Disclaimer : Les événements relatés dans cette fanfic sont tirés des génialissimes cerveaux de ses auteurs, Drake et Double X Minus. Toutes ressemblances avec des personnes existentes ou ayant vécues, ne seraient que pures coincidences. Les noms des marques, des chansons, des personalitées présentes ou évoquées dans cette fic, appartiennent à leur propriétaires respectifs.
Le reste est la propriété intellectuelle de ses auteurs.
When the World end’s
Chapitre I
Il est 4 heures 05, heure de Greenwich. Une onde lumineuse. Elle traverse tout, du mur de papier japonais aux épaisses façades en béton armé européennes. Rien ne lui résiste. Une hirondelle vole, se fait happer par la chose, repart comme si de rien n’était. Sur la terre ferme, quelques cris, ceux qui voient la lumière. Les autres n’ont pas le temps de crier. Puis plus rien. L’onde se rencontre elle-même et s’annule. Plus personne ne parle, ris, chante. L’hirondelle se pose sur une branche et se nettoie les plumes. Il est 4 heures 08, heure de Greenwich.
Warren ouvre un oeil. Un rayon de soleil lui chauffe le visage. Se redressant lentement, il consulte son réveil qui n’a pas marché. Il n’y a que des zéros et les chiffres clignotent.
« Y’a eu une panne de courant ? »
Il profite de ce retard pour s’étendre de tout son long. Vraiment fatigué. Il n’aurait pas du faire la fête hier soir, mais Andy l’avait finalement convaincu et ça s’était encore fini dans l’alcool et les films pornos... Nouveau regard sur le réveil.
- Tant pis, je serais en retard au boulot...
Décidé a se lever, il se dirige d’un pas lent vers sa cuisine, ouvre le frigo qui dégage un froid qui le fait grelotter. Il tire vite une bouteille de lait et referme la porte en la claquant. Le silence est complet mais lorsque l’on sort du lit, on ne fait plus attention aux choses habituelles.
Le bol tourne dans le micro-onde en émettant un vrombissement. Notre jeune homme tente d’allumer la radio. Sans succès. Les piles doivent être mortes.
Bâillement. Bruit sonore. Le lait est chaud.
Revenu dans son lit, Warren souffle sur le liquide immaculé. Il en boit une gorgée mais c’est encore trop chaud.
« Va falloir patienter avant de te boire... »
D’instinct, comme tous les jeunes de son age, il cherche la télécommande, la maîtresse de la manne cathodique qui régie notre vie à tous.
« Pourquoi pas... CBS ? »
L’écran s’allume progressivement sur... rien. De la neige, comme on appelle ça chez les réparateurs TV. Uniquement de la neige, aucun son, pas de message d’excuses disant que le programme est indisponible pour le moment. Le néant télévisuel.
- C’est quoi ce délire... ?
Warren hausse un sourcil et zappe. CNN, ABC, Fox News... Même combat apparemment. Toutes les chaînes de TV sont mortes.
« Il doit sûrement y’avoir une raison... Peut être mon antenne qui déconne ? »
Joignant le geste a la pensée, il ouvre la fenêtre et regarde son absorbeur d’ondes TV. Rien d’anormal, le système a l’air de correctement marcher.
Alors qu’il allait refermer la fenêtre, le jeune homme sent quelque chose. Pas une odeur, mais une présence. Ou plutôt, le contraire. Un pigeon passe près de la fenêtre, forçant Warren a regarder dans sa direction.
Aucune trace d’activités humaines en bas.
Pas de bruits de voitures, pas de vendeur de hot dog, pas d’hommes d’affaires stressés avec leur portable collé a l’oreille. Le silence de l’infini est ponctué des cris de quelques oiseaux et d’un chien errant, en bas de son immeuble, cherchant dans une poubelle, un quelconque moyen de manger.
La panique. La TV et la radio n’était peut être pas suffisante pour déclencheur ce niveau d’alerte rouge du corps humain. Maintenant si.
« Bordel, qu’est ce qu’il se passe ? Faut que... »
Il se précipite sur son portable et l’allume. Alors que l’écran digital apparaît, il voit enfin l’heure en bas de son écran : 8 heures 41.
« Putain, ça devrait être remplis de gens dehors a cette putain d’heure ! »
Le numéro d’Andy. Non, de Tiffany. Après avoir composé le numéro, l’attente d’une réponse commence... Son ex va lui répondre. Son ex DOIT lui répondre. Mais sa voix douce ne passera jamais le filtre de l’appareil. Après elle, il y a Andy, Trent, Bill. Même non-réponse.
« Tout le monde a disparu... »
Warren lâche son téléphone mobile sur son lit, celui ci faisant deux ou trois bonds avant de s’arrêter mollement sur une couverture. Un peu comme le cerveau de Warren a ce moment la.
La tête entre les mains, il ne peut pas se résoudre a cette explication.
« C’est impossible... Ca peut pas être une attaque terroriste, y’a pas de corps et... ce chien... il est toujours en vie lui ! Non, c’est autre chose... peut être que... C’est une blague ? Une mauvaise blague ? »
Warren ne peux plus rester la sans savoir. Enfilant un pantalon treillis, il ouvre sa porte sans prendre la peine de la refermer et cours jusqu’a l’ascenseur.
