FOOTBALL, LIGUE 1/PSG - STRASBOURG 3-2. On n´arrête plus les Parisiens
Trois jours après son succès à Marseille, le PSG a confirmé sa forme ascendante en dominant Strasbourg hier soir au Parc des Princes. Les Parisiens s´installent provisoirement à la troisième place du classement.
PARC DES PRINCES ( PARIS), HIER SOIR. Face à de courageux Alsaciens, les joueurs du PSG ont su s´imposer sur leur pelouse, trois jours après leur victoire au Vélodrome. ( LP/FREDERIC DUGIT.)
LE PSG a mis fin à ses doutes au Parc des Princes en remportant hier soir une victoire difficile sur Strasbourg ( 3-2). Après le bon coup réussi à Marseille dimanche ( 1-0), voilà donc six points engrangés en deux rencontres. Un parcours sans faute pour une équipe qui renaît à l´ambition et vise la Ligue des champions. Paris occupe désormais la troisième place du classement, même si l´OM compte un match de retard. Paris la gagne perd néanmoins Vahid Halilhodzic, grippé, lequel n´a pu tenir sa conférence de presse d´après-match. Selon le président Francis Graille, le Bosniaque ne pourra pas assurer l´entraînement d´aujourd´hui. Le PSG va d´ailleurs se consacrer surtout à la récupération. « Pour mieux nous déplacer avec le même état d´esprit », explique le président Graille en ajoutant lucidement : « Nous sommes un peu mieux au classement que ce que l´on pouvait penser. Mais il faut rester humbles et modestes. Cela dit, la victoire contre Strasbourg est importante car elle intervient après un succès à l´extérieur, ce qui ne nous était pas arrivé depuis longtemps ! »
Francis Graille : « Ce soir, je me suis régalé ! »
Hier, les héros de Marseille étaient à l´évidence fatigués. Décidés, volontaires mais incapables de se surpasser tant les jambes semblaient lourdes. Symbole de ces cadences infernales, la défense parisienne habituellement si hermétique est devenue soudain aussi onctueuse qu´une tranche de gruyère. Et comme, en face, Strasbourg se montre d´entrée redoutable avec son duo d´attaque Niang-Ljuboja, le pire était à craindre. Il survient sous la forme d´un coup franc magistral aux abords de la surface de réparation signé Ljuboja, auteur du même exploit lors d´un certain Strasbourg-Marseille. 1-0 pour les Alsaciens, on repense alors à l´énorme déception contre Lens. Mais très vite les Parisiens redressent la tête. A l´image de Pauleta qui, du chef, lance Branko Boskovic. Premier but pour le jeune Serbe si fautif lors du dernier match à domicile contre Nice ( 0-0). Un but d´autant plus remarquable qu´il est magnifique ! M. Layec, l´arbitre de la rencontre, se montre alors désastreux. Il refuse un but tout à fait valable de Reinaldo dès la reprise. Il avait déjà commis la même bévue en première mi-temps au détriment de Niang. Toujours est-il que Paris ne proteste guère et se remet au boulot, d´autant qu´il a déjà perdu 10 points sur son terrain en 7 rencontres ! Or, la troisième place du championnat est à prendre. Reinaldo se charge d´aller la chercher. Sur une passe décisive de M´Bami, le Brésilien marque d´un joli coup de patte à la... Henry. Dans la foulée, Reinaldo et Pauleta bénéficient de deux occasions uniques de mettre Paris définitivement à l´abri. Qu´importe. Dans la minute suivante, Reinaldo déborde pour servir Pauleta. Le Portugais en profite pour interrompre une vilaine série de cinq matchs sans marquer. Revoilà donc Pauleta et un but en or. Celui du KO définitif ? C´est oublier que l´Alsacien a du coeur. Sur corner, Fahmi réduit le score de la tête. Ljuboja sur coup franc manque peu après de ramener tout le monde à égalité. Mais le PSG veille au grain et s´impose. Francis Graille peut exulter : « Trois buts parisiens et du spectacle ! Ce soir, je me suis régalé ! »
Didier Romain
Le Parisien , jeudi 04 décembre 2003