oasis. Les trois autres barges les suivirent chacune montée de deux désians…
La demi-elfe, en train d’essayer de comprendre les commandes de l’appareil, appuya sur un gros bouton rouge.
- Autodestruction dans cinq minutes.
- Klara, espèce d’idiote ! s’écria Klart.
Soudain une volée de carreaux d’arbalète s’abattit sur eux.
- Gardien ! crièrent en même temps les trois garçons.
Les flèches butèrent sur les protections et Klara en fut ainsi protégée.
- Boules de feu ! enchaîna-t-elle, pointant sa main vers l’arrière.
Les projectiles heurtèrent de plein fouet le conducteur de l’une des barges aux mains des désians. La barge heurta un rocher et explosa, l’un des cadavres désians fut projeté devant la BE des adolescents. Pendant ce temps là, la deuxième barge les prenait d’assaut : elle était à trois mètres à côté de la leur. Alvec sauta dessus, et utilisa son attaque tournoyante pour faire tomber les désians et retourna sur la BE. Il ne restait plus que la dernière barge, avec Hude
à bord alors que le lac prenait fin. Celle-ci accéléra et Hude cria :
- Lame de vent !
Koji qui s’apprêtait à lui tirer dessus se fit envoler puis tomba à l’eau. Klara freina aussitôt la barge.
- Ah ah ah ! Cette fois, nous allons les récupérer ! s’exclama le commandant désian.
Ils n’étaient plus qu’à 20 mètres quand l’appareil dit :
- Autodestruction dans cinq secondes.
- Regardez, on a pied ici ! s’exclama Koji, dont l’eau ne dépassait pas le torse.
Tous plongèrent tandis que la BE arrivait sur celle de Hude, les deux explosèrent en même temps. Epuisés, les quatre amis arrivèrent finalement sur la rive.
- Et c’est repartit pour la traversée du désert, soupira Klart.
- Où allons-nous, maintenant ?
- A Izoold, répondit Koji.
Les amis se remirent en route de bon cœur.
Chapitre 5 : Nouvelles rencontres
Après une longue et pénible traversée du désert, les quatre amis arrivèrent enfin à Izoold. C’était toujours un petit village qui n’avait que peu évolué. Ils décidèrent de s’isoler pour décider de ce qu’ils allaient faire. Vu que le village était plutôt calme, ils n’eurent aucun mal à trouver un endroit approprié.
- Alors, résumons un peu notre situation, commença Klart.
- Ca c’est facile, nous sommes des pauvres gamins rescapés d’un village détruit et poursuivis par une bande de débiles qui en veut à notre peau, répondit Alvec, avec un ton légèrement ironique.
Les trois Iselians avaient raconté leur histoire à Koji pendant leur traversée du désert, mais l’elfe n’avait pas raconté la sienne, et n’avait pas expliqué ses motivations à propos de leur voyage. Il se comportait bizarrement. Devait-il tout leur raconter ? Il se décida finalement et leur raconta toute son histoire : ses parents l’avaient bizarrement empêché de partir à leur voyage, alors que, d’habitude, il allait toujours avec eux. Mais il n’avait pu insister et s’était plié à leur décision. Et cela faisait maintenant dix mois qu’il arpentait le désert à leur recherche.
- Mais, c’est horrible ! Pourquoi ne pas nous en avoir parlé plus tôt ? demanda Klara.
- J.., je ne savais pas si je devais vous faire confiance, balbutia Koji.
- Mouais, ça sent l’excuse à 2 flouz ! répondit Klart.
- En fait, j’avais peur de passer mon temps à m’inquiéter et à pleurer après vous l’avoir raconté. Mais ça m’a finalement fait du bien.
- Koji… N’oublie pas qu’il y a encore de l’espoir pour tes parents. Moi aussi j’ai souvent envie de pleurer, mais la perspective de venger mes parents et de ne pas rendre leur sacrifice inutile m’en empêche, dit solennellement Alvec.
- Et nous sommes amis, nous n’avons rien à nous cacher, acheva Klara.
- Vous avez raison…, répondit Koji.
Ensuite, ils décidèrent de leur destination, le choix leur paraissant le plus approprié étant celui de partir pour Palmacosta : la deuxième ville de Symphonia leur donnerait une bonne couverture face aux désians, de plus, de nombreuses informations se trouvaient dans ses bâtiments académiques.
Ils se mettaient en route vers le port lorsqu’ils virent les habitants du village courir dans tous les sens, poursuivis par d’étranges personnes. Ils semblaient être des sortes de pirates, car ils venaient de débarquer d’un bateau. Ils étaient torse nus, portaient un short de marin et brandissaient des haches. Ils étaient une bonne dizaine et déboulaient à toute vitesse vers le village, poursuivant les habitants.
- Les Izooldois vont se faire massacrer, on doit faire quelque chose ! s’écria Alvec.
- Je sais ! répondit Klart, Klara, prépare le fameux sort que tu sais presque maîtriser.
- M…, mais, je ne suis pas sûre de réussir, bégaya-t-elle, le sort éruption est difficile.
- C’est notre seule chance, insista son frère.
- D’accord, je vais essayer.
Alvec et Klart s’interposèrent entre les pirates et un petit garçon qu’ils poursuivaient, les pirates se moquèrent d’eux.
- Que peuvent faire deux gringalets faces à une armée de pirates ! s’exclama l’un d’eux.
- Ils ne sont pas seuls, s’écria Koji.
Il tira une flèche avec une telle puissance que le pirate fut transpercé au niveau du cœur. Les autres pirates, dans un hurlement de rage, s’élancèrent vers eux. Alvec, de son épée récemment aiguisée, décapita le premier qui s’élançait vers lui, et, à l’aide de son tournoiement, il abattit en même temps deux corsaires. Klart prit appui sur son bâton, et, d’un violent coup de pied, il acheva un pirate, ensuite, il para plusieurs coup d’un autre, et l’assomma en ripostant.
