Timick
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Posté le: 03/06/2004 20:41 Sujet du message: Garder la foi, oui. Mais la foi en quoi ?
Je sais que c´est l´énième post sur le sujet, mais essayons de prendre un peu de recul et d´analyser à peu près objectivement ce qui se passe depuis hier à l´ASSE et surtout les conséquences.
D´abord les faits :
1. Antonetti, l´entraîneur qui abat un boulot énorme et qui obtient des résultats depuis deux ans, l´homme qui a redonné une fierté, un fond de jeu et un état d´esprit à l´équipe alors qu´elle était relégable en L2, n´est plus au club.
2. Villanova, l´homme qui réussit à recruter de bons joueur avec 0 euro en poche et qui travaille main dans la main avec Antonetti, n´est plus au club.
3. Schmider, l´un des repreneurs, qui semblait être le N°1 de l´organigramme depuis décembre 2003, n´est plus président du club car il a préféré démissionner plutôt que de cautionner ce qui se passe.
4. Carteron, parlant au nom de tous les joueurs, est écoeuré, ne sait pas de quoi demain sera fait et se trouve à des années lumières de passer des vacances tranquilles pour préparer sereinement une saison de L1 qui s´annonçait excitante. Jau est dans le même état d´esprit et a pratiquement fait une croix sur un avenir en vert, comme certainement aussi Sablé, Morestin, Bridonneau, Citony, tous en fin de contrat. En allant plus loin, on peut évidemment imaginer que des " soldats" verts de longue date, comme Dées, Primard, Fernandez, sont sous le choc également.
5. Caiazzo, un chef d´entreprise au discours " abracadabrantesque" et inconnu dans le football est l´un des deux hommes forts du club. L´autre est un personnage, Perrin, qui ces 4 dernières années a déjà été impliqué dans les reprises éphémères de Nice, Cannes, Antibes ( Basket), Red Star....
6. A ce jour, il n´y a ni entraîneur ni chargé du recrutement au club. Et même si demain ils sont nommés, ils n´auront jamais la même " emprise" que leurs prédécesseurs sur le groupe, ils ne pourront pas être les garants de l´état d´esprit qui s´était créé, ils découvriront les joueurs et en amèneront d´autres qui ne seront peut-être pas compatibles avec ceux déjà en place, leurs méthodes seront nouvelles. Et de toute façon, pour les joueurs qui sont là depuis un an , rien ne sera plus jamais pareil . L´aventure humaine est finie. Or les aventures humaines sont souvent décisives dans le foot actuel.
7. Les supporters sont désabusés, dépités, écoeurés. Comment réagiront les plus virulents d´entre nous si le début de saison se passe mal ? L´indulgence dont aurait bénéficié Antonetti qui avait fait ses preuves et su imposer sa manière de bosser sérieusement et humblement ne sera pas de mise pour son successeur, même si ce dernier n´y peut pas grand chose dans la séparation entre le désormais duo de dirigeants et le Corse.
Donc si on résume, on n´a plus de président crédible, on a perdu le meilleur entraîneur et le meilleur staff qu´on ait eus depuis très longtemps, les supporters sont dégoûtés et en colère, l´image du club est celle d´un club instable et construit sur un champ de mines.
Objectivement, à la lumière des derniers événements, qui peut contester le fait que l´ASSE donne une impression de n´importe quoi ? Combien de clubs sont capables de se retrouver dans une atmosphère aussi viciée et aussi incohérente alors qu´ils remontent avec le titre de champion de L2 en poche ?
Honnêtement, et même en se persuadant très fort d´y croire, qui peut raisonnablement penser que l´ASSE va bien depuis hier ? Elle allait bien jusqu´à hier. Son avenir s´annonçait bien, avec un bon coach, des joueurs réceptifs, motivés, volontaires, prêts à se défoncer pour le club et pour le staff. Plus maintenant. Tout cela est mort.
Pour moi, on va droit dans le mur. Depuis hier on a fait exactement le contraire de ce qu´il aurait fallu. On va très mal ce soir.
On remonte, on est champions de L2 en titre, et on va très mal ! Il y a comme une ironie là-dedans, mais elle ne donne aucunement envie de rire.
Je n´avais pas confiance en nos dirigeants depuis leur venue en décembre. J´ai eu raison, malheureusement.
J´avais par contre une énorme confiance en ceux qui détenaient les rênes sportives du club, sur et au bord du terrain. Jamais je n´aurais imaginé qu´on pouvait être assez nuls pour ne pas les conserver : ça ressemble à un cauchemar !
Ce soir il ne me reste plus rien ni personne en qui avoir confiance au club .