Bah c'est mort en ce moment... ![]()
Ouais.
Mais les vacs de Paques (en Suisse, en France après, probablement... encore XD) commencent la semaine prochaine, et j'espère trouver un peu de temps entre deux siestes, une heure de jeux et quelques heures à me gratter la tête une bouteille dans la main (na je dec, évidemment
) pour écrire la bio, ça de toute manière, et continuer ma Chronique, que j'écris au rythme de trois paragraphes par semaine mdr...
Si je peux être utile pour le site, c'est tout aussi bien.
Sinon stylée l'écriture Coppertruc Bold... Je me souviens plus du nom exact, mais c'est un truc dans le genre, non?^^
Et moi je suis toujours là aussi, pas en vacances mais toujours là... ![]()
Ah, par contre, petit détail au niveau du site, si tu pouvais remplacer dans la page biographie le :
" Lieutenant Alex ( alias Kenneth ) *
par :
" Kenneth Dolph ( alias Alex [ ou le lieutenant Alex ] ) "
Je préfèrerais, merci. ![]()
Bah... Comme les gens qui liront te découvriront en Alex en 1er, j'avais pensé ça.
De plus Alex est ton nom de code, ce qui prime.
Fin bon tu veux que je changerais je changerais.
En fait, c'est plutot le "Lieutenant" qui me gène, je sais bien qu'au début je le mettais mais là en l'occurence je ne trouve pas que ce soit approprié.
A la rigueur, t'as raison, Alex est mon nom de code.
Je propose "Alex ( alias Kenneth Dolph )", si ca te dérange pas. ![]()
Locke je crois que tu n'as pas compris pour la bio que tu m'as envoyé.
Là cette rubrique sert plus à présenter le personnage qu'à résumé son histoire. (Pour ça il y aura une autre rubrique).
Là, mise à part la fiche (que tu n'es pas obligé de faire, oublies pas que j'en ai une aussi ultra détaillée
), c'est vraiment un truc basique qu'il faut genre : 3 lignes sur la vie avant MGHS, 3 lignes sur la personalité du perso, 3 lignes résumant à quoi il sera confronté.
C'est tout ni plus ni moins.^^
Extrait de la Chronique !
------------------------------------
"- Donne-moi les bandes.
- Non.
- J’ai tué vingt cinq soldats aujourd’hui, tu crois que j’hésiterais à te tuer ?
- Tu n’aurais pas les bandes...
- Je peux me passer de toi....
- Et bien laisse moi !
-Ils savent que tu as les bandes, ta famille, tes amis et ta femme sont déjà morts, ce n’est qu’une question de temps."
-------------------------------------
Une forme tomba du plafond, sabre en avant. Je me hissais sur les coudes et me laissez tomber sur le côté de la table en morceau alors que des papiers de toute sorte voler un peux partout dans la pièce...La forme aux yeux rouge et étincelant, me donna un coup de pied dans les cotes qui me souleva de terre et me fit atterrir, cinq centimètre plus loin et sur le ventre. Je me rendis alors compte que je mettais pris un coup de sabre, une éraflure le long des flancs je sentis le pied de l’abominable tueur m’aplatir dans la poussière du sol il s’amusait avec moi tel un chat devant la souris morte avec son sabre il découpait lentement des lambeaux du tissu de ma combinaison de combat pour atteindre ma chair et quand il l’atteignis, il fit goûter a son épée mon sang en y plantant le bout de la lame ..Mais il y eu quelque chose pour repoussé l’échéance...Tout au dessus de moi alors que la neige s’engouffrait dans l’édifice et que de la bué sortait de nos bouche gelé, un rire sadique ébranla l’air alors qu’un bruit de course sur le métal ronronnais ....Un homme encapuchonné tomba de tout en haut de la structure...Son arme était déjà sortit, un couteau de belle taille, il été entre le soldat et les hommes d’affaire...Il découpa la carotide du soldat qui me menaçait en un dixième de seconde...
--------------------------------------------------
SONIA N°4517A-7e.
Mon numéro de code, de fabrication, de procréation. Le numéro est aussi écrit sur mon poignet, sur ce tatouage en forme de code barre, des objets guerrier a usage unique....Des soldats a usage unique, une vie a usage unique. Je prépare l’affrontement, eux sont ils près à recevoir le fléau qu’ils ont lâché sur la Terre, l’arroseur arrosé, je les arroserais du sang qu’ils m’ont forcé à faire couler... Ce n’est pas une vengeance c’est une véritable quête de la vérité. Je ne comprenais pas pourquoi ils décidaient pour nous à l’époque mais j’obéissais, maintenant j’obéis de mon propre chef et c’est dramatiquement superbe de pouvoir choisir de changer les choses et d’imaginer leur tête à recalculer la vie des autres en fonction de mes actions car ils n’ont pas prévue les miennes...Magistral....
J'ai inventé un nouveau : Dans la vraie histoire de MTS/MGHS
En effet, si MGHS était une histoire vraie, le tout ici serait romancé, voici ce qu'il s'est vraiment passé :
Dans la vraie histoire de MGHS, Stone est mort en tombat des escaliers, l'histoire du suicide n'est qu'un embellement de Naked.
Dans la vraie histoire de MGHS, Togo n'est pas drôle, en fait, il est déprimant.
Dans la vraie histoire de MGHS, Lockheed est toujours Caporal.
Dans la vraie histoire de MGHS, Pliskin est hétéro.