- Eruption ! s’écria Klara.
Klart avait tourné la tête vers sa sœur, et, tandis que le sort ne se manifestait pas, il ne vit pas un corsaire débouler sur lui. Il l’évita de justesse, au dernier moment, mais fut touché à l’épaule, d’autres pirates se précipitaient vers lui, afin de l’achever. Entendant son cri de douleur, Klara cria :
- Eruption !
Le sort se manifesta aussitôt, les trois assaillants près de Klart furent carbonisés par les dômes de flamme consécutifs. Pendant tout ce temps, Koji restait immobile, concentré ; passant la main près de sa flèche, quand soudain, poussant à la fois un cri de joie et de surprise, il constata que l’extrémité de sa flèche s’était électrifiée. Il la projeta au sol, près des quatre derniers pirates debout, quatre ondes électriques se dirigèrent vers ces corsaires et les assommèrent immédiatement.
- Eh bien, on dirait qu’on s’en est enfin débarrassé, soupira Alvec.
- N’y compte pas, jeune effronté !
L’homme qui avait parlé devait être le meneur des pirates, mais contrairement à ceux-ci, il portait une épée.
- On va voir ça, mais, comme tu es seul face à nous, je vais te faire une faveur ! répondit Alvec, nous nous battrons en duel !
- Très bien, mais tu viens de faire une grave erreur !
L’homme engagea le combat, il portait une chemise déchirée et un bandana de pirate, et dépassait Alvec de deux têtes. Mais cela ne suffisait pas à intimider le jeune homme. Alvec para facilement les premiers coups de son adversaire et riposta en enchaînant plusieurs coups de taille et d’estoc, le pirate les esquiva aisément. Alvec comprit que ses connaissances techniques ne suffiraient pas face à son adversaire. Il utilisait déjà toute sa science pour déjouer les bottes de son ennemi, dont la difficulté augmentait avec le temps.
Il eut alors une brillante idée : en esquivant un coup de son ennemi, il fit mine d’être touché au bras. Le corsaire se répara à l’achever doucement, de manière très sadique…
- ALVEC, NON ! !! crièrent ses trois amis.
Mais le jeune homme exécuta une roulade latérale et entailla les mollets de son adversaire. Celui-ci s’écroula, mais en riant.
- Ah Ah Ah ! Les renforts sont arrivés, cinq pirates ! !
- Mais, je ne les vois pas, répondit Klart.
- Ils ont débarqué un peu plus loin, et se sont cachés pendant que vous regardiez le combat.
En effet, Koji, Klart et Klara avaient tellement suivi le combat qu’ils en avaient oublié de rester vigilants. Maintenant, une bande de pirates les encerclaient : ils n’avaient aucune chance de fuite et avaient usé la plupart de leur énergie avant.
Soudain, près des corsaires qui encerclaient les adolescents, une petite explosion forma une brèche dans leur encerclement.
- Plutôt efficace ma nouvelle mini-bombe ! s’exclama une jeune fille.
Elle devait avoir 15 ans et avait un air espiègle. Elle était armée d’une fronde, et portait des vêtements de voyageur verts, de la même couleur que ses cheveux. Elle était drapée d’une longue cape marron.
Les autres enfants parvinrent à sortir du cercle de pirates, mais leur chef, dans un mouvement désespéré, toucha Klart au niveau de sa cuisse. Les corsaires se dirigeaient déjà vers lui. Ses amis allaient se porter à son secours, mais ce fut la jeune fille qui réagit en premier : elle sortit de sa bourse une munition de fronde et l’envoya vers le demi-elfe.
- Et hop ! Une boule soignante !
La munition ricocha sur la hache d’un pirate qui voulait achever Klart ( et qui allait être transpercé juste après par la lame d’Alvec ) et tomba finalement près du chef pirate. La jeune fille relança aussitôt une boule soignante vers le demi-elfe.
- Aahh ! merci, je me sens bien mieux maintenant, dit-il.
Alvec s’adressa à ses amis :
- Occupez-vous des pirates et laissez moi m’occuper de cet idiot.
- Ok, mais fais bien attention, il est quand même plus redoutable que ces autres abrutis, répondit Klart, en assommant à l’aveuglette le pirate qui l’attaquait.
- Au fait, je m’appelle Yena, annonça la jeune fille qui s’était porté à leur secours.
Elle n’eut droit à aucune réponse : Alvec était déjà aux prises avec son adversaire. Tout comme précédemment, il était dépassé techniquement, mais combattait avec courage.
Les autres étaient loin de peiner face aux pirates. Yena lançait ses mini-bombes au beau milieu des pirates, Koji et Klara envoyaient des flèches et des boules de feu sur les autres et Klart achevait les rares rescapés.
Alvec et son ennemi combattaient maintenant au port, et le pirate poussait le jeune homme vers l’eau. Mais Alvec trancha un sac de sable qui était posé sur le port, puis passa immédiatement au-dessus son adversaire, par un salto. Le pirate, étourdi, se fit transpercer par la lame d’Alvec, et s’effondra, dans un cri de douleur.
- Ahh ! Enfin débarrassé de cet abruti ! s’exclama l’épéiste.
- Je n’ai pas eu le temps de me présenter tout à l’heure, je suis Yena, je viens de Palmacosta. J’allais ici avec mes parents quand les pirates nous ont attaqués, mes parents ont été tués, mais moi, j’ai été capturée.
- Ca alors ! s’étonna Klart, il pleut des orphelins en ce moment.
