Désole Capelle ![]()
Bon malgré mon retard énorme et le fait que je n´ai pas comencé, je me lance tout de suite pour quelques heures d´écritures intenses.
J´aimerais bien voir un chapitre de la Mort des Forumeurs faire 13 pages
Sinon, bonne chance Kev :P
Ca va être juste pour moi ![]()
Cher Séréon,
" Quelle chance tu as d´habiter sur une autre planète, ici comme tu dois t´en douter rien n´a changé. Mon père me manque de plus en plus, j´aimerais qu´il ne soit pas mort dans ce stupide cratère aux fantômes. Quand à ma mère elle est toujours à ce maudit Conseil, je ne la vois jamais. Tous mes copains d´écoles me disent que j´ai de la chance d´avoir ma mère au Conseil, personnellement j´en doute, je ne la vois jamais, et j´ai l´impression qu´elle ne m´aime pas. Heureusement il y´a Essea. Elle m´aime bien, ou du moins je le crois. Ma mère la paye pour me garder, je t´en ai déjà parlé dans certaines lettres. Elle m´aide aussi pour l´école, parce que je ne suis pas très fort, je ne vois pas l´intérêt d´apprendre certaines matières... par exemple la géographie. Qu´est ce que cela peut me faire de savoir où se trouve l´Europe, l´Océan Indien et l´Himalaya vu que je n’y irais jamais. Ce n´est pas l´envie qui m’en manque, loin de là. Mon rêve serait que ce foutu bouclier un jour se détruise et que je puisse m´évader, mais maman dit que s´il venait à se briser, ce serait notre fin ( quand elle dit fin, elle veut dire mort). Les fantômes qui ont tué papa ne peuvent pas passer à travers le bouclier, mais lui en grand soldat était allé les combattre. Il était courageux, il faut dire. Il n´avait peur de rien, tout le monde s´accorde pour le dire. Je me demande bien à quoi cela sert d´être courageux quand on est mort. Je préfère être trouillard mais vivant. J´aurais préféré avoir un père peureux mais près de moi, et une mère pauvre mais qui m´aime. J´aurais préféré ne jamais naître. Je ne trouve pas ma place ici. Tu as de la chance toi, d´habiter sur une autre planète ! Je t´envie"
Peter.
Je lâche mon stylo, à bout de souffle. Je crois que j´aurais aimé faire du sport, ça aurait peut être arrangé les choses. Maintenant même monter les escaliers me fatigue. Depuis le temps que je ne fais rien, je pense que c´est normal. Evidemment, mon asthme n´arrange rien.
Je me demande si je suis fou. Qu´est ce que dirait maman si elle voyait ces lettres ? Elle ne les trouvera pas, elle ne vient que pour dormir à la maison. Je me demande si elle ne me confond pas parfois avec le fils d´Essea qui vient ici jouer avec moi le mercredi après midi.
-Peter ? Appelle une voix derrière moi.
Je me retourne, c´est Essea. Elle est déjà d´un âge avancé, mais elle me semble si jeune et si jolie. Elle a les cheveux blancs ? Possible, moi j´ai l´impression qu´ils sont blonds et brillants. Elle a le visage encore jeune, et les rides ne se font pas voir. Pour une vieille femme, elle est très svelte et plutôt élancée. J´aurais aimé qu´elle soit ma mère.
-Qui a-t´il ?
-Tu écris Peter ?
-Non.
Je mens. Je commence à avoir des doutes. Elle me prendrait probablement pour un fou si elle savait que j´écrivais à quelqu´un qui n´existe pas. Séréon, c´est mon ami. Non, c´est mon MEILLEUR ami. C´est aussi mon confident, celui qui sait tout de moi. C’est le seul, je ne me confie jamais à quelqu’un d’autre.
Une voix, à l´intérieur de moi, me dit que Séréon n´est qu´un rêve, une illusion, un pantin à qui j´ai donné vie grâce à mon imagination.
Je ne sais plus comment il est né, si il est sûrement apparu un jour où j´avais besoin de lui. Je ne sais rien sur cet ami imaginaire, ou du moins, pas grand chose. Il a mon âge, c´est à dire 12 ans. Il vit dans un monde meilleur, sans fantôme, sans bouclier bio-éthérique, sans Conseil, et où on peut voyager. J´en ai marre de New York City, je le lui dis dans quasiment toutes mes lettres. Lui il a de la chance, il me dit qu´il voyage avec ses deux parents, qu´il a déjà fait du ski, et qu´il a déjà vu la mer. Il se baigne dans la mer. L´eau est chaude, et sa mère vient jouer avec lui pendant que son père prend des photos. Il me dit que cet hiver il ira faire de la luge. Il me dit qu´il est heureux. Il me nargue, peut être.
Je jette alors tous les papiers et stylos qui encombrent mon bureau. Je suis fou, complètement fou ! Comment Séréon pourrait-il me répondre alors qu´il n´existe pas ! IL N´EXISTE PAS !
J´entends Essea qui s´approche de moi.
-Qui a t’il ? Demande t´elle du voix inquiète
-Rien, rien.
-Presque dix heures, j´étais venu te dire que je m´en vais, mais si tu veux je peux rester... tu voudrais ?
" Oh oui, oh oui reste ! Je t´aime plus que ma mère ! Reste ! Reste ! Reste ! " C´est ce que j´ai envie de lui crier, mais malgré mon jeune âge, j´ai déjà mon caractère et ma fierté.
-Non, c´est bon tout va bien c´est juste que je suis fatigué alors quand je suis fatigué je pleure.
Elle semble soulagée. Soulagée que j´aille bien ou soulagée de partir ? Probablement les deux. Parfois je me demande si je n´idéalise pas Essea, et si elle n´est pas pire que ma mère. C´est dans ces moments là que je me déteste le plus. Et Dieu sait que je ne m´aime pas.
La nuit ce soir est clair. Tous les soirs, j´espère pouvoir voir le gros canon Zeus qui est censé détruire tous les fantômes. Pourquoi ne l’utilise t’on pas ? Maman dit qu´un docteur nommé Sid, affirme que si on l’utilisait, cela pourrait faire mal à Gaia, l´esprit de la. Je ne sais pas si je crois à Gaia ou non. J´ai l´impression que Zeus pourrait nous aider quand même. Maman dit que je suis trop jeune pour m´intéresser à ce sujet. A quel âge à t’on le droit de parler de la survie de la planète ?
Je m´approche de mon bureau pour contempler mes dessins de Zeus. Je n´ai qu´un seul don : je sais dessiner. Je ne m´exprime que par les images. Parfois par l´écriture, mais comme vous l´avez déjà remarqué, je ne suis pas très doué pour ça.