Dans la vraie histoire de MGHS, Ripple ne voit pas Orson, il est juste skyzo.
Dans la vraie histoire de MGHS, il y a marqué "SALAD" sur le dos de Stone, il a pas eu le temps de finir,mais c'est plus classe de dire qu'il l'a fait.
Dans la vraie histoire de MGHS, Locke a piraté de serveur du GIGN, pas de la CIA. XD
Dans la vraie histoire de MGHS, Locke ne porte pas de lunettes de soleil au début de sa chronique, mais des doubles foyers.
Dans la vraie histoire de MGHS, Kenneth s'appelle toujours Lieutenant Alex.
Dans la vraie histoire de MGHS, Kenneth (enfin Lieutenant Alex) fait ses cascades à vélo, et ils n'explosent pas.
Dans la vraie histoire de MGHS, Ripple a aidé Pliskin et Locke à Barcelone pour de l'argent.
Dans la vraie histoire de MGHS, la WWIII de Saladin a fait 1 million de morts, pas un millards.
Dans la vraie histoire de MGHS, Ocelot fout une crampe a Naked mais meurs en glissant dans le silo.
Dans la vraie histoire de MGHS, Cobra mito quand il dit qu'il a des pouvoirs, et otut le modne le sait mais laisse faire.
Dans la vraie histoire de MGHS, Bullet est normal et Falcon moche.
C'est otut pour le moment. ![]()
Faudrait mettre ce genre de trucs en goodies sur le site.
J'avais commencé à faire une bio dans le genre de Locke, un truc assez développé, et j'ai finalement fait ce que tu demandais Ulti. ( enfin je pense...
)
T'es pas connecté, j'te le laisse donc directement ici :
File #1516 : Kenneth « Alex » Dolph
- Père : Scott Dolph, commandant dans l’USMC, Status : KIA [ 2007 ]
- Mère : Maria Manzana, 2nd classe dans l’USMC, Status : Unknown
- Sœur : Helena Dolph Jackson, alias Fortune, Status : KIA [ 2009 ]
Kenneth Dolph, alias Alex, s’est engagé dans le corps des Marines à la mort de sa sœur. Lors de la capture de sa fille Claire par les Patriots, il fut déclaré inapte au service et devint alors un mercenaire, tuant au hasard des hommes de main des Patriots. Alex est un soldat avant tout, formaté par sa carrière de Marine, il a conservé un fort esprit d’équipe. Son passé assez sombre cache un bon nombre de secrets qu’il tente d’oublier en se consacrant à ses coéquipiers, et amis. Leader dans l’âme, spécialiste de la guerilla en milieu hostile, il compte sur ses partenaires pour ce qui est de l’inflitration, le snipe ou le maniement des explosifs.
Tout au long de son aventure, il s’apercevra que son passé aura tendance à trop souvent ressurgir, et que son esprit, accablé par beaucoup d’épreuves, s’assombrira petit à petit, métamorphosant le « noble Marine » en soldat torturé, chez qui les sentiments priment de plus en plus souvent que la raison.
Excellent Alex, merci (hésitez pas à me mailer).
Si jamais je modifie quelque chose, je te ferais part avant.
LOL y'en a des vraiment superbes!
Celle avec Ocelot est géante!^^
Et j'ai refait ma bio, cette fois-ci, très, très condensée!^^
LOCKHEED / THUNDERSNAKE
VRAI nom et prénom: Ryan Martin Locke
Date de naissance: 12 Octobre 2002
Lieu de naissance: Baltimore, Maryland, USA
Frères / soeurs: Une soeur.
Taille, poids: 1m87, 86 kgs.
Signes particuliers: Impact de balle dans un pied mal cicatrisé, brulûres le long de la cuisse , parle de la perfection son pistolet à qui veut l´entendre, porte souvent des chaussettes porte-bonheur MGS2. Cicatrice sur la joue droite, troubles psychiques aggravés.
Né dans une amérique post-11 Septembre, Ryan Locke, jeune homme intelligent mais sans scrupules, commet l'erreur de s'en prendre au gouvernement. Pour le calmer, celui-ci décide de le rafraîchir en l'envoyant chez les Marines: ce sera malheureusement pour eux le début d'une longue et sanglante vocation.
Montant rapidement les échelons, Ryan Locke finira à Fox-Hound, sous le commandement de Naked Snake, à l'aube de la Troisième Guerre Mondiale. Au départ soldat intègre et efficace, il en deviendra un leader torturé par les atrocités qu'il a subies ou commises, et ne cessera de chercher un nouveau but noble à ses actes. Efficace, intelligent et surtout très vif, il deviendra un élément principal de la lutte anti U-155, toujours fidèle à Naked Snake. Mais toujours avec ses remords sur le dos...
Cool merci à tous de participer !
Je m'occupe de tout cela en semaine.
Je viens d'aller voir le site, comme on dit, petit bébé deviendra grand, ça m'a limite fait un pincement au coeur de voir ou on en était arrivé.
Mais il reste encore du chemin à parcourir, et ça faut pas l'oublier. Désolé de pas être plus souvent présent mais mon année de terminale me prend plus de temps que je ne pensais et puis y'a plein d'autres trucs...putain quand je pense que j'ai commencé mes textes ici en 3e, ça fera bientôt quatre ans !
Dîtes les gars, vous penser qu'on a déja atteint le stade de Fanfic en groupe la plus longue de France ? ^^
Sur ce les deux derniers épisodes de ma première Chronique, enfin des éléments de l'enfance de Saladin son dévoilés.