D’un air plus sérieux, il ajouta :
- Mes parents et ceux d’Alvec ont été massacrés, et, Koji n’a jamais revu les siens. Nous voyageons pour venger nos parents, tu devrais venir avec nous : je suis sur que la mort de nos parents et celle des tiens ont un rapport.
- D’accord, répondit-elle simplement.
- Maintenant que les mers sont dangereuses, nous allons devoir aller vers Hima…, annonça Alvec.
Ils se remirent en route le lendemain : la population les avait remerciés en les autorisant à passer une nuit dans le village et en leur fournissant des vivres.
Chapitre 6 : Le chevalier dragon.
Accompagnés de leur nouvelle amie Yena ; Alvec, Klart, Klara et Koji se rendaient à Hima. La route était plutôt longue, et, juste après avoir passé la jonction entre les deux continents, vers la fin de l’après-midi, ils décidèrent de faire une halte et de passer une nuit à la belle étoile.
Pendant que Alvec et Klart parcouraient leur livre sur les techniques de combat, Klara s’exerçait désespérément sur le sort estocade aérienne. Koji était parti traquer des lapins pour leur dîner. Les trois restés au camp furent surpris lorsqu’ils virent Yena vider sa bourse de ses munitions et sortir tout un tas d’objets étranges de son sac.
- Qu’est-ce que tu fais ? demanda Klara.
- Je prépare mes munitions, mes mini-bombes, mes boules soignantes, ça ne se fait pas tout seul ! répondit Yena.
- Tu n’utilises pas de magie ? questionna Klart.
- Ben non ! Je n’y connais rien mais j’utilise de la magitechnologie. C’est pas compliqué : je capture du mana en suspension dans l’air grâce à cet objet qui le sépare suivant les éléments.
Elle désigna une sphère creuse dont un tube fin sortait.
- Après, j’ouvre ma munition, enchaîna-t-elle, sortant un petit couteau, un petit peu de mana type Efreet et voilà une mini-bombe !
- Eh ! Ca a l’air facile ! s’exclama Alvec.
- Oui, ça a l’air, mais crois-moi, gérer les quantités c’est vraiment pas évident ! répondit la magitechnologue. Comme avec la bombe à flots que j’essaie de créer depuis trois mois.
Comme pour lui donner raison, son essai de bombe à flots se révéla désastreux : une simple goutte d’eau tomba de sa boule et lorsqu’elle se pencha pour examiner le problème, une quantité d’eau abondante lui aspergea le visage.
Klart, sa sœur et Alvec se tordaient encore de rire quand Koji arriva, épuisé mais triomphant, portant deux lapins.
- Ah, voilà enfin notre repas, on aura attendu longtemps ! dit Alvec, s’efforçant de ne pas regarder Yena pour ne pas éclater de rire.
- Oui, maintenant, il faut allumer le feu, répondit Koji.
- Ah, oui, le feu, enchaîna Klart. Il y a une plage pas loin, on pourrait tenter avec du silex.
- Klart, tu es pathétique… soupira Klara. Boules de feu !
- Ah oui, la magie, je n’y avais même pas pensé !
Après un long repas, les amis n’eurent aucun mal à trouver le sommeil.
Le lendemain, ils se remettaient en route, lorsqu’un dragon volant : un wyvern apparut. Il était en fait monté par un homme, aux cheveux rouges flamboyants.
- Il est encore temps de vous rendre, jeunes effrontés ; mais, si vous choisissez le combat, je n’aurai aucune pitié ! annonça-t-il.
- Encore un sbire de Fornius, soupira Alvec. Bon, débarrassons-nous de lui !
- Je ne sers pas Lord Fornius, mais Lady Murda. Alors vous avez choisi de vous battre, vous y resterez !
Le wyvern prit alors de l’altitude et les adolescents se mirent en posture de combat.
- Lame de vent ! s’écria Klara.
A une vitesse époustouflante, le wyvern monta de deux mètre et l’attaque se fit dans le vide. Koji décocha alors une flèche qui se heurta sur le corps du dragon, sans l’affliger : la peau des dragons était en effet très épaisse. Pendant ce temps là, Alvec et Klart observaient la scène, impuissants : le wyvern avait prit trop d’altitude pour que des armes de corps à corps l’atteignent. Yena tenta à son tour sa chance avec une mini-bombe que le dragon évita aisément.
- Il est plus fort que prévu ! s’exclama Klart.
Soudain, le wyvern chargea Yena, Alvec s’interposa, prêt à planter son épée dans la gorge du dragon, mais celui-ci s’éleva et cracha du feu.
- Gardien ! cria le jeune homme.
Les flammes se heurtèrent à la barrière verte qui s’était formé autour d’Alvec.
- Idiot, dit le monteur de dragons. Boules de feu !
Les projectiles se dirigeaient à toute vitesse vers Alvec, il n’aurait pas le temps de se protéger, ni le temps de fuir, mais une protection verte se forma autour de lui sans qu’il ne sache pourquoi.
- Ma boule protectrice est parfaitement au point ! s’exclama Yena.
Elle avait à peine fini sa phrase que le dragon tenta de brûler Klara qui se protégea sans peine du jet de flammes.
Koji tenta d’envoyer une flèche vers la gorge du wyvern, où la peau était moins épaisse. Le dragon reçut la flèche et baissa temporairement sa garde. Klart en profita pour monter dessus, l’homme qui montait le dragon dégaina un sabre.
Pendant ce temps, Alvec se précipitait pour porter le coup de grâce au wyvern. Celui-ci ouvrit sa gueule pour cracher du feu… Alvec utilisa son gardien pour se protéger du jet de flammes.
Pendant ce temps-là, Klart peinait à venir à bout de son adversaire. Celui-ci attaquait sans laisser le temps à son ennemi de prendre l’initiative.