Je ne retrouve plus mon dessin sur Zeus, peut être l´ai-je envoyé à Séréon. Il aime bien ce que je fais. Il me dit que si le dessin n´était pas un art démodé j´aurais pu avoir ma chance comme dessinateur. J´aurais aimé vivre quelques années plus tôt.
Je crois qu´il est plus de minuit quand j´entends maman rentrer. Tant qu´elle n´est pas rentrée, je ne dors pas. J´ai toujours peur qu´elle n’arrive jamais. Elle pourrait m’abandonner, ou oublier où elle habite.
Ma mère est belle, je pense que tous ses collègues sont secrètement amoureux d´elle. En plus elle est intelligente. Je sais qu´elle est cultivée, car pour faire parti du conseil il faut avoir fait beaucoup d´études. Maman se désespère que je sois si mauvais en classe. Elle pense que je ne suis qu´un bon à rien. Elle n´a peut être pas tort. Le dessin n´est pas une matière à l´école. A ce qu´il parait, avant c´en était une. Décidément, j´aurais préférée vivre quelques années plus tôt.
Je me réveille en sursaut, à bout de souffle, quelques brides de mon rêve reviennent à mon esprit. Je me rappelle d´un fusil braqué sur ma tête, et moi je chantais une chanson. Celui qui tenait le fusil, c´est celui qui se trouve sur ma feuille de dessin quelque part sur mon bureau. Il est grand, et mince. Beau et blond. Musclé mais il a l´air intelligent. Il est parfait. C´est Séréon. C´est comme ça que je l´ai créé. C´est lui qui tenait le fusil. Cela n´a aucun message, Séréon est mon ami, mon meilleur ami.
Aujourd´hui c´est mercredi, et je n´ai pas à aller à l´école. Tant mieux. A l´école, je suis seul et on se moque de moi. Ici, je suis seul mais personne ne rie. Je préfère ça.
Je m´assois sur le canapé, et j´allume la télé. C´est l´heure des reportages, où on parle d´une jeune fille. Son visage apparaît à l´écran, elle se nomme Aki. Le reportage indique que cette jeune fille pourtant en phase terminale aurait réussi à survivre. Maman m´a déjà parlé d´elle, c´est une assistante du docteur Sid, celui qui préfère la manière douce à la manière forte. On dit ensuite que le canon Zeus est prêt à l´emploi. Le général Hein vient ensuite parler à la télé. Je connais tout de lui. Il est né en 2030 à San Fransisco. Il a donc maintenant 35 ans. Sa femme et son enfant sont morts lors de la chute du bouclier de San Fransisco. Quand à lui, il s´est fait connaître surtout lors de la quatrième mission en 2063. Je l´admire, je pense que c´est le seul au monde qui pourra nous sauver de cet enfer.
Je ferme les yeux, et je m´endors.
J´ai l´impression de m´être assoupi il y a seulement dix minutes quand j´entends des hurlements dans la rue. Instinctivement, je me lève et je regarde l´heure, il est dans les alentours de midi. Cela fait donc plus d´une heure que je dors. Je me précipite à la fenêtre, et j´aperçois du haut de mon immeuble ce que tout le monde a toujours redouté. Les fantômes ont réussis à rentrer dans la ville. Je ne sais comment, mais ils sont là.
Je me précipite à la terrasse de l’appartement, pour assister au désastre. Du haut du dixième étage, j’ai une vue générale sur la ville, c’est la cohue totale. Je vois, à une trentaine de mètres de moi, un espèce de gros serpent rouge fluorescent voler dans les airs. Je le vois se diriger face à l’appartement d’à côté, j’ai l’impression qu’il transperce des gens qui s’étaient mis au balcon, et une espèce d’aura bleue se sépare de leur corps. Ils viennent de mourir, tandis que le fantôme avale leur arme.
Jamais je n’avais vu quelqu’un mourir. Je suis terrifié.
Je crois que je reste là, planté sur cette terrasse pendant de longues minutes, quand soudain j’entends l’ordinateur qui émet la sonnerie indiquant que j’ai un appel. J’accours. C’est ma mère, je la vois dans l’écran, elle peut elle aussi me voir.
-Maman ? Maman ? C’est … affreux ! Dis-je !
-Peter ! Reste bien tranquille à la maison.
Je vois derrière ma mère quelqu’un qui lui demander de couper.
-Je vais être évacuée vers Huston, mais tu ne peux pas venir avec moi. Reste bien tranquillement à la maison, il ne t’arriveras rien.
Je ne dis rien, tellement je suis choqué.
-Il ne t’arriveras rien, répète t’elle pour se rassurer.
L’homme derrière elle lui dit qu’il faut partir, et ma mère me dit au revoir, je crois qu’elle pleure. Pas moi. Je n’ai pas bougé depuis que j’ai compris qu’elle m’avait abandonné chez moi, me condamnant à la … à la…
Je ne compte pas écouter ma mère, je prends rapidement mon argent et un manteau. J’éteins toutes les lumières, je ferme la porte à clef, en me rendant compte à quel point tout ça est bien futile maintenant. Notre vie est rythmée d’habitudes plus débiles les unes que les autres.
Je me précipite vers l’ascenseur, descendre les escaliers me couperait la respiration, je vais devoir économisé mon souffle.
Des dizaines de gens sont là, attendant que ce maudit appareil arrive, tout le monde se bouscule, tout le monde cri. Si cela continue comme ça, je vais me faire écraser.
-Poussez-vous !
-Dégagez !
-Faîtes attention !
-Maman ! Maman !
-Je suis là, je suis là !
Tout le monde hurle dans mes oreilles, soudain une main m’agrippe et me tire en arrière, je tombe mais au moins je ne suis plus au centre de ce groupe de fous qui attend toujours le maudit ascenseur.
-Ca va petit ?
C’est un homme d’un âge avancé qui me parle, mais à sa carrure et à sa coiffure, on peut facilement penser qu’il a fait l’armée, et c’est alors que je le reconnais. Il se nomme James, et c’est notre ancien voisin, un militaire. Je le surnomme d’ailleurs Terminator, en référence à un très vieux film.
-Termi… euh ! Monsieur James, dis-je !
-Pas par ici, petit, me répond t’il.
Il me traîne vers les escaliers.
-Nous n’avons qu’à y aller doucement.
La perspective de descendre dix étages m’effraie quelque peu, mais je me sens plus d’attaque quand il me dit que prendre l’ascenseur c’est se condamner.
-Qu’est ce qu’il se passe, pourquoi les fantômes sont entrés ?
-C’est le bouclier qui a cédé je pense, c’est déjà arrivé dans certaines villes, pourtant rien ne laissait prévoir un tel désastre.
Il se tait avant de reprendre.
-Et ta mère ?
-Elle m’a abandonnée, je réponds durement.