Chronique I: Partie VII:
Childness Chapter :
Mon regard se posa aussitôt sur l’un des plus gros ordinateurs situé dans le fond de la pièce, avec une simple chaise devant…fébrile je m’avançais vers ce qui serait la réponse à toutes mes questions. Je m’assis sur la chaise, l’ordinateur s’alluma automatiquement, pourquoi je n’en savais rien, et pour tout dire, sur le coup je m’en fichais. L’écran afficha une fenêtre de recherche, j’y tapais précipitamment : Projet Saladin. Un seul dossier apparu, The Weapon…un titre très bien trouvé à mon avis. J’ouvris cette ultime dossier, tout était devant moi, tout…mon regard se plongea dans la lecture, il me sembla que je me déconnectais complètement du monde extérieur…
Années 70 : Les Patriotes achèvent ma construction, et m’utilisent comme super ordinateur pour le stockage de données, leur but, éviter que l’incident accompli par Volgin ne se reproduise et que l’Héritage reste entre de bonnes mains, à l’époque je n’étais qu’une machine, pas une IA.
1985 : Devant le succès du projet " Les Enfants Terribles", les Patriotes décident de créer un nouveau soldat issu des gênes de Big Boss en utilisant les nouvelles techniques de manipulations d'ADN. Créer un soldat parfait qui ne sera pas un clone mais qui aura les compétences de Big Boss, en clair un soldat génome particulièrement amélioré. Il trouve un corps parfait, fils de soldat. Baptisé Sujet N°1, sa famille est tuée par les Patriotes alors qu’il n’a que trois mois. Je ne suis encore qu’un banal ordinateur. Les données s’amassent, je possède les données permettant un contrôle total de ce monde.
1991 : Les Patriotes ont testés énormément d’expérience génétique sur Sujet N°1, mais l’expérience échoue, Sujet N°1 meurt, tous les rapport des expériences sont stockés sur mon système.
Août 1993 : Naissance de celui qui deviendra plus tard l’outil de ma vengeance, Raphaël est né, de père inconnu, sa mère l’a abandonné. Pour le moment il n’est rien d’autre qu’une nouvelle âme parmis tant d’autres.
2006 : Début du projet IA, les Patriotes m’insèrent petit à petit des protocoles de réflexions, mon IA n’est pas complète, mais je réfléchit déjà à toutes les possibilités qui s’offrent à moi, dont celle entre autres, de prendre le pouvoir. Je me met à comprendre que le Comité se ramollit, ils incarnent le passé. En reprenant les données d’expérience du Sujet N°1, j’ébauche déjà mon plan de vengeance.
Septembre 2006 : Mes premiers fidèles ont capturé Raphaël, à l’époque je l’avais choisi lui tout spécialement, car il n’avait aucune attache, tuer ses parents aurait sûrement fait découvrir aux Patriotes que j’étais déjà plus complet qu’ils ne le pensaient. Je découvre l’identité de ses géniteurs, Lion et Oïchi, tout deux des mercenaires.
2007 : J’ai baptisé mon projet, Saladin, l’un des noms de codes de Big Boss, l’homme qui par le passé, à Outer Haven et à Zanzibar à défier le pouvoir imposé par le Comité. Raphaël devient Saladin, début des expériences génétiques sur son ADN.
Décembre 2007 : L’ADN de Saladin ne supporte pas celle de Bis Boss, il n’est pas assez résistant, il risque de mourir. Je retrouve une fibre d’ADN de l’ancien sujet N°1, et la greffe sur celle de Saladin, sa résistance double.
Janvier 2008 : Saladin a survécu, il a assimilé l’ADN de Big Boss et des progrès surprenant sont déjà constatables, l’affaire Shadow Mosis a éclater. J’implante aussi des gênes de Liquid et Solid Snake dans l’ADN de Saladin.
2010 : Je suis tout puissant, capable de réfléchir par moi même, les Patriotes ne savent même pas ce qui les attend, mon IA est totale, j’ai accès à toutes les banques de données de ce monde, j’ai déjà des milliers d’hommes qui me servent, et des bases implantées dans des endroits à l’écart de la population. Le projet Saladin est terminé, il est sûrement le garçon le plus fort de sa génération, sans conteste. Je l’envoie à Foxhound, après lui avoir effacé la mémoire, là-bas il recevra de nouveau un entraînement, le jour où mon projet sera totalement au point, j’irais le chercher.
2014 : Les Patriotes ont découvert mon projet enfin une partie seulement, tout ça par la faute d’un mercenaire, Ripple Effect, il sera une de mes futures cibles.
J’ai peur pour Saladin, à Foxhound il existe un homme dont le nom de code est Naked Snake, tout comme Big Boss. J’ai peur que les Patriotes est œuvrés sur un Sujet N°2…
????: Saladin s’est réveillé de lui même, je n’ai même pas eu à aller le chercher, les Patriotes se sont chargés de réveiller en lui ses instincts les plus violents. Ces imbéciles ont enclenché la machine qui les détruira bientôt. La guerre peut commencer…la preuve est faite, Naked Snake est bien ce Sujet N°2, sa mère est Oïchi. Saladin est un homme qui a assimilé totalement les gênes Big Boss, Liquid et Solid Snake, Naked lui est un soldat génome particulièrement amélioré, une véritable élite. Et par la plus pure des coïncidences…ils sont frères…
Mars ????: Saladin a échappé à mon contrôle, il haït les Patriotes autant qu’il me haït moi, il nous a déclarés une guerre ouverte. Nous sommes un carré, dans un coté, le Comité, puis moi, puis Foxhound, puis Saladin. Chacun des quatre s’en prend aux trois autres, cette guerre est vicieuse et s’enlise dans un conflit bien trop long. Je dois prendre le contrôle de tout ça, l’issue de cette guerre décidera de l’avenir du monde. Et ce n’est pas Foxhound, ni le Comité et encore moins Saladin, ma propre arme qui s’est avérée être à double-tranchant, qui m’en empêcheront.
