L´embellie de Paris
Boskovic et Reinaldo peuvent laisser exploser leur joie ! le Paris Saint-Germain a retrouvé face à Strasbourg le chemin des filets du Parc. Trois buts et trois buteurs. Cette victoire qui permet de rejoindre provisoirement Lyon à la deuxième place au classement, l’a été au prix d’une prestation de qualité grâce également à un Racing entreprenant.
Au Parc des Princes
Faut-il que son adversaire se découvre pour que Paris l’enrhume ? En venant à Paris pour tenter d’y prendre ceux que malheureusement beaucoup d’autres auparavant ont réussi, Strasbourg a pris les devants là ou d’autres jouaient derrière. Ce que le spectacle y a gagné, Strasbourg l’a perdu face à des Parisiens confiants. Et même s’il faudra attendre la fin de la semaine pour savoir si Paris restera un bon troisième ( à la différence de buts avec Lyon, nda), ce que les hommes de Vahid Halilhodzic sont en train d’engranger on ne lui prendra plus. Bien plus qu’un parfait rendement comptable, c’est de la confiance qu’il s’offre. Et ça, ça n’a pas de prix.
Pourtant ce canevas n’avait pas tissé avec des mailles dans le bon sens. Très vite, Paris se faisait cueillir à froid dans un Parc pourtant chauffé à blanc pour accueillir ses nouveaux héros du Vélodrome. Après une première sentence sonnée par le redoutable Niang, impeccablement repoussée par Alonzo, c’est Ljuboja qui défie le portier parisien sur coup de pied arrêté. Idéalement positionné face au but, l’homme à la crête blanchâtre enroule sa frappe du gauche qui vient se loger dans le petit filet d’Alonzo ( 13e). Superbe. Qu’importe ce coup de froid, le stade de la Porte d’Auteuil pousse les décibels histoire de porter les Parisiens jusqu’au but gardé par Fernandez.
Alonzo décisif
Des encouragements qui n’ont pas échappé au duo Pauleta-Boskovic. Le premier prolonge en effet de la tête pour le second qui, à hauteur du point de penalty, contrôle de la poitrine avant d’ajuster sa frappe. Boum ! Imparable pour un Fernandez médusé ( 20e). Oubliée cette fichue occasion manquée face à Nice, le Serbo-Monténégrin peut laisser éclater sa joie face à Boulogne.
Les compteurs remis à zéro ( enfin presque ! ), c’est un nouveau match de soixante-dix minutes qui débute dorénavant. Hugo Leal l’a bien compris et se bat comme un beau diable sur chaque ballon qui navigue dans sa zone de jeu. Le cuir va d’un but à l’autre. Encore sur sa lancée phocéenne, Alonzo réalise un nouvel arrêt de grande classe face à Lacour ( 40e). Un geste aussi spectaculaire qu’efficace. Le Parc apprécie et le lui fait savoir.
Comme face à Nice ( deux penalties non sifflés), une erreur d’arbitrage prive Reinaldo d’un but parfaitement valable ( 49e). Qu’importe, le PSG repart aussitôt à l’assaut du but strasbourgeois à l’image de ce nouveau débordement de Reinaldo ( 55e). Des efforts qui ne vont pas tarder à porter leurs fruits. Boskovic élimine trois joueurs et place Reinaldo sur orbite. A l’entrée de la surface, le Brésilien enroule sa frappe du droit. Le ballon prend une trajectoire parfaite et vient mourir entre le poteau et la main gauche de Fernandez ( 63e). Le buteur porte le passeur et l’accompagne au pied de la tribune Auteuil.
Le PSG est toujours d’attaque
Le Parc des Princes fleure alors bon la victoire. D’autant plus que dans la foulée, une partie de billard fait bondir le public. Sitôt assis, sitôt debout ! Un nouveau rush de Reinaldo côté droit laisse la défense du Racing sur place, un grand pont suivi d’un centre en retrait pour Pauleta, et voilà le troisième but pour Paris. Le Portugais ouvre son pied et propulse l’offrande du « Rei » dans le but de Fernandez ( 69e). Trois jours après sa victoire au Vélodrome, le PSG est toujours d’attaque. Plus que jamais même, semble-t-il !
Offensivement, Paris fait son show tandis que défensivement c’est plutôt la version bunker. A l’image de ce sauvetage spectaculaire d’El-Karkouri face à Niang ( 76e) ou de cette sortie d’Alonzo dans les pieds de Ljubola ( 78e). Strasbourg n’a pas pour autant dit son dernier mot et c’est sur corner que le Racing réduit finalement la marque sur un bon coup de tête de Fahmi ( 80e). L’ancien protégé de Halilhodzic au Raja puis à Lille a choisi de contrarier les dix dernières minutes de son ancien coach.
Crispantes, tendues, les minutes vont l’être jusqu’au bout. Vahid Halilodzic choisit alors de renforcer son milieu de terrain ( Reinaldo par Rocchi, 81e). L’objectif est simple : former un bloc ! Après trois longues minutes de temps additionnel, la mission est remplie. Trois tout comme le nombre de points qu’empoche le PSG ce soir, et comme cette place qu’il ne veut plus lâcher.