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L'aube d'une saga...

thetaximan
thetaximan
Niveau 10
21 août 2005 à 13:15:32

Lisez, commentez... ;)

6 Juin 1944, le jour où tout commence et tout finit : le jour J.

Tandis que l’artillerie marine les couvre en arrosant la plage, les barges transportant les soldats, silencieux, rarement conscients de l’enfer qui les attend, voguent doucement vers les côtes normandes. Des obus tombent déjà de part et d’autre, tandis que sur ma gauche un de mes camarades se tape machinalement le casque contre son fusil, pour rassembler ses esprits et se persuader qu’il n’est pas en train de cauchemarder. Des gerbes d’eau s’élèvent un peu partout. Dans le lointain, à droite, j’entends déjà des cris d’affolement. Je regarde alors sur la gauche, juste à temps pour voir la barge la plus proche de nous exploser, et les hommes à l’intérieur voler en une gerbe d’eau et de sang. Dans la mienne le sergent ne se démonte pas : « O.K., écoutez-moi ! Dés que nous touchons la côte, vous débarquez ! Vous me suivez et tout ira bien ! » Difficile à croire. Mais déjà, nous approchons de notre destination. La chaîne qui retient la façade de la barge s’enclenche, prête à nous dégager la voie pour débarquer… Et d’un coup, rien ne va plus. A peine le temps de percevoir le sifflement d’un obus, un grand claquement et une bouffée de chaleur. Je suis en l’air, puis sous l’eau. Mes oreilles sifflent, je me cramponne à mon fusil et rouvre les yeux sous l’eau. Mon cœur bat la chamade, je perçois d’abord les traînées des balles qui s’enfoncent dans l’eau, puis mes camarades qui tentent tant bien que mal de surnager. Je rassemble mes esprits et commence à nager sous la surface de l’eau où tout semble se dérouler au ralenti. Le sifflement sourd des projectiles traçant leur voie mortelle au travers du corps d’un autre m’enjoint de m’activer pour trouver un abri. Je sors, c’est le cauchemar : ça tire de partout, du sable vole et retombe lourdement en crépitant sur mon casque. Je m’accroupis dos à une barge à demi retournée. A couvert je réalise : le sergent gît à mes pieds, bercé par des flots sanglants. « Tout ira bien ! » Je me répète sa phrase, elle devient prière. Tout autour de moi évolue maintenant au ralenti, jusqu’à se qu’un obus se plante à mes pieds. Pas de claquement, ni de chaleur, je suis mort ? Apres réflexion, non. Un mort n’a pas peur de mourir, moi si. Et je sais que ne pas bouger c’est mourir. Je jette un coup d’œil sur la droite. Je vois les balles traçantes découper plage et soldats plus au moins au hasard. Le bruit des avions allemands bombardant la zone ne me réconforte pas plus, mais ce n’est encore rien par rapport au corps que je vois retomber à plat sur le sable, inanimé, après une nouvelle explosion. Tant pis, je fonce. J’atteins vite un des miens, accroupi derrière trois poutrelles de fer rouillé. Je vise le bunker, en face. Je ne sais pas si mes balles touchent la cible, mais la mitrailleuse s’arrête de nous arroser. Mon camarade s’élance à toute allure vers les barbelés et se couche, roué de balles. Elles fendent l’air, abattent, se perdent, mais qu’importe, je bouge encore, chargé d’adrénaline. Un médecin est en train de préparer une injection pour un soldat, je l’entends à peine pester tandis qu’une balle achève le blessé, sans qu’il n’ait pu planter l’aiguille de sa seringue. A peine le temps de lever les bras au ciel d’énervement, et le voila qui s’en prend une à son tour. Je fonce à nouveau au travers de la tempête de sable, de feu, et de métal pour rejoindre les barbelés.

Je me retrouve ainsi au cotés de toute une escouade de soldats alliés. Couchés, à l’abri d’une motte de sable, nous sommes égaux. Plus de grades, ni de noms, plus de fierté, juste la peur. Mais il est trop tard pour renoncer. Un soldat accourt à quelques mètres de moi chargé de bangalores. Il ne faut pas plus d’une minute pour que les explosifs ouvrent une brèche dans le petit mur de sable qui nous protège mais nous bar la route. Les grains se soulèvent, la fumée réduit notre vue sur l’enfer, et nous nous précipitons dans l’ouverture. Les premières vagues d’hommes déminent le champ qui nous sépare des pieds du bunker. C’est un sacrifice involontaire, mais dans la précipitation, nous perdons des soldats. C’est à mon tour. Je me suis déjà rapproché de la brèche en rampant, maintenant je me lève, et je cours. Je fonce encore une fois, droit devant moi. Après toutes ces enjambées je me colle enfin sur le béton allemand. Ca y est je suis au pied du monstre, paré à détruire la machine de guerre allemande. Ce cour repos me redonne espoir. Nous attendons les ordres mais hélas les gradés n’ont pas résisté aux mines. Nous c’est neufs soldats ahuris, jusque là plus chanceux que les autres. Aucun ne prenant de décision, l’un de nous décida de s’élancer vers le bunker à notre droite : celui-ci possédait une entrée à sa base. 10m, puis une balle dans la tête. Elle provenait d’un nid de mitraillettes. Nous étions bloqués là et nous décidâmes de reprendre notre souffle ici, « à l’abri ».

