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Le zéro ? Quel maudit bougre, il ne représente rien de plus que le néant. Mais en symbolisant le rien, n'est-ce pas justement là, la plus grande de ses qualités ?
Le un ? Sans l'ombre doute, nous voici en présence du leader. Du Princeps. Le prince des nombres, celui qui par la majesté de sa stature et le faste de son envergure mène les troupes à la victoire. Si Alexandre le Grand devait se réincarner en un nombre il serait un 1, indubitablement.
Le deux ? C'est l'osmose. La force du binôme. La passion du couple. Bien que susceptible de subir des tempêtes, le deux ne s'en relève que bien mieux par la suite. Le pilier de sa double stature semblant aussi immuable que la grande Pyramide de Gizeh.
Le trois ? N'est-ce donc pas là le symbole même de la Démocratie ? Illustrant à merveille la séparation des pouvoirs : législatif, exécutif et judiciaire. Il est de ce fait le plus sage des chiffres. Le plus érudit aussi. C'est incontestablement le Montesquieu du monde numérique.
Le quatre ? C'est la dichotomie par excellence. Où la symétrie rejoint son opposé pour former un ensemble incohérent mais diaboliquement séduisant. Il attire de par le mystère de sa calLigraphie tentatrice. Telle une succube prête à nous entraîner dans une danse charnelle aux mille et une voluptés enflammées. Il est donc souvent l'annonciateur d'une torride soirée.
Le cinq ? Unique en son genre. Il ne se complaît dans le respect d'aucunes règles. Il ne respecte aucunes coutumes. C'est un révolutionnaire dans l'âme! En cela il est comparable à un véritable Guevara de la mathématique.
Le six ? Fuyez pauvres mécréants car voilà le chiffre de l'Antéchrist et de Lucifer sous toutes ses formes ! Cette démoniaque expression du Mal n'aura cesse de vous tourmenter jusqu'à ce que vous expiriez votre dernier souffle.
Le huit ? Il correspond aux nombres de femmes avec qui j'ai couché. Ah là il est vrai c'est un souvenir quelque peu personnel. Empreint de bonheur, de jouissance et aussi de déceptions. Passons au chiffre suivant voulez-vous ?
Le neuf ? Il exprime toute la force du renouveau, de la modernité, du redressement. Annonciateur de réformes et de lendemain qui chantent, c'est quelque part le Messie des sciences physiques. L'îlot salvateur même. Ou encore le phare guidant les vaisseaux égarés dans les méandres de la tourmente intellectuelle mis en place par les chiffres. Le neuf n'est rien de moins que la réincarnation spirituelle du Grand Phare d'Alexandrie.
Ces réponses vous conviennent-elles chers amis
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