Le dragon s’était alors remis et avait fait décoller Alvec d’un simple coup de tête, il tenta de mordre la jeune homme. Alvec réussit à esquiver mais le dragon le mordit quand même à l’épaule, l’obligeant à lâcher son arme. Tandis que Klart et Koji essayaient de venir à bout de l’homme et que Klara restait concentrée sur la préparation d’un sort, seule Yena remarqua l’état critique d’Alvec.
Le dragon « jouait » avec sa proie : il faisait mine de le manquer lorsqu’il plongeait la tête pour le mordre.
- Alvec ! s’écria Yena.
Le garçon tourna la tête pour la voir et vit une boule soignante arriver sur lui, il reprit confiance en lui. Lorsque sa blessure se referma, il empoigna aussitôt son épée et la planta dans la gorge du wyvern quand celui-ci allait le mordre.
Le dragon balança sa tête, piétina le sol et battit de la queue avant de s’effondrer sur le sol.
Klart et son ennemi étaient bien sur descendus du dragon pour avoir une meilleure liberté de mouvement, le monteur de dragons, devant supporter à la fois les flèches de Koji et les attaques au corps à corps de Klart, peinait de plus en plus. De plus, sa monture étant morte, il aurait alors toute la bande sur le dos.
- Pitié que ça marche, murmura Klara. Estocade aérienne !
L’homme, trop concentré à échapper aux coups de Klart, n’eut pas le temps de réagir. Il fut élevé par les lames de vent de Klara et Klart lui asséna un violent coup de bâton. Alvec se précipita vers lui et mit sa lame devant la gorge de son adversaire.
- Donne-nous des informations sur ton ou tes maîtres et je t’épargnerai la vie.
- Très bien, vous m’avez vaincu, je vous dirai ce que je sais sur notre organisation.
- Ok, nous vous écoutons, répondit Alvec.
- Les désians sont dirigés par cinq grands cardinaux, chacun couvre une partie précise du monde. Chaque grand cardinal possède un Q-G sur son territoire.
- Et quels sont vos buts ? demanda Klara.
- Je ne sais pas exactement : notre premier but est de diriger le monde en renversant les institutions et les personnes principales qui dirigent le monde. Le roi de Meltokyo et le gouverneur de Palmacosta par exemple. Mais je pense que certains de nos dirigeants ont d’autres idées derrière la tête…
- Pourriez-vous nous donner des informations sur Fornius, questionna Klart.
- Euh… Je sais peu de choses sur lui vu que je sers Lady Murda mais c’est le plus puissant, le plus redouté, le plus cruel des cinq grands cardinaux. C’est aussi celui qui est à l’origine de la formation de l’organisation.
Soudain, une grande troupe de désians arriva, ils devaient être une cinquantaine, ils encerclèrent les adolescents qui ne les avaient pas remarqué assez tôt, puisqu’ils étaient captivés par leur conversation.
- Ce sont eux ! Les gens recherchés par Lady Murda ; ils sont même venus à bout du commandant Drat ! annonça un désian.
- Oh non ! Ils sont trop nombreux, on ne peut même pas s’enfuir, soupira Yena.
- C’est lui ! s’exclama Koji, désignant Drat. Il avait tout prévu, il a fait durer la conversation pour qu’on ait aucune chance de fuite.
- Ah Ah Ah ! Parfaitement ! répondit Drat. Ca ne vous a pas paru bizarre que je dévoile tous les secrets de notre organisation ?
- Vous êtes comme Fornius, un monstre ! cria Alvec.
Il se jeta sur le chevalier dragon, l’épée à la main, mais il fut intercepté par un désian musclé, qui le ligota. Tous les amis d’Alvec furent également solidement ligotés par les désians.
- Très bien, dit l’un d’eux. Maintenant, amenons-les au Q-G !
Mais Alvec était encore sous l’effet de la colère, il gesticulait comme il le pouvait et criait le plus fort possible.
- Assommez cet insolent ! ordonna Dart, qui était alors parfaitement remis du combat.
Le jeune homme reçut un coup de bâton et perdit connaissance…
Désolé mais votre pseudo a été créé il y a moins de deux mois, ce qui ne vous permet pas de poster plus d´un message toutes les 2 minutes. ![]()
Chapitre 7 : Prisonniers
Alvec se réveilla au beau milieu d’une cage, entouré de ses amis. Il se trouvait au fin fond d’un complexe magitechnologique. Au lieu où il était, sûrement la prison, se trouvaient trois téléporteurs, l’un était recouvert d’une bulle de verre. Le bâtiment devait être entièrement constitué de métal. Leur cellule était d’une solidité à toute épreuve et bloquait également les magies de toutes natures. Evidemment, leurs armes avaient été confisquées et elles gisaient devant la prison, ce qui rendait la scène très sadique.
De temps à autre, une patrouille de désians passait devant leur cage, arborant des sourires particulièrement niais, ce qui avait le don d’énerver Alvec…
Pendant ce temps, à l’extérieur, une jeune elfe aux cheveux violets fuyait des désians qui la traquaient. Le luth qu’elle portait ralentissait son allure et ses agresseurs étaient alors à vingt mètres d’elle. Ils étaient deux, l’un armé d’une épée, l’autre d’un fouet. L’elfe, qui s’appelait Jona, essoufflée, courait parmi quelques arbres auxquels pendaient des ruches. Elle pinça les cordes de son instrument, provoquant un grincement. Des abeilles sortirent aussitôt de leurs ruches et s’abattirent sur les désians. Ils furent chacun piqués par une vingtaine d’abeilles en même temps et s’effondrèrent immédiatement. Jona, depuis son plus jeune âge, avait l’habilité de maîtriser les animaux à l’aide de sa musique.