-Ne t’inquiète pas, tout ira bien pour toi, enchaîne t’il très vite.
-Mais comment ? Je ne vais pas pouvoir échapper à ce fantôme, ma survie est impossible.
En disant cette phrase, je me rend compte l’importance que j’attache à la vie. J’ai passé 12 années de mon existence, à la critiquer, à la haïr, à vouloir qu’elle s’arrête pour moi, et maintenant je me rends compte à quel point finalement, je la veux, je veux la garder, la préserver.
Terminator a l’air sûr de lui, il a un plan d’attaque parfait.
-Nous allons nous en sortir petit !
Je m’apprête à lui dire à que je serais un fardeau pour lui, mais je me retiens, de peur qu’il me laisse seul. Je vais devoir me surpasser.
-Et les fantômes ?
Il sort un pistolet comme je n’en ai jamais vu, même dans les films de sciences fiction.
-Avec ça, on va pouvoir se défendre. Ca tue les fantômes, mais si tu touches un homme avec le type éclatera en milles morceaux, va falloir que je fasse attention, j’ai perdu de ma précision.
Nous sommes déjà en bas, finalement pour l’instant tout se passe pour le mieux. La rue est un véritable champs de batailles, quelques fantômes de formes diverses et variées se jètent sur des passants.
-Je ne peux pas tirer, je gaspillerai des munitions, se justifie James.
-Où va-t-on ?
Nous allons prendre le métro.
Hein ? J’ai bien entendu ? Il est fou, le conducteur ne sera jamais là !
-Ces choses là sont automatiques, dit t’il comme s’il m’avait entendu penser. Cela continue même si ça doit être complètement un bordel à l’intérieur, c’est notre seule chance. Une station s’arrête près d’un aérodrome militaire, le seul moyen d’y entrer c’est à l’aide d’une carte, c’est la meilleure idée que j’ai eue.
-Vous pensez qu’ils m’accepteront ?
-Tu crois vraiment que quelqu’un sera là pour vérifier ?
Je trouve le plan de Terminator quelque peu foireux, mais après tout, je n’en n’ai aucun autre.
La rue n’avait jamais été un endroit calme et de tout repos, d’ailleurs je sortais le moins possible, détestant cet univers, mais dans ce vacarme, plus aucune règle n’était respectée. Tout le monde essayait de sauver sa peau, et tant pis si cela mettait en danger celle des autres. Terminator, lui, ne semblait pas trop gêné par tout ce remue-ménage, ou du moins il n’y prêtait pas attention. Il avait l’air de surveiller simplement les fantômes, qui ne s’étaient jamais trop rapprochés de nous.
Lors de notre arrivée dans la station de métro, pas une fois, il s’était servi de son arme. Aucun fantôme ne semblait s’être introduit dans la station, je me senti quelque peu soulagé, surtout que le métro n’était pas archi plein.
-Restons sur nos gardes, me rappela t’il.
Quelques minutes plus tard, le métro démarra, tranquillement, comme si rien n’avait changé. Cela en était même inquiétant.
-Tout est calme, personne ne parle, dis-je à moi-même.
James m’avait entendu.
-C’est sûr, tout le monde retient son souffle, au cas où qu’un fantôme fasse son apparition.
Soudain le métro s’arrête. Je hurle de terreur, et je ne suis pas le seul. Je me retourne de tous les côtés, aucun fantôme, mais les portes s’ouvrent. Je continue à hurler, comme si personne ne pouvait me faire taire.
-Calme toi petit, me dit Terminator, nous sommes juste à la première station.
Je me calme peu à peu, jamais de ma vie je n’ai jamais été aussi stressé, je guette les moindres mouvements, je regarde partout, de peur qu’un fantôme n’arrive.
Le métro se remet en route, la radio se met en marche.
« Oh baby, oh baby »
Je connais la chanson par cœur, elle passe en boucle en ce moment sur la radio.
« Oh baby, oh baby »
Mon esprit s’échappe quelques peu, et je repense à quel point j’étais heureux il y’a encore quelques minutes. Et le pire de tout ça, c’est que je ne le savais pas.
« Oh baby, dis moi… oh dis mois »
Je chantonne nerveusement la chanson.
« Dis moi que toi et moi ça se finira pas comme ça »
J’ai envie de fermer les yeux et de me croire encore dans ma chambre. Je fais le test. Je ne vois plus rien, et je m’imagine tranquillement chez moi, en train de chanter une chanson.
« Oh baby ! Si c’était finit, oh baby Oh baby, oh baby ne pars pas comme si…. »
La radio s’arrête. J’ouvre les yeux, et la réalité me frappe de plein fouet.
-Qu’est ce…
Je n’ai pas le temps de finir ma phrase, que le métro s’arrête également, et que les lumières s’éteignent. Tout le monde commence à hurler. Nous nous retrouvons dans l’obscurité la plus totale. Je sens la forte poigne de Terminator sur mes épaules, il me fait comprendre que je dois rester là, pendant que tous les autres ne cessent de courir dans tous les sens.
-Nous sommes bloqués ! Hurle une voix. Les portes ne s’ouvrent pas ! Elles ne s’ouvrent pas, continue t’elle en couinant.
La panique grandit encore, dans le métro. Tout le monde semble s’être rué aux portes, et aux fenêtres. Les gens tambourinent contre les parois, sans même savoir où ils se trouvent. Les yeux ont beau s’habituer quelque peu au noir, on ne distingue rien, ou presque. Il n y a aucune source de lumière.
-Nous sommes bloqués !
-Au secours ! Au secours !
Les gens hurlent, pleurent, et frappent dans tous les sens, quand soudain, le wagon s’illumine à nouveau. C’est un fantôme, qui vient de traverser le sol et d’entrer dans le wagon, il vient de tuer les gens qui se trouvaient juste devant moi.
Jamais je n’avais vu la mort d’aussi près.
Tous les gens placés derrière moi courent pour échapper au fantôme, sans faire attention où ils vont. Je ne sais pas comment, mais en moins de deux secondes je me retrouve par terre, sans plus aucun repère. Je ne vois ni Terminator, ni le fantôme, ni ceux qui viennent de mourir… là, de mourir… sous mes yeux…
Les gens me passent dessus, égoïstement. Je suffoque. Ils m’écrasent. Je commence à perdre mon souffle. Ma respiration est de plus en plus saccadée. J’essaie de crier, mais on n’entend rien.
-James ! James ! James ! !!!!!!
Une foule de jambes me passent dessus, je suis toujours par terre, en train d’asphyxier. J’ai l’impression d’être par terre depuis des dizaines de minutes, quand enfin j’entends quelqu’un tirer, la foule semble toujours être en pleine hystérie, j’ai l’impression que la salle retombe dans l’obscurité, le fantôme viendrait t’il d’être tuer ? Du sang me gicle sur le visage, qu’est ce que ? Est-ce le mien ? Je ferme les yeux, et je perds la conscience.