Note : Saladin, je sais que tu es là…
Je reculais violemment dans mon siège, une barre clignotante apparue, comme si je devais taper quelque chose. Fébrile j’avançais mes mains vers le clavier.
User : U-155 ?
J’attendis la réponse avec excitation…
U-155 : Celui là même.
Je pouvais enfin lui parler, lui dire tout ce que j’avais à dire, lui vomir toute ma rancœur dessus, mais d’abord j’avais quelque infos à récolter.
User : Comment sais-tu que je suis ici ?
U-155 : Tu oublies que j’ai tout contrôle sur les installations informatiques mondiales, au moment même on tu as posé ton postérieur sur se siège je savais déjà ou se trouvait l’intrus, qui il était, et surtout ce qu’il cherchait…mais le destin a fait que l’intrus, ce soit toi.
User : Je vois, je suis donc né ici…
U-155 : Pas né, imbécile, tu ne sais même pas lire, tu fus un bébé tout ce qu’il y a de plus normal, ici tu es devenu ce que tu es maintenant, un soldat parfait.
User : Tu as joué avec moi.
U-155 : Tu serais devenu l’homme le plus puissant de cette planète, tu n’aurais d’ordres à recevoir que de moi.
User : C’est déjà de trop, espèce de tas de ferraille de merde, je te maudis, lit bien ça, je te traquerais, toi et tes putains de serveurs principaux, je vous bousillerais tous un par un, même si j’y perd tout mes membres, j’anéantirais tous les AMBU que tu auras la stupidité d’envoyer sur moi, je décimerais tes armées, rien ne pourra m’empêcher d’un jour me marrer un bon coup en voyant ton serveur principal finir en grand brasier. Je te maudit jusqu’à la moindre micro puce qui te compose, tu as beau être partout et nulle part, tu as beau être la « chose » qui a le plus grand contrôle sur ce monde, tu ne me contrôleras pas…pourquoi tu m’as choisi moi, pourquoi moi, parmis ces millions d’enfants orphelins…pourquoi as-tu pris ma vie, pourquoi as-tu fait de MOI ton jouet, pourquoi moi ?!
Je tremblais de tout mes membres, j’étais certes fils de deux mercenaires, et ils n’étaient à l’époque pas là pour empêcher U-155 de s’emparer de moi, mais pourquoi m’avait-il choisi dans ce cas, qu’avais-je de si spécial…
U-155 : Petit caprice de ma part, j’ai comme qui dirait tiré au sort et ton nom est sorti.
User : Tu prends ça comme un jeu jusqu’au bout, stupid machine, j’y laisserais tout mon sang, toutes mes forces, tout mon souffle, mais je t’éradiquerais !
U-155 : Tu es désormais plus une gêne qu’un atout, je regrette que ta destinée ne soit pas celle que je voulais que tu ais…maintenant tu dois mourir. Adieu.
L’écran s’éteignit soudainement, et la lumière prit une teinte rouge, de plus elle clignotait, une voix féminine s’éleva, elle sembla résonner dans toute la base :
- Attention, attention, suite à l’accès interdit aux données, la base sera bientôt bouclée, et s’autodétruira. Tout le personnel doit évacuer, suivez les lignes jaunes, attention, attention, explosion dans 10 minutes.
Dans un cri de rage j’abattais violemment mon poing sur l’écran, plus que dix minutes, en effet, la lumière rouge laissait apparaître au sol des flèches jaunes, sûrement une peinture qui n’apparaissait qu’avec une certaine couleur…mais même en suivant un chemin d’évacuation d’urgence, connaissant U-155, je savais que ma fuite ne serait pas de tout repos.
Une petite touche de sentimentalité et d'humanité à la fin...poignant non ? XD
Bref, j'ai vu qu'il fallait faire une petite bio...
Je m'occupe de ça !
XD
J'ai pas le temps de lire pour l'instant, j'ai juste survolé le premier post... On se croirait dans Lost ![]()
Genre "Who's there ?"
"It's Michael. Who's there ?"
"Dad ?"
Bon bon okay, j'arrête mes références... ^^
Héhé Saladin, même pas qu'en France!^^ Avec moi en Suisse, Cobra aux USA et Nab au Maroc (même si partis), ça en fait une fanfiction francophone internationale!
Et pour ton texte...
J'aime beaucoup le fait que U-155, si j'ai bien compris, ait une réelle identité, voire une âme.
Ca colle parfaitement avec cette idée de technologie dépassant l'homme... qui me serviva d'ailleurs pour ma dernière Chronique, je pense.
Bref, ça colle parfaitement au contexte de puissance informatique qu'on a vu dans MGS2, le tout avec une dose d'humanité.