- Mauvaise idée...
Les escaliers sont toujours plus sur qu’un ascenseur. Moins rapide mais plus sur. De toute façon, c’est pas le temps qui lui manque.
Au Rez-de-Chaussée, il sonne chez le concierge. Pas de réponse mais il s’en serait douté.
Enfin, la porte d’entrée est ouverte. Une légère brise souffle sur la 57e rue de Manhattan. Le chien n’est plus la.
- Hey, si c’est une blague, elle est super réussie putain ! C’est bon, j’ai eu peur, faites le clap de fin et montrez vous ! Hurle-t-il d’une voix pleine d’espoir.
Sa voix se perd dans l’immensité urbaine.
Si c’est une mauvaise blague, les auteurs aussi le sont, car personne ne répond. Warren ne perd pas pied pour autant. Une voiture de police est garée a quelques dizaines de mètres. Le pare brise foncé empêche de voir ce qu’il y a à l’intérieur.
Arrivé a leur hauteur, il tape sur la vitre. Ca commence a devenir une habitude, pas de réponse.
- Bon, vous allez ouvrir cette porte merde !
Les flics aussi sont de la partie ? Pourquoi donc ne pas jouer avec eux ?
Une barre de fer traîne dans une ruelle. Parfait pour casser cette saloperie de vitre, non ?
Un bruit de verre brisé. Warren s’en fout, il préfère une nuit au poste plutôt que d’affronter cette terrible réalité qui commence a prendre forme.
Il n’y a rien dans la voiture de police a part... des vêtements sombres. Une plaque de police de New York. Un flingue. Des clefs. Mais pas d’humains qui vont avec.
« C’est pas une blague... C’est pas une blague... »
Le jeune homme lâche la barre et s’assoit sur un trottoir. Excusez du peu, mais ça fout un coup de savoir qu’on et le seul survivant de sa ville... Peut-être même de l’état. Ou, pire encore...
Il souffle un grand coup.
« Bon, faut que j’me contrôle, sinon j’suis foutu. Si j’était le seul survivant de cette foutue ville, qu’est ce je ferais ? »
Une image de suicide apparaît dans son esprit. Warren la chasse aussitôt.
« Non ! Non... Je... Il faudrait que je sache si je suis seul ! Comment faire... Le téléphone ne sert a rien ! Autre chose. Putain, oui. Internet. »
Warren se lève précipitamment et cours jusqu’à chez lui, monte les escaliers 4 à 4, passe par sa porte ouverte.
Bouton “Power” enfoncé.
Pendant que son PC se charge, le cerveau de Warren bouillonne.
« Ou aller ? Le Net est si vaste... Réfléchit Warren, réfléchit putain. Un chat. Faut que j’aille sur un chat. Mais lequel ? »
Son regard tombe sur le numéro de Lundi dernier du New York Times. C’est bon, il a une direction ou aller.
Le modem émet des petits clignements. Le jeune homme prie pour qu’Internet fonctionne encore. Et, depuis ce matin, une chose positive arrive : il est connecté. D’un geste frénétique, il tape l’adresse du site. La page s’affiche. Le dernier édito est d’hier. Comme c’est bizarre...
Pas la moindre trace d’attaque, d’épidémie ou autre truc qu’on voit a la TV. Juste le blabla habituel. C’est arrivé tellement vite, que personne ne s’en est rendu compte.
Le chat se charge. Warren se ronge les ongles. Il n’avait plus fait ça depuis ses 11 ans.
La page s’ouvre, un bruit sonore annonce un bon chat. Tu parles. Pseudonyme entré, Warren clique sur “OK”. Son cœur bat plus vite qu’il ne le voudrait.
Un seul connecté. Lui même.
Il baisse les yeux. Un début de larme commence a lui démanger le conduit lacrymal.
Résigné mais pas abattu.
« Faut pas désespérer... Faut que j’attende un peu. On sait jamais...»
Warren se lève de son siège et va s’asseoir sur son lit. Son lait chaud est tiède désormais. Il avait oublié qu’il avait faim, avec tout ces évènements... Le lait est avalé d’une traite. De retour dans sa cuisine, il commence a sortir le bacon et les oeufs. Presque comme si de rien n’était. Quelle meilleur méthode pour combattre une peur que celle de l’ignorer ?
Le gaz ne marche plus. Difficile de faire cuire quelque chose sans cette denrée éthérée.
« Du bacon au micro-onde ? »
Cette idée le fait sourire. A ce sourire, répond un bruit informatique. Un son que Warren connaît. C’est le son de quelqu’un qui vient d’entrer sur un chat. L’œuf qu’il tenait s’écrase sur le sol de sa cuisine tandis qu’il court comme un dératé vers sa chambre. Sautant littéralement sur le siège de son ordinateur, il voit enfin qu’il n’est pas seul.
Deux connectés.
Warren clique fébrilement sur son pseudo.
Neve666.
A SUIVRE...
PS : les MAJ pour les chapitres a venir seront faites tous les Lundi vesr 20h, heure française.
Vos commentaires sur ce topic. Merci.