Je me réveille, avec un mal de chien. La première chose que je vois, malgré l’obscurité, c’est le visage ridé, crispé et tendu de Terminator. Jamais je n’avais remarqué les nombreuses cicatrices de sa tête. Je n’avais jamais vraiment fait attention à lui, et pourtant… c’est grâce à lui que je suis encore en vie. Pas grâce à ma mère, qui m’a abandonné.
-James ?
-C’est bon, tout va bien.
-Que s’est t’il passé ?
-Tu es tombé dans le métro, je n’ai pas eu le temps de m’en apercevoir, j’ai tiré contre le fantôme.
-Tout de suite après ?
-Oui, pourquoi ?
-J’avais l’impression que cela faisait des minutes que j’étais sur le sol.
-Non, j’ai aussitôt tiré. Oh… après, quand je t’ai vu avec tous les gens qui t’écrasaient. Ils auraient pu te tuer, alors j’ai tiré dans la foule.
Je ne dis rien, je comprends peu à peu. Que dire, Terminator a sauvé ma vie, mais je peux difficilement le remercier d’avoir tué des gens. Cependant il a l’air de vouloir que je le rassure.
-Si tu ne l’avais pas fait, je serais mort. Je te remercie.
Un sourire apparaît sur le visage de James. Furtif, peut être, mais c’est mieux que rien.
-Les survivants sont partis sans demander leur reste, j’ai brisé la vitre de la porte avec mon arme, et ils se sont tous précipiter dehors.
-Qu’allons nous faire ?
-Continuez notre route, les fantômes ne semblent pas trop s’intéresser au sou sol, tant mieux pour nous. Nous allons donc devoir continuer notre route, dans le noir du souterrain du métro.
-C’est bizarre cette coupure de courrant, au mauvais moment.
-Ca n’a rien d’étrange, avec tous les fantômes on peut imaginer plein de choses, ils ont pu tuer le pilote d’un avion qui survolait un poteau électrique, l’avion s’écrase sur ce pylône et voilà le résultat. Je pourrais te trouver des centaines d’explications.
-C’est bon, ça suffira merci. Ne nous éternisons pas ici.
Je me relève péniblement, ma tête me fait atrocement mal.
-Ca ira, me demande Terminator.
-Oui, oui, merci.
Je me dirige vers la porte, mes yeux se sont habitués au noir.
Nous avançons alors dans l’obscurité, et dans le silence. Nous ne parlons pas.
Le couloir de métro semble sans fin, je me demande si un jour je reverrais la lumière.
Mes pensées vaguent. Je repense à ma vie bien tranquille avant, dire que je me plaignais.
Je n’aurai jamais dû.
J’étais bien plus heureux avant, mais je ne le savais pas.
J’aurai dû profiter de l’instant présent. C’est débile, tout le monde se dit ça une fois qu’il est trop tard.
Je me suis cru fou, avec mon ami imaginaire. Je pense que je ne le suis pas. C’était juste une façon de m’évader de ce monde que j’aimais si peu.
C’est quand on est proche de la mort, qu’on comprend qu’on tient à la vie.
C’est quand on voit la mort de près, également.
Finalement, depuis ma naissance j’avais toutes les raisons d’être heureux, et je ne l’ai pas été. Maintenant que je voudrais l’être, je ne le peux plus. En sommes, je n’ai jamais été heureux, et je ne le serais plus jamais. Quand une mère abandonne son fils, il est dur de pouvoir un jour…
Je sens que je vais pleurer, mais je m’en empêche. C’est stupide. Pourtant ces phrases font une boucle dans ma tête et reviennent sans cesse.
« En effet, elle ne t’as jamais aimé », « Plus jamais tu ne la reverras », « Toi, tu ne l’a jamais avoué, mais tu l’as toujours aimée… dommage car toi elle ne t’aimes pas »
Quelle est donc cette stupide conscience qui habite dans ma tête, jamais je n’aurais du l’héberger. Toujours là pour trouver les choses qui font mal, et ce n’est pas vraiment le moment.
Je crois que ça fait près d’une heure qu’on marche, sans qu’on ait rencontré un seul fantôme. C’est presque miraculeux. De toute façon, avec l’arme de James, on n’a pas trop de soucis à se faire.
A peine ses pensées me traversent l’esprit, que j’entends un bruit derrière moi. Comme un grésillement. Mon cœur s’accélère, je sens un danger qui s’approche, et je ne suis pas le seul.
Pour la première fois, je vois James affolé.
-Qu’est ce que c’est ?
James me prend et me plaque contre le mur. Une lueur nous éblouis tous deux.
Je n’y crois pas, c’est impossible.
-C’est… c’est… je bredouille comprenant ce qu’il va se passer.
Le bruit est de plus en plus fort, la terre commence à trembler.
-On va mourir ! On va mourir !
Jamais je n’ai été aussi sûr d’une chose.
La menace se rapproche.
-C’est le métro électrique qui remarche.
Je hurle cette phrase dans un désespoir. Mes yeux sont complètement aveuglés par la lumière des phares, je distingue à peine James.
-Non. Non. Non ! !!
Lui il ne dit rien.
Le métro s’approche, on le voit arriver.
Je me plaque contre le mur, je m’accroupis. Je ne pleure pas, bien trop paniqué pour ça.
Le métro se rapproche encore plus.
-James ! James ! !!!
L’engin n’est plus qu’à quelques mètres, il vas nous dépasser et…
-Aaaaah.
Le métro me passe devant moi, je suis plaqué contre le mur. La vitesse est impressionnante mais la distance entre mon corps et le métropolitain est plus grande que ce que je ne pensais. Je regarde James, comme si j’avais un pressentiment, il vacille, et perd l’équilibre, il s’étale en avant et tombe de plein fouet contre l’appareil.
Du sang me gicle au visage pour la seconde fois de la journée. C’est affreux, le métro disparaît au loin. Mes yeux doivent de nouveau s’habituer au noir. Après quelques temps je distingue le corps déchiqueté de mon ancien compagnon. C’est affreux de mourir comme ça. Je n’arrive même pas à reconnaître les parties de son corps.
Je retourne près de l’endroit où je m’étais plaqué contre la paroi pendant le passage du métro, pour m’asseoir. Je me rends compte alors que quelque chose de dur est par terre. En espérant qu’il ne s’agisse bas d’un bras de Terminator, je prends l’objet.
-Le pistolet, je n’y crois pas. Il a du le lâcher avant de… enfin avant de.
Tout d’un coup, la salle s’illumine, un fantôme vient de traverser le sol. Il est loin de moi, mais prend ma direction.