Sympa aussi de voir à quel point U-155 a assimilé le ton hautain des salauds de cette planète! Bien foutu...^^ Par contre, le coup de "Je vais te détruire mais tu as dix minutes pour t'échapper", ça fait un peu trop bad guy de 007 à mon goût. U-155 se doit d'être plus froid et efficace, ne laissant pas le droit à la moindre erreur. C'est pour la première partie
Pour la partie violente et refoulée qui parle à Saladin... c'est marrant, on dirait que Locke la lui a refilé durant leur combat à Fox Down! XD
A retenir quand même cette réplique totalement mythique: "Alors, tu croyais que j’étais mort…tu as la force d’une écolière, et tu te dis l’élite des tanks bipèdes…" ^^ Même si le combat est trop manga à mon goût (un peu court aussi).
La dose d'émotions de la fin est sympa.
Et c'est vrai que ça change un peu... même si je supporte toujours aussi mal de voir "50'000 terroristes comptent sur toi" alors que le gars a tué un milliard d'être humains... hum.
Bref. Chronique bien foutue, sympa, avec un bon rythme, et qui nous apprend pas mal sur les origines de Saladin et Naked. Un bon concentré de ton style et du scénario qu'on peut voir sur MGHS.
Et... petite surprise!^^ (merci à Saladin pour l'inspiration, lol)
1. Minuit Moins Une
Caporal Lockheed
Rapport de Mission: 04.01.2028
Ma main se secoua pour que la manche glissât le long de mon avant-bras: minuit moins une. Essuyant du même geste une goutte de sueur coulant le long de mon arrête nasale, je replongeai ensuite mes doigts gantés dans l'amas de fils électriques qui constituaient la bombe. Sur le compteur, en chiffres bleus, qui semblaient vouloir amadouer mes yeux par leur calme couleur: 00:07:48.
-Calme-toi, fit la voix de Owl à mon oreille, les capteurs indiquent que ton rythme cardiaque est à 127... Tu vas nous faire une crise si tu continues...
Je gloussai, massai mes mains pour faire glisser mes gants dans la couche de sueur moîte qui les recouvrait. Owl s'était pris une balle dans le molet au moment d'entrer dans l'immeuble, et avait dû rester sur le toit, dans l'hélicoptère, seul avec son PDA et ses qualités de maître artificier.
-C'est quand même stupide... dis-je pour me rassurer, tripotant un fil rouge et vérifiant qu'il était bien connecté à la bonne sortie. C'est quand même stupide que le mec qui t'aie atteint soit le seul garde que les Russes ont pensé à mettre ici.
Un petit silence, qui se faisait oppressant. En bleu: 00:07:32.
-C'est évident, répondit Owl avec un calme facial qui se devinait à sa voix, que les gars ont fait évacuer l'immeuble avant de partir. Tu te dirais: alors pourquoi ce pauvre gars? Bah je mate la largeur de ses épaules et sa morphologie depuis un moment... Il est pas vraiment musclé, pas vraiment beau, et je suis prêt à parier que c'était un abruti fini. Ils l'ont posté là en lui disant de donner l'alerte si un véhicule arrivait...
Après un silence:
-J'aurais jamais dû ouvrir la porte avant d'atterir, merde! Ca fait trop mal, le désinfectant brûle encore mon mollet... Encore heureux que ça ait uniquement traversé.
-Arrête de me distraire!
-Tu es stressé?
-Plutôt, oui!
-Aucun problème... heureusement que le gars qui nous a averti a pensé à prendre la bombe en photo.
Nous avions reçu les informations à la dernière minute: les troupes russes voulaient faire sauter un bâtiment contenant des archives militaires américaines, à San José, dans un secteur bien contrôlé. Les informations étaient arrivées tard, et patrouiller dans le secteur était devenu une chose risquée... En fait, c'était presque une mission kamikaze. En atterissant sur l'immeuble, nous savions qu'il ne restait qu'une douzaine de minutes avant l'explosion. Owl avait descendé le gars qui avait tiré, et je m'étais empressé de partir trouver la bombe, huit étages en-dessous du toit. J'y avais trouvé, à ses côtés, un élément de Fox-Hound plié sur une chaise, une partie des tripes s'entremêlant autour des roues. Je ne voulais même pas voir le reste.
00:07:26.
Réglé à la seconde près sur ma montre. Elle en chiffres rouges. Comme pour m'agresser les yeux, me montrer que le calme n'était qu'illusion.
Quel calme, Ryan?
-J'ai déjà repéré les fils à couper sur la photo grâce au PDA, dit Owl. Le jaune...
-C'est fait.
-Le blanc qui est rattaché au jaune à la deuxième jonction...
-C'est fait.
-Et dévisser le boîtier pour couper le rouge à l'intérieur...
Je sentis, dans ma poitrine, les battements de mon coeur passer de 127 à 140, au moins, en moins d'une seconde: le fil blanc, rattaché au jaune, correspondait à un fil bleu, pas rouge.
Le bureau était une petite pièce vitrée, où trônaient vieux ordinateurs, corbeilles à papier et boxes pour employés mal dans leur peau. La bombe, par effet de style probablement, avait été cachée sous le bureau du directeur, plus large. Mais, malgré l'espace un peu plus grand, néanmoins petit par rapport à un bureau normal de fonctionnaire, semblait se refermer sur moi tandis que les deux fils se reflétaient dans mes rétines.
-Le bleu, plutôt, non?
-Le rouge, coupe le fil rouge. J'en suis sûr.
-Bon Dieu, le blanc correspond au bleu, pas au rouge! J'ai pas envie de sauter...
-Moi non plus. Donc coupe le bleu.
-Le rouge, tu veux dire?!
