Claude Fortin - Tarification différenciée des chambres d'hôpital du Québec selon le revenu: je ne veux pas cracher dans la soupe, mais nous vivons sous un régime fiscal progressif qui prévoit déjà de faire payer plus au gens qui ont de plus grands revenus...
Laurent Robichon - Les tentacules de l'égalité, avec tout le respect que j'ai pour l'égalité , ne devraient pas s'étendre trop sur le terrain de la liberté. Je suis d'accord qu'il existe un débat sur la place entre l'égalité et la liberté dans une société : où tantôt un gouvernement accorde plus de liberté, puis par la suite en contre-balancier, un autre gouvernement établi un peu plus d'égalité. Toutefois, cela me semble être une intrusion trop grande dans la liberté. Tel que vous dites M. Fortin, «le régime fiscal progressif (par paliers) prévoit déjà de faire payer plus au gens qui ont de plus grands revenus.» Je suis, comme vous, pas d'accord sur un sur-gestion de la part du gouvernement à cause du risque d'empiéter sur les libertés individuelles. Soit surtout la «brimation» de la liberté de se démarqueur des autres dans se système qui dicte ça justement, la compétition.
L'individu est PAR NATURE inégale (certains sont meilleurs que d'autres dans certains secteurs, certains sont plus intelligents, d'autres plus habiles, d'autres plus forts, d'autres plus courageux, d'autres plus créatif, etc.).
Cela ressemble à une sur-bureaucratisation et à d'autres méthodes définis par le gouvernement pour «notre bien». Et «notre bien» est définit, si on tient compte de cet ajout de mécanisme, à plus d'égalité. Or, leur problème n'est pas la recherche «noble» de plus d'égalité, mais de plus d'égalité des conditions. En effet, cela est sujet à débat, mais le type d'égalité encouragée dans cette «tarification différenciée des chambre d’hôpital au Québec» (en fonction du revenu : les plus riches paient davantage que les moins nantis) est selon moi un recherche d'égalité des conditions parce que ce n'est pas l'égalité des chances. L'égalité des chances seraient bien plus atteint par des versements directs aux démunis de nos sociétés, à l'accessibilité aux «capacités de s'épanouir personnellement» (c'est-à-dire, l'éducation pour s'émanciper intellectuellement ainsi que pour remplir une fonction enrichissante pour soi et la société).
Ainsi, si le gouvernement nivèle le plus possible la situation de départ pour tous, les meilleurs seraient justement (d'une façon juste) récompensé par leurs efforts, leurs risques qui ont bien tournées. Les perdants seraient les moutons, les conformés, les malchanceux, bref, les proies des gagnants. D'une façon cruelle, c'est de cette façon que l'on peut décrire l'action du système capitaliste. Or, c'est ici que le gouvernement démocratique s'interpose pour donner un peu d'espoir aux démunis, via la redistribution de l'argent prélevé à même l'impôt. Si le gouvernement augmente ou abaisse les impôts, il peut le faire. Mais pourquoi utiliser une tactique aussi hypocrite que celle-ci?