Je suis terrifié. Comment marche ce machin ? J’y crois pas, je vais mourir bêtement alors que j’ai l’arme qu’il faut pour me défendre.
L’espèce de baleine volante fluorescente doit être à une dizaine de mètre de moi.
Je sens la gâchette, et j’essaie de tirer. Je n’y arrive pas, c’est trop dur. Il faut trop de force.
Plus qu’à cinq mètres de moi. Elle va me tuer, me prendre mon âme et la dévorer.
Je donne toutes mes forces, sûrement l’énergie du désespoir.
-Aaaaaah !
Je sens la gâchette qui lâche, je ne retire pas mon doigt, le fantôme explose mais de peur qu’il reprenne vie, je tire toujours.
Stupide erreur, quelques secondes plus tard je n’ai plus de munition, je suis maintenant sans défense. Ma survie, est plus que compromise, elle est impossible.
Je m’avance, dans ce qui sera sûrement mon tombeau. Si un fantôme apparaît, je suis foutu. Je presse le pas, j’essaie d’avancer le plus vite possible, mais après tout même à l’extérieur de ce long couloir je ne serais pas en sécurité.
Je n’ai donc plus aucune chance de survivre, dans ce monde, et pourtant je le voudrais tellement. Je veux m’accrocher à cette vie que j’ai tant haïe avant, je veux continuer à vivre, ou plutôt je veux commencer à vivre.
Je suis en plein désespoir quand enfin je sors de ce long couloir, nous sommes dans une nouvelle station. Elle est déserte, si on oublie les quelques cadavres qui traînent. Je dois être le type le plus chanceux du monde, il n’y a aucun fantôme non plus. Je monte les marches pour retrouver l’air libre.
En sortant je me rend compte que je suis tout près de ma demeure. Pourquoi ne pas m’y rendre, après tout je préfère mourir chez moi que dans la rue.
Je regarde les alentours, on distingue beaucoup de cadavres, quelques survivants qui courent dans tous les sens, et au loin dans le ciel des fantômes qui semblent être plus occupés par une autre partie de la ville.
Je cours sans m’en rendre compte, tout en essayant de préserver mon souffle. Je ne fais plus attention à rien, ni aux gens, ni au fantôme. Je n’ai qu’un objectif, revoir ma maison, celle où j’ai grandit. C’est dans ses moments là qu’on se rend compte de ce qui est vraiment important pour nous.
J’arrive sans encombre sur le seuil de mon appartement, sur le parking tout le monde est mort. Tout le monde, ou presque. Au loin, une femme est en train de composer le code pour entrer dans la bâtisse. Je la distingue au loin quand soudain j’aperçois un fantôme surgir juste derrière elle.
-Madame ! !! Derrière vous !
Je crie pour la prévenir. La femme se retourne, pas pour regarder derrière elle, mais pour regarder qui l’a prévenue, et alors je la reconnais. De dos, je n’avais pas bien vu, je n’avais pas fait attention. Mais en voyant son visage, les larmes me vinrent aux yeux. Moi qui me suis tant forcé à ne pas pleurer, là je fonds complètement.
Elle ne m’a pas abandonnée alors, ou plutôt elle est revenue.
-Maman, dis-je dans un murmure.
Je cours en sa direction, tandis qu’elle reste complètement clouée. Je l’aime, je l’aime. Jamais plus je n’en douterais. Et le mieux, c’est que je l’aime, mais qu’elle m’aime.
Et c’est alors, que je l’avais oublié, le fantôme se jette dans ma mère, elle vacille et tombe, tandis que son âme bleue est emportée par le fantôme. Je m’arrête en pleine course.
Je suis triste de l’avoir vu mourir, mais heureux de me savoir aimée. Pour la première fois de ma vie, j’ai l’impression d’exister.
Le fantôme se dirige vers moi, je n’y fais même pas attention. Oh, je sais que je vais mourir, mais heureux. Il aura fallu attendre la fin de ma vie pour que je le sois. Je ferme mes yeux, en pleurant de bonheur. Un sourire apparaît alors sur mon visage, et je murmure.
-J’arrive maman.
Je viens t, a cet instant précis, d´envoyer un mail contenant ma fic a Monarch.
Pourquoi pas directement sur le forum?
parkko viens de poster la sienne, ca serait le brouillon pour s´y retrouver.. j´attend la prochaine page du topic.
ok sa marche bon je vais t´aider dans ta quete ^^
j´essaye de passer en page suivante..
désolé pour le gene occasioner
bon ca suffira comme espace
Voila ma fic:
Quel heur est-il? Je n’en ai pas la moindre idée..
En ces lieux, le temps passe différemment que d’habitude… tout dépend de notre état d’âme, je crois avoir entendu cela quelque part.
Voilà déjà prés d’une heure que je suis assis là, sur cette chaise en plastique bleue dont le montage a probablement été bâclé. L’odeur de tout ces produits médicaux envahissent mon cerveau et commencent à devenir particulièrement gênants.
Je jette un bref coup d’œil autour de moi: des adultes, des vieillards, des enfants et des bébés.. Pas une personne de mon âge avec qui parler, juste des personnages vides et insignifiants à mes yeux, tous manipulés par cette force qui commence à me torturer.
Personnage ai-je dit? Employer un terme de la sorte pour désigner ces gens me laisse douter une seconde de mon état de santé mental.. Ne commencerai-je pas à tomber dans le délire
Et l’obsession dû à l’abus de mondes virtuelles…? Peut être faudrait-il que je lâche plus souvent ma manette. Mais c’est normal après tout. Un jeu vidéo, aussi insignifiant qu’il peut apparaître , peut s’avérer être une véritable source de rêves , une sorte d’illumination qui surgit subitement dans notre esprit, un passage vers un autre monde.
Et si ce passage était existait? Si il était possible de rejoindre ce monde, ne serait-ce qu’un instant, qu’une fraction de seconde.. Peu m’importe cette quantité, je ne crains plus le temps à présent… Je veux y être, je veux pouvoir dire à moi-même que je l’ai fais, je veux constater, vivre cette expérience, ce fantasme.
Alors je décide de fermer les yeux… afin de quitter cette salle d’attente , cette ambiance lente et sans intérêt où il ne se passe rien.
Je ne suis plus là, je ne sais pas où je suis… c’est le néant, l’obscurité la plus totale mais je suis prêt à attendre. Tout se noue dans mon esprit, se mélange. Je revois les personnages de Final fantasy 7; Le grand blond, Cloud, ou l’éternel vengeur, Séphiroth.
Je m’imagine quelques lieux… le gigantesque cratère nord, l’impressionnant Gold Sauccer … J’ai la sensation de plonger mais je ne ressent aucune matière autour de moi.
