Salut tout le monde !
J´étais il y a deux minutes en train de me masturber en méditant sur la saga MGS, quand une incohérence se jeta sans crier gare en travers de mon champ de vision astral : la barbe de snake. En effet cette protubérence pileuse suit une évolution à l´échelle de la saga on ne peut plus illogique. Dans MGS, Snake est jeune et se rase bien. Dans Sons of Liberty il est plus vieux, plus mature et s´en fout royalement de sa beubar, alors il l´a laisse pousser (en plus ça le fait bien quand on est dans un groupe de rebellion contre l´empire du grand méchant capitalisme rampant).
La où le bât blesse royalement, c´est dans Snake Eater. Alors que l´on régresse dans la chronologie et que la barbe de snake devrait sonc diminuer de 50 années (comme chacun sait selon les règles de la réincarnation transcendantale, c´est bien solid snake que l´on incarne dans Snake Eater), on se retrouve avec un snake toujours aussi barbu, dont la masse pileuse faciale est inversement proportionnelle à l´épanouissement de son homme, au développement de sa personnalité et à sa maturité idéologique. Il y a là une incohérence scientifique grave, et si l´on ne connaissait pas l´oeuvre antérieure de Mr Kojima, d´aucuns pourraient sans nul doute crier au scandale de la désinformation et de l´intox universelle.
Mais nous partisans du bon jeu et de Mr Kojima, savons bien que le bonhomme ne fait rien à la légère, et ne laisse rien de sa création aux affres romantiques mais néanmoins puériles du hasard. Il y a anguille sous roche. Il y a un monstre dans la grotte, que dis-je il y a un secret derrière la porte. Et oui, forumeurs-forumeuses je le crie au fort : par cette grossière erreur - voulue - de la modélisation de la figure de Snake, Hideo Kojima nous parle sans aucun doute de la guerre en irak, des martiens et du fait que j´aurais oublié de manger ma pomme ce midi. Mais voyons tout cela dans les détails.
Comme chacun sait, la barbe grandit avec le temps. Et si cette barbe rebelle fraîchement grandie dans MGS2 identifiait la portée à maturité de la puissance américaine et ses principes impérialistes déclarés avec l´attaque du petit pays du moyen orient dirigé sympathiquement par le démoncrate Sadam ? L´intention de Kojima avec MGS2 ne serait-elle pas d´amorcer une critique sur le long terme des responsables d´Hiroshima et du coca-cola ? Et si Kojima avait décidé de faire encore plus fort avec Snake Eater, en criant à la face du monde par l´intermédiaire de cette barbe toujours aussi démesurément grande cet impérialisme maladif que prone les etats-unis deppuis la guerre froide, qui nous a éclaté aux visages en 2003 lors de l´opération "Liberté en Irak" mais que nous avions en fait laissé vivre dans l´ombre de la désinvolture et du désintérêt irresponsable depuis la crise des missiles de Cuba ? Kojima veut accuser le joueur moyen de sa passivité; il veut nous dire nos erreurs, nous dire que c´est aussi notre faute d´aller voir laisser vivre le vil rampant des années durant, jusqu´à ce qu´il prenne sa forme ultime et dévoile son vrai visage, fort de jeeps, de soldats et de McDonalds dans le désert. Oui, je le dis et le redis : Kojima, avec MGS3, déclare clairement la guerre aux Etats-Unis d´Amerique et montre son profond mépris, son profond dégoût pour cette Amérique irrespectueuse et égoïste, et veut crier sur nous, pauvres citoyens grenouilles, pour tirer le signal d´alarme.
Mais ce n´est pas tout. Par cette maladresse toute masculine, Kojima s´interroge aussi sur la vie dans l´espace, "extraterrestre", diront certains. Cette masse sombre et négligée marque sans aucun doute notre peur de l´autre, et ce reste de peau d´orange notre crainte séculaire d´une attaque d´habitants de la planète mars. Comme quoi, Kojima fait bien plus que du jeu vidéo, il fait de la politique, s´interroge sans relâche sur le malaise social qui fait pression sur notre société, et ce depuis des années. Il y a là un engagement fort CONTRE la vie sur mars. Kojima dit, et il en est fier, "Je suis contre la vie sur Mars". POurquoi ? IL vous le demande.
- ...
Vous voyez ? Vous ne trouvez même pas les mots. On ne met pas de mots doit apprendre la futile populace, sur le génie sans aucune mesure d´un tel homme, que dis-je d´un tel pape.
Mais là où Kojima fait le plus fort, c´est qu´il nous parle à chacun de nous tour à tour. Par exemple, moi, votre humble serviteur. En voyant ce snake mal rasé et négligé, j´ai repensé à la mal nutrition que j´a fait subir à midi à mon pauvre corps (qui ne m´avait pourtant rien fait. je sais je suis un monstre). Kojima m´a fait REAGIR. Sur le champ, en pleine masturbation, je suis allé à mon frigo, sorti deux pommes et les ai croqués les deux à la fois. Mr Kojima m´aide dans ma vie de tous les jours. Il m´aime, il nous aime.
Béni soit Mr Kojima.