Soudain, une section de la base s’ouvrit et cinq ptéroplans, version cinq places, s’élancèrent à l’assaut de l’elfe. Celle-ci réenvoya les abeilles sur les désians mais elles ne parvinrent qu’à bloquer un ptéroplan. Jona, dans un mouvement désespéré, parvint à assommer un désian à l’aide de son luth mais elle fut aussitôt saisie puis ligotée.
Cela faisait maintenant deux heures qu’Alvec attendait dans sa cellule, deux heures pendant lesquelles il ne s’était rien passé quand une effrayante personne apparut dans le téléporteur recouvert de la bulle. Drapée d’une longue cape noire, elle affichait un sourire radieux. Ses cheveux noirs étaient assez courts et n’importe qui se serait dérobé face à son regard noir terrifiant. Contrairement aux autres désians, son crâne semblait abriter de l’intelligence : elle était sans doute la cardinale.
Elle se dirigea vers la cellule des prisonniers, arborant toujours son sourire narquois, quatre désians apparurent alors, tenant Jona, dépouillée de son instrument, tenu par l’un des désians ; suivis de six droïdes : du type sentinelle. Ces robots avaient été améliorés : ils étaient maintenant équipés de bras mobiles et d’un troisième canon, qui tirait des mitrailles de lasers. La cardinale s’approcha au bord de la cage, les cinq amis découvrirent qu’elle portait à sa joue droite une longue cicatrice.
- Eh bien, je suis venue vous dire adieu, avant votre mort, annonça-t-elle, d’une voix amusée. En effet, une patrouille va vous transférer au Q-G de Lord Fornius.
Koji n’avait prêté aucune attention aux propos de la cardinale et dévisageait Jona, celle-ci faisait de même.
- Jona ? Que fais-tu là ? questionna-t-il.
La jeune fille ne pouvait répondre : elle était aussi ligotée au niveau de sa bouche. Klart répondit alors à la provocation de Murda, d’une voix malicieuse :
- Alors vous allez laisser Fornius nous tuer, ça m’étonne de vous !
- Vous pensez que je suis gentille ! dit-elle en riant.
- Non, mais je ne vois pas un digne cardinal désian laisser le soin à un autre de tuer des pauvres innocents !
Murda devint rouge de colère ; elle fronça les sourcils, ce qui rendit son regard encore plus terrifiant.
- Pauvres innocents ! s’exclama-t-elle. Vous êtes en possession d’informations que vous ne devriez pas savoir !
- N’essayez pas de détourner la conversation, rétorqua Alvec.
La cardinale sortit une petite boule qu’elle matérialisa en une énorme lance, elle se prépara à embrocher Alvec lorsqu’un désian qui venait de sortir d’un téléporteur annonça :
- Lady Murda ! La patrouille est arrivée !
- Parfait, tonna-t-elle, vous cinq ! Allez les accueillir ! Dites-leur que je viendrai en personne livrer les prisonniers…, brûlés au huitième degré !
- Très bien, répondirent les désians, bizarrement contents de filer.
Dès que les désians furent partis, Murda fit craquer ses doigts, se dirigea vers la cage et brisa la porte d’un simple coup de pied.
- Bien ! Qui vais-je embrocher en premier ?
Elle promena la pointe de sa lance autour des jeunes gens, puis soudain elle essaya d’embrocher Alvec. Celui-ci s’y était préparé et réalisa un salto avant mais il s’effondra par terre en manquant sa réception, il saisit son arme. Les sentinelles se dirigèrent aussitôt vers le jeune homme.
- Pas besoin de ces fichus robots ! cria Murda.
Elle sortit un objet rectangulaire, et appuya sur le bouton qui l’ornait. Les droïdes s’arrêtèrent immédiatement. La cardinale essaya ensuite d’embrocher Klart qui l’esquiva de la même manière qu’Alvec, sans rater sa réception. Celui-ci profitait de l’instant d’inattention de la cardinale pour briser les liens qui entravaient Jona. Klara, après avoir vu son frère éviter l’attaque de Murda, lui envoya trois boules de feu ; cachée derrière son frère, elle avait préparé le sortilège avant que la cardinale essaye de l’embrocher. Les projectiles se heurtèrent à Murda sans l’affliger.
- C’est tout ce que vous savez faire ! s’exclama-t-elle.
Elle promena sa lance devant les trois qui restaient.
- Qui sera le premier mort ?
Pendant ce temps, Alvec avait réussi à sectionner tous les liens qui immobilisaient Jona. Quant à Klart, il était paniqué, il avait eu le temps de récupérer son arme et assénait des coups de bâtons à Murda, il y mobilisait toutes ses forces, mais la cardinale ne sentait rien et continuait de promener sa lance. Que pourraient faire ses amis ? Leurs réflexes étaient bien moins bons que ceux d’Alvec et de lui-même car ils n’étaient pas habitués au corps à corps. Alvec, après avoir délivré Jona, prenait conscience de la situation. Sa chute ne lui avait pas fait trop mal et, par chance, il s’en était vite remis. Il se précipita à son tour pour attaquer la cardinale lorsqu’un son étrange sortit du luth de Jona. Les sentinelles se dirigèrent vers Murda, celle-ci ressortit l’objet qu’elle avait utilisé pour les stopper mais Alvec, qui arrivait à toute vitesse pointa son épée vers cet objet ; la cardinale ne put l’empêcher de le détruire. Les sentinelles l’encerclèrent et tirèrent des rafales sur elle.
- Venez, il faut fuir ! s’écria Jona.
- On ne peut pas lui régler son compte ? demanda Yena.
- Impossible, elle a quelque chose qui nous empêchera de la vaincre, répondit Klart.
- Allez ! Au téléporteur ! cria l’elfe. Vite !