Soudainement tout devient clair, je baigne spirituellement dans la lumière… je ne sais pas d’où elle vient, ni pourquoi je suis dedans…En ces instants là, j’ignore tout.
J’ai l’impression cette fois de remonter, tout s’accélère , j’émerge avec force de la réalité.
Je sens mon corps disparaître, je deviens un être éthérée , impalpable, je vole dans cette espace infini de lumière mais je ne sais pas où aller.
Et j’avance, j’avance sans cesse, la lumière s’intensifie de plus en plus… et je suis aveuglé, je m’évanoui.
Où suis-je? Mes yeux s’ouvres.. Du moins j’en ai l’impression.
Un paysage sublime surgis devant moi, des plaines immenses, des rivières étincelantes et des montagnes ça et là d’une beauté envoûtante.
L’aurais-je fais? Suis-je dans le monde de Final Fantasy 7? Est-ce possible?
Je veux en avoir le cœur net, je veux me déplacer pour découvrir la vérité.
C’est alors que je constate que je ne suis pas au sol, mais bel et bien en l’air… je n’ai plus de corps, seulement une entité impalpable qu’on appelle l’esprit.
Grâce a cette volonté de découverte, je me déplace à travers les nuages, rapidement, je parcours les kilomètres avec une aisance particulière.
Je progresse peu à peu à travers les montagnes, lorsque soudain j’aperçois une sorte de forme noir sur le sol, au loin.
Plus je m’approche, plus cette chose noir prend forme… je reconnais une tour au centre, imposante, puis petit à petit les détails.
Le doute disparaît brutalement pour laisser place à la joie, j’ai réussit! Et Midgar est la preuve de cette réussite. Je contemple donc cette ville futuriste et impressionnante avec nostalgie et joie, saupoudré d’un soupçon de dégoût.
Car si il existe bien un exemple qui prouve que même les habitants des mondes imaginaires peuvent faire les mêmes erreurs que les habitants du monde réel, c’est bien cette ville, où l’inégalité règne entre les différents habitants, où le profit au sacrifice de la nature est l’unique intérêt des dirigeants, où la puanteur des taudis et les pleures des enfants en détresse nous écrase , même sentiments qu’on pourrait ressentir en se promenant dans les favelas au Brésil de notre monde, par exemple. Midgar n’est qu’une statue représentative du mal unique enfouis au cœur des hommes.
Mais pourtant je prend plaisir à la contempler , car c’est là que tout a commencer.
Je décide de me rapprocher d’avantage, jusqu’à arriver très proche du secteur 7.
Le décor est flagrant, je reconnais tout en détails, et je revois le train arriver, Cloud et Barret en sortir, puis le premier combat dans lequel deux soldats Shinra s’opposent à Cloud. Un passage où l’on fais la connaissance de ces étranges personnage pixélisés, qui nous semblent si insignifiants au début, mais auxquelles on s’attache au fil du temps.
Je suis donc dans le monde de Final Fantasy 7. Je me sens tout excité tant il y a d’endroits à visiter, tant il y a de souvenirs à se remémorer.
Je décide d’entreprendre un voyage à travers ce monde, en espérant avoir le temps de tout faire. Midgar commence à me répugner par son apparence, je m’empresse de quitter cette pompe à Mako géante pour me diriger vers Junon. Au passage, je survole le petit village de Kalm ainsi que la ferme à chocobos de Billy, et le marais hanté par le Zolom. Mais je stop subitement mon vol, avec une question en tête: Quel effet ça fais d’être proche d’un chocobo ?
Je plonge donc vers la petite ferme , bien entretenue mais malheureusement peu visitée, dans laquelle Cloud et ses amis ont négociés pour traverser le marais.
Je m’approche de l’enclos où rodent de nombreux chocobos jaunes. De loin, ils ne semblent guère différent que les chocobos pixélisés que je connais si bien, mais une fois tout près d’eux, je constate leur magnificence: De longues plumes régulières , brossées avec soins, une tête d’oiseau imposante- presque royale- armé d’un long bec légèrement courbé vers le bas , un corps bien plus haut que celui d’un être humain, contrairement a ce que laissait penser le jeu.
J’ai envie d’en caresser un, tiens, celui-là , là bas, est encore plus beau que les autres.
Je me rapproche de lui lentement, il se tient immobile, fier de sa race.
Je tend mon bras invisible vers l’animal mais je ne ressent aucun contact, et le chocobo ne me vois pas. Je suis un peu déçu , mais ce n’est pas bien grave, je suis déjà plus qu’heureux de pouvoir voyager dans ce monde. Je décolle de l’enclos brutalement, et me dirige vers Junon pour de bon. Le paysage qui m’entoure est bien plus beau et semble bien plus réel que celui du jeu, mais reste identique à celui-ci . Même plages, même plaines, même position des montagnes mais pourtant si différent.
Je pense, sur le chemin, à passer près du fort Condor , mais je ne compte pas inspecter les lieux, juste jeter un coup d’œil. Rien de spécial à signaler, le grand oiseau au sommet a ses ailes blottis contre son corps, comme si il protégeait quelque chose ( d’ailleurs c’est le cas).
Je ne perds pas de temps et me dirige vers les côtes , en survolant une grande forêt.
Junon, une ville portuaire occupée par la Shinra se dresse devant moi.
Le colossal bâtiment métallique qui surplombe le village et qui sur porte l’immense canon « Sister Ray « me rappel immédiatement l’attaque de Junon par l’Arme Saphir, j’espère que j’aurais l’occasion d’apercevoir une des Armes.
Le village est calme, peu d’habitants se promènent, juste quelques vieillards et quelques soldats Shinra qui gardent une grande porte métallique au fond. Je me dirige vers la plage, peut être pourrais-je apercevoir la petite Priscilla.
Malheureusement une fois arrivé, la déception survient : personne, juste une plage banale avec de l’eau de mer polluée.
Subitement, une petite fille au teint matte apparaît sur le sable, écroulée , démunis.
Un énorme monstre marin surgit de l’eau en poussant un cri terrifiant, je le reconnaît rapidement, c’est le BottomSwell. Mais ma surprise s’amplifie, lorsque Cloud accompagné de Tifa et Barret apparaissent tout les trois en position de combat , face à la créature.
J’ai alors la chance de pouvoir assister à l’affrontement, qui se conclut par une victoire évidente de Cloud et ses amis. Je suis littéralement cloué sur place, je veut observer chacun de ces personnages , héros du jeu. Je commence alors à m’approcher du grand blond, mais les personnages s’effacent peu à peu sous mon regard.
C’est pourquoi j’en conclut au fait que je n’assiste qu’à des scènes du jeu, et non à quelque chose qui se déroule actuellement.
