Voici la suite ( pour mes nombreux lecteurs)
Chapitre 2 : les désians
Alvec, Klart et Klara arrivèrent désespérés au village. Ils allèrent directement à la maison du maire.
Ils lui racontèrent toute l’histoire.
- Mais voyons, les désians ont disparu depuis 3970 ans, ils ont été coriaces, mais ils ont disparu, répondit le maire.
- Mais ils étaient comme sur votre tableau, répliqua Klara désignant le tableau du maire où 2 désians apparaissaient.
- Si nous avions été adultes, vous nous auriez cru, ajouta Alvec.
- Peut-être, mais qui vous dit que vous n’avez pas été trompés, rétorqua le maire.
- Vous, les adultes, vous êtes presque tous pareils, répondit Klart. Et on dit qu’on vit dans un monde sans discriminations.
Sans laisser au maire le temps de répondre, ils disparurent et parcoururent le village pour convaincre un maximum de personnes de quitter le village pour Triet. Un quart du village fut convaincu, notamment grâce aux parents de Alvec et de Klart.
A la fin de la journée, des villageois quittaient le village.
- Alvec, Klart, Klara, il faut partir, dirent en même temps leurs mères.
- Mais, on ne va pas abandonner tous ces gens, répondit Alvec.
- Si vous restez, vous serez massacrés, comme les autres, répliqua le père de Klart.
- Et si on se cache, répondit Klara. De toute façon, pour nous emmener, il faudra nous prendre de force.
- Non, vous ne pouvez plus rien faire pour eux.
Les trois adolescents durent partir avec les villageois. Ils passèrent leur première nuit d’exilés, le soir même, dans un bosquet, près d’Iselia, à la belle étoile. Au beau milieu de la nuit, Alvec dormait paisiblement quand…
- Réveille-toi, Alvec, chuchota la voix de Klara.
- Quoi ? répondit Alvec
- On va sauver le village.
Alvec se leva aussitôt, et avec ses deux amis, il quitta le campement. Ils eurent du mal à passer à cause des gardes du campement, mais, par chance, l’un d’eux s’était assoupi.
Arrivés près du village, ils virent une masse sombre se diriger vers Iselia.
- Mais, c’est demain qu’ils devaient attaquer le village, s’étonna Klara.
- Il est une heure du matin, répondit son frère.
Les désians étaient en marche vers le village, l’homme qui les menait était étrange : il portait une longue cape noire à capuchon. Klart, Alvec et Klara essayèrent de se rapprocher du village pour assister à la scène. Cachés derrière un arbre, ils virent les désians passer devant eux.
- Je pense que nous allons avoir des témoins, dit le chef des désians. Trois enfants sont cachés derrière cet arbre, éxécution.
Les désians se précipitèrent, les trois premiers furent accueillis par les boules de feu de Klara, puis Klart et Alvec sortirent de leur cachette. Des arbalétriers leur tirèrent de nombreuses flèches, mais les deux garçons les évitèrent aisément. Klart et Alvec s’occupèrent des agresseurs, Klart faisait tournoyer son bâton tandis que Alvec les achevait par de violents coups d’épée. Klara envoyait sans arrêt ses boules de feu. Mais les désians étaient trop nombreux, et quand l’un tombait, il était aussitôt remplacé.
- Je commence à en avoir assez, pourquoi perdez-vous contre des gamins ? s’écria le chef.
Indignation !
La zone d’action du sort entoura les trois amis, les désians filèrent.
- Pourquoi fuient-ils ? demanda Alvec
- Le sort indignation est l’un des plus puissants, il est à retardement, répondit Klara. Ca va exploser dans 3 secondes.
- Ca explose f… ? demanda Alvec après s’être éloigné de la zone du sort.
Il fut immédiatement convaincu de la puissance du sort.
- Il ne faut jamais baisser sa garde… dit le chef des désians.
Il sortit un poignard et prit Alvec en otage. Les adolescents se retrouvèrent encore ligotés.
Arrivé à Iselia, le chef désian s’adressa à ses subordonnés :
- Ratissez le village, capturez les humains, tuez les demi-elfes. Faites tout brûler.
- A vos ordres, Lord Fornius.
- Eh bien, comme vous allez bientôt mourir, je vais vous donner des explications, dit Fornius à ses prisonniers. J’ai reformé l’ordre des Désians : dans les autres villes, surtout les plus grandes, il y avait des mécontents, qui se trouvaient supérieurs sans profiter de cette supériorité. Des anciens nobles qui ne supportaient pas de devoir aider les roturiers, pour ne citer qu’un exemple. Je les ai convaincus de s’unir à moi. Pendant 10 ans, j’ai formé une armée et maintenant, je vais conquérir le monde !
- Vous êtes un monstre ! s’écria Alvec
Soudain, alors que les désians détruisaient Iselia, Fornius fut chargé par la totalité des exilés. Les parents de Klart parvinrent à délivrer leurs enfants.
- Ah ! Vous mourrez tous ! Tempête de météorites ! s’écria Fornius.
Les météores tuèrent tous les exilés, seuls les trois enfants et leurs parents restaient, quand une météorite s’abattit sur les parents.
- Fuyez ! Il est occupé ! s’écria le père d’Alvec, dans son dernier souffle.
Les désians avaient ravagé la ville et faisaient leur rapport au chef, lorsque Fornius tourna la tête pour observer les cadavres, les enfants avaient disparu dans un bosquet.
- Parfait ! Pas de survivants ! dit-il.
Les trois amis s’enfoncèrent dans le bosquet, usant leurs dernières forces puis tombèrent évanouis…