Elie Baup : " L´ASSE doit se stabiliser en L1" site off
Contacté mercredi dernier par les dirigeants stéphanois, Elie Baup s´est engagé, lundi, en faveur de l´ASSE. Il se confie longuement sur les motivations de son choix, ses ambitions et ses priorités. Il nous présente également son staff technique
Quelles sont les raisons qui vous ont poussé à revenir à Saint-Étienne ?
Dans mon cœur, l´ASSE est toujours restée gravée. Cela me fait plaisir de la voir retrouver le plus haut niveau. Le football français a besoin de l´ASSE en Ligue 1. Je connais la ferveur et la passion autour de ce club. J´ai disputé 50 matches de Coupe d´Europe. A part le Celtic de Glascow où j´ai retrouvé la même ambiance, les supporters stéphanois et le stade Geoffroy-Guichard sont uniques. Le challenge stéphanois m´a séduit. Mon choix n´était pas financier car j´avais d´autres propositions plus lucratives.
Avez-vous eu une pensée pour votre prédécesseur avec Frédéric Antonetti ?
J´ai vraiment une pensée pour Frédéric Antonetti. Dans notre métier, nous sommes tous à un moment donné mis sur le côté. Nous ne maîtrisons pas notre destin. Cela m´est également arrivé.
La gronde actuelle de certains supporters vous-a-t-elle effrayé ?
Le poste d´entraîneur était libre. Les dirigeants m´ont sollicité et je ne vois pas pourquoi, je n´aurais pas postulé à ce poste. Je n´ai qu´une envie : mettre en place une équipe qui gagne. L´ASSE doit être fière d´être en L1. L´essentiel, ce sont les joueurs sur le terrain. Ils devront être soutenus et portés par les supporters.
Redoutez-vous une certaine pression ?
Dans tous les clubs, la pression existe. J´ai entraîné Bordeaux pendant 7 saisons, avec à la clé, 6 qualifications en Coupe d´Europe, un titre de champion de France, une Coupe de la Ligue. Bordeaux avait le 7e budget de L1. Pendant 6 saisons consécutives, j´ai maintenu Bordeaux dans les 4 premiers. La pression, je l´ai toujours vécu. Cela fait partie du métier d´entraîneur.
Quel est l´objectif fixé avec les dirigeants ?
La première saison, nous devons assurer un bon maintien. C´est toujours très difficile de franchir le cap de la L2 à la L1. Vous en avez encore eu la preuve, cette saison. Nous devons faire preuve de beaucoup d´humilité. Plus que jamais, nous aurons besoin de notre formidable public pour lutter en L1. L´équipe actuelle est jeune, dynamique avec beaucoup de bonne volonté. Elle aura besoin d´être encadrée par des joueurs expérimentés de L1.
Quelles sont vos priorités ?
Je peux promettre du travail et de la loyauté dans mon travail. Ma volonté est de travailler et de former un groupe ambitieux et motivé avec des joueurs qui se mouillent pour le maillot vert. A mes yeux, ambition, motivation et esprits d´équipe sont les ingrédients du succès.
L´ASSE doit se stabiliser en L1. Pour cela, nous devons instaurer une grande discipline et organisation de club en enveloppant la formation.
Et en terme de recrutement ?
Le groupe, qui a réussi cette montée en L1, mérite de continuer. Nous nous appuierons dessus en le complétant de 5-6 joueurs expérimentés en L1 qui s´adapteront rapidement. Nous ne sommes pas dans une situation où nous devons tenter des coups. L´équipe doit être rapidement opérationnelle.
Qu´en est-il de Julien Sablé ?
Julien Sablé est le symbole de cette jeunesse, le capitaine de l´équipe. Le garder est une priorité pour nous. C´est un joueur que j´ai connu à l´époque où nous avions remis en place le centre de formation.
Qu´avez-vous fait depuis votre départ de Bordeaux ?
Tout en étant un observateur libre, je suis resté au contact du football. J´ai pu superviser beaucoup de matches du championnat de France et de la Ligua. J´ai également effectué un stage en Italie. Cette période m´a permis de m´ouvrir l´esprit sur le travail de mes collègues, sur les orientations tactiques et physiques du football au plus niveau. J´espère que je serais meilleur. J´avais également besoin d´une coupure pour retrouver toutes mes ressources mentales.
Comment allez-vous concilier vos nouvelles fonctions à l´ASSE avec votre rôle de consultant pour France Télévision pendant l´Euro ?
Pour tous les clubs, c´est la trêve. Aller à l´Euro n´a rien de pénalisant. Mon contrat avec France Télévision expire le 27 juin. Le lendemain, le 28 juin, je dirigerais la reprise de l´entraînement à 16 heures au centre de formation de l´Etrat. Les bases de la préparation d´avant-saison ont été fixées. Dans mon premier temps, un travail foncier soutenu sera effectué au centre de formation de l´Etrat qui est un outil de travail extraordinaire. Ensuite, nous partirons en stage pour créer la dynamique de groupe. Cinq matches amicaux sont également programmés avant le début du championnat.
Pouvez-vous nous parler de votre staff technique ?
L´entraîneur adjoint sera Daniel Sanchez qui a été joueur professionnel à Nice et Saint-Étienne. Il fut également directeur du centre de formation de Nice, puis entraîneur des pros. Il fut aussi l´adjoint d´Arsène Wenger au Japon. Il a donc des compétences de terrain et d´observation. Une cellule de post-formation avec une charge de travail spécifique pour les jeunes sera mise en place.
Jeannot Dées conservera son poste d´entraîneur des gardiens. Gérard Fernandez dirigera le groupe CFA et continuera de travailler en parfaite harmonie avec le groupe pro. Il reste une dernière interrogation sur le préparateur physique. Enfin, un adjoint technique rejoindra le staff. Il aura la charge de la vidéo qui est un élément très important, autant pour le travail individuel et collectif que l´observation de l´adversaire.