Dans ce monde, il n’y a pas de temps, il n’y a aucune date, aucune heure, juste des lieux immortels hantés par des scènes qui leurs sont propres.
Cette péripétie passée, je décide de survoler la mer vers Costa Del Sol.
L’océan est peuplé de nombreux monstres marins de différentes carrures, ainsi que de nombreux bateaux , détails qui n’apparaissaient pas dans le jeu.
Le soleil, loin dans le ciel, étale toute sa splendeur , je me souviens alors de l’ambiance chaude qu’imposait Costa Del Sol dans le jeu. Je me réjouit tout de même de ne pas ressentir cette chaleur, je n’aime pas la chaleur, même si visuellement on la ressent.
La ville est peuplée et bruyante, des musiciens vantent leurs musiques, de nombreux touristes déambulent dans les ruelles, légèrement vêtus, ainsi que des marchands, qui de leur voix rauques, tentent de vendre leurs matérias et leurs objets-souvenirs.
Je parcours la ville rapidement, mais je ne reste pas, elle ressemble trop à certaines villes du monde dans lequel j’ai grandit.
Où aller maintenant? Je pourrais traverser le mont Corel pour visiter les environs… ne serais-je pas en train de prendre la même route que les héros du jeu? Peu importe, je m’envole rapidement vers les montagnes au loin.
Le passage à travers le massif montagneux ne m’inspire rien d’autre qu’un moment ennuyant du jeu, je passe donc rapidement, sans faire attention aux détails.
Je débouche alors sur un village en train d’être emporté par les flammes de l’enfer.
Étonné , je fais appel à ma mémoire… il s’agit du village de Corel , victime de la Shinra, évidemment... Je repense à la tragique histoire de Barret, et à la perte de son bras. L’illusion de destruction se dissipe rapidement pour laisser place à la vérité: Un village détruit et désolé , habité par une maigre poignée de pauvres réfugiés.
Ces visions de désespoirs m’exaspèrent, ce lieu ne m’intéresse pas, j’ai besoin d’une ambiance plus joyeuse que ces spectacles pathétiques.
Un souvenir surgit de ma mémoire, bien sûr! Le gold Sauccer est très proche d’ici.
Je décide d’emprunter le même chemin que la nacelle bleue métallique qu’utilisent normalement les héros du jeu. Le Gold Sauccer fait partit des lieux les plus impressionnants de cet univers. C’est un endroit où les gens viennent se détendre en participants à de nombreux jeux, allant de simples bornes d’arcades aux courses déjantés de chocobos.
De loin, le Gold Sauccer a tendance a ressembler à un immense champignon d’or , mais en se rapprochant on constate qu’il s’agit d’une véritable tour de la joie et de la bonne humeur.
J’arrive à l’intérieur et je suis véritablement émerveillé! La musique est entraînante et joyeuse. Les animateurs déguisés en moogles et en chocobos entretiennent l’ambiance amusante de l’endroit.
Je décide de faire un tour près des courses de chocobos pour assister à l’une d’entre elles.
Le décor pendant celles-ci est tout à fait le même que celui du jeu, mais bien plus chatoyant que je ne pouvais l’imaginer. Je quitte le Gold Sauccer plus heureux que jamais, je serais bien resté quelques heures de plus si je pouvais agir physiquement…enfin bon.
Je traverse rapidement le désert aride des alentours de la grande tour d’or, survolant la prison Corel. Maintenant, direction Nibelheim, un des endroits les plus importants du scénario. Sur ma route, je croise le village Gongaga et son réacteur Mako explosé, ainsi que le Canyon Cosmos , village natale de Nanaki.
En pensant au jeune Tion et à son grand père: Bugenhagen, j’en viens à penser au grand Seto, le père qui fut longtemps détesté par son propre fils.
Je décide alors de rejoindre Seto dans les caves du Canyon Cosmos, espérant assister à une des scènes les plus émouvantes du jeu. Je traverse avec célérité les caves glauques peuplés de fantôme Gi et d’autres monstres affreux. J’arrive au moment précis où bugenhagen apprend à Nanaki la vérité sur son père. Je vois le jeune Tion sauté de roche en roche pour rejoindre le corps transformé en pierre de son père. Je m’approche des deux êtres, des larmes verdâtres coulent lentement des yeux en pierre de Seto, suivit des hurlements plaintif du Tion à la crinière rouge… un spectacle très émouvant.
Après la disparition des personnages, je m’éclipse à mon tour. Cette petite escale à complètement changé mon état d’âme, en sortant du Gold Sauccer j’étais joyeux, maintenant, je me sens un peu mou.
Je me dirige vers le village de Nibelheim, le cœur un peu séré.
L’endroit à l’air calme, la place principale est vide, à vrai dire, il n’y a personne dehors.
Peu à peu apparaissent devant mon regard d’étranges hommes totalement vêtus de noirs et encapuchonnés, répétant les même paroles incompréhensibles , se dirigeant vers le mont Nibel.
La réunion de Jenova bien sûr… Curieux, je m’empresse d’entrer dans le manoir Shinra près de la sortie du village. L’endroit est lugubre et sombre, je plonge directement dans les souterrains sans faire de détour. Je passe près de la salle où se situ le cercueil de Vincent… Est-il à l’intérieur? Je ne peut pas le savoir.
Dans la bibliothèque, tout semble normale, excepté la silhouette d’un homme étrange que je vois de dos. L’homme se retourne lentement et me fixe du regard, j’en profite pour le dévisager. Un visage sombre et sarcastique, des cheveux très longs et totalement gris, tombant derrière ses épaules. Des vêtements épais, aussi sombre que son apparence… devant moi se dressait l’ennemi de la planète, le meilleur SOLDAT de tout les temps, Séphiroth.
L’homme entre en lévitation et se précipite rapidement dans ma direction.
Au moment où j’aurais dû le percuter , je vois son corps passer à travers mon esprit, avant de disparaître. Séphiroth… c’était lui, à l’instant, vraiment?
Il est encore plus impressionnant ici que dans le jeu vidéo, même terrifiant.
Séphiroth, le séraphin déchu, celui qui invoque le météore, celui qui tue Aeris…
Oui, Aeris, je ne l’ai pas encore vue…je veut la voir, tout de suite, la cité des anciens est ma prochaine destination.
Je me précipite vers la sortit du manoir, et à une vitesse fulgurante, je traverse le mont Nibel , ainsi que l’océan qui sépare les deux continents.
Je plonge brutalement vers la cité des anciens, j’ai l’impression que quelque chose m’y attire mais j’ignore ce que cela peut être. Je m’empresse de trouver l’étrange bâtiment qui permet de descendre sous terre, si il y à un endroit où je pourrais rencontrer la marchande de fleurs, c’est bien sur le lieu de sa mort. Je suis le chemin en escalier , sans coupé, lentement.