Saloperie ! une grenade allemande vient de nous être lancée du haut du bunker ! Maintenant dix secondes qu’elle est là, à nos pieds, le manche planté dans le sable. « Le moulin à purée a foiré, on est sauvés ! ». Réflexion faite, si l’on reste là on est morts. « Faut bouger ! » hurlait-je sous le vacarme assourdissant de tout ces engins de morts qui nous entourent. Dans l’élan général nous nous précipitons vers le bunker de droite en longeant la falaise au plus près pour éviter les tirs du nid… Cinq meurent ici, nous ne sommes plus que trois, arrivés à destination, enfin, je le cru un moment, mais ce n’est qu’une escale. Nous sommes engouffrés dans un couloir de béton à ciel ouvert, creusé dans le sol. Il a une forme de L, nous attendons dans l’angle. Pas de mouvements. A notre droite le corridor se dirige vers une mitraillette lourde dirigée sur la plage avec deux cadavres allemands à ses pieds en guise de munitions. Devant nous la route vers la porte. Une imposante porte en fonte avec une trappe, enfin une meurtrière : elle s’ouvre subitement, un allemand jette un rapide coup d’œil, puis une pluie de balles nous arrosent. Je ne comprends pas pourquoi et comment mais je ne suis pas touché, et je me mets à couvert dans la seconde partie du couloir. Je suis pris de sueurs froides, mes mains trembles, je n’entends plus rien, ne sent plus rien. Je reste là assis contre le béton froid, j’enlève mon casque et aussi incompréhensible que cela puisse paraître, un homme se jette dans le couloir à coté de moi. Une masse imposante sous un long manteau noir. Les pans du col relevés me cachent sont visage. Dégoulinant de sueur je le regarde, lui pas. Je comprends. C’est mon tour. Nous étions neufs, il n’en restera pas un, la mort vient jusqu’à moi.

La faucheuse s’avance et me surplombe, je distingue très difficilement sont visage mais ses lèvres bougent j’entends un léger son, sans le comprendre je l’interprète : elle me fait le discours cérémonial. Je décide de ne pas mourir maintenant. Je bondis sur mes pieds, fusil en mains mais avant même d’avoir pu viser, le spectre me l’arrache et le jette à terre, avant de me tendre une mitraillette qu’il sort de son manteau : « Rien de mieux qu’une Thompson ! J’en ai deux.» dit-il. Une voix d’homme , sur de lui. A mon air abasourdi, il se rend compte de ma situation et commence à parler. « Mon nom de code est The Pain, je suis ici en tant qu’allié, combien sont-ils de l’autre coté ? ». Je bafouille en guise de réponse : « Je ne sais pas exactement, une mitrailleuse lourde derrière une porte en fonte, et il peuvent tirer a travers la porte par une trappe. ». J’obtiens un acquiescement de la tête de mon nouveau partenaire, puis il marche jusqu’à l’angle, un rapide coup d’œil. Curieusement je n’entends pas de tir allemands, depuis le temps ils me croient mort ou n’ont pas fait attention à moi, la trappe s’est donc refermée… J’ai à peine compris que The Pain me dit de ne pas bouger. Alors il s’élance vers la porte vidant un chargeur dessus. Je reconnais le bruit caractéristique de la Thompson puis plus rien. Choc métallique, grincement de la trappe, hurlements, explosion. Le dernier bruit est sourd. The Pain m’appelle. Content de l’entendre, je me presse. La porte est grande ouverte, il a retourné la mitraillette allemande et tir sur ceux qui viennent de l’intérieur du monstre de béton. C’est un vrai carnage, les balles déchirent la chair, les hommes hurlent et tombent ou le contraire. Je couvre nos arrières.