-Coupe le bleu.
Un étrange silence s'installa. En rou.. bleu: 00:07:10
-Merci pour tout, mec, dis-je en direction du soldat mort. Grâce à ton sacrifice, des kilomètres entier de paperasse militaires vont pouvoir être sauvées... merci infiniment.
J'approchai le couteau en direction du fil rouge. Ou était-ce le bleu? Le blanc était rattaché au jaune, lui-même... Non! Le jaune était rattaché au blanc, lui-même connecté au bleu. Je m'étais trompé, du moins j'espérais; je sentais mes mains devenir comme une fontaine sous mes gants, tremblantes. Le rouge. J'avançai mon couteau en direction du fil, quand une puissante détonation emplit la pièce, en direction de l'entrée. Je retirai violemment le couteau, plongeai à terre derrière le bureau tandis que l'ordinateur envoyait ses composants voler dans la pièce en une multitude d'étincelles, et dégainai immédiatement mon Sig. Le soldat russe, probablement attiré par les tirs sur le toit cinq minutes auparavant, mit un certain moment à analyser la situation, tournant sa kalash dans ma direction. Le moment de trop. Mon pouce enleva la sécurité du pistolet quasiment au même moment où mon index pressait la détente par quatre fois. Fendant l'air dans la nuit, les balles percutèrent le soldat par trois fois, la dernière se contentant de rebondir dans un boxe derrière lui, tandis qu'il s'écroulait déjà au sol dans un étrange portrait warholien où les quatre teintes différentes se différenciaient par la réflexion de la lumière sur le sang dans lequel il baignait.
-Lock', ça va? demanda d'un air étrangement calme la voix de Owl dans mon codec.
Je rangeai immédiatement mon couteau, ainsi que mon pistolet, et observai avec effroi les deux fils, rouges et bleus, coupés, tandis que le compteur continuait d'avancer.
-Je les ai... je veux dire... les deux... coupés... les deux... rouge, bleu... coupés... les d...
Ma voix tremblait.
-Putain, tension cardiaque à 134, dit Owl... Fous le camps d'ici. TOUT DE SUITE!
Je gloussai un dernière fois, observant une dernière fois les petite barres azur qui continuaient d'avancer.
00:06:58.
Sept minutes.
LOCKHEED TALES #2: SEPT MINUTES
Tin jvais en avoir des trucs à lire.^^ Trois chroniques + finir la mienne ! Oo
Vivement le mois d'avril !^^
A propos de Chronique... ca me motive plus de poster la mienne au fur et à mesure, en plus comme ca je pourrais modifier la suite en fonction de vos remarques. ![]()
Je ferais un court résumé au début de chaque épisode.
Mais d'abord... COMMENTAIRE ! ![]()
Saladin, j'ai beaucoup aimé. Je trouve le contexte excellent, les répliques ( surtout celle citée par Locke ) très classes, et les combats pas si mangas que ca. ![]()
Même si moi, l'idée du U-155 aussi humain me dérange un peu, mais bon, je crois que j'ai pas une totale notion de ce que c'est. ![]()
Très bonne chronique en tout cas, bien développée et très efficace.
Locke, bah écoute... c'est court mais très puissant. ![]()
Surtout l'ironie genre "tu t'es sacrifié pour 3 tonnes de paperasse, merci beaucoup hein...". Le mix rouge / bleu est super bien foutu, je trouve. Bon, un épisode par minute, tu copie un peu 24 quand même.
Allez... à moi !
Précedemment, dans MGHS :
Il avait déclaré cette dernière phrase en pointant son arme sur Forman, qui n’en croyait pas ses yeux. C’était grâce à lui s’ils étaient vivants, grâce à lui si tout cela allait se finir une bonne fois pour toute. Et ils allaient le laisser pour mort. Les terroristes avec les terroristes. Pas d’alliance. Les chats et les chiens ne cohabitent pas. Rien de moins que des animaux, toujours prêts à se battre pour le moindre bout de chair, pour leur survie. Des animaux, vraiment ? Bien sur que non. C’était la nature humaine. Au moment où ils nous conduisaient, le canon de leur arme appuyé contre notre colonne vertébrale, vers une pièce isolée, je remarquais un élément que je n’avais pas encore vu. Dans le dos de l’homme derrière moi, sur l’épaule de sa veste, un nom. « D.S.O, Desmond Secret Operation ».
Il se redressa, prit la grenade des mains de Jay, ne lui adressant même pas un regard, et s’enfonça dans le noir. L’expression dans les yeux de mon coéquipier était équivoque, mêlée de haine, de peur, de pitié et d’incompréhension. Lorsqu’il entendit que Forman était parvenu au fond du conduit, il reprit du poil de la bête, et s’écarta de l’ouverture.
- Qui nous dit qu’on peut lui faire conf…
Il n’avait même pas eu l’occasion de finir sa phrase. Une explosion puissante et sourde venait de surgir.
- Oui… j’ai bien ce que vous m’avez demandé. Les quatre millions, ainsi que les ogives portatives.
- Bien, alors comme prévu, vous serez notre contact privilégié dans la suite des opérations.
- Et… pour le pourcentage ?!
- Nous avions convenu 20% je crois.
- Oui.
- Alors disons 25%.
- Tous mes collègues sont morts. Tout a parfaitement fonctionné.
- Les 5% supplémentaires sont là pour cette raison. Tous les membres de la Chrysler Unit sont-ils vivants ?
- Evidemment.