- Très bien ! Je vais lui laisser un petit souvenir, déclara Yena.
Elle jeta tous ses essais de bombes à flots.
- Elle ne pourra pas nous poursuivre tout de suite !
Alors que Yena disparaissait en dernière, elle vit la cardinale, qui s’était aisément débarrassée des sentinelles, émettre un sifflement.
Ils réapparurent dans une salle bondée de téléporteurs, il devait y en avoir une bonne centaine. Derrière eux, un guerrier apparut, il portait un costume de ninja et avait à sa ceinture deux poignards ; son front était orné d’un petit objet métallique.
- Vous… Je… dois… vous… tuer.
Il parlait d’une voix étrange, comme s’il ne savait pas ce qu’il disait… Soudain, il eut une expression de visage crispée et reprit une voix à peu près normale.
- Fuyez ! Tant qu’il en est encore temps ! cria-t-il.
Le ton de sa voix laissait apparaître qu’il faisait un effort incroyable.
- Vite ! Le téléporteur tout en bas à droi…
Sa voix reprit soudain le ton précédent.
- Qu’est ce que… je dis, bégaya-t-il. Je… dois vous tuer !
Klart profita de la situation pour assommer le ninja.
- Désolé, mais nous ne voulons pas devenir les prisonniers de Murda, encore une fois, lui murmura-t-il.
- Venez, cria Alvec, déjà arrivé au bon téléporteur. Et essayez de ne pas marcher sur un autre téléporteur en chemin !
Ils empruntèrent le téléporteur et arrivèrent près de l’entrée de la base ; des désians, sûrement la patrouille de Fornius et les sbires de Murda discutaient, et pas très calmement.
- Nous les voulions vivants ! s’écria l’un de ceux de Fornius.
- Mais, ils ont mis notre cardinale en colère, répondit un sbire de Murda. Elle ne pouvait plus se contrôler.
- Ah ! C’est comme ça que tu as eu l’idée de l’énerver…, chuchota Alvec à Klart.
- Oui, répondit le demi-elfe.
- Votre cardinale a l’air d’être à la traîne ! ricana un désian de Fornius.
- Mais… Comment osez-vous ! répliqua un acolyte de Murda, indigné. Allons la voir, alors !
- Très bien ! répondit le désian. Mais vous devriez fermer l’entrée…
- Allons-y, sortons, murmura Jona, c’est le moment.
- Mais ils vont nous voir, répondit Koji.
- Ce Q-G est entouré de forêts, expliqua Jona, vous ne l’aviez pas vu ? Je les connais à merveille, on pourra facilement semer les désians.
- Ils nous ont bandés les yeux pendant le voyage, annonça Yena, mais je suis sûre que nous sommes montés dans une BE.
- D’accord, chuchota Alvec. Mais allons-y maintenant, tant qu’ils ont le dos tourné.
Les six adolescents s’élancèrent vers la sortie, sans être vus par les désians ; mais, lorsqu’ils passèrent la porte d’entrée de justesse, l’alarme retentit.
- Et ça, tu ne l’avais pas prévu ! râla Koji. Encore, quelques désians, ça va ; mais toute une armée, je ne le sens pas !
- Sers-toi de tes jambes au lieu de ta langue, répliqua Jona.
Les amis arrivèrent rapidement dans la forêt, traqués par de nombreux désians…
Allez en prime voici la suite
Chapitre 8 : Fuites
Les six amis, Jona en tête, s’engouffrèrent dans la forêt ; cinq désians les suivirent, les autres rentrèrent à la base.
- Ca… va, haleta Alvec. Ils nous… prennent… à la légère !
- Et si on se chargeait tout de suite de ceux-là ? demanda Klart, montrant les désians du doigt.
- Excellente idée, approuvèrent ses amis d’une seule voix.
Tous s’arrêtèrent net, les désians qui se trouvaient à dix mètres d’eux furent surpris et se stoppèrent également. Ils dégainèrent leurs fouets tandis que les amis leur faisaient face. Soudain, alors que tous restaient immobiles, Yena envoya discrètement une mini-bombe qui explosa près des désians et en envola trois. Tandis que leurs congénères se relavaient les deux agresseurs restés debout se précipitèrent vers leurs adversaires. Klart assomma le premier qui allait tête baissée vers lui tandis qu’Alvec blessa l’autre à l’épaule, celui-ci dut lâcher son arme et prit lâchement la fuite avec ses trois compagnons.
- Quand la mini-bombe passe, les désians s’effacent ! s’exclama Yena.
- Oui, on dirait qu’ils ont été fixés, commenta Koji. Mais vous auriez dû m’en laisser !
Les adolescents continuèrent leur course à un rythme plus modéré, en fait, avec l’absence de poursuivants, ils se mirent bientôt à marcher…
Dans la salle des téléporteurs, le jeune ninja assommé reprit connaissance, il se dirigea vers la salle d’entrée du Q-G. Celle-ci était en ébullition, Murda siégeait sur une espèce de scène, en hauteur ; près de 500 désians étaient au garde à vous devant elle, accompagnés d’une escouade de droïdes : les sentinelles améliorées, mais aussi d’autres robots, la plupart encore en stade de développement. Murda était en train de donner ses instructions, d’une voix forte :
- Ces gosses ne doivent pas s’enfuir ! Gort, vous mènerez votre régiment autour de la forêt pour ne leur laisser aucune chance d’évasion, Drat, vous mènerez une équipe de recherche au fin fond de la forêt ! Trente d’entre vous doivent prendre les commandes de Jet Elémentaux, s’écriait-elle.