Le décor qui s’offre à moi est magnifique, l’architecture blanchâtre et lumineuse donne l’impression que l’endroit est sacré. J’arrive près de la place de prière, Aeris est là, agenouillée, les mains croisées, et semble totalement immobile.
Je me rapproche d’elle pour la contempler , elle est magnifique, la plus belle femme que je n’ai jamais vu. Son visage est angélique , ses traits réguliers et ses yeux verts brilles comme des émeraudes. Une sensation indescriptible m’envahit, son apparence frêle et sainte ainsi que son visage d’une incroyable beauté envahissent mon esprit. Mais je ressens sa présence, c’est inévitable et pourtant , là, j’aimerais que ça n’arrive pas.
Je lève mon regard, il est là, Séphiroth tombe, la Masamune à la main, lame dirigée vers le corps de la Cetra. La peur commence à m’attaquer, je ne veut pas la voir mourir, elle est trop belle, trop sainte, intouchable! Je veut faire quelque chose, arrêter séphiroth, m’interposer entre les deux personnages, mais je suis inutile et incapable, je ne suis qu’un esprit qui voyage dans un monde imaginaire.
Mais soudainement une force m’envahit: la volonté.
Je pense de toute mes forces: « Aeris ne dois pas mourir… Aeris , ne meurt pas! » j’ai , à cet instant, l’impression d’être une force au dessus de tout.
J’ai l’impression que tout est malléable, par la simple force de mes pensées.
Je redouble de concentration, j’imagine que Séphiroth disparaît avant d’avoir transpercé la jeune femme, je le veux de toute mon âme. Croyant aux miracles, je lève a nouveau mon regard, Séphiroth a disparut, et j’aperçois la marchande de fleur se lever, et disparaître lentement en souriant. Son sourire marquera probablement mon esprit à jamais.
C’est alors que je commence à douter. Je viens de changer le cours de l’histoire, qu’est ce que cela va entraîner? J’ai peur, je veut être rassurer.
Je fais donc appel à ma mémoire. A la fin de Final Fantasy 7, Aeris à tout de même réussit à faire en sorte que sa prière atteigne le sacre, malgré sa mort. Sa prière a permis la sauvegarde du monde face au météore de Séphiroth. Mais maintenant, Aeris est encore en possession de la matéria blanche… je ne devrais pas avoir a m’inquiéter mais le doute subsiste encore… je ne suis pas certains.
L’unique moyen de le savoir est d’aller au fond du cratère nord, et de voir comment va se dérouler l’affrontement final.
Je quitte rapidement la cité des anciens, pour arriver près de l’immense cratère béant situé non loin. Je plonge directement dedans, traversant en quelques fractions de secondes les nombreux passages qui faisaient tant peiner le joueur.
J’arrive au fond de la cascade de vie, j’aperçois les héros du jeu au complet, achevant Jenova , la calamité des cieux.
Tout s’enchaîne alors rapidement, le décor change pour ne devenir qu’un fond noir.
Le sacre apparaît, scellé par le pouvoir de Séphiroth et bien sûr, Séphiroth est là, en personne.
Comment cela se fait-il? Aeris n’est pourtant pas morte! Cela signifie qu’il a tout de même réussit à récupérer la matéria blanche… lorsque Aeris mourrait dans le jeu, la matéria blanche disparaissait dans l’eau. Mais si Aeris ne meut pas, sa prière n’atteindra jamais le sacre… et pourtant Cloud et ses amis sont là, prêt à affronter l’ennemi de toute leur force.
Je suis à nouveau impuissant, et je ne ressens plus le pouvoir de modifier les choses, je suis démunis. Je suis obliger d’observer le combat. La première forme de Séphiroth est rapidement vaincue, mais sa forme de Séraphin oblige les héros à se surpasser pour l’anéantir. Me revoilà a l’intérieur du cratère, je décide de quitter les lieux, conscient qu’ils arriveront à s’en sortir, et que Clad vaincra Séphiroth pendant le duel final.
Dehors, tout à l’air si sombre, comme si la nuit était tombée.
Mais le ciel n’est pas comme cela sans raison, l’énorme météore s’écrase peu à peu sur la planète, je le vois , lentement , s’abattre sur Midgar mais rien ne survient pour empêcher ce fait, c’est la fin.
Je décide de fermer les yeux, je ne veux pas voir cette horreur, mais j’entend les cris de la planètes, elle souffre et tout semble être emporter dans un déluge chaotique.
Je ne peux pas garder les yeux de mon esprit fermés éternellement, je les ouvres lentement avec tristesse.
Où suis-je? Ai-je quitté le monde de Final Fantasy 7? Devant moi s’affiche un paysage totalement détruit, sec et aride. Au loin, un gigantesque dôme de pierre baigne dans une sorte de lumière verte en mouvement.
La planète est en train d’essayer de soigner la blessure en utilisant un maximum de son énergie vitale… c’est pourquoi le paysage est si désertique. Aucun être vivant ne peut survivre dans un tel environnement… tout a été détruit.
Je ne veux plus rester dans ce monde, il n’y a plus rien… je veux disparaître à mon tour et revenir dans le monde réel.
L’angoisse m’envahit, mais rien n’y fait, je suis toujours là… il n’y a personne avec qui parler, rien à découvrir, rien à faire dans ce monde mort.
Je veux hurler de toute mes forces, j’hurle dans mon esprit, je cri, je pleure , je veux partir.
J’entend une voix qui me parle, mais je ne perçois pas ses dires… sauf une phrase qui se démarque des autres:
-Ce monde t’appartient , tu le sais… plonge maintenant.
Ah juste pour dire, je n´ai pas mis la phrase de fin au hasard, elle a un sens et révèle un peu une grosse partie du scénario de ma fic.. faut juste réfléchire un peu :p
Bonne chance Kev0.
Finale : Ashe VS Kev0 ou Parkko
Petite finale : FinalClad VS Kev0 ou Parkko
erf si je gagne ce round, ca relève du miracle, j´ai un peu baclé ma fic, et j´ai trop voulut chercher compliqué dans le scénario ca risque de déplaire, puisque j´attaque un point du scénare de ff7 très flou, donc il sera difficile de dire si je respecte le scénare de ff7 ou non.
Deplus, je ne suis pas habitué au texte a la première personne, du moins, pas dans carrèment toute une histoire.
Par contre, si Monarch comprend le lien scénaristique de la dernière phrase, je peut peut etre gagner des points^^
Moi, si Monarch comprends que j´ai essayé pour le style de me rapprocher un peu de gosse de 12 ans sans trop tomber dans le gosse de 12 ans pour que ca soit agréable à lire, ca irait un peu mieu ![]()