Nous sortons maintenant en haut de la falaise, le passage dans le bunker a été une vraie boucherie, mon acolyte tire avec une dextérité déconcertante. C’est un soldat extraordinaire, il a aligné tous les allemands, j’étais censé couvrir nos arrières mais je n’avais rien d’autre à tirer que des cadavres sanguinolents. The Pain ouvre la porte qui nous sépare de l’air libre et nous nous retrouvons dans une tranchée. Ce n’est en fait qu’un petit boyau qui se dirige vers une tranchée plus grande ou nous attendent à n’en pas douter des dizaines d’allemands. Dans le bruit général nous n’entendons pas les deux allemands qui maintenant nous font face. Ils effectuaient leur ronde, et ils ne cachent pas leur surprise de nous voir ici, indemnes. Curieusement The Pain n’a rien fait, et avant que je puisse mettre les allemands en joue ceux-ci nous pointent avec leur armes. Indubitablement nous lâchons les notre et l’un des allemands abat alors son congénère. Dans l’incompréhension je n’ai pas le réflexe de reprendre mon arme pour abattre l’autre, mais ce n’est de toute façon pas utile : devant moi The Pain et l’autre se saluent et commencent à parler dans ma langue natale. Moi qui m’attendais à une exécution primaire je me rend compte que ce n’était qu’un petit jeu de mes nouveaux coéquipiers, mais je n’entends pas tout de leur conversation : « Ils ne sont pas encore là, mais à mon avis ils ne tarderont pas… Il revient du brésil… C’est pour bientôt… ». Après ce court échange de paroles ils décident de ne pas rester là. Nous grimpons à la paroi de la tranchée et rampons sur le sol, nous longeons le béton jusqu’à un petit contrefort dans la roche de la falaise. « Ici on peut attendre tranquillement…». Quand je demande ce que nous attendons on me répond qu’il y a trop d’allemands dans les tranchées, qu’il faut attendre l’assaut des américains pour se fondre dans la confusion. Le nouveau enlève sont uniforme gris et revêt une combinaison américaine. Je leur demande si ils font parti des forces spéciales, d’un commando, ou s’ils sont résistants mais ils n’ont pas l’envie ni le temps de me répondre : l’assaut commence. D’où nous sommes nous distinguons très bien le déroulement, les G.I investissent un boyau et les tranchées se vident d’allemands. Certains se rendent, d’autre se battent jusqu’au bout, et contribuent au carnage… Les tirs n’arrêtent pas et nous nous levons et redescendons dans la petite tranchée du bunker. Nous avançons rapidement, les allemands on déserté notre passage pour se battre plus à gauche. Après une course dans la boue nous arrivons à une porte : The Pain tire sur la serrure, l’autre enfonce la porte et nettoie l’intérieur de la petite pièce qui se découvre. Il y avait là trois SS gradés, qui s’était réfugiés. The Pain fouille l’un d’eux et trouve rapidement se qu’il cherchait : un calepin rouge, rempli d’informations je présume. Il ne se prive pas non plus de leur prendre une de leur STG-44 et les chargeurs qui vont avec. « Je préfère la Thompson mais avec le peu de munitions qu’il me reste… ». Je ressors de là à temps pour voir avec l’autre le bunker, qui me lança une grenade tout à l’heure, se faire vider de ses soldats par un américain équipé d’un lance-flammes. Les allemands se jettent du haut de leur perchoir en flamme, d’autres ressortent en feu dans la tranchée avant d’être achevé par les G.I en faction sur les cotés. « Très efficaces ces lance-flammes… » déclare mon voisin avant que The Pain nous rejoigne : « J’ai ce qu’il faut, on peut y aller » dit-il, et en s’adressant à moi : « Trouve une femme enceinte, vingt-cinq ans, et dit lui que les serpents vont inoculer le venin, elle comprendra. C’est ici que nos chemins se séparent. »

Ca fait maintenant trois heures qu’ils sont partis et que je cherche la femme, sans résultats. Je n’ai parlé de mon aventure à personne, et je me demande dans quel camp étaient-ils vraiment. Je ne la cherche plus, j’en ai marre. Je m’assois à coté de deux soldats et on commence à refaire le monde quand j’entends un miaulement, très roque, je n’y prête pas plus d’attention jusqu’à ce que je me rende compte à l’évidence : ce n’est pas un chat mais un nouveau né. Je coupe cour à la conversation et commence à avancer dans la direction des pleurs. Maintenant je suis devant le bunker nettoyé par les soins de The Pain dans la matinée, au moment de rentrer, deux médecins sorte rapidement le bébé dans les bras. Ils ne me regardent pas et se faufilent rapidement. L’enfant doit avoir des problèmes à mon avis. Machinalement je frappe avant d’ouvrir la porte, et j’entre en félicitant la maman. Elle est bien jeune pour se trouver là, et apparemment l’accouchement est terminé depuis longtemps. Sa cicatrice atteste mon intuition : tout n’a pas du ce passer correctement. Fatiguée elle ne me répond donc pas, je remarque alors un homme à ses cotés, le père sans aucun doute. Il n’est pas médecin ni soldat, aucunes armes, un homme troublant. Quand je donne le message qu’on ma confié, il m’arrête et me dit qu’ils savent déjà. Je suis plus qu’étonné de cette nouvelle. Comment peuvent-ils savoir ?
-C’est un des trois SS qui m’a donné l’information dit-il.
-Mais il sont morts !
-Je sais…
C’est à n’y rien comprendre. Je ressorts à l’air libre, tout seul, et je vois alors à cinquante mètres de là, les médecins montants avec le nouveau né dans une jeep. Ils démarrent en trombe et disparaissent de ma vue, mais à peine ai-je détourné le regard qu’une explosion se fait entendre. De la fumée noire s’élève déjà dans le ciel, pas de doute ceux sont eux. Pauvre enfant. Je cours prévenir les parents, nous ressortons du bunker en vitesse et bien que fatiguée, après un sprint extraordinaire la mère arrive avant moi sur le lieu du drame. Le père c’est arrêté en chemin, et je l’ai maintenant perdu de vue… Après une courte investigation des lieux, aucun des corps n’a été retrouvé, la jeep c’est littéralement embrasée, ne laissant aucune chance aux occupants. Paix à leurs âmes.