Les JE, une version améliorée du ptéroplan, plus rapides, plus aérodynamiques, une excellente occasion de s’enfuir…, si ceux-ci n’avaient pas été constamment sous surveillance. Le ninja, qui s’appelait Dan, préféra se glisser dans la foule des désians qui sortaient de la base pour une poursuite à pied. Il s’engouffra sans peine dans la vaste forêt où il s’isola. Une petite vibration l’alarma au niveau de sa taille ; le ninja retourna aussitôt sa ceinture découvrant un petit écran où l’image de Fornius se forma.
Alors que tous les désians de Murda partaient à leur recherche, Alvec et ses amis marchaient tranquillement en forêt et discutaient.
- On dirait qu’ils ont vraiment eu la frousse, ces désians ! s’exclama Alvec.
- Oui, mais restons sur nos gardes, cette Murda est machiavélique, conseilla Klart. Mieux vaut s’en méfier.
- Tu as raison, répondit Alvec. Au fait, Jona et toi avez l’air de vous connaître, demanda le jeune homme à Koji.
- Oui, c’est parce que nous sommes cousin et cousine, expliqua l’elfe.
- Ah bon ? s’étonna Klara, mais tu habites loin d’ici pourtant ! Au fait, où sommes-nous.
- Près d’Heimdall, répondit Jona. Et Koji habitait ici avant de partir à Triet avec ses parents, il y a six ans.
- Désolée de vous interrompre, intervint Yena, mais cinq robots sont à nos trousses !
En effet, cinq sortes de chiens robotisés couraient vers les amis ; à première vue, ils étaient des merveilles de technologie : leurs déplacement très fluides et très rapides étaient peu communs pour des droïdes.
- Bon allez, soupira Klart, débarrassons nous d’eux ! De toute façon, Jona va nous sortir son air qui contrôle les robots !
- Ca n’est pas aussi simple, répliqua l’elfe, cet air contrôle des sentinelles, des droïdes qui n’ont que peu d’intelligence propre, mais ceux-ci ne se laisseront pas abuser, mes pouvoirs sont assez limités…
Alvec était déjà aux prises avec deux des chiens-robots dont la voracité rappelait plutôt le loup que le chien, ils arrivaient parfaitement à agir de concert pour gêner le jeune homme qui peinait beaucoup à parer leurs assauts. Les autres se précipitèrent vers les autres pendant que Klart venait secourir son ami.
- Oh, quelques ruches, marmonna Jona, je ne peux pas contrôler les robots, mais…
Elle pinça les cordes de son luth et les abeilles s’envolèrent vers les trois droïdes qui accouraient, sortant des ruches. Les abeilles ne représentaient pas une menace pour les robots, mais elles entravaient leur lisibilité, en formant un nuage compact devant eux.
- Testons leur résistance au feu, songea Klara. Eruption, s’écria-t-elle.
Le sort fut très efficace ; en effet, le métal qui les composait devait permettre une bonne liberté de mouvement et donc était fin et peu résistant. Au contact de la chaleur extrême des dômes de flamme, les quatre chiens fondirent.
De leur côté, Alvec et Klart n’arrivaient pas à se débarrasser de leurs robots, les armes blanches étaient peu efficaces face aux droïdes. Soudain, Klart fourra son bâton dans la gueule du chien, des étincelles en sortirent et parvinrent à griller les circuits du robot : des capteurs ultrasensibles étaient reliés au circuit électrique qui contrôlait le robot.
Alvec s’acharnait sur son adversaire pour rien quand Yena se posta derrière et envoya une mini-bombe dans la gueule du loup.
- Ahh, soupira Alvec, coriaces ces chiens…
- Mieux vaut ne pas traîner où nous allons avoir d’autres adversaires, dit Jona, vite, suivez-moi !
Les amis se remirent à courir à vive allure.
Dan était assis contre un arbre, de façon à être caché et parlait avec son maître, Fornius.
- J’ai réussi, annonça-t-il. J’ai trouvé les fichiers d’information sur la base de Murda que vous m’avez demandé, je vous les envoie.
Il appuya sur quelques boutons qui ornaient la face intérieure de sa ceinture et lança un transfert de données vers l’ordinateur de Fornius.
- Sinon, comment se passe ta nouvelle mission ? demanda le cardinal.
- A merveille, j’ai joué un numéro convaincant devant ces gosses et j’ai peut-être gagné leur confiance. Là, je m’enfuie tranquillement du Q-G de Murda.
- Ah oui, à propos de ta nouvelle mission ; tu peux les tuer tout de suite, car si Murda a remué toute la forêt pour les retrouver, ils seront épuisés !
- Très bien, maître, je me met de ce pas à leur poursuite !
Dan déconnecta sa ceinture-ordinateur, rajusta son habit ; encore une prouesse technologique, cet habit : il changeait de couleur suivant l’environnement afin de garantir un excellent camouflage à son porteur. Alors qu’il quittait sa cachette improvisée, il se heurta à un homme fort, aux cheveux flamboyants.
- J’ai écouté toute votre conversation avec Fornius, vous nous avez trompés ! s’écria Drat.
Les six amis étaient maintenant en train de courir le plus vite possible vers l’orée de la forêt, sans savoir ce qui les attendait. Koji et Jona ouvraient la route, tels des félins, ils couraient avec légèreté, malgré le poids de leurs arme et instrument de musique, suivis de près par Klart, qui peinait légèrement à les suivre. Ensuite venaient Yena et Klara, côte à côte, peu habituées à des courses si intenses ; enfin, Alvec fermait la marche, où plutôt la course, à cause de sa lourde épée qui le ralentissait. Cette course avait l’air idiot, car personne ne les poursuivait. Alors que tous étaient essoufflés, trois JE plongèrent sur eux.
- Qu’est-ce que c’est que ça ? demanda Alvec, qui était peu habitué aux machines.