- Alors je pense que nous pouvons conclure 30%. Avec la certitude que vous serez avec nous pour la suite.
- Bien sur.
- Alors, nous nous reverrons très bientôt. La DSO a de beaux jours devant elle.
- Je l’espère. Au revoir, monsieur.
- Bravo pour votre très bon travail… monsieur Hurricane.
METAL GEAR : HUNDRED SHOTS
- The Ninety-ninth Shot - [ titre provisoire ^^ ]
-- 1er épisode : The Endless Story --
Un rai de lumière traversait le mur en décrépitude de la vieille masure, et venait illuminer mon regard assombri par les pensées ténébreuses qui m’encombraient l’esprit. Au dehors, le soleil couchant du printemps éclairait doucement les terres fleuries du Kansas. Je tournai la tête, et ma pupille dut de nouveau faire l’effort de s’adapter à la pénombre ambiante. Lentement, une goutte de sang perla de mon poing serré, et vint s’écraser sur le bois humide du cabanon. Le bruit de sa chute était presque perceptible, tellement le silence régnait dans cette pièce. Dans le même temps, avec un effort de synchronisation quasiment parfait, une goutte de transpiration venait de dévaler ma tempe, puis ma joue, allant mourir sur ma veste.
Je me retournai, dans un geste lent au possible. Rien ne pressait. Nous avions tout notre temps. Dans le coin opposé de la pièce, Milla était adossée au mur, faisant tournoyer son Beretta et le rangeant dans son holster, dans un cliquetis stressant, agaçant.
Jay, lui, s’amusait à planter un couteau de poing dans une des poutres apparentes, puis à le retirer, et recommençait. On se serait cru dans un vieux film de truands. La mise en scène était parfaitement voulue. Les yeux de l’homme balayaient la pièce dans tous les sens, comme s’il savait, comme s’il se doutait que la menace pouvait venir de n’importe où. A chaque fois que Milla dégainait son flingue, à chaque fois que Jay lançait son couteau, à chaque fois que Kyle daignait lever les yeux, ou bien que je me mettais à bouger… il croyait que c’était pour mettre fin à ses jours, dans l’anonymat le plus total. Dans la pièce d’à coté, Claire surveillait le chemin d’accès, sous mes ordres. Non pas que je ne voulais pas qu’elle assiste aux spectacles, mais ses yeux clairs auraient risqué de redonner confiance à l’homme. Ses poings, noués derrière son dos, tremblaient fébrilement. Solidement attaché à la chaise en bois, il était totalement à notre merci. Je m’approchai, très lentement, du dossier de son siège, et d’un seul coup, l’inclinait vers moi, afin que son visage et le mien soient si proches que ma transpiration et son sang se mélangent.
- Il faut encore que je me répète, hum ?
Je balançai la chaise sur le sol, et il retomba dans un petit gémissement apeuré. Aussitôt, je dégainai mon Socom, et le pointait vers son visage.
- Où est-il ? …
Lentement, afin qu’il puisse suivre le mouvement de l’arme, je fis glisser le canon vers l’extrémité de son genou droit.
- Où est Hurricane ?! Parle !
Je scrutais l’horizon, à travers l’ouverture de l’hélicoptère, tentant désespérément d’apercevoir celui dans lequel il était monté. Cet homme, celui qui avait bien failli tous nous descendre, celui qui avait planté un couteau dans la cuisse de mon coéquipier et ami, celui qui venait de se tirer avec une ou plusieurs têtes nucléaires et quelques millions de dollars en liquide. Ce même homme que je m’étais juré de descendre, même si je devais vendre mon âme au diable pour cela. Rarement, je n’avais ressenti de telle haine pour quelqu’un. La dernière fois, c’était pour Ocelot. Avec le résultat que l’on connaît. Je n’avais jamais raconté dans le détail ce qu’il s’était passé dans ce silo. Cela semblait si irréel. Plusieurs fois, j’en étais au point de me demander si tout cela n’avait pas été qu’un songe, si Ocelot était peut-être toujours vivant, quelque part, à me narguer. Une fois, ce sentiment avait été si puissant, si réel, que je m’étais rendu sur les lieux de feu la base de Foxhound, pour vérifier que je n’avais pas rêvé tous ces moments. J’avais déjà été tenté de retrouver cet homme, avec qui j’avais échangé quelques mots, Lockheed si je me souviens bien. Il semblait en mesure de comprendre mon histoire, de répondre à mes questions, d’annihiler mes doutes. Mais je n’avais absolument aucune idée de ce qu’il était devenu. Alors je devais me contenter de mes souvenirs. Ces pensées m’avaient emmené très loin, et lorsque mon esprit revint enfin à la réalité, la base était déjà en vue. Je me rendis alors compte de mon horrible indifférence. Jay ne pissait pas le sang, mais il souffrait tout de même, et je ne lui avais même pas adressé la parole de tout le voyage. Mais, au vu de la façon dont il me regardait, Jay s’inquiétait plus pour moi que pour lui-même. L’hélicoptère atterrit lentement, Jay sortit en premier, appuyé sur l’épaule de Milla. Deux types arrivaient avec une civière, mais il les repoussa. Il avait beaucoup de fierté, certainement trop d’ailleurs. Pendant que celui-ci allait en soin, nous filions dans la salle de débriefing. Saladin n’avait pas le temps de s’occuper de cela, il lirait certainement le compte rendu de mission, mais sans plus. Le responsable du débriefing nous raconta que plusieurs unités étaient prêtes à partir au moindre appel de notre part, mais qu’aucune communication ne leur était parvenue.
