Peu importe la cause, un acte terroriste est un acte terroriste. C'est l'acte qu'il faut juger et non pas la raison ou les acteurs. Le règlement a comme fonction, selon ce court article, de placer «toute action nuisible à l'économie, à la politique, etc.», comme un acte terroriste. C'est pas très clair dans l'article ce que le gouvernement définit comme «acte nuisible»... Mais j'vois pas le rapport avec les groupes de pression.
Tout le débat réside entre d'une part, réduire nos libertés et nos droits pour plus de sécurité, et d'autre part, de continuer comme s'y de rien n'était. Le fait que le terrorisme fait sensation et éclate dans les médias, ne rends pas le terroriste comme quelque chose d'essentiellement dangereux toute proportion gardé. Je suis certain qu'il existe 1000 autres choses plus dangereuse, mais vu que ce n'est pas exposé dans les médias, le gouvernement ne l'utilise pas à son avantage. Cet avantage semble être comme tu dis, de donner plus de pouvoir à l'État, ce qui est très anti-libérale comme manière, et plutôt malsain pour la démocratie, surtout que la rapidité à laquelle la loi fût prononcé, laisse le champ libre à toutes théories du complots et à toutes sortes d'interprétations, légitimes ou farfelues. Quoi qu'il en soit, «en réchauffant la marmite très tranquillement, le crapaud ne sent pas qu'il va éclater».