- Des Jets Elémentaux, ou JE, expliqua Yena. Plus rapides que les ptéroplans ; au niveau de la vitesse : c’est le meilleur transport aérien. Il fonctionne comme une Barge Elémentale, en rejetant le mana derrière lui, ce qui sert de propulseur, regarde : on voit bien un réacteur à mana à l’arrière de l’appareil : c’est à la fois sa force et sa faiblesse.
Pour illustrer ses commentaires, elle projeta une mini-bombe dans le réacteur d’un des JE. Le résultat fut assez étonnant : le réacteur explosa, ce qui provoqua la chute du conducteur, complètement sonné par l’explosion, qui alla s’écraser contre un arbre. Le jet, avant de tomber, changea légèrement de trajectoire, puis tomba sur un autre jet. Le conducteur fut pris en sandwich et fut au cœur de l’explosion lorsqu’il s’écrasa à terre. Les amis eurent la nausée en voyant passer un de ses bras devant eux. Le troisième JE décampa aussitôt.
Drat et son adversaire dégainèrent leurs armes et se mirent en position de combat.
- Tiens, tu combat sans dragon aujourd’hui, demanda Dan.
- Je n’en ai pas besoin pour te tuer ! s’époumona Drat.
Les deux ennemis se firent face, Drat attaqua le premier enchaînant deux coups de taille et un coup d’estoc que Dan évita facilement. Celui-ci sauta par dessus l’épaule de son adversaire en y plantant ses poignards. Drat ne ressentait que peu de douleur tellement sa colère était intense. Il s’acharna à donner le plus de coups possible sur son adversaire, sans être précis et efficace. Dan passa derrière et lui asséna un coup de pied si violent sur la tête qu’il s’évanouit.
- Pitoyable ! s’exclama Dan. Bon, je dois accomplir ma mission…
Il lui enfonça un poignard entre les deux yeux, le reprit, puis partit poursuivre les adolescents. Après dix minutes de course folle, il trouva ses victimes, en train de faire une halte. Ceux-ci furent heureux de découvrir « le pauvre homme qui les avait aidés à s’enfuir » dans son état normal.
- Encore désolé de t’avoir assommé, lui dit Klart.
- Tu… ne devrais pas, haleta Dan. J’ai joué la comédie ; je suis un agent au service de Fornius, et celui-ci m’a chargé de vous tuer !
Il dégaina ses deux poignards.
- Tu pense avoir une chance de nous vaincre ? demanda Alvec.
Ils se mirent en posture de combat, Alvec et Klart se dirigèrent vers le ninja. Klara prépara un sort, et Jona chercha des animaux à contrôler. Dan avait plus de mal que lors de son précédent combat ; il parvenait néanmoins, non sans peine, à éviter les attaques des deux adeptes du corps à corps et utilisait une technique protection à chaque fois que Koji envoyait une flèche sur lui. Soudain, Klara lança sur lui le sort estocade aérienne alors qu’il venait de se protéger d’un projectile. Il ne put l’éviter et fut assailli par les lames de vent ; alors qu’il était en l’air, il jeta un objet rond que Yena reconnut aussitôt.
- Une bombe B685, la plus perfectionnée au monde, que seuls les services secrets de Palmacosta possèdent, FUYEZ ! !
Dans une atmosphère de panique, chacun s’éloigna de la bombe tombée près de Koji, qui produisit une énorme explosion. Dan profita de la situation, et sortit un objet circulaire : un disque de téléportation et il s’éclipsa.
Jona courut vers l’endroit où leur agresseur avait disparu et découvrit un téléporteur, derrière un arbre.
- Le voici ! Le téléporteur secret pour Heimdall !
Voici un artpad horrible représentant Murda
http://artpad.art.com/?ifltn1ahgkw
Encore un artpad, représentant Koji
http://artpad.art.com/?iflv67hf8k
OOOUUUIII!! Super!
tu combat sans dragon
tu combaS sans dragon
Cette course avait l´air idiotE! C´es féminin
Sinon sympa et prenant mais je comprend pas pkoi le kunaitzu a afit croire qu´il était possédé pour avoir la confiance des enfants et après ne leur cache plus son jeu
Cette course avait l´air idiotE! C´es féminin
cette course avait l´air idiot = cette course avait un air idiot, idiot qualifie l´air de la course
- A merveille, j’ai joué un numéro convaincant devant ces gosses et j’ai peut-être gagné leur confiance. Là, je m’enfuie tranquillement du Q-G de Murda.
- Ah oui, à propos de ta nouvelle mission ; tu peux les tuer tout de suite, car si Murda a remué toute la forêt pour les retrouver, ils seront épuisés !
voila l´explication ; Fornius était trop impatient
d´accord pour le kunaitzu mais pour la course, c´est soit avait l´air idiote, sois avait un air idiot, pas elle avait l´air idiot. Je te jure!
d´accord si tu le dis
t´a regardé mes " superbes" ( énormes guillemets) artpads
personne d´autre ![]()
Aryn : Tu as lu ma fic ? ???? ![]()
Ah ok ! Je comprends mais pour l´histoire de la course je pense que les deux sont possibles car avoir l´air introduit un attribut du sujet ou un adj qui qualifie l´air
Oui c´est ce que je venais de dire
il n´y a plus personne ![]()
Bon comme d´habitude je parle dans le vide mais :
- la suite est soit pour mercredi soit pour jeudi
- pendant le week-end je ne serai pas là ( ça ne me dérange pas si vous laiisez des commentaires si je ne suis pas là au contraire quand je vois le nombre de mes lecteurs )
Bon d´accord personne ne veut me lire, mais j´aimerais savoir pourquoi ? Parce qu´on ne retrouve aucun perso de ToS ? A cause du titre ?
j´en ai marre d´écrire une fic pour un lecteur alors pitié répondez