Des hommes avaient été envoyés par la suite, afin de ratisser le Grand Canyon, d’interroger d’éventuels photographes amateurs, bref, de retrouver une trace de ce fameux hélicoptère sorti de nulle part.
Et, finalement, les efforts n’avaient pas été vains. Totalement par hasard, plusieurs mois après les évènements, l’un des hommes rencontra un touriste qui se trouvait sur les lieux, ce jour-là. En fait, il s’avérait qu’il était l’un des passagers du bateau que nous avions… emprunté. Il avait vu l’hélicoptère, de ses propres yeux, et avait pris une photo. Photo sur laquelle on pouvait parfaitement lire le numéro d’immatriculation, numéro grâce auquel on pouvait remonter jusqu’à l’agence de location, agence grâce à laquelle on pouvait remonter au pilote. Un type louche, paumé au fin fond du Kansas…
L’homme était à la limite de se pisser dessus. J’avais tellement croisé de ces hommes, à qui on aurait pu égorger la famille devant leurs propres yeux, sans qu’ils perdent leur foutu sourire narquois. Cela avait presque tendance à me déstabiliser de tomber sur quelqu’un… d’humain. Avant de le questionner, nous l’avions évidemment fouillé, et son portable reposait bien gentiment sur la table. Un de ces portables dernière génération, avec une mémoire interne énorme. A tout hasard, sans vraiment y croire, je fouillai le registre des appels, à la recherche d’un en particulier, passé en ce mois de juillet 2030. Rien. Je laissai le répertoire se défiler, jusqu’à la lettre H. Se faisant, je reconnus d’ailleurs le nom d’un bon nombre de terroristes, de Patriotes – dont certains que j’avais moi-même exécutés – et de mercenaires en tout genre. Mais, c’est en finissant de dérouler la longue liste énoncée, que je me rendis compte de son système. Les personnes dont le prénom lui étaient connues, étaient classées par ce même prénom, et, alors que je remontais afin de parvenir aux F, comme « Frank », je croisai en passant un prénom très familier. Ethan. Bien évidemment, des Ethan louches, il pouvait y en avoir des tonnes… Mais serait-ce lui ? Serait-ce Ethan Scamp ? A tout hasard, je vérifiai les messages ou appels envoyés à ce numéro, mais rien n’y figurait. Tant pis, il fallait que je me concentre sur mon objectif principal. Hurricane. Gagné. Je sortis de la salle, le téléphone en main, et m’approchai de Claire, assise devant la porte. Sur la table, derrière elle, son éternel ordinateur portable attendait paisiblement qu’on le mette à profit. Elle le relia au téléphone, et un logiciel d’imagerie satellite en temps réel s’ouvrit automatiquement, et à mon étonnement, l’objectif n’indiquait pas les Etats-Unis. Un tout petit curseur, planté au beau milieu de l’Afrique Sub-saharienne. Les coordonnées précises clignotaient devant mes yeux.
- On a ce qu’on cherchait. On y va, annonçai-je à mon équipe.
- Kenneth, qu’est ce qu’on fait de lui ?! interrogea Milla.
- On ne peut pas se permettre de le laisser vivre. Il préviendrait l’autre sur le champ. A toi l’honneur.
- Tu sais très bien qu’exécuter sommairement et à bout portant un type attaché, ça n’a jamais été mon truc. Me répondit-elle.
- Tu es une drôle de terroriste, tu sais…
- Une terroriste qui croit au karma, ça ne doit pas courir les rues ! lança Jay.
Milla me regarda avec un air embarrassé, mais elle savait qu’elle devrait certainement faire face à ce genre de situation tôt ou tard. Alors qu’elle sortait son flingue de sa ceinture, je levai le mien, et sans hésiter un seul instant, appuyai sur la détente, creusant un troisième œil au beau milieu du front de l’homme, dont la tête se reposa tranquillement au sol et commença à se vider de son sang. Quant à moi, je regardais dans le vague. Je n’avais même pas visé, même pas réfléchi. Je me sentais vide de toute émotion à cet instant, mais surtout incroyablement déterminé.
En me retournant, je croisai le regard interrogateur de Milla, et très vite, ses paroles exprimèrent ses pensées :
- A quoi tu joues, je peux savoir ?!
- Pas de temps à perdre. Lui répondis-je calmement.
- Et maintenant ?
- On file à la base, on cause rapidement aux supérieurs, ou à Saladin s’il est là.
- Et s’ils nous donnent leur accord pour la mission, on va choper Hurricane, c’est ça ? continua-t-elle.
- Si tu veux mon avis, même sans leur accord, on est bons pour l’Afrique ! affirma Kyle à très juste titre.
- Toi, t’as tout compris. Lui lançai-je dans un sourire. Allez, plus rien à voir par ici. Allons-y.
Alors que nous passions dans l’autre pièce, la forte odeur d’essence me sauta au nez. Kyle reposa le jerrican sous la table, et tous sortirent, sans se presser. Je restai seul dans le petit coin qui servait de salle à manger, sortit mon Zippo de ma poche, et franchis à mon tour le pas de la porte, lançant le briquet par-dessus mon épaule. La bâtisse s’embrasa comme un vulgaire fétu de paille. Alors que notre hélico décollait, j’admirais les flammes qui chatouillaient doucement les feuilles des chênes, dans une multitude de couleurs vives et si paisibles.