[The_Sorrow]
[The_Sorrow]
Niveau 5
21 août 2005 à 13:29:26

C´est cool ton histoire ! ! ! :ok: Continue !

thetaximan
thetaximan
Niveau 10
21 août 2005 à 13:31:02

j´ai pas vraiment prévu de suite, on verra, peut etre une nouvelle histoire plus tard...

[The_Sorrow]
[The_Sorrow]
Niveau 5
21 août 2005 à 13:32:27

Ah ok ! Domage parce que j´ai trouvé ça plutot bien !

thetaximan
thetaximan
Niveau 10
21 août 2005 à 13:34:53

soit pas triste... :)

[The_Sorrow]
[The_Sorrow]
Niveau 5
21 août 2005 à 13:38:25

:snif: Ben si je le suis ! ! ! :snif:
lool. Mais si t´as des idées de suite, hésite pas surtout !

thetaximan
thetaximan
Niveau 10
21 août 2005 à 13:39:48

J´ai une vague idée avec the end... on verra si ca se concrétise, pareil pour the fear...

[The_Sorrow]
[The_Sorrow]
Niveau 5
21 août 2005 à 13:58:30

:ok: Ben quand t´as le temps, fait le si tu peux et si t´en a envie !
Moi, je te soutiens ! :ok:

thetaximan
thetaximan
Niveau 10
21 août 2005 à 14:04:24

vu le peu de commentaires je pense que la taille du texte en décourage un grand nombre... c´est dommage j´aimerais bien avoir un avis général sur ce que j´ai fait, histoire de voir si ca vaut vraiment le coup de continuer

Tidus-Snake
Tidus-Snake
Niveau 10
21 août 2005 à 14:12:01

je vais te dire ce que j´en pense je commence la lecture :ok:

gothik-snake
gothik-snake
Niveau 10
21 août 2005 à 14:21:30

j´ai tout lu et je trouve que c´est bien, continue :ok:

Tidus-Snake
Tidus-Snake
Niveau 10
21 août 2005 à 14:27:05

Franchement c´est super !

T´as pas pris quelques trucs au Soldat ryan et medal of honor ? car ça ressemble pour certains trucs :-p non mais franchemment bravo c´est super bien j´adore ! J´espère qu´il y aura une suite ça nous fait découvrir les dessous de l´aventure bravo et repose towa bien car ça à du te prendre du temps :-p

U-SolidSnake
U-SolidSnake
Niveau 7
21 août 2005 à 14:29:02

Ta envie d´ecrire un livre toa xDbravo :p

thetaximan
thetaximan
Niveau 10
21 août 2005 à 14:29:12

oauis y a grosse inspiration du soldat ryan et MOH, mais faut dire que c´est les trucs les plus proches de la réalité donc...

sinon j´ai fais ca en quelques heures donc je suis pas tro fatigué merci qd mm...

LECULENOR
LECULENOR
Niveau 5
21 août 2005 à 15:28:25

franchement c´est trop bien!!!!!!!!
continu
:-)
:-)))
:ok:

[The_Sorrow]
[The_Sorrow]
Niveau 5
21 août 2005 à 16:34:12

Tu vois, tout le monde aime donc tu peux continuer ! :ok: Et c´est clair que ça doit te prendre du temps de tout faire... Donc bravo.

sameater_B-G
sameater_B-G
Niveau 8
21 août 2005 à 16:37:10

j´avais encore jamais autant lu en vacs moi!

mais ca vaut le coup :ok:

Tidus-Snake
Tidus-Snake
Niveau 10
21 août 2005 à 18:31:45

un petit :up: s´impose

beuhnoix
beuhnoix
Niveau 4
21 août 2005 à 19:15:28

:-d:-d:-d:-d Super continu !! !!

thetaximan
thetaximan
Niveau 10
21 août 2005 à 20:50:28

bon bah j´en referais au moins une alors...

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